Partagez | 
 

 MyreWattons [Salwa] [Fini]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Huoyao Hei
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 27
Vice : Egoïste et Opiniâtre
Faction : Industriels
District : Manufacturier
Influence : 316
Occupation : Forgeron
Disponibilité : Moyenne à rare

MessageSujet: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Sam 11 Aoû - 20:07

On entendit des bruits dans le bureau du directeur de la ligne de Myre, comme un débat quelque peut houleux, ou alors un échange de bon procéder qui consiste surtout à discuter gaîment en expliquant pour la quatrième fois que non, ce journal n’est pas un journal scientifique, et que même si l’académie, et surtout si l’académie ne veut pas le publié, il n’y a aucune raison que lui, patron de la ligne de Myre ne publie les déchets d’un étranger ! Quel ne serait pas l’étonnement de chacun de savoir que c’est moi, votre serviteur, qui ensuit les pluie de ce manant goguenard …

Bon je dois avouer, la conversation avait bien débuté, j’avais réussi à entrer jusque dans le saint des saint grâce à une combinaison subtil d’habit de bonnes qualité, de sourires, et d’un semblant de volonté de celui qui sait où il va. Il faut dire que je suis déjà venu, une fois, pour faire du repérage… Et que je me suis fait jeter par le secrétaire.

Je disais donc que malgré le fait que je n’avais pas plus rendez-vous avez lui cette fois-ci que la première le fait que je lui dise qu’il avait dût oublié de le noté l’a fait douté et il m’a laisser entrer. Nous avons donc commencer à discuter de mon papier sans qu’il ne le lise, me prenant pour un personne plus riche que ce que je ne suis il s’était sans doute dit que j’allais payer pour la parution et puis quand j’ai posé, et proposer le papier en lui disant que c’était un article de qualité supérieur à celui de certain de ces journaliste et surtout sur le sujet important qu’est la science, les choses ont commencé à tourner cours.

De point, à première vue le personnage pense que des journaliste de métier écrivent mieux que moi … Ce qui est possible mais passons, et surtout il n’a pas la fibre scientifique ! Non mais sérieusement, autant je conçois que le phrasé ne soit pas celui de ces journalistes vedettes comme une certaine Salwa, je n’ai aucune idée de qui elle est, mais qu’importe, mais de là à dire que la science à ce niveau n’intéresse personne et que ça ne sera pas lût !
En premier lieu ça m’intéresse moi, le terme de personne est donc faux, en second point … Non ça intéresse peut être que moi mais ça fait déjà une personne ! Et puis il y a surement des scientifique qui lise ce torchon … Pas que moi !

C’est à cette remarque que ça à vraiment dégénéré et que mon cher ami qui me faisait fasse m’a demander de sortir de ces lieux au plus vite si je ne voulais pas recevoir son pied dans mon séant …
Et c’est donc en grommelant dans mes habits chics que je prends la porte de son bureau à pleine main … Pour en tourné la poigné et m’éloigné non sans avoir tenter d’habilement glisser, habilement il est important de le faire remarquer, mon texte sur ceux à publier qui font une pile sur son bureau, après tout il est important de parler de Watt !

Pourquoi n’ai-je pas défoncer la porte d’un grand coup de pied ? Pour deux raison, la première, on ne détruit pas les biens d’autrui, et la seconde, je me serais fait mal et la porte en rigolerais probablement encore.

J’arrive dans ces couloirs que je traverse, la tête toujours haute mais une belle envie de jurée sur ces journaliste incapable de parlé d’autre chose que ce qui vas faire des tirages. Instruire les gens ou leur montré la vérité, non grand dieux !


Dernière édition par Huoyao Hei le Jeu 27 Sep - 8:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Salwa Hawabazzi
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 85
Fiche : Salwa
Vice : Cynisme
Faction : Citoyens
District : Sainte Hélèna
Influence : 691
Occupation : Journaliste
Disponibilité : Elevée

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Sam 11 Aoû - 23:02

Elle avait de la chance. Elle était ne des rares personnes du journal à avoir son bureau rien qu’à elle. Ca avait fait l’objet de sa première négociation à l’embauche lorsqu’elle était arrivée au journal. A l’époque il n’y avait que des hommes à la rédaction. Elle ne savait pas si ça avait fait peser la balance ou pas. Humphrey ne prêtait pas d’importance à cela et elle n’avait donc pas pu faire montre de ses compétences de charme avec lui. Les deux autres filles qui sont arrivées depuis partagent le même bureau et personne n’a même eu l’idée de demander à Salwa de les rejoindre ou de se tasser avec d’autres collègues. Les choses avaient l’ai clair jusque maintenant et la rouquine avait bien en tête que ça le reste.

Elle avait également de la chance car le bruit de l’imprimerie était grandement étouffé par la hauteur sous plafond et l’épaisseur de l’entre sol, par les compétences de Nanna Lundström, la mécanicienne aussi, mais cela elle ne le savait pas. Elle avait beau entrer comme tout le monde par la porte de l’imprimerie tous les jours, elle ne connaissait personne de la technique, enfin personne qui trempe ses mains dans la graisse. Les filles des plombs avaient de temps en temps un regard de sa part lorsqu’elle courait au dernier moment leur demander une correction en plein milieu d’une réunion de rédaction, mais suffisamment attentif pur s’apercevoir qu’un homme les avait rejointes la semaine dernière.

Mais aujourd’hui, il serait dit qu’elle ne parviendrait pas à écrire deux lignes. Cela faisait trois fois qu’elle tentait de se concentrer tant bien que mal sur la dernière soirée sur le vaisseau amiral commandé par Maeva Ô Fell à laquelle elle n’assistait même pas parce que le rédacteur en chef n’avait pas jugé que ce genre de futilité pouvait intéresser les foules. Mais avait quand même décidé au dernier moment que la Ligne de Myre ne pouvait décemment pas faire l’impasse sur l’événement qui alimentait tous les ragots et toutes les rumeurs et devinez qui avait été désignée volontaire pour s’occuper de cela ? Salwa avait à peine soupiré avant de se mettre au travail. Elle s’était tellement préparée à cette éventualité qu’elle était plus blasée que fâchée et puis elle avait horreur de la colère. Elle saurait juste lui rappeler au moment voulu qu’un service en valait bien un autre.

Evidemment c’est tellement facile de parler d’un événement auquel on n’a pas participé ni même assisté ! Il ne restait plus qu’à s’adresser à des témoins possibles, c’est-à-dire à la rouquine d’ouvrir son carnet d’adresse et essayer d’y trouver quelqu’un de confiance qui ait eu la bonne idée d’accourir comme la moitié de la population Excelsienne à l’invitation de l’Amirale ! Quelques télégrammes plus tard et deux courses en fiacres après, elle avait réussi peu ou prou à récolter quelques éléments probants qui pouvaient donner matière à son article.

Oui mais voilà, elle ne savait pas qui recevait Humphrey aujourd’hui, mais les choses ne semblaient pas se passer à la convenance des deux partis. Une feuille était déjà partie à la corbeille à papier et cela ne semblait pas vouloir cesser. Elle finit par se repousser contre le dossier de son fauteuil et détacher ses cheveux. La tête en arrière, elle secoua la masse flamboyante de sa crinière pour la faire pendre de l’autre côté du dossier. Et se masser les tempes pour chasser sa contrariété. De toute façon pas la peine de tenter poursuivre tant que le tohubohu se prolongerait et comme personne ne savait combien de temps cela prendrait, autant qu’elle prenne les choses en main ou tout au moins qu’elle aille s’enquérir de ce qui se passait.

Lorsqu’elle sortit de son bureau, elle croisa un inconnu l’air outragé. Plutôt bien de sa personne d’ailleurs. Comme à son habitude elle prit tout de même le temps de le dévisager. On ne sait jamais quand et où on peut retrouver les gens. Pas la peine de se demander d’où il sortait. Evidemment de la salle de rédaction qui servait également de bureau au rédacteur en chef. La porte avait eu le bonheur de ne pas avoir été maltraitée comme cela arrive parfois lorsque maître de séant se montre intraitable avec ses visiteurs. La journaliste se contenta donc de la pousser complètement et de s’appuyer à l’encadrement aves la mine un peu impatiente de la maîtresse qui demande à un enfant turbulent quelle sottise il a pu commettre. Son ton était pourtant calme car la plupart du temps les décisions de son patron était plutôt judicieuses mais elle s’était dérangée jusque-là et pouvait bien s’enquérir des derniers événements.

« C’était qui ?
_ Oh, un scientifique à ce qu’il dit. »


On sentait que l’énervement était encore là et peut être même qu’il allait croitre à nouveau si la rouquine se mettait comme il s’y attendait à lui chercher des raisons d’avoir eu tort.

« Et ? Il voulait ?... »

De ses deux mains, elle ramena ses cheveux en chignon lâche qui ne tenait que par la magie des enchevêtrements qu’elle leur avait commandés.

« Publier un papier sur une de ses découvertes
_ Et ?...
_ Et j’ai dit non.
_ Mais… »


Ses yeux étaient écarquillés de surprise. On lui proposait de publier une découverte scientifique et il refusait ?!!!!

« On est un journal généraliste
_ Mais il s’agit d’une découverte. La quelle ?
_ Est-ce que je sais, je l’ai pas lu son papier !
_ Mais. Excuse-moi, il faut… »


Et puis, elle n’avait pas le temps de lui expliquer ce qu’elle comptait faire. Elle se précipita dans les escaliers en colimaçon où avait disparu l’homme plus tôt. Elle n’espérait pas l’y rattraper mais peut être dans l’imprimerie. Pas de chance ! il avait dû être des plus meurtris pour être déjà si loin. Elle se retrouva dans la rue à regarder à droite et à gauche pour apercevoir le scientifique vexé. Tiens ! C’était lui là-bas ! Elle se mit à courir de toute la vitesse que lui permettaient ses talons pour le rattraper.

« Monsieur, monsieur ! »

Allait-il donc s’arrêter ! Elle arrêta sa course à sa hauteur un peu essoufflée. Elle prit à peine le temps de reprendre haleine et lui tendit la main.

« Salwa Hawabazzi. Bonjour. On pourrait se parler ? »

C’était un peu brusque comme entré en matière mais la peur d’avoir laissé partir l’oiseau rare et l’urgence de sa course, le justifiait assez pour elle.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Huoyao Hei
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 27
Vice : Egoïste et Opiniâtre
Faction : Industriels
District : Manufacturier
Influence : 316
Occupation : Forgeron
Disponibilité : Moyenne à rare

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Jeu 16 Aoû - 10:30

Je sors de la maison d’édition, ou journal, après tout l’un est aussi l’autre ou les prémisses de l’un, qu’en sais-je vraiment, ceux qui ont des presses à papiers se ressemblent un peu au final … Je sors donc de ces lieux dont la sympathie du personnage principal m’a autant toucher que ce que les prêtres devraient, autant dire que ma bonne humeur légendaire n’est pas au rendez-vous quand je sort dans la roue jouant entre mes doigts avec une petite série d’engrenage que je fais tourné juste pour obtenir le satisfaisant cliquetis qui ronronne entre mes doigts et m’évite de retourné dans ce journal-ci … Et alors que je descend la rue en rallant dans mon absence de barbe, je regarde si il n’y aurait pas d’autre enseignes qui sentent l’encre et la papier.

Mais avant que je n’ai put aller faire un joyeux tour et choisir si j’allait faire un détour par un café, probablement bien trop cher au vue du quartier, ou essayer de déambulé pour aller voir si je trouvait d’autres presse-papiers je me retrouve avec un voix proche. Enfin d’abord derrière moi puis à mon côté, Elle se présente comme Salwa … déjà un prénom imprononçable pour un Atlasi, et Hawabazzi … Sincèrement, de tout les gens du coin il fallait que je tombe sur celle dont la moitié des sons n’existent pas dans ma langue natale ? Coup de chance mon Excelesien est plutôt bon, ceci dit plutôt que de tenter le diable je décide de la jouer sure en répondant dans le même jeux :

“Bonjour mademoiselle, Huoyao Hei, et si tout le monde a le droit de m’adresser la parole je ne suis pas sûr de pouvoir vous être utile …”

Je lui sers sa petite main fine et passe mon pouce sur la bosse de l’écriture, enfin ce qu’on appelle ainsi car c’est plutôt un trou, un attaque dans l’os de ceux qui ont jouer du stylo, un petit recoin où il s’est logé pendant de nombreuses années, c’est donc soit une écrivaine, soit une scientifique … Qu’il y ai de l’encre ou non sur ces mains ne répondra pas à la question, mais la meilleur information sera sans doute la suivante … Je lève les yeux vers elle et la regarde un peu plus précisément.

