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 Consultation privé [Feat. Elwin]

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Lyz Orlando
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MessageSujet: Consultation privé [Feat. Elwin]   Jeu 23 Aoû - 18:53

Aujourd’hui, c’est un jour où tu te sens particulièrement sensible et délicat. Tu as envie d’être chouchouter et de rester enfermer chez toi sous une épaisse couverture avec un gros livre et une grosse coupe de vin rouge. Mais tu ne peux pas, tu as du boulot qui t’attend et en plus tu reçois une visite particulière. Il y a quelques jours, une lettre est parvenue à toi dans le but de te proposer un petit marcher bien intéressant. Une arme Sigvarite, comment refuser l’honneur de pouvoir poser ses petites mains sur une telle arme ?

Donc, tu as poussé les rideaux qui bloquait le soleil qui n’hésite pas à te bruler les rétines afin d’avoir un peu de lumière et de pouvoir voir ce que tu fais… Un chemisier délicat a manche large, un petit corset de taille qui ne souligne rien, une jupe brune a rayure avec un petit remontant au niveau fessier, un collant agencé et une magnifique paire de chaussure à talon. Tu va même jusqu’à porter des boucles d’oreilles avec des pierres rouges comme ornementation. Quand tu te sens femme, il n’y a rien qui t’arrête ! Tout est dans les détails et tu te moque bien de ce que l’on pensera de toi.

Avant de te rendre officiellement, tu passe à la pâtisserie du coin pour prendre les sucreries qui te font rêver mais aussi celle qui te maintienne éveiller lorsque tu travaille tard. La vendeuse te connaît bien et s’est même habituer à tes extravagances. Elle te salut poliment avec un joli sourire auquel tu réponds assez neutrement de la même façon. En moins de deux, te voilà déjà à l’Académie, enfermée dans ton repère.

Attendant la venue de ton invité, tu as quand même du pain sur la planche ainsi qu’une grosse boite de pâtisserie sur le coin de ton bureau. Une collègue viens d’ailleurs te voir pour te demander si elle peut en avoir une parce que « Ça semble si bon ! Je suis jalouse ! Je peux t’en prendre une ? Je vais te devoir un service ! ». Un soupire et « Pourquoi pas. Ne prend pas celle-ci et c’est bon. » Tu te sens de bonne humeur alors pourquoi ne pas partager ? Au fil de la journée et des gâteaux que tu avale, tu as finalement dû retirer le corset à ta taille. Car bien que très esthétique, n’est d’aucune utilité assit derrière un bureau avec le ventre plein à craquer de sucre.

Lorsque ton invité arrivera aux portes de l’Académie ce dernier devra sans doute demander à l’entrer d’être escorté jusqu’à ton atelier. Bien sûr, tu as averti l’accueil que tu recevais un ‘Ami’ et que ce dernier aurait surement besoin d’un guide.

C’est fou comme le temps passe vite lorsque l’on est concentré sur sa besogne. Tu as déjà dû allumer quelques lampes à l’huile afin d’éclairer tes projets. Cette bombe sous terre te pose bien des questionnements mais tu te maintiens en te disant que t’es avancés seront spectaculaires ! Rien de moins. On frappe à la porte.

« Oui, entrer ! »

Tu range vite fait les documents confidentiels de tes recherches dans un petit tiroir puis tu prends même le temps de te lever de ton siège pour accueillir l’étranger tout en chassant le petit apprenti qui as conduit l’homme jusqu’à toi.

« Monsieur Obenth. »

En guise de salutation particulièrement sobre. L’atelier n’est pas le plus petit mais semble manifestement l’être par la surpopulation d’objet en tout genre. Les murs sont tapissés de note et de dessins quasiment anatomique de l’homme. Ceux et celles qui te connaissent bien savent que tu rends visite parfois à l’Apothicariat dans le cadre de tes recherches.

« J’ai failli vous oublier. »

Perdu dans les documents, dans les petites pièces détachées et d’engrenages qui trainent encore un peu sur un bureau encombré, tâché d’encre et de sang.

