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 Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]

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Lyz Orlando
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MessageSujet: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Lun 27 Aoû - 19:17

Tout s’enchaîne si vite pour toi. Les travaux s’accumulent, tes responsabilisées envers l’Académie ne te laisse pas beaucoup de repos pour tes projets personnel. Voilà que tu coupe même sur ton temps de sommeil. Si bien que tu coupe sur ton humeur et devient particulièrement irritable et impatient. C’est quand tu as jeté un outil de travail a la gueule de la dernière personne qui as oser franchir le seuil de la porte de ton bureau que tu as compris ô combien tu avais besoin de souffler un peu. La pression que tu porte et t’impose sur les épaules ne trouve repos que lorsque tu en perds connaissance mais cette fois, une personne qui t’es sympathique est venu te proposer une sortie à l’Idéal afin que tu puisses relaxer un peu. Argumentant que tu n’avais pas le temps pour ses débilités elle contre attaqua en précisant que dans ton état du ne servait pas à grand-chose… Et force est à constater de croire que tu avais effectivement du mal à te concentrer et que même le sucre ne pouvais remplacer le sommeil.

« D’accord. »

Que tu fini par lâcher en soupirant. Elle t’invita alors à la rejoindre là-bas ce soir après les heures de boulot. Tu as une sale gueule aujourd’hui et ça aussi ça t’agace profondément. Un moment, il ne te faut qu’un moment de plus pour parvenir à tes fins mais tu ignore combien de temps dure ce moment… donc tu prends sur toi et tu sors prendre une marche jusqu’au toilette. Un peu d’eau sur le visage alors que ses doigts glissent sur ta peau sombre. Tu ne peux pas sortir comme ça, pas avec cette repousse masculine sur ta mâchoire. Tant qu’à être sorti enfin de cet atelier tu en profite pour sortir de l’Académie, tu as besoin d’un barbier avant que ça ne dégénère trop. Après t’être vu dans la glace tu as été surprit de ta négligence.

Enfin… voilà que tu te pointe à l’Idéal, comme convenue avec ta collègue. Tu attends un moment à l’entré mais elle n’est toujours pas là… Peut-être est-elle à l’intérieur ? Quand tu demande à l’accueil pour savoir s’ils n’avaient pas vu une petite a lunette un peu grassouillette ils te demandent ton nom puis te répondent que justement tu as une petite lettre de sa part. Missive qui t’explique qu’elle est passée mais ne pouvais pas rester et qu’elle à donc payer ton séjour en s’excusant de son absence. Charmant. Ce n’est pas plus mal, comme ça tu ne seras pas obligé de faire la conversation.

Tu es sur place et elle a payer la note, tu va donc en profiter au maximum. Un massage ne te ferrait pas de mal avant d’aller enfouir ta personne sous l’eau chaude et réconfortante. Alors que tu sors de la salle thérapeutique avec une simple serviette en guise de vêtement tu passes à un cheveu de rentrer maladroitement dans quelqu’un. En levant les yeux, tu grimace aussitôt. Lui, ici ? C’est vraiment un lieu de tous les niveaux de la richesse. Du petit roturier, gardes d’Excelsa ou même le Premier prieur lui-même.

Est-ce qu’il t’a reconnu ? Tu n’en sais rien…

« Excusez-moi, je n’ai pas fait attention en sortant. »

Et en plus tu es dans ton plus simple appareil. C’est gênant quand ce n’est pas sous l’eau. Une fois dans l’eau, ce n’est pas très grave, tout le monde est tout nu… mais là c’est quelque peu gênant comme croisement avant de se rendre aux bains.
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Lun 27 Aoû - 21:56

L'hygiène faisait partie de la discipline des prieurs, autant que l'entraînement aux armes martiaux et l'exercice physique. Otton vivait dans une cellule identique à celle de ses hommes, cachée par une porte ouvragée dans son bureau au Fort. Il la balayait lui-même et faisait son lit tous les matins. Au bout d'un moment, l'Armée devenait une façon de vivre et l'uniforme une seconde peau. Bien sûr, les officiers avaient accès à des bains avec de l'eau chaude, là où les novices ne pouvaient compter que sur des seaux d'eau froide au mieux, glacée au pire. Mais tout le monde se lavait. Un état du Sud ne pouvait se permettre autre chose.

Même si certaines classes sociales, la famille Egidio comprise, avaient plus de mal que d'autres à trouver de l'eau chaude, il fallait se laver. Et, dans leur bienveillance et leur esprit d'entreprise excelsien, certains avaient ouvert des bains publiques. Traitées, recyclées, filtrées, les eaux des bains restaient chaudes et d'une propreté acceptable la plupart du temps. La référence pour ce genre d'établissements était bien sûr l'Idéal. Des salles gratuites à certaines heures jusqu'aux bains privatifs et luxueux, on y trouvait de tout et à tous les goûts.

Le Premier Prieur, bien que puissant, ne détenait pratiquement aucune richesse personnelle. Sa solde suffisait à couvrir ses divertissements incognito, que ce soit à l'Octo, à la Maison des Sélénites ou dans d'autres endroits bien moins glamour. Il aurait été indécent d'abuser de ses frères et sœurs alors que des gens offraient leur corps contre de l'argent... Et les bains proposaient à la fois d'entretenir son corps et de divertir son regard. Que demander de plus ?

Une petite silhouette, bien moins large bien que décorée de quelques cicatrices honorables, le heurta alors que lui aussi ne portait qu'un simple linge.

- Magister Orlando. Il sourit. Quelle surprise. Je ne m'attendais pas à vous croiser ici.

Les Magisters n'étaient-ils pas supposés être la crème de l'Académie ? En plus, Lyz avait la réputation d'être un génie... peut-être aimait-il se mélanger au peuple ? Otton n'avait pas tellement le choix, s'il comptait faire autre chose cette saison, en plus de cette sortie aux bains. Pas question de se payer un de ces bassins en marbre pour lui tout seul. Il paya juste assez pour éviter les gens aux pieds couverts de boue et qu'on lui prête une serviette garantie propre. C'était déjà très bien.

- Je ne veux pas m'imposer mais si vous le souhaitez, je serai ravi de vous tenir compagnie.

C'était tout sauf un mensonge. Si peu vêtu, Lyz gagnait en charme, alors que tout le rendait déjà désirable en temps normal... Puis même si rien ne devait jamais se passer entre eux, Otton était ravi de décompresser en agréable compagnie.

- Vous m'avez l'air bien tendu, Magister. Puis-je vous suggérer un bain bien chaud ? Je crois que le bassin au fond à droite offre plus de tranquillité...

Sans vraiment attendre, le Premier Prieur se fraya un passage entre les gens qui allaient et venaient, avant d'abandonner sa serviette et de se glisser dans l'eau chaude. Pendant quelques instants, Lyz eut le droit d'apercevoir un corps marqué de nombreuses cicatrices, dont certaines héritées de rituels des Vicaires. L'endurance légendaire des prieurs se payait cher et laissait des traces. La contrepartie de cet entraînement était bien sûr une musculature puissante qui justifiait la carrière, aujourd'hui finie, d'Otton dans les troupes d'assaut du Prieuré.

Rapidement, il prit place dans un coin du bassin, les bras appuyés sur le bord. Il poussa un long soupir et ferma les yeux.

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Lyz Orlando
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mar 28 Aoû - 6:50

Il t’a effectivement reconnu. Il faut dire qu’avec cette peau sombre, ces yeux bleu pétillant et cette cicatrice au beau milieu de l’œil gauche tu est difficile à oublier. C’est quand même flatteur qu’il se souvienne de ton nom. Cet homme est décidément plus proche et facile d’accès que tu ne l’aurais cru. Il semble être même un homme tout à fait normal, celui qui ne ce souci pas vraiment de son haut titre et qui se mêle au peuple. Un peu comme toi en ce moment qui ne ce gêne pas d’aller aux bains alors qu’effectivement tu as un visage qui fait parler.

« Moi non plus. » Que tu lui répondis machinalement.

Dieu que tu es claqué. Tu espère que ce tour chez le barbier a su te redonner un peu de vigueur dans ton visage. Puis voilà que tu reçois une invitation pour avoir de la compagnie. Comment refuser ? Tu ne pouvais t’empêcher de l’observer. Mais quelle carrure cet homme ! A croire que ses muscles pourraient faire rebondir les balles ! Tu dénotas aussi les cicatrices qui parcourait son corps avec un certain intérêt. Ça à dû faire mal tout ça, encore plus que celles sur tes mains.

« Un peu. » Admis-tu.

