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 Non, non, t'inquiètes pas [PW Maï]

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Sigmund von Einzbern
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MessageSujet: Non, non, t'inquiètes pas [PW Maï]   Lun 23 Avr - 11:39

Ce rendez-vous près du Lac m'avait laissé avec des sentiments contraire. L'échange avec Maï avait été... cordial, mais chargé de sous-entendus menaçants qui m'inquiétaient au plus haut point. De plus, le but premier de mon recours aux Oisillons n'était toujours pas atteint. Sans que je puisse réagir, la criminelle m'avait délesté de ma bourse de 250 ducats, sans me donner la moindre garantie que je récupérerais les ingrédients demandés. C'était une fleur qu'elle me faisait, étant donné qu'elle avait d'abord réclamé le double, mais c'était une rose... bardée d'épines... bien profond dans le rectum. Sur tout le trajet du retour, j'avais fulminé sur ces prix exorbitants. C'était presque plus rentable d'aller cueillir ce dont j'avais besoin moi-même ! Bon, je n'avais clairement pas le temps pour, et j'avais toujours désespérément besoin d'une dose. Peut-être que ce sevrage forcé affectait mes émotions plus que je ne voulais bien l'admettre.

En rentrant chez moi, mon premier réflexe fut de cacher la fiche de mon père. Maï avait été très claire : elle voulait que je la brûle. Réaction logique, étant donné qu'il s'agissait d'un indice majeur qui pourrait permettre aux Prieurs de remonter sa piste et d'arrêter la jeune femme. Mais à l'heure actuelle, je ne faisais clairement pas confiance à la criminelle, et je doutais même que je puisse un jour lui accorder ladite confiance. Alors je récupérais la fiche, la pliais soigneusement en trois, avant de la dissimuler là ou personne n'irait instinctivement chercher : dans le matelas du lit de mon père. Sa chambre était vide, froide, inoccupée depuis sa mort. Pénétrer dans la pièce me fit verser de chaudes larmes. Percer le dos de son matelas à l'aide d'un couteau me fendit le coeur, et c'est avec le plus grand soin que j'entrepris de recoudre l'ouverture faite, afin de masquer les preuves en cas d'imprévu. Même si Maï venait à mettre la main sur ce précieux document, j'avais encore toute ma tête, et suffisamment bonne mémoire pour alerter le Prieuré et leur donner toutes les informations nécessaires pour obtenir un rendez-vous avec la chef de gang.

Il était tard lorsque je portais les derniers points de couture sur le matelas de feu Friedrich von Einzbern. Le trajet du Lac jusqu'à chez moi était long et éreintant. J'avais du travail demain, de nombreux cours à assurer, et aucune envie de rester éveillé plus longtemps. Malgré les longues semaines qui s'écoulaient inlassablement, je ne parvenais toujours pas à faire le deuil de mon père. Et évidemment, le manque criant d'élixir dans mon organisme me rendait encore plus à fleur de peau. Ma vie n'était déjà pas marrante avant, mais depuis que j'étais seul, elle était d'une tristesse absolue. C'est sur ce genre de pensées sombres que je m'endormais, d'un sommeil sans rêve.

Sans rêve, du moins dans un premier temps. De nouvelles idées noires venaient s'immiscer dans mon subconscient. Je me tournais et me retournais, mon repos était plus qu'agité. Une fine pluie venait tambouriner à mes fenêtres. En sueur, je me réveillais soudainement. Les cheveux en bataille, plusieurs mèches tombaient sur mon front et devant mes yeux. Mon marcel ne cachait presque rien de mon corps maigre, tandis que la couverture cachait le reste. Il me fallut une dizaine de seconde pour que mes yeux s'habituent à l'obscurité. Mais lorsque ce fut le cas, je poussais un cri de surprise.

Je n'étais pas seul.

Assise sur mon lit, la silhouette de Maï me fixait sans bouger. Derrière elle, deux gardes du corps, aux physiques impressionnants, étaient également immobile. La peur m'envahit à nouveau. Les menaces, le spectre d'un passage à tabac imminent, la mort peut-être. Je voulais reculer, lentement, mais je ne pu au final que me redresser dans ma couche, mon dos en contact avec le mur froid. Je m'efforçais de ne pas trembler, ni de bégayer alors que je demandais :

Comment vous êtes entrés ?

A l'heure actuelle, ce n'était sans doute pas la question la plus urgente à poser. Quelque chose dans le ton de "Qu'est-ce que vous voulez ?" ou "Est-ce que vous allez me tuer ?" était sans doute plus adapté au contexte dans lequel je me trouvais. Mais ce même contexte ne m'avantageait pas du tout, encore une fois. Alors, dans un élan de lucidité inattendu, mais plus que bienvenu, mon cerveau avait posé la question la plus neutre, et à la fois la plus logique.

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