[Image d'inspiration pour les vêtements ICI ]
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MessageSujet: Re: Consultation privé [Feat. Elwin]   Ven 24 Aoû - 20:28

« Madame,
Vous n’avez très certainement jamais entendu parler de moi et c’est bien normal. Je ne suis rentré que depuis très récemment de Sigvar ou j’ai pu faire l’acquisition de divers objets.
C’est d’ailleurs au sujet d’un de ces objets que je me permets donc de vous contacter. En effet, il est parvenu à mes oreilles que vous étiez spécialisée dans l’armement. Ayant en ma possession un modèle unique d’arbalète de fabrication sigvarite, il m’est venu à l’esprit que vous pourriez avoir l’utilité d’examiner une telle arme dans le cadre de vos recherches.
Mais comme vous vous en doutez, j’aimerais que vous me rendiez service, en échange de cet examen, en réparant l’organe de visée de cet objet. Endommagé pendant son rapatriement et il requiert un soin méticuleux. Soin dont je suis sûr qu’une spécialiste de votre trempe saura faire preuve.
Dans l’attente de vous rencontrer,
Cordialement,
Elwin Obenth »


Je repose la lettre que j’avais envoyée au magister Lyz Orlando quelques jours plus tôt. Je garde une copie de tous documents envoyés ainsi que ceux reçu dans mes archives personnelles. La réponse n’est pas aussi élaborée. Quelques formules de politesse, une date et un lieu. Soit, je n’ai de toute façon pas le temps de m’offusquer de ce genre de futilité. Je repose les deux lettres, referme le dossier relatif à la réparation de la lunette de mon arbalète et la range dans mon coffre-fort. Il est bientôt l’heure de me rendre à mon rendez-vous. Je replie mon arbalète et la range dans un sac, bien plus convéniant que de la transporter à la main. Je prends déjà suffisamment de risques en associant directement cette arme à ma personne. Je descends l’escalier, passe ma veste rouge et complète ma tenue habituelle par une paire de gants noirs en cuir très fins. Je salue Amalia, certifiant que je serais à l’heure pour le dîner, sors et prends la direction de l’Académie.
Arrivé à destination, je me dirige vers l’accueil :

« Bonjour, je suis attendu par le magister Orlando.

— Parfaitement, le Magister nous a signalé qu’il attendait un ami »

« Il » ? J’avais écrit « elle ». J’espère que le Magister Orlando ne m’en tiendra pas rigueur. Et « ami » ? Il doit certainement attendre cette rencontre avec impatience pour me qualifier ainsi. Un jeune homme un peu sautillant est appelé pour me conduire dans l’atelier du Magister. Deux coups frappé à la porte, une voix d’homme répond, nous intimant d’entrer :

« Magister Orlando, c’est un plaisir de vous rencontrer enfin. »

La politesse la plus élémentaire n’étant pas omise, je retire mon chapeau et incline légèrement le chef en guise de salutation. Extravagant. C’est la première qualification qui me vient à l’esprit quand me yeux se posent sur le personnage. Et je comprends aussi pourquoi les informations qui m’ont été transmises sont erronées. On pourrait le prendre pour une femme, de loin. Mais de près, on constate que l’on a juste affaire à un extravagant. Des vêtements amples, des boucles d’oreilles… Force est de constater que cela lui va plutôt bien.

« Il est alors bien heureux que l’un de nous ai pensé à se présenter à ce rendez-vous. »

Je dis ça sur un ton neutre tout en observant les alentours. La pièce est relativement grande, quoique encombrée. Des dessins manifestement anatomiques sur les murs, en plus des pignons et autres engrenages, attirent mon attention. Qu’est-ce que cela vient faire dans le cabinet de travail d’un ingénieur en armes ? La réponse qui me vient à l’esprit ne me plaît pas, je préfère donc l’ignorer et me concentré sur le pourquoi de ma venue. Parce que je m’attendais à beaucoup de choses sauf à ce qu’il « oublie » :

« J’espère que je ne vous ai pas offensé par la regrettable erreur de genre que j’ai ommise dans mon courrier ? »

En disant ces mots, je sors l’arbalète de son sac, n’écoutant la réponse du Magister que d’une oreille. Je la déplie rapidement et monte la corde. Elle n’est pas très grande mais incroyablement puissante. Je monte dessus la lunette à la lentille cassée.