Ceci est un demi-mensonge car tu es effectivement tendu mais que tu ne veux pas l’admettre plus que ça. Un hochement de tête et tu suis Otton, te servant du passage qu’il se fraye au travers les gens. Pratique d’être d’un petit gabarit et que de suivre les pas d’un être qui déplace autant l’air que les foules de sa simple présence. Son dos était tout aussi impressionnant qu’intéressant. Pour toi, chaque cicatrice, chaque marque a une histoire et décidément le chemin choisit par le Prieur est tortueux et complexe. Tu profitas du moment où il ferma les yeux pour te glisser dans l’eau a ton tour en abandonnant toi aussi la serviette. Autant que tu veux te persuader que ce n’est que de la chaire tu n’en es pas moins assez pudique pour le coup.

Sans faire trop de vague tu vins de placer et te poser doucement près de lui, mais pas trop hein ! Assez pour parler si besoin sans avoir à lever le ton. L’eau chaude était bonne et permettait à ton corps de se détendre encore mieux que le massage que tu as reçu précédemment. Même si la présence d’Egidio avait un petit quelque chose de stressant et gênant à la fois.

Et oui, tu as essayé de voir au travers l’eau. T’es curieux et tu as profiter des yeux fermés de Otton. Juste un coup d’œil, rien de plus. Tout ça avant d’oser briser le silence.

« Je dois vous avouer que je croyais les gens de votre rang plus difficile à atteindre. »

Dans le sens où les princes et princesses ont le statut le plus élever et prestigieux d’Excelsa. Pourquoi donc se mêler autant à la simple populace ? N’est-ce pas un risque ? En même temps, qui oserait s’attaquer à un homme comme Egidio ? Tu ne doute pas qu’il a mérité sa position actuelle et que ce n’est pas pour ses prouesses sexuelles qu’il a été choisi.

« Et j’ose prétendre que je touche quasiment au but quant a ce que je vous ai montrer la dernière fois. »

Tu ne précise pas exactement car vous êtes quand même dans un lieu public et tu n’oses pas trop non plus parler boulot étant donner que vous êtes là pour relaxer, non ? Mais comme tu ne sais pas ce dont vous pourriez discuter tu n’as que le travail qui te viens à l’esprit… ça et poser des questions indiscrètes sur les marques de son corps mais tu te doute bien que ce soit légèrement déplacé.

À l’inverse de ton homologue, tu te tiens le dos contre la paroi et les bras le long du corps, mains sur les cuises de tes jambes légèrement replier vers toi.

« Pardonnez-moi, je crois que je n’ai que le boulot dans la tête ses temps-ci. »
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mar 28 Aoû - 10:03

C'est dans le dos que le Prince avait la plus longue de ses cicatrices, celle qui avait grandit avec lui. Elle n'avait aucun rapport avec le combat ou des rituels glauques et pourtant, en toute ironie, c'était elle qui était à l'origine de son entrée dans l'Ordre. Les deux profitèrent de l'eau chaude, un peu à l'écart des autres baigneurs. Comme Otton l'avait espérait, ce bassin était pour le moment moins fréquenté que les autres. Ils avaient un peu de temps devant eux pour se détendre avant que la foule ne s'en rende compte. La présence du Magister aux côtés du Premier Prieur avait un effet très plaisant, bien qu'un peu frustrant, sur ce dernier. Il ouvrit les yeux à la remarque de ce dernier et haussa les épaules, amusé..

- Je ne suis qu'un homme comme les autres. Si vous ne me voulez rien d'officiel, il n'y a pas de raisons pour que je sois difficile d'accès... J'ai le droit de mener ma vie privée normalement.

Le Prieuré ne demandait jamais qu'être la priorité absolue de tous ses frères et sœurs. Mais si tous les devoirs étaient accomplis... A quoi bon s'encombrer de davantage de barrières ?

- Chacun de nous le fait à sa façon, je veux dire. Le privé est le privé. Je dois déjà travailler avec assez de dorures comme ça.

Le titre de Prince pouvait être vu plus comme un métier que comme un piédestal. C'était sans doute plus vrai pour Otton et Elikia qui venaient tous deux des ruelles sales de Domus et qui avaient avalé leur lot de poussière du Manufacturier. Pour le coup, Otton manquait aussi d'éducation qui lui permettrait de se sentir supérieur d'une quelconque façon... A tous les coups, Lyz connaissait plus de mots compliqués et pouvait les écrire tous sans trembler ou faire de fautes.

- Ne vous excusez pas, voyons. Votre dévouement et votre implication dans vos devoirs est parfaitement louable, Magister. Il sourit et hocha la tête, comprenant les intentions de Lyz. Par contre, il est vrai que ce n'est pas tout à fait l'endroit pour parler de cela. Allons. La main du Premier Prieur se posa sur l'épaule de l'académicien et le secoua légèrement. Détendez-vous. Sinon, vous allez m'obliger à vous masser les épaules moi-même.

Il enleva sa main et réfléchit à son propre manque de subtilité dans cette situation... Mais bon, à part une légère violation de l'espace privé du Magister, on ne pouvait pas lui reprocher grand-chose. Et si Lyz désirait s'asseoir devant lui et se laisser masser... l'offre n'était pas une plaisanterie. Les cicatrices étaient sans doute la dernière chose qui révulserait Otton et le reste de la personne de son interlocuteur semblait plutôt délicate et agréable au toucher... Le fait qu'elle gagne sa vie en concevant des armes ne pouvait que jouer en sa faveur...

- En tout cas, j'ai hâte de voir les nouveaux modèles à l'oeuvre. Si vous le souhaitez, nous pouvons réunir un public plus important, cette fois. J'aurais besoin de l'avis de mes officiers, sans doute... Et la Princesse Rectrice pourrait vouloir y assister.

L'avis de Thalia Morlone déciderait probablement de l'échelle de fabrication de ces engins... Mais Otton n'était pas certain que la Princesse Navigatrice serait intéressée par la vue de condamnés à mort, fuyant au travers d'une plaine piégée d'explosifs...

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Dernière édition par Otton Egidio le Mar 28 Aoû - 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mar 28 Aoû - 18:57

Tu es quand même légèrement étonné de voir que le pouvoir ne monte pas à la tête de tous. Car si bien que Otton semble voir son titre comme un simple travail tu ne peux pas t’empêcher de poser les Princes et Princesses sur un piédestal. Ils ont été choisis et élu pour prendre les décisions les plus importantes d’Excelsa ! Aussi n’imagine tu pas que ton homologue provienne d’un milieu aussi difficile ! Quoi que de choisir la voie de prieur n’est certainement pas le chemin le plus doux et facile que l’on puisse emprunter.

Ce côté simple et accessible est certainement une magnifique qualité de Otton mais peut-être fait tu partie des gens que ce dernier aborde avec respect ? Tu ne saurais s’il ne change pas de visage en présence de gens différent. Au moins, avec toi, ça se passe bien et tu ne peux qu’être satisfait de la situation, tu es dans ses bonnes grâces.

Lorsqu’il vient poser sa main sur toi pour te gronder une grimace se dessine sur ton visage. Un peu à la manière d’un gamin qui se fait réprimander le fait d’avoir mangé tous les biscuits de la jarre. Alors que la plupart du temps tu reste difficile à perturber tu te permets d’être plus expressif en sa présence. Transmettre ses émotions est une partie importante à développer même si tu n’aime pas trop ça, tu te dis que tu n’as pas besoin d’être froid et distant envers Otton. Soit simple et aussi honnête que possible. Ce dernier te menaça quasiment de te masser les épaules, ce à quoi tu répondis sur un ton plutôt taquin ;

« Ah ? Vous savez masser ? »

Tu as pu profiter des services de l’établissement en la matière. Une jolie demoiselle avait glissé ses petites mains sur ton dos pendant au moins une bonne heure. Ton regard se tourna vers les mains de ton homologue. De grandes mains comme ça, ça doit avoir une bonne poigne mais peut-être n’est-ce pas aussi délicat et agréable ? Quoi qu’il en soit tu chassa l’idée de ta tête lorsque le Prieur te vint avec une proposition bien alléchante.

Une exposition un peu plus ouverte et publique. Un peu à la manière d’un artiste qui pose ses toiles sur les murs pour faire des ventes et promouvoir son art. Une idée de vint à l’esprit et tu osas en parler à voix haute.