Statistiquement aucune chance d’être une scientifique, pour une raison inconnu la science aitre beaucoup moins magnifique rousse que les humains … Probablement car les humains sont attiré par les magnifiques rousses … Enfin si j’en crois les standard de ce pays, elle serait très belle en Atlas, là elle a plutôt la stature à faire les couvertures des magazines … C’est là que je me souvient que le prétendu patron tout puissant de ce journal m’a parler d’une demoiselle avec un nom qui ne m’était pas rester mais était aussi imprononçable que celui qu’elle vient d’énoncer.

Une demoiselle représentant la beauté d’un pays étranger reconnue journaliste de passion par un patron qui n’écoute rien ou n’entend rien à la science … finalement la chance me souriait surement. Non pas que mon charme avait la moindre de chance de se prouver efficace alors qu’il ne l’avait que peut été, sauf si elle appréciait les charmes exotiques, mais surtout que c’était elle qui venait me trouver alors qu’on m’avait venté ces mérites par rapport aux miens !

J’inspire et continue ma phrase en suspens … Bien que le suspens soit probablement un peu long je suppose que dans ce pays on ne coupe pas plus la parole que dans la miens d’autant plus quand on est essoufflé.

“Mais après tout je prendrais bien un café pour parler, mais ne connaissant pas le coin … de plus comme j’avais espéré vendre un article je suis démunie …”

Voyons donc voir jusqu’où la chance nous portera …

Revenir en haut Aller en bas
Salwa Hawabazzi
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 85
Fiche : Salwa
Vice : Cynisme
Faction : Citoyens
District : Sainte Hélèna
Influence : 691
Occupation : Journaliste
Disponibilité : Elevée

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Jeu 16 Aoû - 13:52

C’est un peu difficile de savoir ce que pense l’homme. Il a toujours l’air un peu offusqué, surpris aussi un peu. Il doit se demander quelle est cette fille qui lui tombe dessus dans la rue. Et pour finir elle sent la curiosité se poser sur elle. Quand on est surpris on a envie d’en savoir plus et vue la manière qu’il a de la dévisager de la tête au pied, il doit certainement en apprendre beaucoup. C’est le genre de regard qu’elle a appris à accepter au fil des années de journalisme. Les gens que vous allez voir ne vous ont pas forcément invité et les premières minutes chacun prend la température. A qui ai-je affaire ? Est-ce que je peux lui faire confiance ? Est-ce qu’elle est vraiment ce qu’elle prétend ? Ces questions elle les a déjà entendues et maintenant elle n’a plus besoin de les entendre pour les lire dans les yeux de ses interlocuteurs. Là s’ajoute quelque chose de plus, qu’elle a plus de mal à définir comme le doute sur ce qu’il fait ici peut être ?

Quoi qu’il en soit, question confiance, avec la scène qu’Humphrey lui avait faite, la jeune femme n’était pas certaine que le jeune homme veuille bien lui parler, donner une seconde chance au journal pou publier ce qu’il avait à faire publier. Le rédacteur en chef n’était pas une pointure en termes de sciences alors pourquoi n’avait-il pas pris l’avis de quelqu’un d’autre ?

Elle sourit en entendant que l’homme, Huoyao Hei a pris sa question au pied de la lettre, elle se demande si c’est une forme d’humour ou une incompréhension de la formule rhétorique qu’elle a utilisée. Huoyao Hei, bien sûr, il devait être étranger et encore mal accoutumé aux finesses de la langue excelsienne. La langue ! Elle était mieux placée que quiconque pour en savoir la puissance mais aussi les désagréments qu’il y a à ne pas la maîtriser. A plusieurs reprises elle avait envisagé un voyage dans une contrée étrangère, mais dan sa formation les langues étrangères avaient été quelque peu négligées et s’imaginer dans un monde où elle ne pourrait pas communiquer de façon satisfaisante, l’avait rebutée au point de renoncer à chaque fois à ce projet. Il faudrait sinon qu’elle s’immerge assez longtemps dans ce pays pour finir en maîtriser l’idiome. Elle ne pouvait qu’admirer ceux qui avaient el courage de s’expatrier à Excelsa. Mais s’était-il expatrié ou était-il là simplement pour un voyage d’agrément ? La deuxième hypothèse est peu probable car pourquoi attendre d’être en voyage d’agrément pour se faire publier ?

« Enchantée. Je suis certaine du contraire. »

Elle a enfin repris sa respiration et tente d’être vraiment à l’écoute du fuyard, si elle puit dire ainsi. Car il avait été éconduit et ce n’est que parce qu’elle s’est mise à sa poursuite qu’elle peut le considérer ainsi. Tout est bien relatif à la position de l’observateur. C’est vrai que son Excelsien est plutôt bon mais qu’il traîne un vague accent. Avec un nom comme celui-ci, elle dirait qu’il est Atlasi, mais n’y étant jamais allée, ce n’est qu’une conjecture.

Ne pas contrarier une relation de travail dès les premiers temps, c’est ce qu’elle mettait en œuvre chaque fois qu’elle le pouvait. Elle imaginait assez bien que Huoyao Hei pouvait être mortifié de sa rencontre avec le journal et l’inviter come elle y avait pensé au départ n’était pas forcément la meilleure idée surtout lorsque le jeune homme lui propose une autre façon de faire. Prendre un café quelque part ? Et pourquoi pas ? Elle a laissé son argent dans son sac mais qu’importe. Remy, le tenancier de « chez Remy », oui les noms des bars sont partout des plus originaux. Les journaux se mettent le cerveau sens dessus dessous pour trouver le nom le plus approprié, mais les cafés eux se contentent du nom de leur propriétaire ou de leur premier propriétaire.
Elle sourit de reconnaissance pour cette merveilleuse idée.

« Un café ? Mais bien entendu. Je connais un petit café à deux rues d’ici. Si cela vous dit… Je vous invite.»

A deux rues veut dire en l’occurrence sur l’avenue principale d’Excelsa… De la chance, il lui en faudrait pour ne pas se voir rejetée par quelqu’un qui vient de se faire humilier. Elle indique du regard la direction à prendre pour atteindre ce qui est devenu leur but commun. Elle bénit leur direction qui laisse le soleil dans leur dos. Elle n’a pas pris son ombrelle et se voit déjà rougir sous les rayons de la saison des forges. Après quelques pas elle se dit que c’est à elle d’entamer la conversation puisque c’est elle qui lui a couru après. Elle sait le faire le tout c’est de prendre des précautions oratoires pour na pas vexer son interlocuteur tout en s’intéressant à lui.

« Vous espériez vendre un article ? »

Elle évita de donner à sa voix la surprise surjouée. Elle ne désirait pas insulter l’intelligence d’un homme qui si ce qu’il disait était vrai avait assez d’esprit pour savoir lorsqu’on veut le nourrir de fausses coïncidences.

« Excusez ma curiosité, mais votre nom… »

Elle évita d’ajouter : « votre accent »

« Vous venez d’un autre pays ? Qu’est-ce qui vous mène à Excelsa ? Les affaires ? Votre article peut-être?»

Elle ponctua cette dernière phrase d’un rire cristallin pour se disculper de déductions hâtives.

« Mais je fais peut-être fausse route et vous êtes tout ce qu’il y a de plus Excelsien… »


En effet la ville n’était pas si grande qu’elle puisse prétendre à déterminer ce qu’est un Excelsien de souche. Puis elle s’interrompit. Après tout, elle l’avait déjà sûrement noyé sous ses questions ou avait-il envie de répondre à certaines.

« Oui je sais, ça ressemble à un interrogatoire. Déformation professionnelle sans doute… J'espère que ma curiosité ne vous importune pas»

Elle venait de lui tendre une perche au cas où il voudrait savoir si elle était journaliste ou non, mais peut être que cela ne l’intéressait pas…

Ce qui était certain, c’est qu’il y avait déjà matière à occuper leur court trajet jusqu’au café qui apparaissait à une centaine de mètres devant eux sur le même trottoir.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Huoyao Hei
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 27
Vice : Egoïste et Opiniâtre
Faction : Industriels
District : Manufacturier
Influence : 316
Occupation : Forgeron
Disponibilité : Moyenne à rare

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Sam 18 Aoû - 10:18

Soyez certaine de ce que vous voulez mademoiselle … Et pourtant je ne l’ai pas dit, premièrement car ça ne se fait pas -bien que ce genre de détaille m’empêche rarement, secondement parce qu’elle semblait avoir les idées bien arrêter ce qui soyons franc vas plutôt dans mon sens en cet instant précis. Puisque, je le rappel, mon but est d’amener aux yeux de tous des lettres … Enfin une suite de lettre qui forme des sens normalement compréhensible, si vous connaissez les statistiques des textes disons huit singes douze jours.

Je la suis donc docilement dans ce quartier qui m’es tout de même solidement inconnu en remerciant la ville d’avoir un climat si sympathique, chez moi quand il fait chaud il y a souvent de grosses pluie qui rendent l’endroit encore plus accueillant en y rajoutant de l’humidité donnant une chaleur pour le moins inhospitalière. J’écoute donc religieusement la suite de question pour pouvoir y répondre au mieux en me souvenant de tout les éléments que j’ai put glané autant sur la ville depuis quelques années que sur la personne de part son entourage ou elle-même. Être logique et cohérant est souvent un bon premier jalon.

“Je viens bien d’Atlas et j’y ai vécu de nombreuses années… Mais j’ai tous mes papiers en règles mademoiselle.”

Je pose un sourire elle est autant de la police que moi des oisillons, c’est-à-dire qu’elle fait probablement affaire avec aux de temps en temps sans jamais ce risquer à s’approcher trop près de peur de se faire coincer dans une jolie histoire qui ne la regarde point ou alors de trop loin. Et si ce n’est le cas, alors elle est stupide et moi aussi mais au vue de sa façon d’être et de son phrasé j’en doute encore un peu…

“Donc non je ne viens pas de ce pays pas plus que je ne connais tous les jeux de votre langue ni même votre concept qui m’est très abstrait de grammaire, ma langue étant des sinogrammes et donc une langue qui se base sur un ensemble de concept pour faire passer des idées nous n’avons pas vue la besoin oppressant de rajouter de la complexité dans l’idée qu’un mot puisse s’écrire de façon différentes en ayant le même sens, nous avons les dialectes pour ça … Mais je crois que ça ne se fait pas de critiquer la culture dans laquelle on vie surtout quand cette dernière à les connaissances qui nous ont fait venir depuis chez nous.”

Je déchiffre rapidement l’enseigne du café qui semble indiqué qu’on se rende chez quelqu’un, à première vue toutes les cultures ont le même défaut d’imagination lorsqu’il est question d’un nom de café de restaurant, ou alors les gens adoptent simplement le nom que les citadins leur donnent comme si ils étaient contadins … Tant que Remy sert d’assez bon café pour le prix qu’il se permet de les vendre je n’ai pas grand-chose à dire.