« Pourriez-vous m’indiquer un endroit ou poser tout ceci ? Votre temps est précieux et je suis persuadé que vous êtes impatient d’examiner un objet aussi unique. Nous pourrons par la suite discuter des détails concernant la réparation de cette optique »

Brève description de l'arbalète:
 
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Lyz Orlando
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MessageSujet: Re: Consultation privé [Feat. Elwin]   Sam 25 Aoû - 3:09

« Ami » est un bien grand mot mais dans ton cas, tu veux simplement éviter les formalités et les questions déplacés sur l’identité de ton visiteur. Pas que tu as quelque chose à cacher à qui que ce soit mais plutôt que tu déteste les gens trop curieux sur tes travaux et intérêt personnel. Car si tu avais accepté cette rencontre c’était en premier lieu dans un désir personnel et non professionnel. La curiosité au sujet de cette arbalète valait le temps que tu allais y consacrer. Cependant, tu le trouvas bien culotté de te demander un service en échange d’un coup d’œil sur une arme… Quoi qu’il en soit, il se retrouva désormais devant tes yeux. Un homme vêtu de rouge. Impossible pour toi de ne pas détailler sa tenue aussi soignée que la tienne. Un choix bien intéressant pour un homme ayant en sa possession une arme sigvarite… Sans doute s’est-il procurer cette arme dans le but de faire décoration chez lui ! C’est du moins ce que tu suppose en voyant ton homologue. Il ne t’échappe pas non plus que ce dernier puisse te détailler. Ton coté androgyne fait souvent un tel effet lorsqu’on ne te connait pas. Tu es trahi le plus souvent par le timbre de ta voix. Évidemment, tu n’es pas gêné d’être ainsi examiné, il n’est pas le premier ni le dernier à le faire, mais il s’y habituera rapidement où tu le chasseras de ton atelier sans lui laisser le temps de s’excuser.

À sa remarque tu arque un petit sourire puis répond :

« En effet ! Je n’ai pas vu l’heure passer à vrai dire. »

Tu as eu le temps de faire un peu d’espace sur ton bureau afin que ton invité puisse déposer l’arbalète dessus. Afin que tu puisses l’étudier de près. Puis il vient demander pardon pour la lettre. Tu le regarde, l’air de chercher ce a quoi il fait référence jusqu’à ce que ton regard s’éclairci. Oui, tu te souviens ! Madame. Tu rigole doucement avant de l’invité à poser son paquet sur le bureau.

« Aucune offense. L’un et l’autre me va pleinement. »

Voilà enfin qu’il sort l’arme devant tes yeux vif et curieux. Ce regard bleu qui est le tiens ne peux pas quitter les gestes de ton homologue lorsqu’il monte l’arbalète.

« Fascinant. » Que tu échappes un peu distrait par les runes.

Alors qu’il pose l’arme là où tu le lui as indiqué, tu te permets de l’examiner. Tu tire vers toi une feuille de papier ainsi qu’un crayon bois afin de gribouiller rapidement les runes que tu pourras étudier plus attentivement lorsque tu seras seul. Tu vois bien la lentille qui est casser et tu sais déjà comment arranger le coup, tu t’étais préparé mais tu ignorais à quel point l’arme allait être plus complexe que dans ton imagination.

« Vous pouvez vous asseoir, j’en ai pour un moment… »

Pas un regard vers Elwin, te voilà déjà sur une autre planète dans cette observation minutieuse que tu fais de l’objet. Agrippant d’autres feuilles, tu dessine les traits, les formes, tout ce que tu vois sur cette arme et ce sur plusieurs angles. Tout cela en prenant bien soin de ne pas l’abimer de quelque façon que ce soit, tu es un expert dans le domaine de l’armement, pas un idiot qui croit faire affaire a un simple jouet en bois. Tu meurs d’envie de l’ouvrir au complet et de voir l’intérieur des mécanismes… mais tu te contente de regarder l’extérieur.