« Aurais-je le droit à des condamnés ? Que diriez-vous d’en faire une course ? Que celui qui parviens à la ligne d’arriver gagne sa liberté. Mais soyez rassuré, je doute fort que cela puisse être possible ou sinon, il ne sera probablement pas en état d’apprécier le reste de sa vie. »

Ton regard ne quitta pas un instant le visage d’Egidio, tu cherchais à savoir si ce dernier serait dégouter par ta proposition. Aussi pensas-tu ajouter ;

« Cela donnerais un but, un objectif aux coureurs et je me doute bien que l’on pourrait parier sur celui qui s’approche le plus de la ligne d’arriver. Ça évitera aussi qu’ils restent immobiles de peur d’avancer. »

Évidemment, tu faisais bien attention à ce que tes mots n’étaient pas entendu par les curieux. Tu ne voudrais quand même pas que l’on te trouve sans cœur et immoral. De toute façon, ce sont des gens sur le chemin de la mort, alors pourquoi ne pas en profiter et en faire un divertissement ? Certes, tous n’ont pas ton sens pour ce genre de spectacle.
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mar 28 Aoû - 20:54

Était-il un homme meilleur que les autres ? Que certains peut-être. Mais dans l'ensemble, la réponse était non. Était-il au-dessus de la plupart des hommes ? Oui. La Loi, la volonté collective du Prieuré, le votre princier et la force brute sur laquelle Otton Egidio pouvait s'appuyer le plaçaient au sommet de la chaîne alimentaire de la Ville. Sans être un politicien habile, le Premier Prieur se rendait bien compte de la façon dont on le regardait et du pouvoir qu'il détenait, partout où il était question de force. En cas de nécessité, il serait l'une des trois personnes à élire un nouveau Prince ou une nouvelle Princesse.

Il l'ignorait mais Hanae dirait sans doute que les bouseux resteront toujours des bouseux, même avec un uniforme à dorures. Mais en attendant, Otton restait simplement proche des rues qui l'on vu faire ses premiers pas. Il aimait la liberté de marcher où bon lui semblait, de courir, d'être seul ou de devoir traverser la Cité sous la pluie, à pieds. Les bains collectifs faisaient partie de ces charmes. Tout discipliné qu'il était, il ne pouvait s'empêcher de préférer les grands bassins chauds aux seau d'eau froide. Chaque matin, il était reconnaissant de l'avoir ce seau d'eau. Et pourtant, se poser dans l'eau chaude à côté d'une jeune personne charmante... Il devait s'avouer vaincu.

Lyz serait-il intéressé ?

- Bien sûr. Il sourit, fier d'avance de sa propre réponse. Mais vous devez préférer faire l'expérience vous-mêmes, non ?

Vous savez, parce que les scientifiques ils expérimentent... Otton secoua la tête, se rappelant qu'il n'était pas adroit de sa part de faire trop d'esprit. Ses prouesses physiques pouvaient compenser beaucoup de conneries et de lourdeurs, mais pas toutes. Il ne fallait pas trop tirer sur la corde.

Il se maudit intérieurement d'avoir distrait Lyz si aisément de ce massage. Parler de ses engins explosifs était certes divertissant mais... Le Prince sourit. On lui demandait des prisonniers. Et pas pour leur offrir de petits gâteaux. L'un de ses pouvoirs était celui d'être la seule personne à pouvoir prononcer un verdict de peine capitale. A chaque fois qu'une des Guillotines sifflait en laissant chuter sa lame, c'était sur son ordre. Bien sûr, un bon nombre de condamnés servaient de mannequins d'entraînement aux vicaires... Et il n'y en avait pas cinquante par jour non plus.

Mais lorsqu'une jeune et belle personne le lui demandait...

- Je suppose que c'est envisageable. Nous ne pouvons pas attendre qu'un armée ennemie arrive pour découvrir si ça marche ou non...

Otton se laissa glisser dans l'eau jusqu'à s'immerger entièrement. Il remonta après quelques secondes et repoussa ses cheveux, collés sur son front. Sa tête tomba en arrière, laissant sa nuque se détendre un peu. Lyz continua de parler. Les tests à venir semblaient l'amuser plus encore que la conception des pièges eux-mêmes. On aurait dit l'un de ces vicaires rendus fous par la souffrance d'autrui... Sauf que là, aucune magie obscure à l'oeuvre. Le Magister était simplement cruel et le plaisir qu'il éprouvait à imaginer la souffrance causée était l'un des principaux moteurs de son génie... Si c'était là le carburant qu'il fallait verser dans cette impitoyable machine pour qu'elle déverse davantage d'horreurs sur les ennemis de la Cité... Alors Otton était prêt à consentir à quelques sacrifices. Sans oublier que la joie de quelqu'un qu'il tentait de courtiser lui était précieuse.

- C'est toujours un plaisir de voir autant de détermination et de joie dans l'accomplissement de ses devoirs. Vous avez tout du citoyen modèle, Magister.

Oui, les prieurs font ce genre de compliments. A la fois gardes et religieux, ils étaient toujours prêts à louer la Persévérance et le sens du Devoir de leurs compatriotes.

- La Princesse Rectrice appréciera assez le spectacle, je crois. Il faudra choisir les autres invités avec soin... Ce n'est pas du goût de tout le monde. Pour ce qui est de vous, Magister... Otton se pencha doucement vers Lyz et baissa la voix. Vous m'avez l'air de quelqu'un qui apprécie la douleur d'autrui... Est-ce que je me trompe ?

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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mer 29 Aoû - 7:06

Son invitation te surprit légèrement et s’il n’avait pas fait revenir le sujet de l’arme que tu développe peut-être aurait tu laisser ta curiosité prendre le dessus mais hélas Otton ! Maudit toi pour avoir ramener Lyz sur le chemin qui le passionne le plus au monde. Quoi qu’il en soit le sourire sur le visage de ton homologue pouvait te laisser penser qu’il était disposé à te donner quelques condamnés à mort ! Ce qui ne pouvais que te faire plaisir rien que d’y songer. Tu peux tester autant que tu veux sur les animaux que tu paie mais rien ne vaut une démonstration de choc ! Quelque chose qui restera dans la mémoire de tous et encore plus dans celle des ennemies d’Excelsa.

Peut-être serait-il d’ailleurs intéressant d’invité quelques représentants pour les dissuadés une quelconque manœuvre contre la cité ? À voir ! Et comme le disais si bien Otton, on ne peut pas attendre l’ennemi pour s’assurer que tout roule ! Tu l’observas un moment alors qu’il se glissa entièrement sous l’eau. Pour ta part, tu préférais garder tes cheveux bien au sec. Il est d’ailleurs bien étonnant que ce dernier te voie toujours comme un citoyen modèle mais tu ne va pas cracher sur les compliments.

Il évoqua d’ailleurs l’un des points qui t’était venu en tête. Les invités. Évidemment que tu invite la Rectrice ! Sans doute appréciera-elle le spectacle autant que toi ! Tu lui as déjà glisser un mot que tu préparais quelque chose de majestueux et de très réjouissant pour vous deux mais tu as cherché à lui faire une surprise du résultat final. La suite ne put que te surprendre. Quelle drôle de question. Elle est aussi un peu perturbante sur le coup… est-ce qu’il va t’enfermer si tu ose être honnête ? Est-ce une question piège ? Est-ce que tu réfléchi beaucoup trop ? Oui sans doute mais tu ne peux pas te permettre de répondre n’importe quoi non plus. Tout s’enchaine très rapidement dans ta tête, heureusement.

« Les ennemis d’Excelsa ne mérite pas de clémence. »

Oui, voilà, tu fais bien passer la chose comme ça ! Tu ne veux pas non plus que l’on te colle l’étiquette du gros sadique. Il y a quand même une fine différence entre le sadisme et la cruauté, du moins, c’est ce que tu crois. La douleur physique et psychologique, plus la douleur physique est longue plus le coté psychologique y passe. Ce que tu ressens à ce sujet est plus complexe que ce que l’on peut en penser.

« Sinon, niveau relation intime je vous avoue que je l’ignore. Personnellement, je n’aime pas souffrir. »

Tu ne t’imagine même pas une seconde que le premier prieur a des pensées envers la chose. Tes mots étaient davantage destinés à faire un peu d’humour et alléger le ton de la conversation et même le taquiner encore un peu.

« Vous savez… Je créée, j’imagine beaucoup mais vraiment beaucoup de façon différente de donner la souffrance à travers mes inventions, toutefois, de ma main, je n’ai jamais fait de mal à une mouche. »

C’est une confession assez drôle et véridique pour un homme comme toi. Tu es un Magister avant toute chose, un homme de rouage et d’outils. La guerre n’est qu’un autre outil de ton obsession. Pensif, tu balance doucement tes mains dans l’eau, jouant avec la pression et la sensation de mouvement.

« Ce qui ne doit surement pas vous êtres inconnus vu votre position. »

Tu laisse sous-entendre que Egidio devait avoir les mains tâcher de sang et qu’il n’était pas un enfant de cœur mais ce n’était certainement pas dans le but d’être déplacer ou bien insultant. Ce n’était qu’un constat.
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Ven 7 Sep - 19:57

Ce que les ennemis de la Ville méritaient était évident. Excelsa disposait d'une liste de plus en plus longue de ces choses qu'elle produisait à la chaîne pour la plupart. Entre les lames, les obus, les grenades et les carreaux d'arbalète, on avait que l'embarras de choix. S'ils se tenaient à distance, un sursis leur était accordé... Sauf si les plans de Maeva devaient être réalisés, bien sûr. Mais cela, il était impossible d'en discuter avec Lyz. Si séduisant soit-il, le Magister ne pouvait pas encore être au courant de ce projet. Plus qu'un projet, cela n'était jamais qu'une question qui devait juste être soulevée et débattue. Et qui avait très peu de chances d'aboutir.