“Et de façon général je doute que quiconque qui se fait payer un café par une jolie demoiselle puisse se déclaré importuné, d’autant quand cette dernière vous propose de parler de votre passion car c’est pour l’article que vous êtes là …

Je suis donc forgeron de métier, enfin horloger initialement, disons que je me débrouille, je suis parti vers la forge quand mon père à finit mon apprentissage car les armes sont une valeur plus sûr que les montres parait-il … Ou alors ce n’était que l’imagination d’un jeune homme, puis ingénieur et c’est pour cela que je suis venu ici, pour en apprendre plus sur l’électricité et j’aurais aimé parler de cela à ceux qui en ont sans vraiment s’en rendre compte, expliquer plus et parler aussi de quelques détails que nous savons utiliser mais qui ne sont pas encore venu aux oreilles de tous …

Mais à première vue ce n’est pas forcément le travail d’un journal. Ou alors c’est que ma grammaire rappe autant mon Excelsien ce qui est concevable !”


Si je sais une chose des journalistes c'est que leur donner ce qu'ils veulent sans effort ne les satisfait jamais, ils vont donc d'eux même aller plus loin... Ou alors c'est encore une fois ma croyance que tout le monde fait ce qu'il fait par passion.

Au pire j'aurais gagner un café puisque je m'installe tranquillement sur un siège.
Revenir en haut Aller en bas
Salwa Hawabazzi
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 85
Fiche : Salwa
Vice : Cynisme
Faction : Citoyens
District : Sainte Hélèna
Influence : 691
Occupation : Journaliste
Disponibilité : Elevée

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Sam 18 Aoû - 12:19

Au fur et à mesure que nous marchons, la rouquine se demande comment le ton a bien pu monter entre son rédacteur en chef et cet homme qui a l’air d’avoir des manières tout à fait délicieuses. La façon, dont il s’applique à répondre à chacune de ses questions ne peut évidemment que lui convenir. Certaines remarques la font sourire, même jaune lorsqu’elle traduit un certain rejet ou une certaine suspicion à l’égard du jeune homme.

Elle se demande en effet pourquoi il se sent obligé de préciser qu’il a ses papiers en règle. Elle a juste posé une question sur un trait de sa personne qu’elle a noté. Elle ne pensait pas avoir été insultante, bien que le terme ne soit pas tout à fait approprié. A moins qu’Excelsa se conduise à son égard comme Humphrey c’est-à-dire avec beaucoup de grossièreté.

Elle se demande depuis combien de temps il habite à Excelsa car il semble bel et bien perdu, même dans ce quartier plutôt fréquenté, à moins qu’il se soit cantonné à un ou deux districts de la cité.
Pourquoi se sent-elle donc obligée de réagir à cette affirmation ? Pour se dédouaner d’un quelconque soupçon ? Pour racheter une meilleure image d’Excelsa auprès de cette nouvelle rencontre ?

« Oh ! Mais je n’en doute pas. »

Elle aurait bien d’autres question en attente concernant son pays d’origine, mais de temps à autre il faut savoir aller contre les réflexes qui se sont installés en vous jusqu’à devenir une seconde nature. Le sourire de l’Atlasi est un peu énigmatique mais pas désagréable. Il confirme plutôt la nature ouverte d’Huoyao Hei ?... Elle se rend compte que si elle devait répéter son nom elle en aurait toutes les peines du monde. Comme ça, il a l’air d’un assemblage de phonèmes tout à fait courants, mais son appareil phonatoire ne semble pas adapté à le prononcer. Elle réalise que ce doit être aussi un motif d’incompréhension voire d’humiliation pour cet homme qui a pourtant l’air si civil.

Un sourire indulgent de dessine sur ses lèvres alors qu’il semble avoir eu un cheminement similaire au sien concernant les différences de leurs deux langues. Evidemment, cela impose de nouvelles questions à la journaliste telle que l’influence de la langue orale sur le langue écrite et vice versa. Sa parenthèse sur la formation différente des deux langues lui ouvre des horizons de réflexion. Elle est certaine qu’elle va les oublier d’ici qu’elle remette la main sur son précieux carnet. Pourquoi a-t-elle si peu confiance en sa mémoire ? Elle ne peut pas dire qu’elle en ait une défectueuse au contraire. Peut-être est-elle trop attachée au support écrit… Elle abandonne là la réflexion sur le sujet pour se concentrer sur les réponses d’Huoyao Hei.

« Ne vous inquiétez pas. Vous vous exprimez fort bien. »

En effet, elle ne pouvait pas trouver de défaut majeur à l’expression du jeune homme et elle aurait même pu ajouter qu’elle qui ‘n’était jamais partie de sa cité n’était pas certaine de se débrouiller aussi bien que lui dans une autre langue. Mais si elle le pensa elle le garda pour elle car se montrer aimable était un chose, montrer ses faiblesses en était une autre pour la journaliste qui mettait un point d’honneur à maîtriser ses actes, ses paroles et son environnement. Avec ce genre de prédisposition, elle pourrait être une collaboratrice ingérante, avec des velléités de prendre une place qui n’est pas la sienne, mais fort heureusement pour tout le monde, la lutte de pouvoir lui semblait bien futile et s’occuper des autres en plus de ses problèmes (même, tout relatifs) était à mille lieues de ses préoccupations. Elle était bien sûr prompte à distribuer des remarques cinglantes si elle jugeait que c’était mérité ou nécessaire, mais dans la mesure où personne n’interférait sur sa vie professionnelle au privé, elle était la plupart du temps très vivable, surtout si on n’avait pas besoin de se faire remarquer d’elle.
Elle poursuivi donc le plus naturellement du monde.

« Et on a le droit de noter des différences sans que cela soit pris pour des critiques. Je suppose que nos deux systèmes de langue ont leur logique, leurs avantages et leurs inconvénients. »

C’est à peine si elle marqua une pause avant de poursuivre par une inévitable question.

« Et quelle est donc cette fameuse connaissance qui vous êtes venu chercher dans notre cité ? »

Mais Huoyao Hei s’appliquait à répondre point par point à la journaliste et elle devrait patienter pour avoir une nouvelle explication. Elle pousse la porte du café déclenchant le carillon suspendu au-dessus du cadre du huis.

« Messieurs dames… »

A cette heure, peu de monde fréquentent l’endroit. Un homme est accoudé au zinc devant un ballon de rouge tandis qu’un couple et un enfant entourent une table leur consommation presque terminée.

« Excusez-moi… »

Après un haussement de sourcils destiné à accompagner sa prière, elle laisse brièvement Huoyao Hei à quelque pas derrière pour aller vers le tenancier qui range derrière le comptoir. Elle se penche pour lui murmurer de mettre les consommations sur l’ardoise qu’elle a ouverte et qu’elle règle à chaque décan. L’autre se contente de hocher la tête. La jeune femme est réglo, il n’a aucune raison de faire des difficultés.

La suite était une combinaison de compliment du jeune expatrié avec un désir visible de vouloir aller droit au but. Décidément ce garçon a tout pour plaire ! Elle tire une chaise en même temps qu’il prend place en face d’elle et narre l’historique de sa formation. Droite, les doigts croisés sur la table, elle ne peut que marquer son accord d’un hochement de tête sur les intérêts prêtés à l’horlogerie et à l’armurerie, même si de son côté, elle préfère une belle montre. Elle ne voit pas de but en blanc le rapport entre la forge et l’électricité, mais se garde bien de l’interrompre. D’ailleurs le maître des lieux s’en charge fort bien lui-même.

« Un café pour monsieur… »

Elle jette un regard interrogatif pour vérifier qu’il n’a pas changé d’avis.

« …et un thé à la bergamote pour moi. Merci. »

Elle se tourne à nouveau vers le jeune homme un sourire intéressé aux lèvres.

« Vous n’êtes soi-disant pas initié aux jeux de notre langue mais vous maniez parfaitement la flatterie. Et vous avez raison, c’est pour vous parler de votre article que je suis là. Je ne suis pas une scientifique à proprement parler, mais si vous parvenez à me convaincre de l’intérêt de votre article, c’est qu’il a sa place dans notre journal. »

Elle marque une nouvelle pause de réflexion plutôt que de dire une bêtise en matière de sciences. Et retient tout le mal qu’elle pense de son rédacteur en chef et de sa façon de ne pas accorder de crédit à une possibilité de découverte.

« Il s’agit donc d’électricité ? Pour moi, ça se résume à une nouvelle source d’énergie mais vous pouvez sans doute m’apporter des précisions… Et votre découverte_ il s’agit bien d’une découverte_  porterait sur… ?"

Elle aurait d’autre interrogations à élucider comme par exemple pourquoi ne pas contacter un journal spécialisé ou plutôt les actes de l’Académie, mais elle est certaine que cela viendra dans les explications de son interlocuteur.

Les deux tasses sont posées dans un petit tintement de faïence devant des deux protagonistes.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Huoyao Hei
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 27
Vice : Egoïste et Opiniâtre
Faction : Industriels
District : Manufacturier
Influence : 316
Occupation : Forgeron
Disponibilité : Moyenne à rare

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Lun 20 Aoû - 9:40

J’aime toujours quand les choses avances dans mon sens ça à quelque chose de satisfaisant, beaucoup trop en vérité c’est probablement une drogue qui me fait rapidement perdre mes esprit si jamais ma dose disparait mystérieusement en vérité. Alors j’évite ça et je m’acharne souvent un peux trop. Mais qu’importe mes -petits- défauts -parfois désagréables- il n’en est pas question ici il est plus question de garder l’attention de la princesse dans le girons de ce qu’elle peut et profité de l’instant présent comme le fait de boire un café avec un jolie demoiselle.

Je garde mon sourire malgré le fait qu’elle commande un thé, je ne comprends pas encore bien ce milieu, ici le thé n’a rien d’un thé c’est simplement des feuilles sans gouts auxquelles les citadins impatients cherchent à ajouter d’autres plantes dans le seul espoir de trouver quelque chose qui n’est pas simplement car ils ne connaissent pas les rituels du thé, ne savent pas choisir les plantes ou apprécier les choses simples que sais-je …
Le thé dans cette ville me déprime tellement que je me suis mis à café et fait parfois quelques longs kilomètres à pied pour aller dans une petite boutique perdu sur le port chercher mes feuilles que je ramènes précieusement chez moi au point une fois de m’être fait tabasser par quelques inconscient qui n’avaient pas comprit que c’était bien plus précieux que la prétendue drogue qu’ils cherchaient. Des vrai feuilles de thé fumé Atlasi …

Je regarde sans pouvoir masqué mon dédains la tasse d’eau chaude sans intérêt arrivé sur la table alors que mon jus huileux arrive devant moi. Toutes cette divergence d’esprit sur le thé m’a coupé le gout de prendre un café et j’ai juste l’impression que quelqu’un à purgé l’une des machines du district à l’eau et à mis le contenu de la purge dans une petite tasse en porcelaine qui trône maintenant devant moi alors que devant la demoiselle on a mis de la bergamote dans de l’eau chaude en oubliant le thé … A l’odeur du moins cela doit s’en rapproché, ou alors c’est un thé, comme je le stipulait avant, sans intérêt …

Je pense que j’ai le mal du pays …

Je m’efforce donc de répondre à ces questions pour éviter de m’arracher les cheveux fin typique de mon pays que je porte avec une certaine fierté :

“Vous savez beaucoup de sciences viennent d’ici alors quand on est plongé dans cette dernière il devient important de savoir lire votre langue, la parler suit donc rapidement malgré le fait que si j’ai bien compris, certain mots dont j’use ne sont en fait que des simagrée littéraires dont le peuple ne jouit jamais … Pourtant c’est ce que j’aime dans votre langue, elle tire sur la nôtre par ses métaphores et ses constructions qui font retombé l’idée sur une construction similaires aux sinogrammes, une suite d’image qui s’assemble en concept par une simple comparaison.
Comme quoi nous n’avons pas en commun que le thé … Bien que je dois avouer le vôtre ne me semble pas être un thé mais plus ce que vous appelez une tisane. Si vous souhaitez écrire sur le thé je vous mènerais dans un vrai salon à la mode Atlasi qui en vends aussi … Il est un peu cher donc je n’y vais que rarement mais il le mérite …”


Je fait attention à ne pas laisser échapper un « lui » sauvageons et continue ma phrase avec cette idée sur le bout des lèvres.