« C’est vraiment une magnifique demoiselle que vous avez là. »

Une fois tes croquis et dessins finis, tu lèves les yeux sur Elwin avec un petit sourire conquis.

« Je ne regrette aucunement d’avoir accepté votre invitation. »

Tu prends enfin le temps de poser tes fesses sur ton siège. T’es talons neufs te font décidément souffrir quand tu te tiens trop longtemps debout.

« Pour ce qui est de l’optique, j’en avais quelques-unes en réserve mais je crois que je vais devoir la travailler pour qu’elle puisse s’accorder à l’arbalète. La construction est vraiment de toute beauté. Je suis jalouse. »

Tu marques une petite pause en fouillant dans une boite que tu as sortie près de ton bureau. Des bruits de verres qui se cogne doucement alors que tu en sort une qui te semble similaire.

« Oui… voilà ce qui s’en approche le plus… »

Tu pose la lentille sur le bureau en la glissant vers ton invité.

« Puis-je me permettre une question indiscrète ? » Tu n’attends pas la permission que tu poses la dîtes question « Seriez-vous un collectionneur ? Avec vous d’autres merveilles de ce genre ? »
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MessageSujet: Re: Consultation privé [Feat. Elwin]   Sam 25 Aoû - 19:48

Mon visage reste neutre mais je souris intérieurement, j’ai à peine fini d’assembler l’objet qu’il le trouve déjà fascinant. J’ai affaire à un vrai passionné. Parfait, ce sont les plus efficaces. J’obéis à l’ordre muet de mon hôte en posant l’arme sur le bureau qu’il vient dégager. A peine ceci fait, il est déjà au travail.
Il reproduit d’abord les runes sur une feuille de papier probablement dans le but de les examiner ou de les faire examiner plus tard. Je ne m’étais jamais posé la question de la signification de ces runes même s’il n’était pas impossible que ce soit là le nom de la guilde m’ayant formé. Si c’était le cas, le Magister n’avait pas besoin d’être mis au courant de mon appartenance à celle-ci. Aussitôt les runes reproduites, il m’indique une chaise que je place de manière à pouvoir l’observer travailler et à avoir la porte dans mon champ de vison.

« Prenez votre temps. »

Je ne suis même pas sûr qu’il ait accordé une quelconque attention à ma réponse. Non pas qu’elle ait la moindre importance, mais c’est dire avec quelle vitesse et engagement l’homme s’est plongé dans la réalisation de croquis qui me paraissent, avec la distance, incroyablement. Durant presque une heure l’ingénieur enchaîne les vues. De profil et de face, vue de l’arrière et du dessus. Je ne peux m‘empêcher de constater le sens artistique aigu de cet homme. Du moins en ce qui concerne les armes. Sa passion l’amène jusqu’à personnifier mon outil.
Au bout de presque une heure, il pose enfin papiers et crayons et se tourne vers moi un sourire extatique sur le visage. Cette arme a au moins fait un heureux autre que moi.

« J’en suis ravi. »

Il s’assoit, gêné par les talons qu’il porte. Je n’ai jamais compris comment Amalia pouvait supporter ceux-ci non plus, d’ailleurs. Mes bottes de cuir marron ou les chaussures noires cirées que je porte actuellement m’apparaissent bien plus confortables, peu importe la situation. J’attrape la lentille qu’il me fait glisser. Un petit rond de verre de presque la même dimension que l’original.

« Elle devrait effectivement convenir après un travail mineur d’adaptation dont j’ose espérer qu’il résultera d’une force de grossissement équivalente à l’original.  Quant à votre goût pour l’esthétique de cet objet, sachez qu’il est partagé. »

Une question indiscrète ? Dans le doute je préférerais lui refuser mais il ne m’en laisse pas le temps. La question me fait afficher un sourire amusé. Il n’a pas vu les mécanismes présents dans le corps de l’arbalète et il me demande déjà si j’ai d’autres objets du même genre ?