Otton ramena à nouveau ses cheveux blonds en arrière. Ils allaient sécher rapidement de toute façon, il n'y avait aucun mal à s'immerger.

- Vous avez raison. Il hocha la tête, le regard durci par la détermination. C'est notre devoir de nous assurer qu'ils ne la reçoivent pas.

A eux deux, et soutenus par toutes les personnes tout aussi intransigeantes sur ce sujet qui habitaient également le Joyau du Sud, ils avaient de quoi donner vie à ces paroles. Le Premier Prieur ne souhaitait pas la Guerre. La dissuasion restait la meilleure arme d'Excelsa et il fallait faire au mieux pour que cela en reste ainsi. Certains de ses frères et sœurs pouvaient penser qu'une invasion de temps à autre les maintiendrait tous dans la meilleure condition et permettrait de rappeler à la Cité pourquoi elle avait besoin du Prieuré. Ce n'était pas son opinion. La Guerre apporterait des victimes et chacune d'elle serait un échec de l'Ordre. Les choses étaient différentes, si seuls des volontaires allaient offrir leurs vies sur le sol étranger et qu'une conquête glorieuse s'en suivrait... Mais celle-ci pouvait être garantie ?

Cette réflexion fut interrompue par des mots magiques qui titillèrent les sens du Prince. Otton regarda Lyz avec un sourire nouveau. Relations intimes, dites-vous ?

- Si jamais vous souhaitez tester, je suis... La phrase était sortie si vite de sa bouche qu'il ne s'était pas rendu compte de son poids avant qu'il ne soit trop tard. Il ne restait plus qu'à assumer. De toute façon, avec la chaleur du bain, ils étaient déjà rouges. Je veux dire que je serai ravi d'aider.

Sans être masochiste, Otton pouvait encaisser bien des choses, sans les considérer comme une gêne. Et si cela pouvait lui attirer quelqu'un de charmant dans son lit, il allait volontiers recevoir quelques coups. Il aurait été hors de question de se servir de la Douleur ainsi produite, bien entendu. Ce serait un blasphème, à moins qu'une armée étrangère ne débarque dans ses appartements à ce moment-là. Mais profiter de sa constitution de prieur à des fins personnelles... Voilà un vice qu'il ne pouvait se refuser.

- Oui, c'est arrivé. De nombreuses fois.

Quel prieur n'a jamais fait de mal à quelqu'un ? Dès le noviciat, on apprend à combattre et à tuer. On s'entraîne avec ses frères et sœurs. On continue avec des bandits, des manifestants, des criminels, des ivrognes. Personne, parmi les prieurs encore en vie n'a véritablement connu de menace extérieure. Mais certaines choses étaient indispensables.

- Mais pas nécessairement dans ce contexte. En fait, très rarement dans ce contexte. Vous... hum... Il inspira, avant de poursuivre. N'hésitez pas à ignorer ma proposition de tout à l'heure, si vous le souhaitez.

"Pitié, ne le souhaitez pas." Si Lyz le demandait, ils seraient déjà l'un dans les bras de l'autre. Mais le consentement était sacré à Excelsa et Otton ne souhaitait nullement lui mettre la pression. Il s'éloigna de son interlocuteur d'un demi-pas, histoire de lui laisser la place et s'immergea à nouveau quelques instants, fuyant ainsi la responsabilité de la conversation. Lorsqu'il émergea à nouveau, il n'avait pas plus d'idées de conversation, à moins que le Magister ne l'aide un peu. Sauf s'il fallait s'enfoncer d'avantage, bien sûr.

- Sinon, n'avons-nous pas parlé de massage ?

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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mar 11 Sep - 6:02

Tu es plutôt satisfait de ta propre réponse. Otton ne soulève donc pas la cruauté dont tu peux faire preuve envers les gens. Il ne s’imaginera pas à quel point tu peux être versatile sur le sujet. Si le premier prieur te confiait ses projets de conquête et de guerre tu ne serais que plus motivé dans tes recherches et développement, peut-être un peu trop enthousiasme à l’idée, c’est donc une bonne chose que ton homologue ne soulève pas un tel sujet en ta présence.

Alors que tu voulais te taquiner un peu tu restas à la fois surprit et complètement muet face à la proposition de ton homologue. Maintenant que tu y pense, tu avais entendu certaines rumeurs au sujet de cet homme. Un prieur n’est pas forcément un saint dépourvu de désir pour la chaire. C’est comme un déclique dans ta tête, une révélation surprenante car l’idée ne t’étais même pas venu à l’esprit tant le travail est une obsession pour toi. Tu ne vois que rarement ce genre de chose puisque tu as l’habitude d’écarter les possibilités de ton chemin. Maintenant que tu pouvais entrevoir ce détail tu te rends compte qu’il est revenu quelques fois avec beaucoup de subtilité et de charme. Il va sans dire que Otton est tout à fait charmant et clairement ton type d’homme. Mais après ? Voilà bien tout le problème de la chose.

« Tenteriez-vous de me séduire ?
»

À l’inverse, tu n’es pas très discret sur le sujet et tu aimerais en avoir le cœur net pour ne pas t’imaginer trop de chose. Cette expression sérieuse mais à la fois joueuse sur ton visage ne trahis pas le plaisir que tu trouve dans la flatterie.

« Il serait cependant bien embêtant que cela porte atteinte à notre relation actuelle ainsi qu’à ma réputation. »

Si tu gravis les échelons, ce ne sera pas grâce a un bon coup de reins mais bien à la sueur de ton intellect et du sang versé sur les engrenages de ta détermination. Tu n’es pas une putain. Aussi Otton sembla vouloir se défiler en t’invitant à ignorer sa proposition. Son immersion te donna même le sentiment qu’il était quasiment gêné et prenait la fuite. Ce qui te semble assez drôle venant d’un tel spécimen. Peut-être n’as t’il donc pas songer aux conséquences que cela provoquerait. Un petit rire alors qu’il est toujours sous l’eau, tu souris de te rendre compte que possiblement Otton était plus simple que tu ne l’imagine. Un prieur n’est toujours qu’un soldat. Un homme d’arme et de force, pas fatalement un brillant architecte ou écrivain.

Massage ? Ah oui, c’est vrai. Maintenant que tu avais partager une part de tes pensées avec le prince n’était-ce pas marrant que de lui présenter ton dos ?

« Ceci dis… J’aurais du mal à refuser un massage surtout si vous me rassurez qu’il soit agréable. »

La ligne est mince entre le désir et la raison. Tu serais bien tenté par l’expérience si ça n’avait pas été de tes craintes vis-à-vis ton statut.

« Agréable, discret et sans la moindre répercussion. »
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mar 11 Sep - 21:47

- Bien sûr !

Encore une fois, trop d'enthousiasme. Mais, du point de vue d'Otton, il était tellement plus facile de confirmer une fois que l'autre avait posé la question... L'énoncer soi-même lui paraissait à la fois difficile et quelque peu impoli. Maintenant que le sujet avait été abordé, le prieur était prêt à l'approfondir.

- Vous nuire est la dernière chose dont j'ai envie. Nous ne parlons que de plaisir, ici, pas des affaires.

Otton sourit. Même si son statut était supérieur, il n'avait aucun pouvoir sur la carrière de Lyz. Les Magister étaient soumis à la Princesse Rectrice qui pouvait les faire et défaire, jouant avec les subsides ou s'appropriant leurs inventions. Le Premier Prieur pouvait venir chanter les louanges de son interlocuteur et de ses inventions lui-même devant les portes de l'Académie, Hanae restait la seule à décider de son avenir.

L'extorsion de faveurs sexuelles était abjecte à plus d'un titre et aux antipodes des valeurs excelsiennes. Tant les usages que la loi pénale stipulaient que chacun devait pouvoir disposer de son corps librement. Bien sûr, coucher agréablement pour réussir n'était pas la même chose que de se faire violer dans une ruelle... Mais Otton s'y opposait, quitte à mourir de frustration. Heureusement, aujourd'hui les options se présentaient bien mieux.

- Ce sera avec joie, Magister. Détendez-vous donc et laissez-moi faire.

Doucement, Otton posa ses mains sur les épaules de Lyz et le tourna se plaçant derrière lui. L'académicien était bien plus frêle que lui. Ses doigts et paumes n'avaient pas de mal à couvrir ses omoplates... Les pouces du Premier Prieur exercèrent une pression dans le haut du dos, de part et d'autre de la colonne vertébrale. Dès qu'ils commencèrent à la relâcher, les autres doigts attaquèrent la base de la nuque. Ses mains finirent par glisser le long des épaules, puis de bras, jusque dans l'eau. Il remonta immédiatement pour masser à nouveau les épaules.