“Des feuilles directement importé et bien conserver, et puis le rituel … On m’a dit que certain de chez vous en trouvait une comparaison dans le bourrage de pipe, un rituel qui a autant d’importance que le fait de fumé ou boire après coup si ce n’est plus …

Mais pardon je m’égare, mon papier, je partais du principe que beaucoup de vos concitoyens qui vivent pourtant avec l’électricité en savait peu et je pensais qu’il serait nécessaire de les éduquer à cette dernière car il la voie sans en savoir plus, il parait même que certain la compare à une fée !
Ensuite je parlais de ce qu’il était possible de faire avec, beaucoup d’entre nous l’utilisons et si vous avez probablement déjà entendu parler des pièges électriques j’ai mis au point une version miniature de la taille d’un couteau qui permet au gens comme vous et moi, digne survivant des sigvarites, de se défendre. Elle a quelques défaut, ne peut être utiliser qu’une fois et la personne ainsi que tout ce qu’elle touche convulse un peu, mais elle fait tombé dans les pommes même un colosse. Je vous avoue que c’est utile …”


Je sors ce croiser entre un petit couteau de poche et un résonateur que je tends à la demoiselle lui montrant le boutons à appuyer et l’invitant à essayer si jamais elle tombait dans un problème … Et puis après tout je fait payer la recharge et suis un des seuls à faire ce genre d’objet en ville, je ne suis pas un vrai scientifique, je suis l’interface entre ces derniers et les gens …
Revenir en haut Aller en bas
Salwa Hawabazzi
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 85
Fiche : Salwa
Vice : Cynisme
Faction : Citoyens
District : Sainte Hélèna
Influence : 691
Occupation : Journaliste
Disponibilité : Elevée

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Lun 20 Aoû - 14:59

Pourquoi a-t-elle le sentiment que cette journée sera fructueuse même si elle ne fait que mener à son terme cet entretien ? La seule chose qui l’interroge est le sourire un peu de façade qui semble habiter le visage de Huoyao Hei. Peut-être une habitude d’Altas ? Il est vrai que ce paramètre sera à prendre en compte dans leurs échanges et l’idée qu’Humphrey se soit peut-être laissé tromper par une erreur de langage ou d’interprétation venant d’un côté ou d’un autre émerge dans son esprit. Elle réalise qu’elle n’a pas assez l’habitude des Atalsi et de leurs coutumes et que des précautions s’imposeront sans doute pour éviter les malentendus.

La seule chose qui la rassure de ce point de vue c’est que pour traiter d’une affaire aussi banale qu’une publication d’article, fût-il scientifique, les équivoques devraient être réduite à leur plus simple expression. Ce n’était pas comme si on devait aborder des aspects plus polémiques autour des civilisations ou des coutumes maritales par exemple.

Elle intercepte le regard de son voisin de table en direction des deux tasses. Le patron aurait-il commis un impair ? En tout cas l’air dédaigneux affiché par l’Atlasi est des plus éloquents. Elle se garde pourtant de faire de remarque ni au tenancier ni à son invité. Elle a trop envie que les choses continuent comme elles ont commencé, avec efficacité et sans détours. Elle soulève malgré tout sa tasse et la porte à ses lèvres. Il est vrai, qu’il n’est pas de première qualité et qu’elle préfère grandement celui qu’elle se confectionne chez elle. Elle s’approvisionne dans une boutique spécialisée d’Excelsa, mais ne se sent pas un puriste. Elle se contente de l’étiquette qui assure sa provenance d’Atlas, mais ça ne va pas plus loin. Elle est donc capable de boire celui qui est servi ici.

Heureusement le malaise semble se dissiper de lui-même et la journaliste écoute avec intérêt les parallèles entre les deux langues. Elle repose doucement sa tasse un peu admirative de l’érudition de Huoyao Hei.

« Vous êtes un puits de science ! Le thé n’est pas dans mes projets immédiats mais qui sait et puis je n’ai pas forcément besoin d’écrire sur un sujet pour m’y intéresser. Je pourrais sans doute mieux comprendre ce que vous appelez thé qui le mérite. »


Que penser du rituel du bourrage de pipe ? N’étant pas adepte du tabac et ne connaissant personne qui soit un fumeur de pipe elle ne peut se prononcer que sur les ouïs dire.

« Je vois, ce serait j’en suis certaine une belle découverte pour moi. »


L’inconvénient avec les puits de science c’est qu’ils sont vite amenés à digresser. C’est parfois passionnant et c’est ici le cas, mais vous éloigne du sujet de départ avec la même facilité qu’un coup de vent emporte la graine de pissenlit de son pied d’origine.
Heureusement, l’Atlasi semble capable de redresser la barre tout seul. Salwa Hawabzzi n’a pas besoin de se forcer pour se concentrer.

« Mais c’est très intéressant. Votre article commencerait par rendre accessible à tous ce qu’est l’électricité ? »

Elle laisse échapper un petit rire en pensant à son ignorance en ce qui concerne les sciences exactes.

« Si vous parvenez à me le faire comprendre, ce sera la preuve de votre pédagogie. »

Songeuse, elle marque une pause avant de poursuivre.

« Il y a tant d’application possible que cela, vous pensez ? »

Elle tend la main pour prendre l’étrange engin que le scientifique lui présente. Elle le regarde avec curiosité et perplexité. Elle-même se sent ridicule face à son observation. On dirait une poule qui a trouvé un couteau disait la femme de chambre de ses parents aux temps où la famille était prospère.

« Impressionnant… »

Son regard fait le va et vient entre le petit objet son inventeur, avant qu’elle ne comprenne que c’est un cadeau de la part de l’ingénieur.

« Merci beaucoup… Et ce serait l’effet de l’électricité ? Mais cela ne risque pas de se déclencher dans une poche ou un sac ? Vous dites que c’est utile, vus l’avez déjà testé ?»


Puis, laissant l’étrange appareil sur la table, non sans penser que ces derniers temps un tel objet aurait pu lui être très utile, elle quitte son air de bonne élève pour revenir au centre du sujet.

« Vous voyez je m’égare aussi. Ecoutez, votre article me passionne et il n’y a pas de raison que cela ne passionne pas non plus les lecteurs. Il faudrait que je puisse le lire et je me fais forte de le faire paraître dans une prochaine édition du journal. Il faudra juste faire attention de ne pas tomber dans le piège du catalogue à la fin. Se contenter d’une application par propriété, je ne sais pas comment vous appelez cela ? ... »


Elle marque une hésitation avant de se lancer. Encouragée depuis le début de leur rencontre par l’efficacité de son interlocuteur, elle aurait tort de leur faire perdre du temps à tout deux. Ce qui était fait n’était plus à faire.

« Excusez mon impatience, mais vous ne l’auriez pas sur vous par exemple ? Nous pourrions en voir les détails ensemble… »

Volontairement, elle laissait de côté les aspects financiers de la transaction. Elle laissait se soin ou ce souci à son rédacteur en chef et à la comptabilité.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Huoyao Hei
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 27
Vice : Egoïste et Opiniâtre
Faction : Industriels
District : Manufacturier
Influence : 316
Occupation : Forgeron
Disponibilité : Moyenne à rare

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Jeu 23 Aoû - 12:20

Je lui sourit, le sourire est important il rend mon visage moins agressif et d’après de nombreuses études, dégage aussi nombres de molécules lié au bonheur influençant de facto votre propre corps à sourire derrière. Le fait que je ne sois pas des plus doué en diplomatie et avec les gens me fait dire que de toute façon il vaut mieux que je fasse ça si je veux que les choses continuent dans mon sens sinon je vais me retrouver comme avec son supérieur à repartir les mains dans les poches.

"Je l’ai laisser sur bureau de votre supérieur …"

Ce n’est pas tout à fait vrai il m’en reste un en vérité mais si cette discussion se finit mal j’aimerais repartir avec mon dernière exemplaire, il me reste quelques heures avant de devoir rentré et si je veux avoir une chance de le présenter à quelqu’un d’autre il faut que je le garde. Une dernière carte.

"Mais je peux vous proposer autre chose, je vous raconte l’histoire de l’électricité, ce qu’elle est, et ce qu’elle pourrais devenir, et à partir de là vous écrivez un article à votre main, disons que je joue le rôle de consultant scientifique si cela vous vas ?"

Elle me répond rapidement et je sors d’une de mes poches un petit crayon à mine de carbone ainsi qu’une petit carnet de cuire dont j’arrache une page et lui tend pour éviter d’avoir à lui montrer mes notes, même si elles sont dans ma langue sait-on jamais je n’ai pas l’habitude de montrer mes notes.

Je prends une gorgé de d’huile de vidange, c’est bien du café, coup de chance, en tout cas ça en as le gout, plutôt un vrai quelque chose moulut il y a peu de temps et pas juste un fond de chaussette comme on en trouve parfois dans mon quartier. Je ne m’en fait pas plus que ça je n’ai pas les revenu pour venir vivre ici de toute façon, alors y prendre un café tous les jours, en plus du trajet n’a pas d’intérêt.

"L’électricité disais-je … Allons faire un voyage au cœur de l’infini avec pour seul but de comprendre, l’électricité est une force au même titre que l’eau, on l’appelle d’ailleurs un courant électrique et comme un fleuve passe pas loin je vais utiliser l’eau pour vous faire comprendre ce qu’il en est.

L’électricité est un passage d’une énergie, c’est des particules d’eaux qui tombent, en ce faisant elles peuvent entrainer des aimants, des bobines et autres moulins qui sont sensible à cette même électricité ou permettent de la fabriqué. Comme un torrent d’eau tombant d’une certaines hauteur l’électricité à une certaine force, et un certain débit, ce sont ces forces qui la caractérise ainsi que le lit de la rivière dans laquelle vous la faite passer. Tout ceci fait votre courant qui parcours votre demeure si vous êtes riche, ou les rues dans la grande ville, ou les machines que vous utilisez parfois pour produire. C’est ces valeurs que les ingénieurs calcules pour savoir ce que vous pouvez mettre chez vous, le nombre d’ampoules et toutes ces choses.

Dans notre ville l’électricité cours des câbles, mais quand vous la faite passer dans un des très fins câbles qui compose les ampoules dans cette atmosphère spécial que conserve le verre alors elle le fait chauffer assez et ceci provoque de la lumière de la même lumière que le feu provoque de la lumière. C’est la chaleur du filament qui provoque cette lumière, regarder une ampoule fixement et vous le verrez ce petit tourbillon de fil dans laquelle passe l’électricité qui chauffe et génère votre lumière.

Mais si elle est dangereuse car elle peut faire chauffer un câble au blanc quand il est assez fin ou que le courant est assez fort elle est dangereuse pour l’être humain pour une autre raison. Il semblerais que notre corps l’utilise déjà pour transmettre des ordres à nos muscles, en très faible quantité, Un pulse très doux suffit à faire bouger un muscle si vous la faite passer dans un corps tout vas recevoir des ordres contraires, brutaux, ça sera des ordres inarrêtables et désordonné qui peuvent aller jusqu’à arrêter votre cœur, la plus part du temps si vous n’êtes pas soumis à un long pulse votre corps devient moue avant comme une machine que l’on met en sécurité.

L’électricité sert donc à beaucoup de choses, elle sert déjà à votre corps, à donner des ordres, elle sert à faire votre lumière, à faire chauffer vos radiateur, juste moins fort que vos ampoules eux ne doivent pas produire de lumière, elle sert aussi à la fabrication de certain objets car la plus part des corps métalliques dissous dans l’eau peuvent retourné sous forme métallique si on leur applique un courant … Elle sert à toutes ces choses sans que vous ne puissiez jamais la voir car c’est une énergie transitoire, si ce n’est quand elle détruit l’air pour passer sous la forme de foudre. Un instant, transitoire.

Voilà ce qu’est l’électricité rapidement, ou du moins un avant goût, et là où elle peut servir...

Qu’en dites-vous ?"

Revenir en haut Aller en bas
Salwa Hawabazzi
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 85
Fiche : Salwa
Vice : Cynisme
Faction : Citoyens
District : Sainte Hélèna
Influence : 691
Occupation : Journaliste
Disponibilité : Elevée

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Jeu 23 Aoû - 18:23

L’article sur le bureau d’Humphrey ? Ce n’est pas forcément la meilleure nouvelle surtout que mal disposé à son égard comme je l’ai laissé, il risque d’être directement tombé dans la corbeille à papier. Je vais être bonne pour aller fouiller dedans en rentrant au journal. Mais bon il y a pire. Lorsque je dois aller errer dans les rues de la Borée sous l’allure d’une souillon, c’est bien plus humiliant et rebutant. Tout n’est donc pas perdu mais ça a du mal à me faire sourire. Tout ce travail perdu, c’est vraiment dommage. Je baisse les yeux sur ma tasse pour faire bonne figure et prendre un peu de recul.

« C’est fâcheux… »

Par contre son idée rejoint celle à laquelle je tentais de le faire arriver et c’est parfait. Une écriture à quatre mains était sans doute le mieux. Bien sûr cela demandait de tout reprendre depuis le début, mais d’un autre côté, lorsqu’il faut bricoler un article on s’expose à un rendu décousu.

Cette fois je souris, d’un air fort intéressé.

« Excellente idée ! Si vous voulez nous pouvons commencer tout de suite sauf si vous avez besoin de vos notes auquel cas nous pourrions repasser au journal pour les récupérer. »

Mais bien vite je comprends que la connaissance de son sujet ne lui nécessite aucune note. Mieux il me tend de quoi prendre des notes puisque mon matériel est resté au journal… Une page de carnet c’est un peu maigre, mais il pourra toujours, enfin, je l’espère, m’approvisionner en cours d’écriture si besoin. Commence alors un exposé durant lequel c’est à peine s’il reprend son souffle. Visiblement il sait de quoi il parle et si ce n’est pas le cas, c’est un comédien hors pair, ce à quoi je ne crois pas. Je plonge sur mon rectangle de papier et le crayon me va parfaitement c’est ce que j’utilise d’ordinaire lorsque je ne suis pas sur ma machine à écrire pour mettre es articles au propre. De temps à autres, mon regard remonte vers le visage du consultant scientifique, lorsqu’il daigne faire une brève pause ou lorsque je ne comprends pas quelque chose et que j’ai besoin de précision. Je temps à autre je m’assure de ma compréhension en reformulant à ma façon ce qu’il a déjà expliqué soit trop vite soit de façon trop abstraite pour moi ou mes supposés lecteurs ?

Mon thé finit de refroidir dans sa tasse en attendant mais ce n’est pas bien grave. Me voilà pratiquement avec un article tout fait sans avoir eu besoin du moindre travail de recherche. Au fur et à mesure je note quelques idées en parallèle, en même temps qu’elles me passent par la tête. L’analogie entre l’électricité et l’eau qui s’écoule est très parlante.

*Une série de schémas pourrait illustrer cela avec bonheur. Voilà du travail pour le graveur ! J’en connait un qui va encore dire que ça va revenir trop cher. Il n’a qu’à renvoyer le graveur si c’est pour ne pas mettre de schémas dans le journal…*

A la sauvette ma main griffonne dans le peu que je laisse de marge schémas.

Le lève la main pour demander confirmation.

« Si je comprends bien, l’électricité se propage comme un courant d’eau, donc il elle a un sens comme l’eau du bas vers le haut et c’est une source d’énergie comme l’eau donc… »

J’hésite, les yeux sur mes notes, mon crayon faisant le ventilateur entre mon index et mon majeur, le temps de voir si ma compréhension va dans le sens de ce que j’ai pris en notes.

« … donc il faut lui trouver un lit quel serait son lit ? _ et comme l’eau il peut être à l’origine de mouvement, mais pas seulement et dans le sens inverse, comme une roue peut créer un courant on peut créer ce courant électrique avec un dispositif mécanique, mais vous avez aussi parlé d’aimants et de bobine ? ... »

Peut être est-ce que je veux entrer trop vite dans les détails alors j’entoure d’un geste preste et précis de mes trois doigts scripteurs, ces deux mots, bobines, aimants pour reprendre cela plus tard si nécessaire. Tout cela est passionnant mais engendre d’autres questions. Mais peut être que Huoyao Hei est obligé de commencer par quelque chose. L’idée que ce n’est pas un article mais une série d’articles qui serait nécessaire germe dans mon esprit.

*un peu comme en irrigation si on a assez d’eau on peut mettre de multiple dérivation au courant disponible. Cette analogie est géniale !*

Le pourquoi un filament chauffe est déjà plus abstrait car ce n’est pas facile de le relier au courant de l’eau.
La seule image que je peux mettre sur pied c’est une histoire de débit.

*Un débit trop fort dans un trop faible lit finit par déborder ou rompre les canalisations. *

Je plisse brièvement le nez, pas très satisfaite de ma comparaison et j’entoure atmosphère spéciale.

Une fois qu’on a admis les grands principes, le reste coule de source si je puis dire. Ça fait du mouvement, ça fait de la chaleur donc ça chauffe voire ça brûle, ça actionne, même les muscles quitte à leur faire dépasser ce qu’ils peuvent supporter.
Je reprends le petit objet qui n’a pas bougé du coin de la table et le montre à mon nouveau consultant scientifique.

« C’est le principe de votre étrange création non ? »

Par contre la dernière partie est un peu compliquée. J’ai du mal à imaginer que les métaux se dissolvent et mais alors créer du métal en faisant passer du courant dans l’eau…

« C’est ce qu’on appelle de la chimie ? »


Je n’en suis pas vraiment certaine car mon domaine c’est plutôt les sciences humaines et là c’est certain, on sort de ma zone proximale de développement. Mais je suis ravie car j’ai appris bien des choses et pour peu qu’il parvienne à m’expliquer les quelques questions qui subsistent ce sera merveilleux. Alors ce que j’en pense. Je fais une moue approbatrice et impressionnée en contemplant la liasse de feuilles devant moi.

« C’est passionnant ! Il y a des choses à rendre plus claires encore et à ordonner un peu tout ça pour aller du plus simple au plus compliqué, peut être ajouter des schémas, mais c’est… Vraiment cela ouvre tout un monde et je suis certaine que nos lecteurs peuvent être captivés. »

Je marque une pause pour poser le crayon et croiser son regard. Je suis certaine que des étoiles de curiosité doivent briller dans le mien.

« D’ailleurs je me demandais si ce ne serait pas une bonne idée de faire paraître régulièrement des articles de ce type. Je ne sais pas s’il faudrait se limiter à l’électricité ou pas mais il y aurait sûrement quelque chose d’intéressant à faire. On ne ferait pas concurrence aux journaux scientifiques qui s’adressent essentiellement aux professionnels mais à tout le monde… Qu’en pensez-vous ? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Huoyao Hei
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 27
Vice : Egoïste et Opiniâtre
Faction : Industriels
District : Manufacturier
Influence : 316
Occupation : Forgeron
Disponibilité : Moyenne à rare

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Lun 27 Aoû - 13:41

Je la regarde rendre des notes, elle a quelque chose de charmant ainsi, j’aime les gens qui aiment leur métier, probablement plus que les gens qui m’aident à arriver à mes fins, sa mains cours sur le papier pendant que je parle, elle est bloqué par les mots mais elle les manie bien, bien mieux que moi et arrive probablement à transférer les images que je donne en des mots. Pour moi durant l’apprentissage de cette langue abstraite et absconde ce fut le jeux, changer les images en mots qui représente encore cette image. C’est là que je me suis rendu compte qu’il fallait bien plus de vocabulaire que dans notre langue où quelques signes suffisent en les tournant bien à proposer un éventail d’idée, ici une idée est un mots, parfois plus d’un, mais jamais moins. Il faut des mots pour vivre ici, un vocabulaire avec lequel jouer jonglé …

C’est fou n’est-il pas ? C’est un peu comme si on vous obligeait à tout savoir pour avoir des idées, tant que vous n’avez pas le mon vous ne pouvez pas penser ce domaine. Je suis persuadé qu’il y a des âtres qui voient des couleurs que nous ne pouvons même pas imaginé, c’est la même chose avec les mots, tant que nous n’avons pas les concepts nous n’avons pas la penser … Alors il est bien plus simple pour les gens d’être contrôlé. En fait j’aime bien ce langage.

Sa main virevolte et les questions fusent, j’essaye d’y répondre, parfois rapidement, parfois en tournant la chose dans ma tête, j’ai l’avantage de ne jamais avoir étudier l’électricité dans ma langue natal donc tout tourne dans cette belle petite langue traitresse.

"Le lit, pour faire simple c’est du métal, on ne sait pas parfaitement pourquoi, et il semble qu’elle puisse couler ailleurs comme dans le corps humain, ou dans l’air quand la tension est très forte et qu’elle le déchire, car c’est l’impression que sa donne, mais son lit normal, c’est à l’intérieur du métal. Or c’est le mieux pour elle, elle y fille sans résistance, le cuivre après, si vous prenez un fer dure elle n’aime pas, il lui résiste.
Comme si elle devait se frayer un chemin à l’intérieur, plein de cailloux elle perd de l’énergie juste pour pouvoir le traverser."


Parfois je l’aide quand je vois que sa mains s’effrite pour laisser place à la penser essayant de lire là où elle en est où de me repérer à mes précédentes idées.

"Je vois que vous n’arrivez pas à avancer sur le fait du chauffage mais faites-vous plutôt l’idée de l’eau qui doit traverser à l’intérieur, si jamais elle doit frotter, frapper sur les rochers, alors elle frotte, et quand on frotte on chauffe, on perd de l’énergie que l’on transforme en chaleur."

Je regarde mon arme à mon tour :

"Je ne connais pas vraiment le principe exacte de l’arme, je sais que des expériences ont été mener en envoyant de l’électricité sur des muscles de grenouilles mortes et que tout ceci marchait fort bien, je fais donc des hypothèse. Le pourquoi du comment exacte, si ça rentre en contact avec tel ou tel récepteur, je ne peux vous répondre.

Il est bien connu que l’on peut dissoudre ce qu’on appelle les sel métallique dans l’eau, une certain quantité, mais oui ça fait partie de la chimie, et c’est de ces sel métalliques là que nous faisons les métaux. Je ne suis pas le seul à utiliser cette méthode bien qu’elle soit encore assez rare dès qu’il est question d’objet extrêmement précis, trop pour qu’on puisse les tailler à cette taille et à cette précision dans un métal dure et cassant nous utilisons cette méthode.

Pour le reste je vous suit totalement je ne suis pas la personne en charge de ce journal ni dans les petits papier de votre responsable. Et les scientifiques ont tendance à ne s’adresser qu’aux scientifique, il faut souvent énormément de savoir préalable pour comprendre ce qu’ils disent et quand à acheter un de leurs livres, c’est un prix, d’ailleurs si vous préférez me payer en livre scientifique j’ai une petite liste personnel qu’il faudrait que je me procure et ces derniers petits joueurs de l’académie sont parfois jaloux de leur trouvailles et ne veulent pas trop les laisser entre les mains d’étrangers.

Ni des gens de façon général … Mais le principe d’un journaliste est de savoir se procurer des choses n’est-il pas ?"


Je lui sourit, un sourire d’entente simple et en profite pour lui tendre ma carte.

"De toute façon, pour notre prochaine discussion je vous aurais préparé un carnet, et je vous vendrais le stylo qui vas avec, quel est votre bois ?"
Revenir en haut Aller en bas
Salwa Hawabazzi
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 85
Fiche : Salwa
Vice : Cynisme
Faction : Citoyens
District : Sainte Hélèna
Influence : 691
Occupation : Journaliste
Disponibilité : Elevée

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Mar 28 Aoû - 20:35

Il suffit de regarder son crayon courir sur le papier, ses yeux pétiller et se peindre sa concentration sur son front pour savoir qu’elle est ravie. Il est tellement plaisant de construire un discours sur la connaissance sans ressentir d’entrave juste en posant des questions et se dire que tout un chacun pourra en profiter ! Elle lève rarement les yeux durant les flots de paroles mais s’émerveille d’entendre ce ressortissant d’un autre pays posséder aussi bien la langue de la cité. Entre ses connaissances et son apprentissage du mode de vie excelsien, la rouquine commence à nourrir du respect pour l’Atlasi.

En fait c’est plutôt elle qui est en difficulté sur le sujet abordé même si elle se refuse à l’admettre et si le consultant explique de façon claire et précise. Evidemment elle consciente que ce n’est pas son domaine d’expertise et qu’elle n’est en fait qu’une plume et juste utile à remettre quelques phrases en ordre.

Elle note toutes les précisions et les réponses à ses questions aux endroits où elles devraient se trouver. Cela pourrait ressembler à un champ de bataille mais l’ensemble même touffu reste lisible. Il le faut pour qu’une fois retournée au journal elle puisse réécrire tout cela sans passer trop de temps à se demander ce qu’elle a voulu dire. De temps à autre elle reformule avec ses mots ce qu’il lui explique.

« C’est-à-dire que certaines matières opposent une résistance au passage de l’électricité alors que d’autre la favorise ? »

Petit à petit les chose s’organise en un savoir logique bien que forcément incomplet. Il lui semble parvenir à faire des liens.

« Est-ce que je me trompe si je dis qu’en fait que ce soit dans la lampe ou dans le radiateur, c’est le même phénomène à des degrés différents ? »

Mais une chose qu’elle apprécie plus que tout c’est qu’il soit capable de dire que quelque chose dépasse ses connaissances. Cette honnêteté, n’est pas courante et cela évite de dire des bêtises aux lecteurs. Elle se souvient que récemment une erreur lui a coûté une bien désagréable visite mais les conséquences peuvent être multiples, elle le sait bien et plus fâcheuses parfois pour le lecteur que pour le journaliste.

« Et bien nous serons prudents sur le sujet n’en dirons pas plus que nécessaire. »


Quand-à l’aspect de l’électricité appliqué à la chimie elle devra se montrer claire et succincte afin de ne pas perdre le lecteur. Alors elle lui propose une récriture de son explication en agitant un doucement son crayon dans sa main gauche comme pour scander ses mots.

« Si j’écris : des sels métalliques peuvent se dissoudre dans l’eau comme le sel ou le sucre. Or en faisant circuler de l’électricité dans l’eau, ce métal retrouve sa forme solide et se dépose pour confectionner des objets de précision. Cela irait ? Humm je sens qu’il maque quelque chose. Il se dépose où ? »


Puis elle hoche la tête en souriant devant la confiance qu’il lui témoigne pour l’aspect rémunération. L’idée de le payer en livres lui paraît on ne peut plus pertinente. Elle ne peut pas anticiper qu’elle excuse Humphrey pourrait lui opposer pour ne pas pencher en faveur de cet arrangement.

« Excellente idée. Je ne sais pas si ce sera possible du point de vue comptable, mais sur le principe cela me paraît complètement dans notre sujet de transmission de la culture scientifique. »


Elle se demande pourquoi son interlocuteur et consultant semble vouer une si grande méfiance à l’Académie et en même temps se rend compte qu’elle ne sait que peu de chose sur lui. Cette prise de conscience est suffisante pour déclencher une salve de questions dans son esprit. Mais déjà Huoyao Hei lui tend sa carte en lui promettant un carnet et un stylo. La jeune femme encore dans le rythme des questions qu’elle comptait lui poser reste un instant, hésitante. Quel bois ?

« Ma foi, j’aime beaucoup l’olivier et le palissandre, mais vous m’avez déjà gâtée avec votre merveilleux objet de défense électrique… »

Et puis les questions qu’elle a en tête et qui pourraient paraître indiscrètes à n’importe qui hormis la rouquine malgré ses précatons oratoires se pressent derrière ses lèvres.

« En outre, excusez mon indiscrétion mais j’aurais des questions un peu personnelles à vous poser si vous pensez que la base de notre article est au point. Car je ne sais rien de vous…»

Elle fait mine de poser son crayon pour le reprendre aussitôt qu’elle a posé sa première question.

« Vous venez d’Atlas m’avez-vous dit mais que faisiez vous dans votre pays et pouvez-vous me raconter ce qui vous a poussé à venir vous installer à Excelsa ? J’ai cru noter aussi que vous ne portiez pas l’Académie dans votre cœur. Pouvez-vous m’en expliquer la raison ?... »

Et puis elle se souvient qu’il lui a déjà tendu sa carte en évoquant leur prochaine discussion.

« Mais votre temps est peut-être compté… »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Huoyao Hei
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 27
Vice : Egoïste et Opiniâtre
Faction : Industriels
District : Manufacturier
Influence : 316
Occupation : Forgeron
Disponibilité : Moyenne à rare

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Mer 29 Aoû - 15:29

Je continue à répondre aux question au plus simple et à donner des précision, j’aime les circonvolutions de sa main, le bruit du stylo, on s’intéresse à ce que je raconte et à première vue je suis un bon compteur de science, ce qui a quelque chose de gratifiant semble-t-il. Je fais mon possible pour garder cette petite sensation de maitrise et répond donc au pied levé sans vraiment avoir à chercher autre chose que quelques formulations dans la langue qui est la mienne en étude depuis des nombreuses années.

"Certaines matières laissent bien l’électricité passé, tandis que d’autres comme le bois, ou le caoutchouc sont extrêmement résistant à cette dernière, elle ne peut pas ou presque pas courir dedans. L’air aussi lui résiste très bien, sauf quand elle est trop forte, alors comme une rivière qui déborde, elle passera quand même."

Je la laisse rajouter ses notes, marquer les quelques points nécessaires, je laisse sa mains courir je regarde les lignes qui s’entrelace, j’aime bien cette écriture, elle a quelque chose de jolie, la demoiselle aussi certes mais l’écriture surtout, elle tourne, elle est lisse, la nôtre pourrais s’écrire avec des griffes, la vôtre est lisse. Elle a quelque chose de dansante. Ou alors c’est ça main car quand moi je l’écris elle n’a pas cette gymnastique.

"Oui ce n’est pas faux, Il se dépose sur la zone conductrice, la zone où on fait passer l’électricité, soit d’un côté soit de l’autre, personnellement j’utilise souvent un baguette avec laquelle je touche la pièce métallique si je veux recouvrir un pièce métallique dans une contre électrode -l’autre côté qui vas jusqu’à la pile,, comme nous l’avions dit il faut toujours que l’électricité traverse un circuit- en panier. Pour ce qui est de crée des pièces de précision, c’est mon petit secret, mais il faut déposé sur une zone qui conduit l’électricité, elle ne se déposent pas comme ça dans l’eau au hasard."

Il faut garder quelques détails pour soit à transmettre à un vrai apprenti, je ne souhaite pas que tout le monde puisse faire les objets que j’ai mis si longtemps à comprendre comment faire, les scientifique étant souvent abstrait, ou oubliant de cité des choses qui pour eux sont évidentes. Il n’aident pas vraiment à transférer les méthodes dans des conditions parfaitement réels facilement.

Elle attaque donc les points personnelles, je ne suis pas fan de ces derniers mais je ne vois pas de raison de caché quoi que ce fut sur ces points-là. Alors je réponds sans trop de détours.

"Avant ? J’ai travaillé en tant qu’ingénieur du rail. J’ai d’abord travailler pour mon père avant de faire mes classes en forge et de continuer vers des études d’ingénieur, je suis venu car durant mes études je suis tombé sur des livres sur l’électricité, dans votre langue, c’est pour cela que je l’ai apprise avec tant de passion. Je me suis pris de passion pour ce qu’elle amenait, tout ce qu’elle liait, et je suis donc venu à sa source, ici pour en apprendre plus après avoir essuyer un nombre de je ne sais point.

Mais l’académie à considérer que partager ses savoirs avec un étrangers ayant eu des liaisons avec le rail n’était pas forcement la meilleur idée, à première vue je ne leur apporte rien, je ne suis pas assez bien pour eux. Donc à première vue l’académie ne m’a pas dans son cœur et ce n’est pas mes beaux yeux qui la repousse mais à première vue il ne faut pas ses cheveux là pour entrer dans votre académie.

Evité de leur dire ou de le marqué dans votre article, je vous le dit en temps que confiance mais j’ai déjà essayer plusieurs fois d’entré chez eux et vue le nombre de feuillets que je leur ai envoyer je pense que tous les gens de l’académie ont déjà dût voir une feuille avec mon nom brulé dans une cheminé, je ne les portent pas dans mon cœur mais c’est réciproque, pourtant j’admets leur compétence. Ce sont les meilleurs, et c’est un Atlasi qui vous dit cela !

Je ne suis pas particulièrement presser mais vous l’êtes peux être, moi il faut juste que je rentre avant la nuit, je n’impressionne pas assez dans les rue pour y être tranquille la nuit et je ne suis pas assez riche pour avoir des amis qui le font pour moi."

Revenir en haut Aller en bas
Salwa Hawabazzi
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 85
Fiche : Salwa
Vice : Cynisme
Faction : Citoyens
District : Sainte Hélèna
Influence : 691
Occupation : Journaliste
Disponibilité : Elevée

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Jeu 30 Aoû - 21:36

L’entretien se poursuit et sans avoir a faire grand-chose que d’être attentive et transcrire les paroles de son consultant, la rouquine sent un besoin de reprendre quelques forces, d’autant qu’elle a été frustrée de la fin de sa tasse. Elle lève la main en direction du tenancier pour lui en recommander une, tout en interrogeant Huoyao Hei entre deux phrases.

« Vous reprenez quelque chose ? »

Après que l’Atlasi lui ait donné sa réponse elle passe une nouvelle commande sans se soucier de fioritures langagières. Son efficacité est en jeu et sa concentration sur l’unique sujet de conversation ne lui laisse pas le loisir de tourner autour du pot avec les formules sociales qu’elle maîtrise parfaitement pourtant. La diplomatie est donc laissée de côté sans qu’elle soit pour autant grossière. De toute façon l’homme derrière son comptoir ne semble pas s’en formaliser soit que le reste de sa clientèle ne s’encombre pas plus que la journaliste de formules de politesse soit qu’il ait l’habitude de la voir dan ce genre de situation et qu’il ait pris la mesure de ce que signifie sa soudaine sècheresse.

L’électricité est en passe de vraiment passionner la jeune femme qui prend en notes le discours intégral de son précepteur de l’occasion. Les propriétés de cette forme d’énergie sont vraiment édifiantes et elle aimerait bien en savoir plus, mais pour un premier article, n’est-il pas utile d’entrer plus dans les détails. Remonter à la source des causes de ces mêmes propriétés serait tout de même une grande satisfaction et soudain elle se prend à s’imaginer dans la peau d’une scientifique en train de mettre au point des expériences pour mettre en évidences toutes propriétés et remonter jusqu’à leurs origines. Elle sourit intérieurement en réalisant qu’elle ne peut pas tout faire et que les sciences exactes l’ont toujours rebutées. Peut être parce que d’autres choses l’attiraient ou que personne n’a su la motiver pour plus l’y intéresser ?

Ce n’est de toute façon pas le moment de s’étendre sur le sujet et elle n’est pas du genre à s’appesantir sur des regrets. Elle pourra toujours se pencher sur ce domaine si elle juge qu’elle doit le faire ou qu’elle en a envie. Pour l’heure elle est entièrement journaliste. Plutôt postée sur les enquêtes, la voilà muée en journaliste scientifique. Toute proportion gardée bien sûr parce qu’elle est obligé e de faire confiance à son interlocuteur quitte à aller ensuite fourrer son nez dans des ouvrages plus touffu pour vérifier les informations qu’elle va délivrer à un public supposé moins averti, mais ce n’est pas une raison.