« Je ne suis pas un collectionneur car cela voudrait dire que je recherche toutes les armes d’une catégorie donnée. Or je me passionne seulement pour les plus efficaces, les plus létales. Pour qu’une arme m’intéresse réellement, il faut qu’elle soit capable d’infliger une mort aussi rapide qu’instantanée. Ce genre d’arme est véritablement fascinant. Sans parler de la dextérité nécessaire au maniement d’une telle arme. »

Je marque une courte pause. J’ai encore disserté sur mon amour des armes à distance et de cette arbalète. Et ma voix sonnait beaucoup trop passionnée.

« Pour répondre à votre deuxième question, non je ne possède pas d’autres armes de ce genre. De mon voyage à Sigvar, je n’ai ramené que cette arbalète et une épée des plus communes. Ainsi que ceci. »

Je me lève, fouille dans le sac ayant contenu l’objet posé sur le bureau et en sort un des carreaux qui m’avaient été donné en quantité suffisante avant mon départ de l’île.

« L’homme qui m’a vendu cette arme m’as aussi vendu ses munitions. »

Je pose le carreau sur la table. De la longueur d’une main, celui-ci dispose d’un corps et d’une pointe en métal. La particularité est que l’empennage est fait de cuit noir recourber imprimant un mouvement de rotation durant le vol du projectile.

« Je ne doute pas qu’un spécialiste de votre acabit sache déceler la particularité de ce projectile. Je vous invite aussi à utiliser le petit levier situé juste devant la queue de détente. Il actionne un mécanisme qui, je suis sûr, saura susciter un intérêt encore plus grand de votre part. Vous le constaterez à l’essai, cela permet à cette arme de tirer un deuxième projectile mais ne possédant malheureusement qu’un quart de la puissance globale de l’arme. »

Une idée me vient, je n’étais pas venu avec cet objectif mais cela ne pouvait que me rapporter en définitive. Pourquoi ne pas améliorer mon arsenal ? Cela me permettrait de me concentrer sur l’exercice de mes talents de joaillier, qui avaient d’ailleurs bien progressé depuis mon retour. Et si le Magister Orlando était capable de faire en sorte que cet attribut conserve quarante pourcents, peut-être même la moitié de la puissance d’origine de cette arme…

« J’ai une proposition à vous faire. Je suis sûr que quelqu’un de votre talent saura discerner l’opportunité offerte par cette proposition. Comme je vous l’ai dit, j’aime les armes capables de donner la mort de manière quasi instantanée et je vois un moyen dans notre rencontre d’améliorer les capacités existantes de ma modeste possession. Plutôt que de faire appel à vous pour simplement réparer l’organe de visée de cette dernière, je vous propose une association sur un plus long terme, vous permettant d’examiner plus en détails cet objet et de terminer avec une exactitude autre que celle me permettant son entretien, la manière dont celui-ci fonctionne ainsi que la manière de l’améliorer. Vous gagnerez les brevets résultant de cette arme, une éventuelle copie pour votre collection et vous restitueriez celle-ci avec les éventuelles améliorations que vous lui aurez apportées. Bien sûr, je compterais sur votre discrétion concernant cette affaire. Qu’en dites-vous Magister Orlando ? »

Je n’employais ce ton commercial que durant les négociations pouvant être compliquée. D’autant que je prenais de gros risques ici. Mais bon, Amalia serait contente d’apprendre que je cessais de courir sur les toits pendant quelque temps. Et si je devais un jour avoir à protéger ma famille, deux carreaux puissants ne valaient-ils pas mieux qu’un ?
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Lyz Orlando
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MessageSujet: Re: Consultation privé [Feat. Elwin]   Dim 26 Aoû - 23:35