- Aucune répercussion. Otton murmura ces mots à l'oreille de Lyz, ses doigts toujours en action sur le dos du Magister. Sauf si nous trouvons des répercussions plus agréables...

Cette fois, l'invitation était assez claire... En tout cas, Otton l'espérait. Les autres baigneurs étaient rares dans ce recoin de l'Idéal et tous se tenaient à l'écart les uns des autres. Deux personnes en train de profiter de bain et de s'offrir un petit massage, ça n'avait rien d'exceptionnel. Du moins tant que personne ne reconnaissait le Premier Prieur... Mais sans uniforme il y avait peu de chances.

- N'hésitez pas à me dire si j'y vais trop fort... Ou pas assez. Il sourit encore. Ou s'il y a autre chose que je puisse faire pour vous, Magister.

Le massage continua. Le Premier Prieur songea à son propre faible pour les concepteurs d'armes et autres ingénieurs, délicats mais meurtriers à leurs façon. Lyz était au moins le deuxième et totalement exquis. Surtout maintenant qu'il se retrouvait entre ses mains. Il le maintenait quand même à longueur de bras de lui, sauf lorsqu'il se penchait pour lui parler à l'oreille. Il aurait été précipité de lui laisser sentir à quel point le Prince était heureux de le savoir aussi proche...

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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mer 12 Sep - 6:41

Sa réponse manqua de peu de te faire sursauter. Tant d’exaltation à la confirmation de ton questionnement plus que direct. Sur le coup, tu ne peux que rougir tant tu fus surprit. Toi qui normalement garde un sang froid très persuasif et efficace tu te retrouve au dépourvu avec ce prince de douze ans ton ainé. Il confirma par ailleurs qu’il ne s’agissait que de plaisir, pas des affaires mais bien souvent il n’est pas aisé de séparer les deux. Tu serais mort de honte d’être perçu comme une cible facile ou encore comme une autre conquête de ce bel homme. Que dirait Hanae ? Possible qu’elle se fouterais bien de ta gueule mais son avis est important à tes yeux.

Tu lui montre tout de même ton dos. Même après avoir eu accès a un massage aux mains d’une employée de l’Idéal, tu ne doute pas d’être encore bien noué d’un peu partout. A ses mots, tu rectifias le Prieur.

« Lyz. Je crois qu’au point où nous en sommes, vous pouvez utiliser mon prénom. »

Bah oui quoi ? Et puis, bien que tu apprécie ta position, tu n’as pas forcément envie que tout le monde dans ce bain le sache. Toi aussi tu aime bien être discret par moment. L’autre surprise fut de constater non seulement la douceur de ses mains mais leurs tailles comparativement à celle de tes épaules. Pas très surprenant que tu te sentes si femme en sa présence. Cet homme fait ressortir tes cotés les plus féminins et ce bien malgré toi. Le prieur ne manquera pas d’entendre ou de sentir les craquements de ta colonne. C’est ce que ça donne de toujours travailler la tête penchée sur son projet ! Des maux de dos assez incroyable et une raideur au niveau des omoplates. Pour la peine, tu te permis même de fermer les yeux pour apprécier le contacte de ses grandes mains sur ta peau.

Des répercussions plus agréables disait-il ? Tu ne te retins pas de lâcher un petit rire amusé par la situation. Bordel que c’est tentant. Tu as aussi songé à l’allumer et foutre le camp pour le taquiner mais tu te rends bien compte que l’idée a aussi germé dans ton esprit. Voilà que tu te mordille la lèvre à la réflexion de sentir le souffle chaud d’Egidio sur ta nuque. Parlant de chaleur, cette dernière te monte aisément à la tête avec les émotions, l’épuisement et la situation dans laquelle tu te retrouves. Sans parler du fait que vous êtes dans un lieu public ! D’accord, les gens ne porte pas très attention à leurs voisins -fort heureusement- mais tu ne pense pas être en mesure d’être aussi discret que désirée.

« C’est parfait, vous savez vous y faire je vous l’accorde. »

Un peu comme à la manière d’une guimauve brûlante tu te sens fondre entre ses mains. Tu ouvre les yeux, c’est bon, tu as fait ton choix. Après tout, ça fait une éternité que tu ne t’es pas laisser aller sur le sujet. Les bordels, ça ne compte pas puisque tu paye pour un service, là, tu as quelqu’un qui te désir et veux vraiment partager un truc. Puis bon, il t’allume ! Tu arrêtes donc de réfléchir pour passer à l’action.

« Oui, il y a quelque chose que vous pouvez faire… »

Tu tourne légèrement la tête vers ton homologue pour voir son visage alors que le tiens est pas mal rouge de gêne malgré le sérieux qu’il habite.

« J’aimerais une pièce tranquille, vide. Et que vous me laissiez-vous y rejoindre. »

Parce que franchement, tu n’étais pas préparé à une telle situation et comme il te semble plus qu’évidement que tu ne seras pas le meneur de la danse tu as quelques engagements à tenir avant toute choses pour que le tout soit aussi agréable que possible. Homme comme femme, il faut se préparer. Tu n’attends pas l’accord de ton homologue que tu te lève en agrippant ta serviette laisser sur le bord du bain afin de te couvrir. Un regard entendu vers Otton avant de sortir de l’eau et de quitter la salle.

À la toilette, tu commences un peu à angoisser. Tu penses même à fuir mais ce serait manquer de respect. Bien que ce genre de cruauté pourrait être dans tes cordes tu préfère rester. Au bout d’un petit moment tu fini par sortir avec un peignoir sur le dos à la recherche de la pièce choisi par le prince. Tu demande même au personnel s’ils n’auraient pas vu un beau blond passer avant de trouver la bonne pièce. Tu chasse la nervosité qui t’habite autant que possible ce soit mais tu ne peux pas t’empêcher d’imaginer le pire. Ce n’est quand même pas le premier homme avec qui tu couches, alors pourquoi est-ce que tu es si nerveux ?

« Je suis désoler de vous avoir fait attendre. Je reconnais que ça me rend plutôt nerveux. »
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mer 12 Sep - 18:15

Les choses se passèrent bien mieux qu'initialement prévu. Otton était venu à l'Idéal avec l'intention de se détendre, faire un peu de toilette et repartir vers ses activités. Peut-être sortir en cachette du fort ce soir pour boire dans le District Domus. Heureusement, aucun devoir sérieux ne le liait aujourd'hui. Peut-être Lyz viendrait le voir plus tard, un autre jour ? Au Palais, par exemple, où ses appartements étaient dignes d'un Prince et où il n'aurait pas honte de recevoir ? Mais ce n'était pas la volonté de son interlocuteur... Ainsi, il savoura de pouvoir prononcer son prénom.

- Lyz. Il ne dit rien, pendant un moment, se contentant de sourire et de masser. Il finit cependant par arriver à la conclusion qu'il serait poli de sa part d'en faire pareil. Otton. Sauf si vous préférez autre chose.

Certaines personnes aimaient crier "votre Altesse !" de temps à autre, le Prince ne comptait pas en tenir rigueur à qui que ce soit. Il ne fallait juste pas que ça leur échappe à une autre occasion, en public... un petit "Lyz ? Oui, Otton ?" allait pouvoir créer des tonnes de rumeurs... Surtout si on tenait compte de la réputation à peine voilée du Premier Prieur. Il pouvait rester humble, naturel, relativement pauvre même et manger pendant des semaines à la cantine du Fort, avec ses soldats. La chair, elle, il ne lui résistait pas. Et, en cette belle journée, il ne comptait pas résister à celle de Lyz Orlando.

Il sentait le Magister se détendre sous ses doigts... Ses mains n'étaient peut-être pas les plus douces. C'étaient celles d'un guerrier, avant tout. Mais elles avaient la puissance nécessaire pour travailler les muscles et les articulations crispés de l'ingénieur. Son expérience en termes de plaisirs charnels faisait le reste.

Lorsqu'il glissa hors de sa portée, Otton fut presque déçut, devant réprimer l'envie d'attirer Lyz à lui. Ce qu'il entendit le rassura. Oui... Ils n'allaient pas passer aux choses sérieuses ici, à la vue de tous. Il serait coquasse qu'on appelle les prieurs pour châtier cette indécence... Même si les enfants allaient généralement dans les bassins moins profonds, ils pouvaient bien débarquer ici aussi. Oui, un endroit où ils pourraient être seuls serait plus que bienvenu.

- Je m'en occupe.

C'était plus facile à dire qu'à faire. Lyz pouvait prendre son temps, Otton devait d'abord négocier la chose et le tarif. Il grinça des dents. Thalia n'aurait sans doute qu'un mot à dire pour qu'on lui privatise une aile entière du bâtiment. Puis, elle avait sans doute ce qu'il lui fallait chez elle ou se rendait dans des établissements moins... populaires. Il ne pouvait pas se permettre ce genre d'extravagances. C'est donc au prix de ce qui lui restait de sa solde pour les dix jours à venir qu'il finit par louer une alcôve, généralement réservée aux soins de couples. La porte fermait bien et l'endroit était propre... Certains produits pouvaient même servir de lubrifiant, en cas de besoin... Ça ne se présentait pas trop mal. Il ne restait plus qu'à attendre. Pendant ces minutes, qui lui semblèrent affreusement longues, il se demanda si on le rembourserait ne fut-ce qu'une partie de la somme avancée si Lyz venait à lui poser un lapin. Heureusement, le problème se résolut tout seul.

Lorsque Lyz finit par le retrouver, Otton était assis sur le bord de l'un des deux lits, très proches. Il se remit sur ses pieds d'un petit saut souple et approcha du Magister.

- Vous êtes tout pardonné... Lyz.

Otton ferma la porte de sa main gauche et glissa la droite derrière la nuque de Lyz, l'attirant à lui. Leurs regards se croisèrent un bref instant, avant que le Prince ne fasse un pas supplémentaire en avant et n'embrasse l'ingénieur. Cette fois, il ne fallait plus se retenir, il était inutile de jouer ou de faire semblant que tout ceci n'était qu'un jeu. Il poussa son nouvel amant contre la porte, continuant d'avancer, sans rompre le baiser. Ses mains glissèrent sous le peignoir, cherchant à l'en défaire et trouver au plus vite le contact de son corps contre le sien.

- Content de vous avoir croisé ici. Y a-t-il quelque chose que vous désirez en particulier ?

Profitant de l'appui qu'offrait la porte et le mur derrière le Magister, Otton souleva ce dernier, lui offrant sa main et son avant-bras comme siège. Le temps qu'il réponde et fasse connaître ses désirs, les lèvres et la langue du Prince se mirent à courir sur le torse nu. Sa main libre soutenait l'académicien par le côté. De plus, s'il le souhaitait, Lyz pouvait aisément s'agripper au cou ou aux cheveux d'Otton. Ou prodiguer toute autre caresse...

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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mer 12 Sep - 19:07

Tu avais donc toi aussi la permission presque secrète que de pouvoir utiliser le prénom de ce prince. Il va de soi que tu n’es pas assez idiot pour l’utiliser de façon publique. Tout comme tu te le permet avec Hanae lorsque tu es en privé avec la dame. Autrement tu useras toujours de ses formules de politesses qui marque le statut social de tous et chacun. Tu étais crevé de ta journée, invité par une amie et abandonné par cette dernière tu n’aurais jamais cru que ton chemin aurait croiser celui du premier prieur… Ni même que tu serais tenté par cette folie. Peut-être est-ce dû à l’épuisement, une part de manque ou bien au charme de ton homologue mais tu as franchi le seuil de cette porte, sachant que tu ne pourras pas en sortir aussi rapidement.

Évidemment, tu ne te doutas pas un seul instant du prix de location de ce genre de pièce ni même que Otton puisse avoir du mal à en payer une. C’est à croire que tu es franchement plus fortuné que ce dernier n’est prestigieux. Mais tu n’en sauras rien à moins que ce dernier ne l’évoque.

Le petit saut du prieur vers toi ne pu que te surprendre mais tu n’a eu aucun mouvement de recul malgré l’émotion. Ah oui, ça te fait bizarre quand même d’entendre ton prénom dans sa bouche. Les choses se sont enchainés très rapidement. Cette main qui te guide plus près pour venir prendre tes lèvres, encore un peu sous l’effet de la surprise tu fini par te laisser guider, reculant jusqu’au mur. Aurais-tu réveillé le dragon qui dors ? Otton est un homme qui semble vouloir te dévorer tout cru. Ce que tu n’aurais pas imaginer au premier coup d’œil…. Mais qui ne te déplait pas une fois la surprise envolée.

Le peignoir glissa sans mal sur le sol, ce n’est pas comme si tu avais fait un gros double nœud et installer un dispositif explosif. En un rien de temps, tu étais complètement exposé. La sensation était bien différente que dans les bains, ce n’était de l’ordre du quotidien, cela relevait maintenant de l’intimité. Ainsi soulevé, tu avais de nouveau conscience de la différence de taille et de force. Par instinct, tu viens glisser tes doigts dans les cheveux du prince pour les agripper fermement comme si tu pouvais craindre d’être échappé. Les baisers et la langue qui parcouraient ton corps ne te laissait pas de marbre et insensible bien longtemps.

Ce qui te ferrais plaisir, ce que tu désir ? Là tout de suite, tu n’arrivais que difficilement à réfléchir convenablement. Bien que tu ai la peau sombre, il n’était pas ardue de comprendre que tu était gêné d’être aussi vulnérable entre ses mains.

« Uhm… je… euhmm… »

Tu te mordillas la lèvre inférieure avant de tirer sur les cheveux de Otton pour lui faire redresser la tête et ainsi prendre ses lèvres à ton tour. Nulle place à l’hésitation, tu allais donc prendre exemple sur l’audace du prince. À la fin de ce baiser tu penchas ta tête vers son cou où tu pu l’embrasser et lui faire sentir tes dents. Pas méchant, plutôt doux même si tu laisser croire que tu souhaite mordre réellement. Si ce n’était pas un jeu pour Otton, ce n’était pas exactement comment tu voyais la chose. Tu prenais plaisir à venir titiller ses sens avec ta bouche en laissant tes mains caresser sa chevelure. Joueur, aimant laisser le plaisir et le désir gronder doucement. Les préliminaires, c’est cool.

« La seule chose qui me vient à l’esprit… n’oubliez surtout pas le lubrifiant… je n’ai pas envie de jurer à chaque fois que je dois m’asseoir à mon bureau pour bosser. »

C’est plutôt claire et directe comme information. Si Otton en impose par sa stature il n’en est pas moins de ce qui se trouve en bas de la ceinture. Et ce n’est pas parce que tu as la tête ailleurs et que le sang est concentré plus bas que tu es incapable de penser à ce petit détail qui tombe sous le sens.

« Je n’ai jamais gouter à un homme expérimenté. »

C’est que tu es encore jeune et que tu n’as pas tant la tête à ce genre d’activité tant tes créations passent avant tout.
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Jeu 13 Sep - 19:05

Otton laissa sa tête partir en arrière sous l'emprise de Lyz. Le Magister n'avait que peu de force. Pas assez pour rendre la chose déplaisante en tout cas. Il en fallait beaucoup pour faire vraiment mal à un prieur endurci... Tout ce qu'il pouvait faire à mains nues allait probablement être insuffisant pour alimenter la Magie de la Douleur. Et donc, ça relèverait du plaisir.

Le Prince savoura les caresses de son (presque) amant. Ses doigts étaient agiles, doux, délicats... De la détente et du réconfort. Maintenant que l'affaire était décidée, ils pouvaient prendre leur temps. L'appétit d'Otton était loin d'être calmé. Mais il pouvait le satisfaire lentement aussi. Il sourit à la demande de Lyz et hocha la tête. Inutile de laisser trop de traces...

- Promis. Je serai prudent. Il pencha la tête sur le côté, pour suivre les doigts de son délicieux interlocuteur. Et concernant le reste ? Doux ? Ferme ?

Si effectivement le Premier Prieur était un homme expérimenté, il était aussi flexible en ce qui concernait la nature des préliminaires et le déroulement de l'acte lui-même. Ne pas briser Lyz en deux, ça c'était noté. Par contre, l'intensité du reste pouvait varier entre l'adoration d'une délicate statue de porcelaine et une arrestation brutale. Voire une séance de tortures dans la cave des vicaires... Probablement ces deux options n'étaient pas celles qui allaient avoir la faveur du Magister. Mais il fallait bien définir des règles... Sinon quelqu'un allait finir très insatisfait. Et ce ne serait pas Otton.

- Est-ce que c'est la première fois ?

Il n'y avait pas de honte. Les scientifiques avaient certainement plein de choses intéressantes à faire. Calculer des choses et parler des langues étrangères, par exemple. Ou faire des dessins compliqués qui finiraient par devenir des bâtiments ou des machines dans la vraie vie. Le Prince avait le plus grand respect des intellectuels excelsiens qui se dépassaient sans cesse pour mieux armer le Prieuré. Sa question n'était pas du tout empreinte de moquerie. Il avait besoin de savoir pour doser sa force et faire durer les préliminaires. Et même avec ça, Lyz risquait de se ne pas pleinement apprécier ce qui allait suivre... C'était, au final, un exercice physique comme un autre : il fallait s'entraîner.

De toute façon, des préparatifs s'imposaient. Otton porta Lyz jusqu'à l'un des lits et l'y allongea, le couvrant encore de baisers et glissant ses mains sur tout son corps. Un corps qui était à lui pour les prochaines heures. Tant le pouvoir politique ou militaire n'enivraient pas le prieur plus que ça, tant le fait de savoir un autre être humain entièrement sien faisait son effet dans son coeur et dans son esprit. Un des produits utilisé par les masseurs, et distillé par l'Apothicariat (ou était-ce l'Académie ?), était un excellent lubrifiant. Un peu hydratant, il offrirait aux deux hommes assez de confort pour cette délicieuse expérience. Otton en prit un peu sur la pointe de son majeur et l'étala dessus avec son pouce.

Il se pencha sur Lyz et l'embrassa à nouveau. Sa main libre courra sur l'épaule, le bras, finalement sur le torse du Magister. L'autre se glissa entre ses jambes et massa légèrement l'entrée si étroite pour le moment de son petit corps. Il appuya légèrement son torse contre celui de Lyz, alors que ses doigts se firent plus pressants, comme pour l'immobiliser et le sentir encore plus sien. Il pressa ses lèvres contre les siennes alors que son doigt se glissa à l'intérieur, laissant derrière lui une première couche de lubrifiant et tâtant rapidement à la recherche de la prostate.

Le blond sourit et, fixant le brun dans les yeux, commença à descendre. Il l'embrassa plusieurs fois dans le cou, puis parcourut son corse. Il caressa légèrement le sexe de Lyz de sa main, alors que sa bouche semblait également vouloir le rejoindre... Mais il choisit d'attendre que l'académicien le demande. Peut-être même qu'il insiste un peu, avant de goûter à cette partie de son anatomie.

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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Ven 14 Sep - 19:05

Bien sûr, tu n’as pas la force d’un prieur et ton désir n’est pas forcément de montrer que tu en possède puisque tu te montres plutôt doux en prenant ce genre d’initiative. C’est qu’il n’a pas encore senti tes ongles dans sa peau… Bref ! Ce dernier demanda encore plus de précision, ce à quoi tu n’étais pas très coutumier, tu pensais que ça se déciderais naturellement.

« Commençons en douceur et croyez-moi… je n’hésiterais pas à vous le dire quand je vais me sentir en position d’un peu plus de… force. »

Tu ne va quand même pas te casser en deux mais tu n’aime pas forcément la souffrance. Il ne te connaît pas suffisamment pour savoir ce genre de chose et c’est bien naturel. À son autre question tu le regardas d’un air interdit, surprit même avant d’afficher un sourire à la limite de la sournoiserie.

« Ai-je l’air d’un non initié ? »

Il va de soi que tu ne prenais pas la question personnellement, Otton ne voulais sans doute pas commettre une faute en étant trop entreprenant. Ce que tu peux aisément comprendre. Tu te laissas porter bien sagement, non sans faire sentir tes mains sur ses épaules pour garder un bon équilibre. Es-tu si léger que ça pour le prieur ? Ou est-ce ce dernier qui est fort comme un cheval ? Bien sûr, comme n’importe qui, tu surestime ton poids. Sur la table, tu ne put qu’apprécier les caresses et les baisers. Laissant la chaleur te monter à la tête ainsi que les chatouillis de la bouche de Otton sur ta peau. Impossible d’échapper à la tension et la pression de ses mains. À la manière d’un homme ivre tu te laissais manipuler, toucher et savourer en profitant de chaque détail. Oui, tu le sens qui tâte et touche l’endroit sensible de ton corps. Une petite grimace crispée par un peu de surprise et voilà que tu peux sentir ce doigt en toi. Le prince pourra aussi constater que tu es bien préparé à la chose.

À son sourire, son regard, tu te mordis la lèvre inférieure avec envie. Tu en profite pour glisser tes doigts dans sa chevelure blonde. Ton faible pour les beaux blonds te perdra ! Ta sensibilité trahis quelques peu ton manque et ta privation. Ta dernière fois avec un homme remonte à loin mais c’est toujours aussi agréable que de se faire mener et manipuler comme un bien précieux. Voilà que tu anticipe quelques peu ses lèvres sur ton intimité mais comme ça ne semble pas venir tu exerces une pression sur sa tête pour l’inciter, pour le guider.

Tu frisonne par moment et lâche un souffle chaud quand tu fini par utiliser enfin de tête pour parler ;

« Otton, c’est bon… Je ne veux plus attendre. »

C’est drôle comme les choses change et évolué. En seulement deux rencontre il a su te charmer au point de te rendre dans cet état. Toi qui avais maintenu la logique de l’inutilité de la chose tu te retrouver surplanter par un homme aussi puissant que sexy. Un type qui te fait sentir femme à chaque regard.

« Prends-moi. »
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Dim 16 Sep - 0:18

Le souffle chaud d'Otton caressait la peau de Lyz. Le torse, les côtes, le bas-ventre... Il goûtait, sentait, savourait d'avance ce qui allait être sien d'ici peu de temps. Ses lèvres s'arrêtaient par moments, sa langue venait rejoindre le jeu de temps à autre. Pas par timidité mais pour faire patienter l'ingénieur, attiser la flamme de son désir. En réalité, le Premier Prieur n'était pas un homme à s'encombrer de termes aussi recherchés. Il voulait juste frustrer son amant pour que celui-ci prenne le temps de le désirer un peu plus.

Et ça marchait plutôt bien. Apparemment, sa question, posée par pure prudence, n'avait pas été mal prise. Il serait extrêmement fâcheux de voir Lyz s'en aller, vexé pour si peu... Heureusement, il n'en était rien. Le Magister était toujours cloué sur le lit, les doigts d'Otton le préparant à la suite des réjouissances.

Le Prince sourit, sentant les doigts du scientifique glisser dans ses cheveux, pousser sa tête vers le bas. Il résista quelques instants, avant de céder et caresser son sexe avec la langue. D'abord délicatement, puis avec quelques doux baisers. Il en suça le bout et finit par le faire glisser doucement dans sa bouche, puis dans sa gorge. Il en mesura la longueur et estima qu'il était capable de faire plaisir à Lyz, sans mourir asphyxié ou faire mal à son amant. Rien ne gâchait le plaisir comme quelqu'un trop ambitieux qui finissait par ne pas pouvoir ouvrir plus grand et frottait avec les dents... bref.

Il saisit le délicat personnage par les hanches. La tête d'Otton fit plusieurs va-et-viens plus rapides, lubrifiant le sexe de Lyz avec sa salive. Ses lèvres glissaient maintenant à merveille et sa langue participait activement au travail. Les gémissements de Lyz s'intensifièrent et Otton les savoura encore quelques instants, avant de s'interrompre. Il avait envie de l'écouter le supplier... Mais en fait, le Magister décida de passer la suite.

Il l'appelle par son prénom. Habitué aux "Frère" et "Altesse", le Premier Prieur appréciait le sentiment d'étrangeté que cela provoquait chez lui. L'abandon des barrières et des convenances. Le Plaisir en première priorité, l'intimité. Lyz le désirait. Parfait. Mais méritait-il pour autant de recevoir de suite ce qu'il voulait ?

- Je le ferai certainement. Oh oui. A ce stade, et jusqu'à l'orgasme, la Ville devrait être mise à feu et à sang pour qu'Otton sorte de la pièce sans consommer les fruits de cette séduction. Un peu de patience, Lyz.

Il contourna la table, laissant les jambes de son amant pendre du lit. S'arrêtant à la hauteur de sa tête, il n'eut pas trop de mal à faire comprendre ce qu'il désirait avant qu'ils ne passent aux choses sérieuses.

- Tu devrais m'aider un peu... Si j'entre à sec, ça va faire mal.

Il suffisait à Lyz de tourner la tête et ouvrir la bouche. Bien sûr qu'ils allaient utiliser plus de lubrifiant que simplement la salive du scientifique... Mais justement, c'était le seul moment où il pouvait se faire sucer, alors il ne comptait pas passer à côté.

A plusieurs moments, le Prince poussa l'arrière de la tête du Magister pour l'encourager pendant la tâche. Lorsque le désir de Lyz devint encore plus évident et, surtout, intenable, Otton prit une bonne dose de cette pommade et se masturba brièvement avec. Son sexe, dressé et luisant, était prêt. Le blond souleva à nouveaux les jambes du brun et entra en lui. Lentement, mais sans reculer, ne le laissant pas se défiler, le tenant fermement. Bien sûr, Lyz gémit. Lyz se tortilla.

Mais le Premier Prieur entra aussi loin qu'il le put. Puis il recula doucement. Et entra à nouveau, un peu plus vite. Et ainsi de suite. Des coups de reins lents, mesurés, sans brutalité, mais inexorables, travaillant la souplesse des chairs. Ce n'était que le début. Si ardente que soit sa passion, Otton était un prieur, entraîné et torturé jusqu'à une endurance extrême... Et même si ça lui avait délivré une collection de cicatrices peu excitantes, il pouvait tenir très longtemps. Il se félicitait de cet entraînement qui était si bien rentabilisé dans les bordels et autres situations sexuelles.

Empoignant Lyz par les chevilles, maintenant ses jambes écartées et en l'air, il continua d'accélérer. Coup après coup, gémissement après gémissement, il sentait son plaisir s'accumuler lentement. Il se pencha vers son amant et l'embrassa, lui mordillant la lèvre au passage, se retenant de lui laisser une marque de dents. Au bout d'un long moment (peu importe, il avait payé pour le reste de l'après-midi), Otton se retira.

Il le fit seulement pour retourner Lyz qui se retrouva maintenant sur le vendre, les pieds par terre, les fesses bien exposées. La main du prieur se posa sur son épaules et l'attira en arrière, juste assez pour qu'il s'empale à nouveau sur le sexe d'Otton. Ce dernier continua de tirer sur l'épaule et pousser avec ses reins, intensifiant ainsi la force de chaque mouvement et maintenant Lyz délicieusement emprisonné dans cette position où il était enfin tout à lui. Il était sien et, sur le moment, il désirait que cet instant ne dure éternellement...

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Lyz Orlando
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Lun 17 Sep - 19:35

Et le désir ne faisait que grimper en flèche encore et encore. Tu as la tête qui tourne sous la chaleur, les émotions et les sensations te souvenant la raison pour laquelle tu avais renoncé à ce genre de truc trop souvent. Tu as du mal à réfléchir normalement, tu laisse des pulsions complètement primaires prendre le dessus et tu es vulnérable. État qui ne fait pas toujours ton bonheur, tu en oubliais même qu’Otton était prince.

Ce dernier avait visiblement beaucoup d’expérience en la matière, il savait comment te faire patienter mais surtout comment poser ses lèvres sur un objet aussi sensible et délicat. Tu l’encourageais en gardant tes mains sur sa tête, savourant et laissant échapper soupir et respirations irrégulière. Guider dans la brume de tes désirs, le premier prieur te manipulait avais aisance. Tu relève la tête pour le suivre des yeux, non sans quitter l’objet de désir au niveau de son visage. Voilà que tu grimace légèrement quand tu l’entends évoquer une entré à sec ! C’est pourquoi tu n’hésites pas à venir gouter ce que l’on te sert au menu. Évidemment tu fais de ton mieux mais rare sont les fois où tu as eu affaire a une si grande différence de stature. T’es partenaires prédécèdent était certes meneur mais pas du gabarit d’un prieur !

Au bout d’un moment, sous les encouragements et les sons que provoquait Otton pour te faire plaisir tu en perdais quasiment le souffle et la situation devenait de plus en plus insoutenable, si bien que tu n’avais pas hésiter à te caresser distraitement pendant la fellation. Tu repris sans trop de mal ta respiration alors que tu te léchais déjà les lèvres concernant la suite. L’on te plaça et te maintint en place. La pression exercée bien qu’en douceur te surprenait toujours, tu poussas gémissements et te tortilla surplace pour accepter le tribut que l’on te faisait. Heureusement, ton corps d’habitue, la chaire prend une certaine ampleur capable d’accueillir la présence de ton nouvel amant.

La douleur laissa place au plaisir. Tu as les mains agripper sur les rebords du lit pour ne pas trop reculer sous les mouvements. Ainsi placé, impossible pour toi de venir planter tes ongles dans la chaire d’Otton. Un peu surprit, tu le laissas te retourner et te guider sur son sexe, revenant à la charge dans une nouvelles gammes de sensations. Une fois de plus, tu étais agrippé et avait le visage enfoui dans les draps blancs. C’est sans aucune gêne que tu poussais tes gémissements pour encourager ton amant dans ses mouvements. Oui, il pouvait y aller plus fort que ça.

« P-plus, plus fort ! »

Mais tu n’avais quasiment pas besoin de le demander, ça venait et allait avec une simplicité quasi malsaine. Encore et encore tu pouvais le sentir contre toi, la chaleur montant sans arrêt et venant même jusqu’à l’apogée de toute relation. L’Orgasme. Ton corps commença peu à peu à se contracter et frissonner jusqu’à la libération et un dernier son provenant de ta bouche. Pour la peine, tu n’as pas su te retenir et attendre ton amant pour ce moment de jouissance. Tu as sali les draps et tu compte bien sur le prieur pour qu’il ne se gêne pas à son tour que ce soit en toi ou bien même sur toi…

Tu cherches encore à retrouver ton souffle une fois que tout est fini. Tu serais même d’avis d’aller te laver à nouveau après avoir suer autant. La sueur charnelle. Le rose encore a tes joues tu as un peu de mal à quitter le prieur des yeux, étudiant ses gestes et mouvements à la suite de l’acte. Est-ce qu’il va simplement se rhabiller et quitter la pièce en te laissant en plan, souillé et seul ? Ou bien rester un moment avec toi ? Il serait agaçant qu’il te quitte directement après. Loin de toi le désir de n’être qu’un pantin entre ses mains.
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MessageSujet: Re: Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]   Mer 19 Sep - 22:18

Délicieusement docile et gémissant, Lyz avait cédé à toutes les demandes du Premier Prieur. Le Magister s'était abandonné et, résultat des courses, jouit en premier. Le voir se salir dans cette explosion de plaisir, poussa Otton à accélérer ses mouvements, un sourire aux lèvres. Avec un peu de concentration, il aurait pu tenir plus longtemps mais les premières fois avaient un charme tout particulier. La conquête de nouveaux territoires avait, en ce qui concernait le sexe au moins, un attrait unique. Pendant un moment, il hésita à tourner Lyz et le prendre par derrière... Mais finit par jouir à son tour, en le regardant dans les yeux.

La sueur perlait sur le front du Prince, ses joues teintées de rouge. Il n'y avait que maintenant qu'il en prenait conscience. Il prit plusieurs respirations, avant de se pencher à nouveau vers Lyz et l'embrasser. Son esprit s'éclaircissait toujours après l'orgasme, mais cette fois il n'avait pas de quoi avoir honte ou se presser pour partir. il avait déjà payé la location de la salle et l'ingénieur n'allait pas lui facturer le temps passé ensemble donc tout allait bien.

Un des avantages de se faire plaisir dans les Bains, était le fait qu'il y avait des serviettes propres dans chaque pièce. Celle-ci ne faisait pas défaut à la règle. Otton en prit deux et en déposa une sur le torse encore luisant de Lyz.

- Il va falloir retourner dans les bains. Enfin, dès que vous vous sentez prêt. Il se retira doucement, ne souhaitant toujours pas faire du mal à son amant et sourit. Lyz.

A ce stade, ils pouvaient aisément convenir qu'ils allaient utiliser leurs prénoms en privé. Même lors de réunions plus larges ou autres interactions "Frère Otton" était largement suffisant pour les besoins du Premier Prieur. C'était le seul titre qu'il considérait comme sa véritable identité. Il était un frère du Prieuré et c'était ça sa vie.

Otton s'épongea le visage, puis fit rapidement glisser la serviette dans le cou et sur le torse, avant de vaguement se débarrasser des traces de leur rapport.

- Nous avons la salle pour nous jusqu'à la fin de la journée. Si tu veux, nous pouvons aller au Palais après...

C'était peut-être trop. Ils se voyaient pour la seconde fois seulement... Mais s'ils désiraient aller manger quelque chose, les moyens présents d'Otton étaient insuffisants pour quoi que ce soit d'autre que ce qui était payé d'avance pour lui. Ce qui laissait le choix entre l'une des cantines du Prieuré ou la cuisine raffinée du Palais, financée par Thalia Morlone. Le Palais avait aussi l'avantage d'avoir un appartement doté d'un grand lit.

La cellule d'Otton au Fort était bien trop peu confortable et étroite pour y recevoir qui que ce soit.

- Nous pouvons aussi remettre ça, si tu veux. Pas dans la seconde, mais assez rapidement. L'excitation de la nouveauté était toujours là. Lyz pourrait rallumer la flamme de son amant en un rien de temps, s'il y mettait le minimum d'effort. Mais peut-être souhaitait-il se retrouver seul maintenant ? Encore une fois, je ne veux pas m'imposer.

il s'assit sur le lit à côté de Lyz et balança un peu ses jambes au-dessus du sol pour les détendre. Quel que soit leur décision, il avait encore du temps pour son nouvel amant et voulait le passer avec lui, si possible...

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Ceci n'est pas un conte de fée [Feat. Otton]
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