« Pour cette chimie mystérieuse en tout ca pour moi, est-ce que vous pensez qu’un schéma pourrait être utile ? »

Elle change de feuillet pour prendre en notes les aspects plus personnels de leur entretien. Les autres sont soigneusement empilés à sa droite en toute logique puisqu’elle est gauchère et donc sa main droite est plus ou moins immobile et ne risque pas de bousculer ses notes. L’Atlasi est en fait quelqu’un avec énormément de connaissances mais aussi d’expérience. La plupart du temps elle se contente de hocher la tête ou de dessine rune moue admirative sur son visage concentré. Une autre chose la frappe c’est le gâchis que génère l’Académie en refusant Huoyao Hei dans ses rangs. Gâchis pour lui bien sûr car il ne peut assouvir sa soif de connaissance alors qu’il manifeste une si grande passion pour l’électricité en l’occurrence. Et gâchis pour l’Académie car même s’il se trouve être étranger, un élément comme lui ne pourrait qu’enrichir l’Académie, ce genre de coopération ne se fait jamais à sens unique. En tout cas c’est l’opinion de la journaliste qui contrairement à ce que lui demande l’ingénieur, elle a bien envie d’aller titiller cette vénérable institution et ses pratiques concernant les étrangers. Elle joint ses mains contre sa bouche, les coudes sur la table attendant qu’il ait terminé tout murissant la suite de leur entretien. Puis elle relance ses interrogations et plus encore.

« C’est une véritable passion que vous avez conçue pour l’électricité pour en venir à quitter votre pays pour venir vous installer ici ! Je n’ose imaginer votre déception. »

Car enfin, il aurait très bien pu continuer à gagner confortablement s vie dans son pas au lieu de venir s’exiler à Exelsa. Ce n’est même pas une question d’injustice qui anime la journaliste mais bien de l’incompréhension face à ce qui ressemble à de la stupidité de la part d’une institution sensée faire progresser la science mais qui se prive des richesses de l’extérieur.

« Mais… Expliquez-moi… Quel est le rapport entre électricité et refus de vous laisser étudier à l’Académie. »

La rouquine a froncé les sourcils d’incompréhension tandis que le barman arrive avec le nouveau service. Tout en écoutant les explications de Huoyao Hei, elle continue de prendre des notes ne trempant ses lèvres dans le thé que lors de ses interruptions.

« Vous ne semblez pas vouloir que l’on parle de votre cas dans l’article et donc je ne le ferai pas. Je me contenterai si cela vous convient de vous présenter en introduction _ il faudra que vous me disiez quelles sont vos activités donc à Excelsa_, puis d’enchainer sur notre sujet proprement dit. »

Elle marqua une pause, en profitant pour reprendre quelques gorgées de thé. Entre les doigts de sa main posés sur le papier le crayon battait l’air comme les ailes d’un colibri, mu par le mouvement rapide et alterné de son index et de son majeur, preuve qu’elle réfléchissait à comment passer à la suite de sa pensée et de ses projets qui mûrissaient dans son esprit. Elle reposa sa tasse dans un cliquetis de faïence et posa le crayon en travers de son dernier feuillet.

« Pour être honnête j’ai forte envie d’aller mener ma petite enquête à l’Académie. Si je trouve le moyen de vous y faire entrer je vous recontacterai. Ne vous inquiétez pas il ne sera pas fait mention de vous. »

Elle était assez contente de ce qu’elle s’était fixée et impatiente que tout ceci ait des effets à la fois sur le journal et pourquoi pas sur l’Académie.

Elle reprit le crayon et se pencha sur ses notes. Comme pour relancer la discussion.

« Maintenant j’ai besoin de vous pour me dire si vous pensez qu’on peut arrêter le sujet là pour un premier article, si vous voulez un premier jet tout de suite _ ce pourrait être rapide, d’après ce que je vois de mes notes_ ou si vous préférez qu’on se revoie avec une version plus aboutie. »

Elle redressa la tête un air interrogateur dans ses yeux grands ouverts.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Huoyao Hei
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 27
Vice : Egoïste et Opiniâtre
Faction : Industriels
District : Manufacturier
Influence : 316
Occupation : Forgeron
Disponibilité : Moyenne à rare

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Lun 10 Sep - 10:51

Je me repose sur ma chaise lui laissant le temps de s’avancer dans ces notes, je suis comme un gamin qui fait des allés retour entre la table et le dossier de sa chaise, lire leur langue me demande des efforts, et parfois je m’avance donc, mais mon manège à quand même le ridicule d’un Atlasi faisant du cheval à bascule.

Je ne rajoute rien à ma commande, mon précédent café à déjà été dure à boire pour des raison plus abstraites que réel, j’aurais du mal à commander autre chose pendant qu’elle aussi commande un thé. Je fais déjà mon possible pour ne pas laisser paraitre mon désarroi quand l’homme sert le thé comme un barbare, alors reprendre quelque chose, non-merci. Mais après tout ce n’est que des jugements sans fondement si ce n’est la culture, mon esprit quelques peux logique tout de même le conçois, mon instinct lui, se braque un peu, mais il n’as pas mains mise sur mon fonctionnement.

Je réfléchit quelques instants vis-à-vis de l’électrochimie et pose les choses dans l’ordre dans un coin de mon esprit, non ça ne mérite pas un dessins … c’est diffèrent, elle a du mal à croire, comme tout le monde que l’eau recèle bien plus qu’une seule molécule et que parmi celles-ci certaines peuvent venir réagir avec l’électricité et formé un réseau sur un métal:

"Pour l’électrochimie je vous propose plus qu’un dessins, que diriez-vous que je vous montre comment ça fonctionne dans mon atelier, ainsi vous pourriez faire vous-mêmes vos dessins de façon à ce qu’ils soit le plus facilement compréhensible par vos paires. Pour moi les dessins et les mots sont lié je ne ferais donc jamais le même dessins qu’un Excelsien …"

Puis nous en revenons aux histoires de l’académie, sincèrement ces gens sont ce qu’ils sont, si ils ne veulent pas m’accepter tel que je suis c’est leur erreur, je continue donc dans l’espoir que l’un d’eux s’en rendent compte mais en vérité je continue à chercher d’autres voix et la journaliste m’en fournie une belle car elle sera surement apte à me fournir des papiers et des informations sur les recherche de ces gens-là sans qu’ils se doutent que la chose tombe dans les mains d’un étranger.

"L’électricité est un secret bien garder de votre ville, vous êtes les seuls à jouer avec, la soudure à l’arc commence juste à se développé en Atlas, et seules quelques usines en sont capable, ici c’est juste un savoir qui demande un peu de travail. C’est votre avancer et les avancer, pour des raisons aussi politique que passionnelles ne sont pas partager comme ça avec des gens d’autres peuples, d’autres villes, qui pourraient, disons, s’en servir si vous comprenez là où ils veulent en venir.

Parfait, pour ce qui est de ce que je fais ici, c’est sur la carte, je travaille en temps qu’artisan avec une petite recherche dans le luxe souvent car c’est là qu’on peut le plus se donné, chercher et avancer, mais tant que je peux y gagner ma vie je ne cracherais jamais sur une commande. Mes spécialité accessibles aux humains sont donc l’horlogerie et les armes aussi étonnant que cela puisse paraitre. Je ne vends pas de moteur de train et n’ai pas les fonts pour faire des voitures.



Pour ce qui est de l’article, non c’est à vous de me dire comment vous travailler, je ne suis pas journaliste et un scientifique ne pourrais pas donné une réponse d’article aussi rapide à une prise de note. Donc je n’en sais rien si ce n’est que ça m’impressionnerais mais après tout ça ne serait pas la première et probablement pas la dernière n’est-il pas ?"


Je lui sourit en lui faisant la dernière réponse, oui elle m’a déjà impressionné, alors pourquoi s’arrêter là, à elle de me dire après tout la rencontré à nouveau sera toujours un plaisir et je pense que la prochaine fois je ferais du thé …
Revenir en haut Aller en bas
Salwa Hawabazzi
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 85
Fiche : Salwa
Vice : Cynisme
Faction : Citoyens
District : Sainte Hélèna
Influence : 691
Occupation : Journaliste
Disponibilité : Elevée

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Jeu 13 Sep - 12:26

Ses notes lui prennent le peu de concentration que le discours scientifique lui laisse. Elle met un point d’honneur à ne pas déformer ses propos car la conscience de ne pas être une scientifique est des plus aigües. Elle se dit donc que les termes sont importants et que les changer introduirait des erreurs. Soudain,  elle se rend compte qu’elle fait bien plus ratures que d’ordinaire mais cela ne l’affecte pas. Cela fait partie du travail et s’il faut recommencer de toute façon c’est ce qu’elle fera.

Lorsqu’elle relève la tête elle surprends son consultant tendre le cou dans les direction de ses notes. C’est idiot, elle n’a même pas pensé à les lui rendre accessibles. Elle fronce les sourcils de contrariété devant sa bévue.

“Je suis désolée. Vous auriez dû me dire que…”


Elle se lève sans terminer sa phrase au risque de renverser sa tasse qui tinte sur sa soutasse. elle rassemble les feuillets noircis de graphite et tire sa chaise qui grince bruyamment sur le carrelage du café à côté de celle de l’Atlasi. Lorsqu’elle se rassoit, elle pousse légèrement ses notes vers lui. Le hasard fait bien les choses, elle est gauchère et il se trouve à sa droite, il pourra donc suivre et faire les remarques adéquates. De son côté elle est un peu sur un coin de table mais elle en a vu d’autres question position inconfortable pour prendre des notes. Sure un livre posé sur son avant bras, sur son genou, sur la vitre d’une fenêtre, brinquebalée par les cahot d’un fiacre sur les pavés… Alors aujourd’hui c’est presque le confort.

“Nous serons mieux ainsi pour écrire à deux.”

Elle regarde une seconde sa tasse qu’elle a abandonné de l’autre côté de la table. Ce n’est rien, elle peut bien refroidir elle aussi. Ecrire passe avant tout et plus elle écrit et plus elle en ressent la nécessité. Celle d’aller jusqu’au fond du sujet, celle d’être la plus précise possible. En outre quelque chose lui dit qu’elle n’a pas n’importe qui à ses côtés pour enfanter ce papier et qu’elle doit profiter de l’aubaine. Il n’y a aucun désir de profiter honteusement de Huoyao Hei comme elle pourrait le faire à l’occasion d’autres personnes. §D’abord parce que c’st lui qui s’est proposé à l’écriture de ce papier et donc il est plus que consentant et ensuite parce que tout simplement l’accès à d’autres connaissances est le seul moteur aujourd’hui qui la pousse à agir.

Le crayon en suspend, elle attend que son consultant termine la réflexion dans laquelle il est visiblement plongé. Si elle a plus ou moins construit une image acceptable de bien des points exposés plus haut par l’ingénieur, d’autres par contre sont tellement apparentés pour elle à la magie qu’il nécessitent un peu plus de développement. Mais la proposition de l’Atlasi va au delà de ce qu’elle attend et son regard pétille d’excita tion et elle ne tarde pas à sauter sur cette nouvelle occasion. Pouvoir constater de visu que le métal peut être dissout dans l’eau pour retrouver sa forme solide grâce à l’électricité serait effectivement très probant pour son article et des plus édifiant pour ses lecteurs

“Dans votre atelier? Mais bien évidemment! Cela m’intéresserait énormément. Dites moi quand et je me libère pour vous. On pourrait même envisager que je rédige entre temps le reste de cet article déjà à mon avis très intéressant et que je vous le soumettre à cette occasion.”

Puis c’est au tour de la journaliste de rester songeuse. Elle comprend petit à petit que certaines connaissances puissent revêtir un caractère stratégique, mais si Excelsa veut garder ses connaissances, Atlas est réputé dans d’autres domaine et un échange de bon procédé pourrait se révéler bénéfique aux nations en extrapolant elle imagine toute une série d’échange bilatéraux avec les différents pays qui cernent la cité. En outre, lier les secret d’Excelsa à la volonté d’apprendre d’un seul individu revêt un caractère quelque peu injuste d’autant qu’il ne lui semble pas que les installations électrique de la ville état soient si bien protégées. De fil en aiguille, de plus amples recherches lui semblent s’imposer à elle. Elle murmure bientôt comme pour elle même un simple et les yeux perdus dans les implications de ce qu’elle essaie de construire dans son esprit.

“Hum… Je comprends…”

Puis elle reprend en fronçant les sourcil de concentration et de réflexion intense en direction de Huoyao Hei.

“Vous pensez que l’électricité pourrait aussi avoir des implication dans les forces militaires? Je serais curieuse d’en apprendre plus à ce sujet. Je ne sais pas si cela pourra être publié mais les lecteurs mériteraient de le savoir”

Tandis qu’il me reprécise ses domaines d’action elle manipule sa carte de visite entre ses doigts. Il est vrai que les multiples compétences de l’ingénieur pourraient effrayer ceux qui seraient jaloux de leurs connaissances. Elle tente de se mettre à la place des membres de l’académie d’où est issu une des princesses. Si effectivement des enjeux stratégiques se cachent derrière l’électricité ce pourrait être une bonne raison de lui refuser l’entrée à l’Académie. Pourtant les savant ont par tradition tendance à partager leurs connaissances. C’est d’ailleurs un gage qu’une nation ne prenne pas un ascendant éhonté sur les autres et ne se laisse aller à des projets déraisonnable. Dans l’esprit de la journaliste ce terme est un joyeux euphémisme pour qualifier la colonisation ou la guerre. Evidemment, si elle en croit l’aspirant étudiant, elle se trouverait du bon côté des connaissances, en tout cas dans un domaine précis, mais en sera-t-il toujours ainsi? Déjà un réseau d’enquête, d’entrevue se dessine dans son esprit et elle note rapidement sur un feuillet à part, les étapes qu’elle ne veut pas risquer d’oublier ou de brûler. En effet, la première pensée de rébellion passé, il se pourrait bien que d’autres enjeux se cachent derrière ce qu’elle vient d’apprendre et qu’un peu de circonspection soit de mise.

Enquêter sur le terrain, il n’y a rien de mieux tant pour le plaisir de la journaliste que pour saisir au plus près les réalités que l’on ne soupçonne pas. Son visage est redevenu souriant et pétillant d’entrain autant que de curiosité.

“Donc. Peut-on se donner un rendez-vous à votre atelier? Je ne vous l’ai pas dit mais je suis déjà ravie en l’état de notre collaboration et je sens que nous allons faire de la belle ouvrage.”

Elle accompagne ses dernières paroles des ses mains qui vienne se poser bien à plat sur la liasse de notes qu’elle a amassées, y plaquant le crayon comme pour ponctuer sa satisfaction.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Huoyao Hei
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 27
Vice : Egoïste et Opiniâtre
Faction : Industriels
District : Manufacturier
Influence : 316
Occupation : Forgeron
Disponibilité : Moyenne à rare

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Mar 18 Sep - 8:22

Je la regarde s’avancer vers moi, se rapprocher, la douce odeur qui est la sienne m’arrive, ici au milieu de la ville industrie un parfum de fleur. Ho ce n’est pas si rare dans ce district, les gens ici se lavent avec de l’eau propre et du savon, ici on mélange des odeurs à l’alcool pour en faire des parfum qu’on laisse sur la peau des dames et des hommes ici même l’odeur montre que l’on n’est pas un rustre. Mais ça suffit à me faire rougir, la petite odeur, douce, fluette, guillerette de la demoiselle suffit simplement accompagner de sa beauté. C’est un peu l’idée que je me fait de mon jardin que j’essaye de mettre en place, pour le moment il ne ressemble à rien avec sa zone de sable pour les essayes mais dans quelques années je veux qu’il ait ce genre d’odeur perdu au milieu de la ville, et ce genre de beauté farouche et à la fois nitescence et chaude.

Mais elle m’interpelle et me pose une question …

"Si il n’existe pas encore il existera dans le futur, réfléchissez à tout ce qui est possible, à tout ce que cela implique, j’ai entendu des murmures dans les districts, des murmures qui disent qu’un homme cherche à faire des soldat machine, la vapeur seule ne le permettrais pas, il faut quelque chose pour donner des ordres et pourquoi pas l’électricité ? Et puis vous verrez bien les effets de ce que je vous ai laisser. Oui ça peut devenir une arme, ou au moins un outils qui améliore certaines armes."

Je la laisse continuer en lisant à ses coté en faisant quelques efforts pour rester concentrer, par toutes les machines qu’il est parfois dure d’être un homme, je ne sais trop si les femmes sont sensible à ce genre de choses mais il est beaucoup plus complexe de se concentré aux côté d’une belle demoiselle que d’un collègue mangeant des chips qui craquent de façon totalement irrégulières.

Je fais donc mes efforts pour rester sur les notes qui n’avance plus très vite mais j’en profite pour jeter un œil à la pile sans vraiment trouver quoi que ce soit à redire, si ce n’est que je ne connais pas la moitié des abréviations que la plus part des mots sont plus déchiffrer par moi que lut car il est toujours aussi complexe de lire les notes de quelqu’un d’autre.

Puis elle pose la main sur sa pile et le stylo. Je lui sourit et reprend le stylo que je glisse dans ma poche intérieur en me levant à mon tour. Je m’incline un peux, geste rester là figer dans ma personne même si je sais que ce n’est pas vraiment la coutume ici, et puis je la regarde à nouveau avec un sourire un peu gêné tout en reprenant mes esprits durant ma réponse :

"Venez quand il vous siéra, je n’aurais pas fini votre stylo avant quelques jours, le plus simple serait de faire d’une pierre deux coups, disons donc d’ici trois ou quatre jours qu’en dites-vous ? Nous plaquerons ainsi votre stylo vous aurez même un exemple.

Je vous remercie en tout cas, vous aller faire du bel ouvrage, je vais simplement donné un peu de ma science."


Oui il est nécessaire d’éduquer ces gens qui sont juste bon pour la plus part à taper sur ceux qui ont de l’esprit, mais mon esprit doute que ce soit ceux-ci qui lisent le journal de ma journaliste, il lisent plutôt le vox dans l’espoir d’y voir une gravure de course d’aviron avec de jolies demoiselles dessus.

Je finis de mettre en place sa visite et lui serre la main avant de mettre les voiles à mon tour. Je trouve cette expression marrante, mettre les voiles, car j’imagine toujours un humain sortir un grand cerf-volant et se laisser porter par ce dernier. Je suis sur qu’on pourrais en faire un sport bien plus sympathique que l’aviron à condition d’avoir moins de frottement, pourquoi pas sur l’eau ? Il faudra que j’essaye …
Revenir en haut Aller en bas
Salwa Hawabazzi
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 85
Fiche : Salwa
Vice : Cynisme
Faction : Citoyens
District : Sainte Hélèna
Influence : 691
Occupation : Journaliste
Disponibilité : Elevée

MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   Mer 19 Sep - 13:32

L’esprit de la journaliste ne fait qu’un tour lorsqu’on lui fait ce genre de révélation et cela suffit à lui faire oublier le rose qu’elle a noté aux joues de son consultant. En d’autres circonstances et peut-être même, celles-ci mais sans cette dernière révélation, elle aurait sans doute pris le temps de savourer la gêne de l’Atlasi et la flatterie qui en découlait pour elle, mais là… La possibilité de la création de machines soldats qui serait en projet dans la cité ne pouvait pas rester dans l’incertitude pour Salwa Hawabazzi. Aussitôt ses antennes avaient vibré dans son esprit, certaines d’avoir détecter matière à une nouvelle enquête et une nouvelle information à faire partager à ses lecteurs. Elle fronça légèrement les sourcils pour considérer plus intensément l’ingénieur. Qui était-il pour avoir vent de ce genre de rumeur ? Était-il aussi en but au rejet des Excelsiens qu’il le disait ? Pour avoir vent de ce genre de chose, il fallait avoir un réseau opérationnel… Elle pensa au mystérieux Culte de la Machine dont tout le monde parlait mais que personne ne parvenait à définir précisément. Certes les grandes lignes de son idéologie étaient la prédominance de la machine sur l’homme car meilleure que lui mais c’était un peu court. Ce culte pouvait-il agir pour remplacer l’homme par des machines ? Qu’arriverait-il des promoteurs de ce culte ? Allaient-ils disparaître aussi une fois leur but atteint ? Elle avait assez d’expérience de l’âme humaine pour savoir que l’homme n’agissait pas comme cela contre ses intérêts et qu’une quête de pouvoir se cachait certainement derrière cette aberration. On allait même jusqu’à murmurer que certains adeptes de cette religion allaient jusqu’à se faire amputer pour se faire greffer des prothèses mécaniques et se rapprocher ainsi de la condition de machine. La rouquine pensait de son côté que ce qui faisait l’Homme était son esprit et que pour replacer son esprit ce ne serait pas facile et serait la négation de son identité. En outre, elle se sentait assez en accord avec son enveloppe charnelle pour ne pas souhaiter la remplacer et ce malgré les petits complexes qui pouvaient l’assaillir devant la glace. Il faudrait qu’elle mette son nez là-dedans, comprenez dans la connaissance de ce culte.

De même, rencontrer des personnes qui développent des technologies à base d’électricité paraissait s’imposer. Cela allait lui donner pas mal de travail d’enquête et de recherche mais cela ne lui faisait pas peur. Dans un coin de ses notes, elle encadra « culte de la machine » et « armes électriques »

La jeune femme se redresse de temps à autre pour laisser Huoyao Hei lire les notes. Il serait stupide de passer à côté d’une erreur ou d’une imprécision parce qu’elle se serait appropriée les notes par sa simple posture. Elle laisse alors le profil plus tôt fin et les cheveux noirs se pencher sur ses écrits. C’est étrange comme son physique ne se rapporte pas à ce qu’elle imagine d’un forgeron. Evidemment elle ne soit pas oublier qu’il exerce un travail de précision plus que de force, ce qui peut expliquer cette carrure des plus banales.

Si elle en croit l’absence de remarques, il doit être satisfait de ce qu’il lit et même paraît penser que ce premier entretien touche effectivement à sa fin. Elle le regarde ranger le stylo et tente d’imiter son salut en guise d’au revoir mais aussi de respect. Ne serait-ce pas le premier sourire qu’il lui adresse ? Un sourire énigmatique mais un sourire tout de même et son visage a tout à gagner à se laisser gagner par ce genre de physionomie. Il fait ainsi moins scientifique et plus humain. Cette réflexion est certainement la conséquence de son ignorance en matière de sciences exactes.

Elle réfléchit un instant. Sixième jour de la saison de la Forge…

« Cela nous mènerait au dixième jour de la saison ? Cela vous convient-il ? Vous avez une heure qui vous siérait plus qu’une autre ? »

Elle ne relève pas la pointe de modestie de son consultant. Elle sait parfaitement qu’elle aurait été incapable de pondre un papier à la fois aussi détaillé et à la fois aussi accessible à tout toute seule et elle attend avec impatience sa visite à l’atelier. Elle savait bien qu’elle oubliait quelque chose !

« Est-ce que je pourrais venir avec un photographe pour faire des portraits de vous mais aussi photographier l’expérience ? Si cela vous dérange n’en parlons plus… »

Elle ne connaissait pas le degré de secret que l’Atlasi voulait garder autour de ses activités, mais elle savait une chose c’est qu’arriver sans prévenir avec un photographe donnait prétexte au refus alors qu’inversement les gens étaient plus enclins à donner leur accord si on le leur demandait et d’autant plus si on envisage le fait qu’il puisse refuser sans arrière-pensée.

Elle se lève en même temps que lui et lui serre la main. L’imprévu du matin a décidément été très fructueux et la journaliste ne boude pas son plaisir en laissant briller mille étoiles de satisfaction dans ses prunelles.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: MyreWattons [Salwa] [Fini]   

Revenir en haut Aller en bas
 
MyreWattons [Salwa] [Fini]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Voilà, c'est fini, TSVP
» C'est Fini....
» Des Racines et des Ailes ? j'ai fini par craquer !
» Elle a eu un déclic... et du coup c'est fini !!!
» Fini le travail... bonjour le fond du lit...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: [RP] Excelsa Extérieure :: District Sainte Hélèna-
Sauter vers: