Partagez | 
 

 Faites des heures sup' [PW Xin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sigmund von Einzbern

avatar
Excelsien(ne)


Messages : 13
Faction : Apothicariat
Influence : 56
Fiche : Délicieux
Date d'inscription : 12/02/2018
District : Pharma
Protecteur : Personne
Occupation : Chercheur en alchimie

MessageSujet: Faites des heures sup' [PW Xin]   Jeu 15 Fév - 18:52


La nuit était déjà tombée depuis longtemps sur le district Pharma. Les couloirs de l'Apothicariat étaient déserts, et seules quelques bureaux émettaient encore une faible lumière. Parmi ceux-ci, mon propre bureau. Plongé dans une semi-pénombre, j'étais absorbé par la correction de quelques copies. Ma plume suivait attentivement les écrits de mes élèves, annotant, raturant, corrigeant ce qui devait l'être. Parfois, un mince soupir s'échappait de mes lèvres, lorsque je lisais une faute sur une question que je trouvais facile. Je me remettais toujours en question lorsque je voyais ça : est-ce que c'était ma manière d'enseigner qui était la cause de cette erreur ? Ou bien avais-je simplement affaire à un élève peu désireux d'intégrer les formules que je m'efforçais à expliquer ?

La fatigue commençait à alourdir mes paupières. Ma concentration vacillait, mais je ne voulais pas avoir du travail supplémentaire demain matin. Alors je tenais bon. Ma chaise en bois devenait de plus en plus inconfortable, malgré le petit coussin posé sur le siège. Mon bureau, en bois fatigué, grinçait lorsque j'appuyais sur certaines parties. La lumière de l'ampoule au-dessus de ma tête émettait un léger grésillement continu, le seul trouble au silence de mort qui régnait dans la pièce. La disposition du rare mobilier projetait parfois des ombres inquiétantes sur les murs...

Me plonger dans le travail, c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour oublier, momentanément du moins, la perte de mon père. Au moins, pendant que corrigeais les travaux, je ne pensais pas à son corps amaigri à l'extrême, que l'on avait enterré il y a peu. Ses cernes plus marquées que ne seraient jamais les miennes, ses mains tremblantes, son souffle court... merde, voilà, maintenant il n'y avait que ça dans ma tête. Je tentais de chasser mon père de mon esprit, de me concentrer sur les devoirs, mais rien n'y fait. Posant tout mon matériel, je m'adossais complètement sur mon siège, tout en m'étirant dans un grognement.

J'ai besoin d'une pause...

Je me lève, non sans passer deux mains sur mon visage, frottant vigoureusement mes yeux. Je fais quelque pas, un peu hasard, dans mon bureau. On a vite fait le tour de cette petite pièce. La grande table devant laquelle j'étais assis occupe le gros de l'espace disponible. Une chaise pour moi, une autre pour un hypothétique visiteur. Derrière ma chaise, sur la gauche, un casier dans lequel je "range", ou plutôt j'empile aléatoirement tout mes documents personnels, recherches et autres essais. Un porte-manteau sur la droite de la porte... et c'est tout. J'ai besoin d'air. Je sors de là, l'établi d'alchimie est au bout du couloir.

J'y ai laissé quelques fioles remplies, et j'ai failli oublier de tout nettoyer avant de partir. C'est en ouvrant la porte que je me rends compte de ça. Sur mon temps libre, je mène plusieurs projets de front. Depuis peu, j'ai entrepris de finir les travaux de mon père. Je veux comprendre ce qui l'a tué, pour empêcher que ça se reproduise. C'est ce qu'il aurait voulu. Malheureusement, ses premières impressions relèvent de la médecine pure, et non de l'alchimie, alors je patauge. Parallèlement, je mène également un projet plus secret. Mon collègue alchimiste, le chercheur Olgh, me fournit depuis un mois un élixir qui apaise mes maux. Je sais pertinemment que je devrais arrêter, mais je n'y arrive pas. Pire, je viens d'augmenter ma consommation. Il n'y a que ça qui m'aide à oublier. Alors je tente de comprendre sa composition, pour ne plus dépendre d'un autre pour fabriquer ce produit miracle.

Voyons où en est la séparation...

Si je parviens à isoler les différents composant, et à déterminer leur provenance et le dosage... Je pourrais sombrer un peu plus dans la dépendance. Je devrais arrêter. Mais en ce moment, je fais tout le contraire. C'est pour la science, me dis-je. C'est une façade. Je m'y accroche tout de même. Je secoue légèrement la fiole, j'essaye de distinguer quelque chose à l’œil nu. Je me focalise entièrement sur ce produit miracle. Il pourrait y avoir une classe entière dans la pièce que je ne m'en rendrais pas compte...
Revenir en haut Aller en bas
Xin

avatar
Excelsien(ne)


Messages : 13
Faction : Oisillons
Influence : 76
Fiche : La Fille
Date d'inscription : 03/02/2018
District : Domus
Protecteur : Ceux qui veulent que je taise leur noms
Occupation : Fumer dans un coin - Papoter

MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Ven 16 Fév - 14:06

Wep, les choses ne se passent pas toujours comme prévu, il semblerait… L’informatrice soupire, cachée dans l’ombre d’une grande armoire en acier, elle est adossée contre le meuble pour ne pas se laisser voir et lève les yeux au plafond. Plus loin, un homme, à la mine épuisée, est penché sur des fioles et en examine le contenu avec une concentration certaine. Il se retourne pour observer le contenu d’une fiole à la lumière. Comment en est-elle arrivée dans cette situation délicate ? Elle est venue cherché quelque chose, mais ne s’attendait absolument pas à avoir de la visite.

Ses iris roses se posent sur les pieds d’un bloc contenant une foultitude de tiroirs au contenu certainement très scientifique. Mais ce qui l’intéresse elle se trouve sous le meuble. Oui, oui, vous avez bien compris, sous le fichu meuble.  Qui irait chercher là n’est ce pas ? Tout le monde est perdu dans ses habitudes, sa routine, et ne pense pas aux moutons de poussière qui roulent sous le mobilier. C’est précisément pour cette raison que ces lieux sont les parfaits coffres forts.

Si personne n’y cherche jamais rien, personne n’y trouve jamais rien. Et si on déplace le meuble ? Hé bien, c’est très simple, ce qui est dissimulé n’est pas simplement déposé sur le sol à la merci d’un grincement aigu.  Mais dans ces administrations universitaires, seul le savoir compte, les laboratoires ne sont pour ainsi dire jamais déplacés. Ils changent d’utilisateurs pour sur, mais cela s’arrête à des armoires et tiroirs vidés puis remplis à nouveau.

Qui ira se soucier du dessous de ce bloc d’acier, où il faut ramper au sol et y glisser le bras jusqu’à l’épaule, dans cet établis particulier ?  Alors que même le principal utilisateur du lieux ignore ce qui peut se trouver à cet endroit précis ?   Oui, bon, Xin, vous l’aurez compris. C’est ainsi qu’elle dissimule dans des endroits improbables, connus d’elle seule, certains documents précieux qu’elle doit se procurer ou qu’on lui demande d’obtenir.

En l’occurrence, ici, c’est un certificat de naissance, soit disant perdu, mais en réalité en la possession d’une fortune industrielle. Sans ce certificat, le client du Petit Oiseau ne peut prétendre à la succession de cette puissante famille. Un bâtard qui veut faire valoir ses droits de premier né, mais les drames de familles étant ce qu’ils sont on a voulu l’évincer. Sans certificat pour prouver que son père la reconnu comme portant son nom, rien ne prouve qu’il soit affilié à cette jolie et riche branche de famille influente. Ah la politique…

Cet imbroglio en tout cas lui fournit quelques précieuses informations. Ils devront ou régler cela à l’amiable avec une succession pour un élément qui a gagné leur sympathie soudaine ou le scandale public jettera le doute sur leur façon de fonctionner en affaire. Bien que tacitement tout le monde se doute quelque peu de ce genre de méthode, lorsque le doute est public cela affaibli grandement la force de négociation. Et si il n’y a pas de scandale, c’est une information qui peut donner un ascendant certains à qui la possède. Une affaire à suivre donc…

Enfin, une affaire qui se soldera bientôt, si elle parvient à récupérer cette fichue enveloppe coincée sous ce meuble. Pourquoi l’avoir dissimulée ici ? Par ce que si on l’accule dans une rue pour la fouiller, que l’on retourne son domicile, ou bien que l’on profite qu’elle soit assommée par l’opium pour lui faire les poches, aucun butin informatif ne sera perdu. Un informateur n’est jamais trop prudent.

C’est pour cette dernière raison que Xin guette longuement les lieux qu’elle choisit pour cachette afin d’y déceler les habitudes des utilisateurs. Ainsi, elle peut tranquillement s’introduire avec la complicité des ombres quand personne n’est présent. Et repartir sans laisser de traces. Et si on la surprend ? Oh elle ne fait que se promener, qu’il y a-t-il à voler de toute façon entre ces murs poussiéreux ? Elle n’aurait rien en rapport avec les lieux sur elle alors de quoi l’accuserait-on ?

Et ce soir là, elle est passée tranquillement par les toitsn pour ensuite atteindre la fenêtre du couloir le plus proche. Une fois à l’intérieur, elle referme le carreau en silence et se rend à l’établi. Là, à la lumière de la lune, le petit oiseau passe cette porte bien précise et la referme également avec précaution. Des fois que quelqu’un passe dans le couloir et ne soit alerté par une porte entrouverte… La demoiselle encapuchonnée s’est alors allongé sur le sol et s’apprêtait à glisser le bras sous le meuble qu’elle convoite tant. Jusqu’à que des pas résonnent sur le carrelage à l’extérieur. Elle s’est immobilisée, ventre à terre, le temps de saisir les intentions de la personne, allait-elle passer son chemin et se rendre dans cette pièce ? La première était la plus probable, mais noooon ce n’est pas drôle si les choses se passent tout le temps comme prévu n’est-ce-pas ?

Ses yeux roulent dans leurs orbites, alors que les pieds s’arrêtent sur le pas de la porte. Preste comme un chat, Xin rassemble ses membres sous elle et se glisse dans l’angle mort de la porte. Vous savez ce pan d’ombre derrière la porte lorsqu’on l’ouvre. L’homme entre sans la voir, dissimulée derrière le panneau de bois qui manque de lui écraser le nez. Il s’avance vers le bloc central où sont disposées des fioles. Pendant ce temps, elle s’est adossée contre une grande armoire pour demeurer hors de vue de ce visiteur inattendu. Elle entend un très léger bruit de frottement de verre. C’est donc alors qu’elle risque un œil vers l’homme pour suivre ce qu’il fait. Un roulement d’yeux agacés plus tard, elle est de nouveau adossée contre le meuble, bien en sécurité hors du champs de vision du scientifique.

Évidemment, il fallait que quelqu’un vienne inspecter son expérience ce soir à cet instant précis ? Cela peut pas attendre le lendemain, bien sûr… Attends. Si ça ne peut attendre le lendemain, c’est que c’est peut-être quelque chose de secret ? Ce n’est pas courant de faire des expériences seul au milieu de la nuit comme ça… Non, concentre-toi Xin ! Tu as des priorités ! Comme livrer un certain document que tu es venue chercher ! Profitant qu’elle lui tourne le dos, elle roule d’une ombre à l’autre et s’immobilise, assise contre le bloc de mobilier tant convoité. Si le chercheur lève les yeux il ne verrait que le reste de la pièce comme il en aurait l’habitude.

L’informatrice tend de nouveau l’oreille, mais il semble trop concentré sur sa fiole et ne bouge pas. La jeune femme s’allonge donc et passe le bras sous le meuble. À tâtons, elle cherche puis décroche une enveloppe coincée  dans le rebord intérieur sous le meuble. Le papier fait un léger claquement en se décrochant ce qui fait que Xin s’immobilise encore un instant pour vérifier qu’elle n’est pas entendue. Le document va ensuite se glisser en silence dans le revers intérieur de sa veste.

Bon, maintenant, comment sortir d’ici ? Difficile d’atteindre la fenêtre ou la porte sans être vue… Autant y aller au culot ? Se faire passer pour une élève ? Non, elle a rien d’une étudiante, absolument rien, ni le savoir scientifique, ni la dégaine. Assise en boule contre le meuble, le bout du gant de son pouce entre les dents elle réfléchissait à toute vitesse. Avant de soupirer avec un sourire. Autant aller au plus simple. Elle se redresse, rabat sa capuche, et s’approche à pas de velours dans son dos pour se pencher par-dessus l’épaule du scientifique.

« Alors qu’est ce que vous séparez, doc ? » Lance-t-elle avec rire malicieux.

Elle s’attend à le surprendre, le faire sursauter voire peut être de le faire enrager. Peut-être la chassera-t-il hors de son labo sous la surprise et la colère. Ce qu’elle cherche au fond, même si elle est bien curieuse de savoir ce qu’il fabrique aussi.  Elle sourit à pleine dent avec un air d’excuse.

« Désolée, j’ai vu de la lumière, je me demandais qui était encore là à une heure pareille. »
dit-elle avec un clin d’oeil.
Revenir en haut Aller en bas
Sigmund von Einzbern

avatar
Excelsien(ne)


Messages : 13
Faction : Apothicariat
Influence : 56
Fiche : Délicieux
Date d'inscription : 12/02/2018
District : Pharma
Protecteur : Personne
Occupation : Chercheur en alchimie

MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Sam 17 Fév - 0:41


Ah ! Bordel de...

Je sursaute, la fiole m'échappe des mains. Une partie de son contenu gicle sur ma chemise, tandis que le reste vient s'éclater au sol. Un éclat de verre. Je n'étais pas seul dans le laboratoire. Absorbé par mes liquides et mes travaux, je n'ai rien remarqué. Pourtant le laboratoire n'est pas très grand ! Un îlot central, avec plusieurs fioles, becs benzène et autres erlenmeyers, plus ou moins remplis de diverses substances et mixtures. Côté couloir, un autre établi, avec du matériel plus volumineux, pour la séparation, la distillation etc. Et côté fenêtre, une étagère remplies de documents scientifiques et de pages d'annotations et d'hypothèse. Sur la gauche, une autre armoire, en acier, complétait le décors. Et pourtant je n'avais rien remarqué. Pour l'heure, je ne prête même pas attention à l'intruse. Je m'agenouille, ramasse les plus gros morceaux de verre en me lamentant.

Non, non, non, non, non c'est pas possible...

Tout est fichu. Sans une nouvelle dose à analyser, je perds tout. Bien sûr, je possède des annotations, des hypothèses, mais sans un échantillon, le tout devient obsolète. Je me redresse, passe une main dans mes cheveux, tandis que je sens une veine palpiter à ma tempe. De rage, le plat de ma main droite vient violemment frapper l’îlot central. Je sens que j'ai besoin de quelque chose pour me calmer, mais rien qui ne soit pas létal à l'ingestion ne se trouve actuellement dans la pièce. Et en parlant de létalité, mon cerveau me ramène brutalement à la réalité des choses.

Il y a quelqu'un dans le labo, juste derrière moi.

Je me concentre, j'essaye d'ordonner le tumulte de pensées des dernières secondes. La voix, comment était-elle ? Féminine, j'en suis presque sûr. A part ça ? Rien. Je me concentre davantage. Rien ne semble venir faire pression sur mon dos. Pas de lames cachée donc. Ma respiration s'accélère, mais je tente de la réguler. Prudemment, les mains bien en évidence, je me retourne.

Je tombe nez à nez avec une femme, ça se voit à l'opulence de la poitrine, qu'on devine sans peine même dans la pénombre. Le visage, je ne le distingue pas très bien, il est encapuchonné. Mais la personne me sourit. Pas hostile ? J'ai du mal à le croire. Je pensais bien être le dernier encore présent dans l'Apothicariat à cette heure.

Qui êtes-vous ? Depuis combien de temps vous êtes là... et qu'est-ce que vous voulez ?
 
Mon cerveau procède très lentement les informations que mes oreilles reçoivent. Elle aussi pose des questions. Il y a quelque chose de louche dans son attitude. Mais tant qu'elle ne tente pas de me planter une dague dans le ventre... Je suis prêt à passer outre. Je ne suis pas armé, et je ne suis clairement pas en état de me battre.
Revenir en haut Aller en bas
Xin

avatar
Excelsien(ne)


Messages : 13
Faction : Oisillons
Influence : 76
Fiche : La Fille
Date d'inscription : 03/02/2018
District : Domus
Protecteur : Ceux qui veulent que je taise leur noms
Occupation : Fumer dans un coin - Papoter

MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Lun 19 Fév - 10:09

On non, il avait fait tombé sa fiole ! La demoiselle rit en silence. Bon, elle l’a un peu cherché en le prenant de court comme cela. En tout cas, cela confirme certains de ses soupçons cette préparation est bien quelque chose d’important et, vu son air scandalisé et abattu, plutôt rare. Il lui fait un peu de peine ainsi sur le sol à tout ramasser les morceaux de verre. Elle hausse un sourcil sous sa capuche quand il abat un poing rageur sur l’îlot central. Le sourire malicieux qui est sur ses lèvres s’étire un peu plus. Hé bien, ce qu’il vient de perdre est mieux que rare, c’est quelque chose de primordial… Cette rencontre est décidément de plus en plus intéressante !

Xin n’a pas bougé pendant tout ce temps. Une main sur la hanche, l’autre pendant le long de son corps, elle attend patiemment qu’il lui fasse face. Son but ici n’est pas de se montrer hostile alors elle lui laisse tout le temps de monde de l’intégrer au décor. Ses quelques mots d’excuses précédents n’ont pas atteint le scientifique il semblerait, elle les réitérerait donc quand elle aura pleinement son attention. Elle le regarde tranquillement et le voit hésiter en observant sa capuche. Ha, oui. En effet, quand on ne voit pas le visage ça aide pas niveau gain de confiance. Elle qui voulait se faire chasser une instant plutôt est maintenant gagnée par la curiosité. Oui, elle veut de plus en plus savoir ce qu’il se trame avec cet homme.

Avec un petit rire, elle lève les yeux vers le rebord de sa capuche et les ferme un instant. Juste le temps de rabattre sa capuche sur sa nuque, pour ainsi dévoiler son visage. Manque de prudence ? Non. Elle est en confiance en cet instant. S'il veut la dénoncer, il devra répondre du petit secret qu’il fomente ici. Son visage à elle n’est pas un souci. Plutôt un accès au dit secret qui l’intéresse dans ce lieux. Une volée de questions fusent alors qu’elle rouvre les yeux et les pose sur cet homme. Un air doux se peint sur son visage.

« Vous ne m’croirez pas, mais, comme je vous l’ai dit, j’ai vu de la lumière et je me demandais qui était encore là à une heure pareille. »
Dit-elle avec sincérité.

Son sourire malicieux ne la quitte pas, elle risque un coup d’œil vers la flaque de liquide sur le sol, puis son regard perçant se repose sur l’homme en alerte. Pourquoi demander depuis combien de temps elle est là de cette façon ? S’attend-il à ce qu’elle le fasse chanter ?

« Il y a rarement des lumières allumées qui trahissent une présence à ce moment de la nuit. Je suis donc un petit oiseau curieux de vous mon cher doc. »

Elle penche la tête de côté avec une moue inquiète, comme pour le détailler un peu plus, son regard toujours visser dans celui de son vis à vis. Ses cheveux viennent chatouiller le cuir de sa veste. Cet homme a l’air épuisé, son attitude est défensive. Il ne menace pas. Il pourrait après tout, il est plus dans son bon droit qu’elle en théorie.

« Vous avez une mine affreuse dans cette lueur, vous venez ici chaque soir pour séparer votre potion magique ? »


Elle redresse la tête et laisse son attention s’approprier les lieux une nouvelle fois. Elle cherche quelque chose, balaie les différents meubles de ses iris. Pas d’évier ici ? Elle hausse les épaules avec un sourire d’excuse.

« Je peux vous aider à nettoyer toust ça, si vous m’dites où je peux trouver un morceau de tissu. Vous devez av ir ça non a vec toutes ces machins liquides ici. Qu’en dites-vous, doc? Je peux aider à me faire pardonner ? »
Revenir en haut Aller en bas
Sigmund von Einzbern

avatar
Excelsien(ne)


Messages : 13
Faction : Apothicariat
Influence : 56
Fiche : Délicieux
Date d'inscription : 12/02/2018
District : Pharma
Protecteur : Personne
Occupation : Chercheur en alchimie

MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Mer 21 Fév - 23:47


Cette situation ne me plaît pas. J'essaie de réfléchir, d'analyser, de comprendre, mais la fatigue me brouille les idées. Je reviens aux bases. Il est tard. Je suis à l'Apothicariat. Je suis dans le laboratoire d'alchimie. Je ne suis pas seul. J'ai brisé la fiole qui contenait un échantillon de ce produit que le docteur Olgh me donne. C'est parce que l'autre personne, une femme, m'a pris par surprise.

Elle relève sa capuche. Ses cheveux sont teints en rose. Elle aussi a des cernes de six pieds de long. Son visage exprime quelque chose de sympathique, mais ça n'aide pas vraiment à me faire sentir en sécurité. La raison de sa présence demeure bancale, peu réaliste. Je le lui fais savoir.

De la curiosité vous dites ? Comment êtes vous entré ? Mon ton se fait un peu plus froid. L'attitude de mon interlocutrice n'est pas menaçante. Elle ne semble pas armée. Je me permets tout de même d'élaborer. A cette heure-ci, de nombreuses portes sont fermées. Vous n'avez pas vraiment l'air d'être étudiante, et quand bien même ce serait le cas, votre place n'est pas dans le laboratoire d'alchimie à une heure aussi avancée de la nuit.

Techniquement, ce n'était pas vraiment ma place non plus, mais en tant que professeur, j'avais l'excuse des heures supplémentaires. Je corrigeais seulement des copies, et j'ai pris une pause pour vérifier l'état d'avancement d'une de mes expériences. Rien ne m'interdisais d'être ici. Elle ? Pas tant que ça. Sur son visage se dessine une forme d'inquiétude, mais ce n'est pas vis-à-vis de sa situation. Non, c'est plutôt mon apparence qui semble être l'objet de son air concerné.

La science n'a rien de magique. Rétorquais-je machinalement avant d'ajouter : Je mène des expériences importantes. J'ai beaucoup de travail, et ça implique nécessairement des heures de sommeil en moins. J'aurais tout le temps de me reposer quand j'aurais vérifié mes hypothèses.

Ce n'était qu'un demi-mensonge. Bien sûr, ce liquide qui traînait par terre, ce n'était pas vraiment le summum de l'urgence. C'était plutôt un projet parallèle, personnel, que je préférais mener sur mes heures de repos. Mais mes expériences primaires avaient un réel potentiel. Pour l'heure, l'inconnue avait raison, il valait mieux nettoyer, ne serait-ce que pour effacer les preuves de la présence de ce liquide dans le laboratoire.

Le nécessaire est dans ce placard. Dis-je en réprimant un soupir, tout en désignant ledit placard. Si vous voulez vraiment vous faire pardonner, commencez déjà par me dire qui vous êtes...

Cette situation ne me plaisait vraiment pas... Mais pour l'heure, j'attrapais à mon tour un bout de tissu pour éponger mon psychotrope répandu sur le sol. Rien que de pouvoir observer les traces qu'il laissait, s'il en laissait, pourrait peut-être m'aiguiller vers sa composition chimique...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Faites des heures sup' [PW Xin]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» A quel moment faites vous votre généalogie ?
» 24 heures beaunoises 28 et 29 mai 2010
» Harry Roselmack : Premier JT ce soir à 20 heures
» piquer les heures
» Que faites-vous le soir sans la télé et l'ordi ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: [RP] Excelsa Extérieure :: District Pharma :: Apothicariat-
Sauter vers: