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 Catherina Damoroff

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Catherina Damoroff
Excelsien(ne)

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Messages : 71
Fiche : Ici ✩
Vice : Inconstance
Faction : Conservatoire
District : Virtua
Influence : 418
Occupation : Pianiste
Disponibilité : A peu près tous les jours

MessageSujet: Catherina Damoroff    Ven 23 Mar - 14:38


La Star



I. L’enfant du silence

S’il y a une chose que la pianiste évite d’évoquer, c’est bien son enfance.
On pourrait croire alors qu’il s’agit d’un terrible secret, et aux yeux de Catherina, c’est le cas : celui de la médiocrité.

Père petit artiste, mère pieuse et rigoureuse qui travailler à la manufacture, dernière fille après trois autres enfants.

Catherina elle-même était une enfant banale. Ni particulièrement jolie, ni particulièrement remarquable. Elle était, et c’est tout.

N’ayant jamais souffert de la faim, la jeune femme ne connut jamais la richesse non plus. Elle portait les vêtements de sa sœur ainée quand ceux-ci devenaient trop petits, coupaient ses cheveux sobrement au carré, respectaient bien les préceptes que sa mère lui enseignait.

Catherina nageait dans un océan de gris, où il lui semblait se noyer, disparaître pour ne devenir qu’un point anonyme dans la foule.

Elle n’était pas particulièrement proche de sa fratrie, si ce n’était son frère aîné, le seul, contre l’avis maternel, à égayer un peu ses journées par des escapades et des percées, pour aller voir la mer et regarder au port le départ lancinant des navires.

Le pire c’était alors de voir tous ces gens, plus libres qu’elle, et tous ceux qui se cantonnaient dans le silence, mais par choix, ce qui la répugnait, connaître enfin, à quel point le monde était vaste au-delà des murs d’une maison, du trajet vers une école, et d’un parc dans lequel on jouait.

Dans le miroir, son reflet n’appartenait à personne d’autre qu’une anonyme vêtue de couleurs ternes, au visage maussade, et aux sourires forcés, sa destinée n’était aux mains que de ses géniteurs qui l’avaient tracé déjà bien avant sa conception.
Une vie pavée de pierres bien proprement époussetées, une existence tirée à quatre épingles.

Il n’y eu jamais d’incidents majeurs, quoi qu’à une époque de sa vie, Catherina en vint presque à le souhaiter. Qu’un drame survienne, quelque chose pour briser la ronde parfaite du quotidien. Mais rien ne vint, pas plus que la joie, la tristesse ne transperçait pas le voile perméable qui s’était emparé de l’existence de la jeune femme.

II. Crescendo

Quand l’aîné de la famille quitta le domicile familial, trop épris de liberté, Catherina se retrouva plus seule et désœuvrée que jamais.

Un revenu en moins, la maîtresse de maison, voyant que son mari n’arrivait plus à ramener suffisamment pour nourrir les trois enfants restants, elle envoya sa cadette de 14 ans travailler auprès d’un facteur d’instruments avec lequel le père de l’adolescente avait jadis travaillé.

Peut-être la chance, ou même un drôle de destin, mais lors d’un après-midi particulièrement tranquille, elle se glissa dans l’arrière-boutique, mue par un sentiment qui lui était presque inconnu pour avoir été tant réprimé : la curiosité.

Là, elle trouva un piano, et fit ce qu’on lui avait toujours empêché de faire : elle joua. Sa mère n’avait jamais approuvé la profession de son père, prétextant qu’il ne rapportait pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pourtant, des nuits durant, Catherina l’avait vu jouer, crevant l’oppressante bulle d’un silence tranquille, trop tranquille, qui s’installait toujours sur la demeure.

Elle répéta les gestes que pendant des années elle l’avait vu faire, elle écouta les notes emplir ses oreilles, et pour la première fois, elle créa, elle s’exprima, sans se faire rabrouer. Cette fois-là elle put marteler les touches avec toute la rage contenue au creux de sa poitrine, et, d’une manière pourtant éphémère elle façonna à son image, même de maladroite, quelque chose qui lui appartenait.

Elle y revint tous les jours, elle se levait à présent, fébrile de retourner à la boutique, de s’isoler en réserve pour avoir accès à l’objet qui cristallisait désormais sa seule échappatoire.

L’audace alla jusqu’à ce qu’elle vole les partitions de son père, ses vieux livres de solfège, et qu’elle travaille seul, un art d’abord balbutiant, mais dans lequel elle gagna de l’aisance dans l’année qui s’écoula.

Et puis, elle fut surprise par son employeur. Confuse, elle tenta de se justifier, mais au lieu d’avoir affaire à la même fermeture d’esprit qu’elle avait toujours connu, on lui demanda de recommencer.

Elle le fit.
Et la suite s’enchaîna à toute vitesse.
Dans ce flou, Catherina ne retint qu’un seul élément, le seul qui importait.

Elle entra au Conservatoire.

III. Etoile montante

Catherina ne se révéla pas un prodige mais elle démontra des capacités d’apprentissage, de persévérance, et d’entêtement qui firent d’elle une véritable petite teigne guerrière au Conservatoire.

D’abord relativement vue comme une étrangeté, la jeune fille du sortir de sa réserve, de sa timidité, et des années qu’elle avait passé en retrait, pour démontrer un instinct particulièrement combattif, et une volonté d’excellence.

La musique la fit mûrir, et sortir de sa carapace, stimulée par l’apprentissage, et se découvrant douée, elle gagna en assurance, ce qui fut particulièrement aidée par une puberté très clémente envers elle. Quand elle se regarda dans le miroir, un an après son entrée au Conservatoire (elle avait donc environ 17, presque 18 ans), elle vit enfin quelqu’un qui lui ressemblait, quelqu’un qu’elle avait créé, pas qui avait été façonné par autrui.

Si on veut attribuer un début à son comportement déluré, ce fut sûrement vers la fin de son adolescente. Etre quelconque, être en retrait, lui était devenu absolument insupportable.

Elle façonna son corps, son visage, ses tenues, ses attitudes, à l’image la plus exceptionnelle possible, tout, sauf être banale. Etre médiocre. Dans la moyenne. Elle voulait être flamboyante. Elle voulait resplendir.

Mais, cela ne l’empêcha pas de faire preuve d’un sérieux presque austère quand il s’agissait de son instrument de prédilection, le piano.

IV. La Star

Aujourd’hui, que voit-on de Catherina Damoroff ?
Véritable égérie, l’adolescente effacée a cédé la place à une femme de talent, mais d'une frivole inconstance, qui ne fait pas l'unanimité parmi ses pairs.

Ses aprioris sur une vie simple, sans excès, cantonnent presque à la peur, la peur du silence, d’être oubliée, d’être cantonnée à une existence à ses yeux dépourvue de sens.

Compensant énormément pour son adolescence, elle s’adonne aux plaisirs les plus éphémères, on ne compte plus ses caprices délurés, qui l’empêchent souvent d’être au diapason avec ses pairs.

De ce fait, il est difficile de saisir ce qu’elle pense, et la manière dont elle raisonne, tant elle semble focalisée sur l’obtention de l’instantané, et ne jamais réfléchir vraiment plus loin.

Catherina pourrait être comparée à un papillon de nuit, jouant autour d’une flamme, elle consume sa vie à un rythme effréné, mais, si elle s’en rend compte, cela paraît parfaitement lui convenir.

La seule chose pour laquelle personne ne saurait lui reconnaître un manque de sérieux, c’est bien la musique. Souvent approchée, courtisée, elle n’est exclusive qu’envers son art, ne peut parler sereinement que de lui, avec des mots presque aussi touchants que ceux d’une amoureuse transie envers son amant.

Catherina est en vie pour, et par la musique, elle cherche dans les notes un sentiment d’absolu, qui va bien au-delà des obligations raisonnables d’un monde qui lui parait bien trop terne.

Nom : Catherina
Prénom : Damoroff
Âge : 30 ans, née le 4e jour de la Saion du Glaive 1096.
Genre : Femme
Titre(s)/Métier :Pianiste
Faction : Conservatoire
District : Virtua
Vertu : Persévérance
Vice : Inconstance
Etranger : Non
Pouvoirs : Charme [+]
Partisans
Artiste Excelsien [+] - Piano
Cabale
Empathie [+]

opinions

S’il y a bien une chose qui importe moins que toutes les autres à Catherina, c’est bien la politique.

Son comportement est si frivole qu’il pourrait être perçu comme une forme de sottise, mais la pianiste est loin d’être une femme idiote, bien que les excès qu’on lui connaît l’empêchent de se montrer sous un autre jour.

Courtisée pour ses sponsors, et ses liens dans les hautes-sphères, gagner la sympathie de la femme est pourtant bien malaisé, ayant un mode de pensées, et de hiérarchisation des priorités, bien à elle.

Bonne oratrice, habituée aux feux des projecteurs, Catherina pourrait pourtant devenir un atout de poids, et rallier avec elle certains de ses admirateurs, mais la garder sur une conversation qui l’ennui tient de la mission impossible.

Si on voulait spéculer sur les courants qu’elle pourrait rallier, la pianiste a déjà voyagé par-delà les frontières d’Excesla, et s’est montrée assez curieuse d’autres cultures, et tout sauf hostile. Ses séjours, même brefs, et dans le cadre de concerts privés, l’ont pour la plupart captivés.

Loin d’être rigoriste, l’artiste n’est pas connue pour être particulièrement pieuse, même si elle respecte les préceptes de la foi, comme la plupart de ses concitoyens.

Lors des – rares - cours qu’elle donne au Conservatoire, Catherina s’illustre par un certain progressisme, elle ne répugne pas à s’ouvrir à autrui, et ne s’arrête ni à la classe sociale, ni à l’origine, bien qu’elle garde une certaine réserve qui attrait à sa personnalité, et à sa notion d’excellence concernant la musique.

Elle loue avec une certaine ferveur les œuvres du Prince Compositeur, et ne serait finalement pas nécessairement imperméable à ses idées… Si elle y prêtait l’oreille.



Descriptions

Dès qu’elle rentre dans une pièce, elle attire les regards.

Pas d’une beauté stupéfiante, non, qui le serait ? Si on fouille bien, sa peau n’a pas le grain bien tendu, son nez est peut-être un peu trop long, et ses yeux sûrement trop arrondis.

Mais tout de même, il se dégage d’elle dans l’alchimique fragile que transmet un visage, un charme non feint, un sourire qui étire des lèvres pleines, plisse des fossettes, fait pétiller ses iris. Les émotions y sont comme des masques, ses traits s’habillent de leurs couleurs, aussi fugitives que des ombres.

Féminine, sans être vulgaire, la pianiste habille toujours son corps de robes aux couleurs chatoyantes. Des bleus rois, des rouges carmins, des verts d’eau, des jaunes canaris… Extravagance, pétante de teintes, qui pourrait presque friser le mauvais goût, s’équilibre parfaitement avec l’attitude fantasque de la femme.

Ses membres sont longilignes, de longues mains, ironiquement, des mains de pianistes, couronnées par des ongles ronds, sûrement la seule chose du corps de Catherina qu’elle n’habille de rien de plus que ce que la nature lui a donné : ses doigts sont son outil le plus précieux, elle n’oserait les émousser d’aucune manière.

Le cou un peu trop long, où culmine un petit minois en forme de cœur, et une masse folle de cheveux qui encadre un regard flamboyant quoi qu’assuré, les jambes fuselées, la taille fine, les formes sont légères et arrondies, mais la femme ne pourrait être décrite comme bien en chair.

Dynamique, flamboyante, cependant, seraient des adjectifs qui lui colleraient bien mieux, tant et si bien que ce sont presque les premiers qui pourraient venir en tête d’un observateur extérieur en la croisant.

Le geste vif, toujours élégant, sa voix porte, haute et claire, elle ne cache rien de ses humeurs, souvent par trop imprévisibles. Elle emplit les espaces où elle se trouve, une présence, une aura ; ce trop-plein en devient presque une norme chez elle, tant toutes ses attitudes s’expriment par l’excès.

C’est quand elle quitte les lieux que l’on s’étonne qu’elle ne soit pas plus grande, plus imposante, et que ce bout de femme ne culmine pas plus haut qu’un mètre soixante, et quatre petits centimètres de plus.
Derrière elle, son parfum piquant, elle l’a voulu pour qu’il soit difficile à ignorer, comme toute sa personne, demeure, entêtant.

De loin quand on la regarde pourtant, Catherina a quelque chose de fragile, avec ses membres fins, et son menton relevé au ciel en un signe de défi sur le monde qui l’entoure.

Sa personnalité devant n’importe quel quidam colle à l’apparence immédiate qu’elle peut donner : fantasque et sans limites, toujours à courir dix idées à la fois, d’une frivolité consommée.

Devant quelqu’un dont elle est proche ? Il n’est pas connu à Catherina quelqu’un auquel elle est viscéralement attachée, sa fougue est égale envers tout un chacun, le seul dépositaire de ses craintes et de ses espoirs est le silence empli des notes de son piano.

Qualité :
persévérante, sûre d’elle, aisance oratoire, capacités d’apprentissage

Défaut : inconstante, imprévisible, butée, souvent déconnectée de ses contemporains


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Otton Egidio
Prince Prieur

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Fiche : Ici
Vice : Luxure
Faction : Prieuré
District : Prioral
Influence : 1209
Occupation : Premier Prieur
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MessageSujet: Re: Catherina Damoroff    Ven 23 Mar - 15:02

Bonjour et officiellement : bienvenue !

Je n'ai pas grand-chose à dire. Le personnage est bien compris, l'écriture aérée et agréable à lire.

J'ai hâte de voir l'évolution du personnage (surtout si elle finit par s'engager politiquement ou non) /o/

Dans tous les cas, tu es validée et peux donc aller t'amuser dans le RP !

Bon Jeu !

_________________
Madame Guillotine !
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Catherina Damoroff
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