Quoi que tu découvre au sujet de cette arme, les informations ne franchiront pas le seuil de la porte. Tu es plutôt du genre à vouloir tout garder pour toi sans en laisser une miette a tes collègues car tu recherche l’excellence et le privilège dans tes créations. Tu serais plus que tenter que de reproduire cette arbalète mais tu aurais horreur que l’on t’accuse de plagiat. De plus, les métaux et certains matériaux utiliser à sa composition laisse à croire que jamais tu ne seras vraiment en mesure de la reproduire fidèlement. Ce qui ne manque pas de venir te serrer le cœur rien que d’y penser. Tu perdis effectivement quelques réponses provenant de ton homologue tant que n’avait d’yeux que pour l’arme qui l’amenais ici.

Une véritable obsession dirons-nous. Une fois assit et ayant passer la lentille à Elwin tu prends un moment pour peaufiner quelques traits de tes croquis rapidement dessiner. Tu ne saurais faire le portrait de quiconque mais lorsqu’il est question de ligne droite ou courbe pour une arme c’est une toute autre paire de manche. Déjà que tu as bien jurer pour les croquis de corps et anatomie qui se trouve sur tes murs. Pure science. Rien d’autre. Il est toujours bon de savoir quel nerf fait quoi mais encore plus de connaitre les points les plus mortels et vulnérables de ses ennemis.

Lors de sa réponse, tu ne pus que déceler cette pointe de passion dans la voix de ton homologue. La façon dont il en parle et surtout l’intérêt particulier pour le coté mortelle ne peux que te plaire. Tu hoche la tête, en totale approbation face à ses paroles.

« Je ne saurais être plus d’accord avec vous. »

Bien que tu aime aussi jouer avec la nourriture et que ce soit lent et pénible tu sais reconnaitre la beauté d’une mort rapide quand tu as la chance d’en voire une… c’est-à-dire ; vraiment pas souvent. Voilà que tu semble légèrement déçu d’apprendre que l’homme n’ai ramener rien d’autre du genre. Dommage. Les épées ne sont pas vraiment ta tasse de thé alors tu t’en passeras volontiers. Ça manque de mécanisme bien que tu admettes qu’il faut beaucoup de talent pour les forgés.

Puis boomm ! Ton cœur loupe une mesure ! C’est dangereux ce genre de surprise ! Tu t’es aussitôt levée pour venir étudier le carreau qui lui aussi est singulier et très typiquement Sigvarite. De plus, Elwin ne cesse de te faire des compliments sur tes connaissances et tes compétences. Ça te fait toujours drôle d’être une figure qui se fait reconnaitre pour les travaux dans le domaine de l’armement. Normalement, les gens qui cause la mort ne sont pas les bienvenues. Cette fois, tu as l’oreille tendue et tu suis les instructions que l’on te donne concernant le levier, la détente et la possibilité de tirer un second carreau, certes moins puissant, mais tout aussi impressionnant ! Sur ton visage tu ne cache pas tes émotions et on peut clairement y lire ton appréciation. Toi qui au départ voulais rester calme, neutre et aussi professionnel que possible tu te laissais surprendre et charmé par le mécanisme de cette arbalète plus qu’intéressante.

Une proposition ? À ses mots, tu levas les yeux sur ton homologue, curieux de savoir ce qu’il avait à te proposer. Des flatteries mais aussi avantage et discrétion. Discrétion ? Ah oui, vraiment ? Ses paroles se filtres rapidement dans ta tête, ne retenant que l’essentiel.

« Et donc, si je comprends bien, vous désirez que je répare et améliore les capacités de l’arbalète en toute discrétion en échange de pouvoir percer tout ses mystères les plus intimes ? »

Il est temps de sortir tes talents d’acteurs en le faisait mijoter un petit moment le temps que tu « réfléchisse » à la proposition tandis que ton idée était déjà toute faite depuis l’instant où il avait refermé la bouche sur ton nom.
Tu tends une main gravée des cicatrices de ton dur labeur en sa direction afin de sceller une alliance purement égoïste et personnelle.

« Ce serait un plaisir. Je vous assure que vous saurez apprécier mon travail. »

Faire ça et améliorer la bombe sous-terre ça devrait être faisable si tu coupe sur tes heures de sommeil et de détente. Un projet officiel et un officieux, pas mal pour un début de saison.

« Personne ne me surpasse lorsqu’il s’agit d’armes létal. »

Et tu te permets de dire ça dans un petit rire quasiment coquet. Il est vrai que tu serais curieux d’en apprendre plus sur ton client mais une part de toi te met en garde contre cette idée. Tu n’as aucune idée de la vie qu’il mène et tu essai même de chasser le moindre de tes soupçons pour éviter que cela ne vienne déranger ton esprit et ta vie de Magister.

« On laissera la paperasse de côté et je vous définirais comme un ami pour éviter les questions indiscrètes. »

Tes doigts glissent distraitement sur l’arme puis sur le carreau. Tu comprends donc que tu les auras en ta possession pour un certain temps mais qu’il ne te faudra pas trop en abuser, car toi-même tu n’aimerais pas être séparer de ton pistolet personnalisé. Arme que tu tiens sur toi en toute circonstance d’ailleurs. Cette fois, il est dissimulé sous la jupe dans les pans de tissus au niveau de ta cuisse droite. Simple protection.

« Me donnez-vous carte blanche ? »
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MessageSujet: Re: Consultation privé [Feat. Elwin]   Mar 28 Aoû - 16:11

« C’est exactement ça »

J’ai une préférence pour ma formulation, mais mon interlocuteur à parfaitement saisi ce que je lui demandais. Il patiente un moment pour « réfléchir ». Une belle prestation si ses yeux ne le trahissaient pas. Je réprime un sourire de triomphe. Se satisfaire d’une victoire pas encore assuré ne me ressemble pas. Enfin la réponse tombe, positive comme escompté. J’ai toute confiance en ses capacités. Je saisis la main tendue et la serre avec fermeté.

« Je n’ai aucun doute là-dessus »

Le rire qui s’ensuit ne me plaît absolument pas. Je n’aime pas rire de la mort car malheureusement, les âmes innocentes sont toujours les premières victimes. Je n’aurais d’ailleurs pas besoin de tuer si la pourriture suintante de cette ville ne faisait du mal qu’à elle-même. Or elle glisse sur les petites gens, les volants, les agressant ou les tuants.

« Sur ce point, je veux bien vous croire. »

Je ne peux que discerner la satisfaction sur le visage de mon interlocuteur. Et de la curiosité. Fort heureusement, sa curiosité ne franchit pas ses lèvres. Si je dois reconnaître qu’il s’agit en général d’un trait de caractère appréciable, menant à l’arrestation de criminels et à de grandes découvertes tout à la fois. Mais dirigé vers moi, cela pouvait s’avérer dangereux. Mortel même. Et si je ne doute pas qu’un passionné d’armes en porte en toutes circonstances, il était peu probable qu’un intellectuel, fût-ce un Magister, puisse surpasser un assassin de ma qualité. En tout cas, pas dans un espace aussi confiné que ce bureau.

« Cela me convient parfaitement. Voyez, il me serait très désagréable que trop de personnes soient au courant de l’existence de cet objet. Je tiens absolument à éviter les curieux qui pourraient vouloir me la prendre. Comprenez que j’ai payé cette arme un montant bien trop important pour la laisser entre les mains de n’importe quel amateur. J’apprécie donc le soin que vous apportez à garder cette affaire discrète. »

Ses doigts effleurent l’arme quand je dis ceci. Peut-être m’apprendra-t-il des choses que je ne sais pas sur cette arme ? Qui sait ? Cette entrevue peut s’avérer, sur le long terme, bien plus fructueuse que prévue.

« Vous avez bien entendu carte blanche. J’ai foi dans votre talent et votre professionnalisme. N’hésitez pas à me solliciter par messager en cas de découverte majeure. »

Je sors une de mes cartes de la poche intérieur de ma veste et la pose sur le bureau du Magister Orlando. Rouge sur fond noir, on y trouve mon nom, prénom, adresse de ma boutique dans le district Portuaire ainsi que la mention« Produits d’import et bijouterie ». Je change de ton, abandonnant le ton froid et commerciale des deux heures précédentes pour un ton chaleureux et courtois.

« Vous trouverez sur cette carte les coordonnées auxquelles me contacter au cas ou vous n’auriez pas conservé ma précédente lettre. Il s’agit de ma boutique dans le district portuaire. J’y vend des produits importés par ma famille ainsi que des bijoux fabriqués de mes mains. »

Je remets mon chapeau, l’inclinant vers l’avant dans un signe de tête vers mon interlocuteur en guise de salutation. Avec un grand sourire.

« Ne vous dérangez pas, je saurais retrouver mon chemin. Et permettez moi d'exprimer une dernière fois à quel point j'apprécie que vous ayez accepter de rencontrer l'humble bijoutier que je suis. Ce fut un réel plaisir de faire affaire avec vous Magister Orlando »

Je me dirige vers la porte. Je vais pouvoir être à l’heure pour le dîner ce soir.
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MessageSujet: Re: Consultation privé [Feat. Elwin]   Mer 29 Aoû - 6:19

C’est assez étonnant l’aisance avec laquelle vous êtes tout les deux d’accords. Tu n’argumente pas et ne cherche pas à avoir davantage car tu sais reconnaitre la valeur des informations que tu pourras recueillir en étudiant de près cette arme tout à fait fabuleuse. Il s’agit là vraiment d’une collaboration où vous êtes tout les deux amplement satisfait des termes et accords. Ce n’est pas toujours aussi facile que de conclure ce genre de marché, souvent tu te trouve devant des idiots qui ne savent pas ce qu’ils veulent et demande l’impossible mais ce dernier est très au fait de ses demandes et des possibilités. Tu ne peux que saluer cet esprit bien informé.

Peut-être n’a-t-il pas apprécié ton rire mais tu n’as pas su le remarquer tant tu n’y fais pas vraiment attention. Tu œuvre quand même dans le domaine de la mort, alors pourquoi s’en surprendre ? Et il va de soit que tu garde ta curiosité pour toi, pour l’instant. Et s’il s’avérait être un homme dangereux il est clair que tu ne ferras pas le poids, ce même si tu sais dégainer rapidement tu n’as pas le réflexe au combat. Cela dit, l’idée ne te traverse même pas l’esprit. Peut-être est-il dangereux mais ça ne t’est d’aucune importance et ne changera surement rien a ton intérêt pour l’arbalète. De plus, pourquoi douterais-tu ? Il t’explique même la raison de la discrétion, il craint pour le vol de l’arme, c’est plausible. De plus on t’offre carte blanche ! C’est quasiment le plus beau jour de cette saison !

Tu glisse tes doigts vers la carte que l’on pose sur ton bureau. Tu y retrouve en effet toutes les informations dont tu aurais besoin pour le contacter. Tu es quelques peu surprit pas le côté « bijoutier » mais celui de produit importé viens corroborer les paroles de Elwin. Tout tien la route.

« Oh ! Je penserais probablement faire un petit tour pour voir vos bijoux. »

Bah oui ! Tu as acheté une nouvelle robe dernièrement mais tu ne sais pas trop avec quoi agrémenter le style, rien de mieux qu’une paire de boucle d’oreille avec un collier agencer. Il est donc sur un départ. Ce qui te parait tout à fait normal puisque tout a été dit. Du moins, tout ce qui pouvait être dit, le fut. Tu fais une petite révérence délicate et quasiment féminine.

« Le plaisir fut partagé. Je vous donne des nouvelles aussitôt que possible. »

Un nouveau sourire, cette fois plus doux et naturel.

« N’oubliez pas de refermer en sortant, merci. »

Une fois seul… tu pourras enfin complètement démontrer l’arme et soit son cœur, son âme. Les runes attendront, ce n’est pas ton point le plus important.

Que le plaisir commence !
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Consultation privé [Feat. Elwin]
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