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 Faites des heures sup' [PW Xin]

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Sigmund von Einzbern
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MessageSujet: Faites des heures sup' [PW Xin]   Jeu 15 Fév - 18:52


La nuit était déjà tombée depuis longtemps sur le district Pharma. Les couloirs de l'Apothicariat étaient déserts, et seules quelques bureaux émettaient encore une faible lumière. Parmi ceux-ci, mon propre bureau. Plongé dans une semi-pénombre, j'étais absorbé par la correction de quelques copies. Ma plume suivait attentivement les écrits de mes élèves, annotant, raturant, corrigeant ce qui devait l'être. Parfois, un mince soupir s'échappait de mes lèvres, lorsque je lisais une faute sur une question que je trouvais facile. Je me remettais toujours en question lorsque je voyais ça : est-ce que c'était ma manière d'enseigner qui était la cause de cette erreur ? Ou bien avais-je simplement affaire à un élève peu désireux d'intégrer les formules que je m'efforçais à expliquer ?

La fatigue commençait à alourdir mes paupières. Ma concentration vacillait, mais je ne voulais pas avoir du travail supplémentaire demain matin. Alors je tenais bon. Ma chaise en bois devenait de plus en plus inconfortable, malgré le petit coussin posé sur le siège. Mon bureau, en bois fatigué, grinçait lorsque j'appuyais sur certaines parties. La lumière de l'ampoule au-dessus de ma tête émettait un léger grésillement continu, le seul trouble au silence de mort qui régnait dans la pièce. La disposition du rare mobilier projetait parfois des ombres inquiétantes sur les murs...

Me plonger dans le travail, c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour oublier, momentanément du moins, la perte de mon père. Au moins, pendant que corrigeais les travaux, je ne pensais pas à son corps amaigri à l'extrême, que l'on avait enterré il y a peu. Ses cernes plus marquées que ne seraient jamais les miennes, ses mains tremblantes, son souffle court... merde, voilà, maintenant il n'y avait que ça dans ma tête. Je tentais de chasser mon père de mon esprit, de me concentrer sur les devoirs, mais rien n'y fait. Posant tout mon matériel, je m'adossais complètement sur mon siège, tout en m'étirant dans un grognement.

J'ai besoin d'une pause...

Je me lève, non sans passer deux mains sur mon visage, frottant vigoureusement mes yeux. Je fais quelque pas, un peu hasard, dans mon bureau. On a vite fait le tour de cette petite pièce. La grande table devant laquelle j'étais assis occupe le gros de l'espace disponible. Une chaise pour moi, une autre pour un hypothétique visiteur. Derrière ma chaise, sur la gauche, un casier dans lequel je "range", ou plutôt j'empile aléatoirement tout mes documents personnels, recherches et autres essais. Un porte-manteau sur la droite de la porte... et c'est tout. J'ai besoin d'air. Je sors de là, l'établi d'alchimie est au bout du couloir.

J'y ai laissé quelques fioles remplies, et j'ai failli oublier de tout nettoyer avant de partir. C'est en ouvrant la porte que je me rends compte de ça. Sur mon temps libre, je mène plusieurs projets de front. Depuis peu, j'ai entrepris de finir les travaux de mon père. Je veux comprendre ce qui l'a tué, pour empêcher que ça se reproduise. C'est ce qu'il aurait voulu. Malheureusement, ses premières impressions relèvent de la médecine pure, et non de l'alchimie, alors je patauge. Parallèlement, je mène également un projet plus secret. Mon collègue alchimiste, le chercheur Olgh, me fournit depuis un mois un élixir qui apaise mes maux. Je sais pertinemment que je devrais arrêter, mais je n'y arrive pas. Pire, je viens d'augmenter ma consommation. Il n'y a que ça qui m'aide à oublier. Alors je tente de comprendre sa composition, pour ne plus dépendre d'un autre pour fabriquer ce produit miracle.

Voyons où en est la séparation...

Si je parviens à isoler les différents composant, et à déterminer leur provenance et le dosage... Je pourrais sombrer un peu plus dans la dépendance. Je devrais arrêter. Mais en ce moment, je fais tout le contraire. C'est pour la science, me dis-je. C'est une façade. Je m'y accroche tout de même. Je secoue légèrement la fiole, j'essaye de distinguer quelque chose à l’œil nu. Je me focalise entièrement sur ce produit miracle. Il pourrait y avoir une classe entière dans la pièce que je ne m'en rendrais pas compte...

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MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Ven 16 Fév - 14:06

Wep, les choses ne se passent pas toujours comme prévu, il semblerait… L’informatrice soupire, cachée dans l’ombre d’une grande armoire en acier, elle est adossée contre le meuble pour ne pas se laisser voir et lève les yeux au plafond. Plus loin, un homme, à la mine épuisée, est penché sur des fioles et en examine le contenu avec une concentration certaine. Il se retourne pour observer le contenu d’une fiole à la lumière. Comment en est-elle arrivée dans cette situation délicate ? Elle est venue cherché quelque chose, mais ne s’attendait absolument pas à avoir de la visite.

Ses iris roses se posent sur les pieds d’un bloc contenant une foultitude de tiroirs au contenu certainement très scientifique. Mais ce qui l’intéresse elle se trouve sous le meuble. Oui, oui, vous avez bien compris, sous le fichu meuble.  Qui irait chercher là n’est ce pas ? Tout le monde est perdu dans ses habitudes, sa routine, et ne pense pas aux moutons de poussière qui roulent sous le mobilier. C’est précisément pour cette raison que ces lieux sont les parfaits coffres forts.

Si personne n’y cherche jamais rien, personne n’y trouve jamais rien. Et si on déplace le meuble ? Hé bien, c’est très simple, ce qui est dissimulé n’est pas simplement déposé sur le sol à la merci d’un grincement aigu.  Mais dans ces administrations universitaires, seul le savoir compte, les laboratoires ne sont pour ainsi dire jamais déplacés. Ils changent d’utilisateurs pour sur, mais cela s’arrête à des armoires et tiroirs vidés puis remplis à nouveau.

Qui ira se soucier du dessous de ce bloc d’acier, où il faut ramper au sol et y glisser le bras jusqu’à l’épaule, dans cet établis particulier ?  Alors que même le principal utilisateur du lieux ignore ce qui peut se trouver à cet endroit précis ?   Oui, bon, Xin, vous l’aurez compris. C’est ainsi qu’elle dissimule dans des endroits improbables, connus d’elle seule, certains documents précieux qu’elle doit se procurer ou qu’on lui demande d’obtenir.

En l’occurrence, ici, c’est un certificat de naissance, soit disant perdu, mais en réalité en la possession d’une fortune industrielle. Sans ce certificat, le client du Petit Oiseau ne peut prétendre à la succession de cette puissante famille. Un bâtard qui veut faire valoir ses droits de premier né, mais les drames de familles étant ce qu’ils sont on a voulu l’évincer. Sans certificat pour prouver que son père la reconnu comme portant son nom, rien ne prouve qu’il soit affilié à cette jolie et riche branche de famille influente. Ah la politique…

Cet imbroglio en tout cas lui fournit quelques précieuses informations. Ils devront ou régler cela à l’amiable avec une succession pour un élément qui a gagné leur sympathie soudaine ou le scandale public jettera le doute sur leur façon de fonctionner en affaire. Bien que tacitement tout le monde se doute quelque peu de ce genre de méthode, lorsque le doute est public cela affaibli grandement la force de négociation. Et si il n’y a pas de scandale, c’est une information qui peut donner un ascendant certains à qui la possède. Une affaire à suivre donc…

Enfin, une affaire qui se soldera bientôt, si elle parvient à récupérer cette fichue enveloppe coincée sous ce meuble. Pourquoi l’avoir dissimulée ici ? Par ce que si on l’accule dans une rue pour la fouiller, que l’on retourne son domicile, ou bien que l’on profite qu’elle soit assommée par l’opium pour lui faire les poches, aucun butin informatif ne sera perdu. Un informateur n’est jamais trop prudent.

C’est pour cette dernière raison que Xin guette longuement les lieux qu’elle choisit pour cachette afin d’y déceler les habitudes des utilisateurs. Ainsi, elle peut tranquillement s’introduire avec la complicité des ombres quand personne n’est présent. Et repartir sans laisser de traces. Et si on la surprend ? Oh elle ne fait que se promener, qu’il y a-t-il à voler de toute façon entre ces murs poussiéreux ? Elle n’aurait rien en rapport avec les lieux sur elle alors de quoi l’accuserait-on ?

Et ce soir là, elle est passée tranquillement par les toitsn pour ensuite atteindre la fenêtre du couloir le plus proche. Une fois à l’intérieur, elle referme le carreau en silence et se rend à l’établi. Là, à la lumière de la lune, le petit oiseau passe cette porte bien précise et la referme également avec précaution. Des fois que quelqu’un passe dans le couloir et ne soit alerté par une porte entrouverte… La demoiselle encapuchonnée s’est alors allongé sur le sol et s’apprêtait à glisser le bras sous le meuble qu’elle convoite tant. Jusqu’à que des pas résonnent sur le carrelage à l’extérieur. Elle s’est immobilisée, ventre à terre, le temps de saisir les intentions de la personne, allait-elle passer son chemin et se rendre dans cette pièce ? La première était la plus probable, mais noooon ce n’est pas drôle si les choses se passent tout le temps comme prévu n’est-ce-pas ?

Ses yeux roulent dans leurs orbites, alors que les pieds s’arrêtent sur le pas de la porte. Preste comme un chat, Xin rassemble ses membres sous elle et se glisse dans l’angle mort de la porte. Vous savez ce pan d’ombre derrière la porte lorsqu’on l’ouvre. L’homme entre sans la voir, dissimulée derrière le panneau de bois qui manque de lui écraser le nez. Il s’avance vers le bloc central où sont disposées des fioles. Pendant ce temps, elle s’est adossée contre une grande armoire pour demeurer hors de vue de ce visiteur inattendu. Elle entend un très léger bruit de frottement de verre. C’est donc alors qu’elle risque un œil vers l’homme pour suivre ce qu’il fait. Un roulement d’yeux agacés plus tard, elle est de nouveau adossée contre le meuble, bien en sécurité hors du champs de vision du scientifique.

Évidemment, il fallait que quelqu’un vienne inspecter son expérience ce soir à cet instant précis ? Cela peut pas attendre le lendemain, bien sûr… Attends. Si ça ne peut attendre le lendemain, c’est que c’est peut-être quelque chose de secret ? Ce n’est pas courant de faire des expériences seul au milieu de la nuit comme ça… Non, concentre-toi Xin ! Tu as des priorités ! Comme livrer un certain document que tu es venue chercher ! Profitant qu’elle lui tourne le dos, elle roule d’une ombre à l’autre et s’immobilise, assise contre le bloc de mobilier tant convoité. Si le chercheur lève les yeux il ne verrait que le reste de la pièce comme il en aurait l’habitude.

L’informatrice tend de nouveau l’oreille, mais il semble trop concentré sur sa fiole et ne bouge pas. La jeune femme s’allonge donc et passe le bras sous le meuble. À tâtons, elle cherche puis décroche une enveloppe coincée  dans le rebord intérieur sous le meuble. Le papier fait un léger claquement en se décrochant ce qui fait que Xin s’immobilise encore un instant pour vérifier qu’elle n’est pas entendue. Le document va ensuite se glisser en silence dans le revers intérieur de sa veste.

Bon, maintenant, comment sortir d’ici ? Difficile d’atteindre la fenêtre ou la porte sans être vue… Autant y aller au culot ? Se faire passer pour une élève ? Non, elle a rien d’une étudiante, absolument rien, ni le savoir scientifique, ni la dégaine. Assise en boule contre le meuble, le bout du gant de son pouce entre les dents elle réfléchissait à toute vitesse. Avant de soupirer avec un sourire. Autant aller au plus simple. Elle se redresse, rabat sa capuche, et s’approche à pas de velours dans son dos pour se pencher par-dessus l’épaule du scientifique.

« Alors qu’est ce que vous séparez, doc ? » Lance-t-elle avec rire malicieux.

Elle s’attend à le surprendre, le faire sursauter voire peut être de le faire enrager. Peut-être la chassera-t-il hors de son labo sous la surprise et la colère. Ce qu’elle cherche au fond, même si elle est bien curieuse de savoir ce qu’il fabrique aussi.  Elle sourit à pleine dent avec un air d’excuse.

« Désolée, j’ai vu de la lumière, je me demandais qui était encore là à une heure pareille. »
dit-elle avec un clin d’oeil.
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Sigmund von Einzbern
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MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Sam 17 Fév - 0:41


Ah ! Bordel de...

Je sursaute, la fiole m'échappe des mains. Une partie de son contenu gicle sur ma chemise, tandis que le reste vient s'éclater au sol. Un éclat de verre. Je n'étais pas seul dans le laboratoire. Absorbé par mes liquides et mes travaux, je n'ai rien remarqué. Pourtant le laboratoire n'est pas très grand ! Un îlot central, avec plusieurs fioles, becs benzène et autres erlenmeyers, plus ou moins remplis de diverses substances et mixtures. Côté couloir, un autre établi, avec du matériel plus volumineux, pour la séparation, la distillation etc. Et côté fenêtre, une étagère remplies de documents scientifiques et de pages d'annotations et d'hypothèse. Sur la gauche, une autre armoire, en acier, complétait le décors. Et pourtant je n'avais rien remarqué. Pour l'heure, je ne prête même pas attention à l'intruse. Je m'agenouille, ramasse les plus gros morceaux de verre en me lamentant.

Non, non, non, non, non c'est pas possible...

Tout est fichu. Sans une nouvelle dose à analyser, je perds tout. Bien sûr, je possède des annotations, des hypothèses, mais sans un échantillon, le tout devient obsolète. Je me redresse, passe une main dans mes cheveux, tandis que je sens une veine palpiter à ma tempe. De rage, le plat de ma main droite vient violemment frapper l’îlot central. Je sens que j'ai besoin de quelque chose pour me calmer, mais rien qui ne soit pas létal à l'ingestion ne se trouve actuellement dans la pièce. Et en parlant de létalité, mon cerveau me ramène brutalement à la réalité des choses.

Il y a quelqu'un dans le labo, juste derrière moi.

Je me concentre, j'essaye d'ordonner le tumulte de pensées des dernières secondes. La voix, comment était-elle ? Féminine, j'en suis presque sûr. A part ça ? Rien. Je me concentre davantage. Rien ne semble venir faire pression sur mon dos. Pas de lames cachée donc. Ma respiration s'accélère, mais je tente de la réguler. Prudemment, les mains bien en évidence, je me retourne.

Je tombe nez à nez avec une femme, ça se voit à l'opulence de la poitrine, qu'on devine sans peine même dans la pénombre. Le visage, je ne le distingue pas très bien, il est encapuchonné. Mais la personne me sourit. Pas hostile ? J'ai du mal à le croire. Je pensais bien être le dernier encore présent dans l'Apothicariat à cette heure.

Qui êtes-vous ? Depuis combien de temps vous êtes là... et qu'est-ce que vous voulez ?
 
Mon cerveau procède très lentement les informations que mes oreilles reçoivent. Elle aussi pose des questions. Il y a quelque chose de louche dans son attitude. Mais tant qu'elle ne tente pas de me planter une dague dans le ventre... Je suis prêt à passer outre. Je ne suis pas armé, et je ne suis clairement pas en état de me battre.

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MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Lun 19 Fév - 10:09

On non, il avait fait tombé sa fiole ! La demoiselle rit en silence. Bon, elle l’a un peu cherché en le prenant de court comme cela. En tout cas, cela confirme certains de ses soupçons cette préparation est bien quelque chose d’important et, vu son air scandalisé et abattu, plutôt rare. Il lui fait un peu de peine ainsi sur le sol à tout ramasser les morceaux de verre. Elle hausse un sourcil sous sa capuche quand il abat un poing rageur sur l’îlot central. Le sourire malicieux qui est sur ses lèvres s’étire un peu plus. Hé bien, ce qu’il vient de perdre est mieux que rare, c’est quelque chose de primordial… Cette rencontre est décidément de plus en plus intéressante !

Xin n’a pas bougé pendant tout ce temps. Une main sur la hanche, l’autre pendant le long de son corps, elle attend patiemment qu’il lui fasse face. Son but ici n’est pas de se montrer hostile alors elle lui laisse tout le temps de monde de l’intégrer au décor. Ses quelques mots d’excuses précédents n’ont pas atteint le scientifique il semblerait, elle les réitérerait donc quand elle aura pleinement son attention. Elle le regarde tranquillement et le voit hésiter en observant sa capuche. Ha, oui. En effet, quand on ne voit pas le visage ça aide pas niveau gain de confiance. Elle qui voulait se faire chasser une instant plutôt est maintenant gagnée par la curiosité. Oui, elle veut de plus en plus savoir ce qu’il se trame avec cet homme.

Avec un petit rire, elle lève les yeux vers le rebord de sa capuche et les ferme un instant. Juste le temps de rabattre sa capuche sur sa nuque, pour ainsi dévoiler son visage. Manque de prudence ? Non. Elle est en confiance en cet instant. S'il veut la dénoncer, il devra répondre du petit secret qu’il fomente ici. Son visage à elle n’est pas un souci. Plutôt un accès au dit secret qui l’intéresse dans ce lieux. Une volée de questions fusent alors qu’elle rouvre les yeux et les pose sur cet homme. Un air doux se peint sur son visage.

« Vous ne m’croirez pas, mais, comme je vous l’ai dit, j’ai vu de la lumière et je me demandais qui était encore là à une heure pareille. »
Dit-elle avec sincérité.

Son sourire malicieux ne la quitte pas, elle risque un coup d’œil vers la flaque de liquide sur le sol, puis son regard perçant se repose sur l’homme en alerte. Pourquoi demander depuis combien de temps elle est là de cette façon ? S’attend-il à ce qu’elle le fasse chanter ?

« Il y a rarement des lumières allumées qui trahissent une présence à ce moment de la nuit. Je suis donc un petit oiseau curieux de vous mon cher doc. »

Elle penche la tête de côté avec une moue inquiète, comme pour le détailler un peu plus, son regard toujours visser dans celui de son vis à vis. Ses cheveux viennent chatouiller le cuir de sa veste. Cet homme a l’air épuisé, son attitude est défensive. Il ne menace pas. Il pourrait après tout, il est plus dans son bon droit qu’elle en théorie.

« Vous avez une mine affreuse dans cette lueur, vous venez ici chaque soir pour séparer votre potion magique ? »


Elle redresse la tête et laisse son attention s’approprier les lieux une nouvelle fois. Elle cherche quelque chose, balaie les différents meubles de ses iris. Pas d’évier ici ? Elle hausse les épaules avec un sourire d’excuse.

« Je peux vous aider à nettoyer toust ça, si vous m’dites où je peux trouver un morceau de tissu. Vous devez av ir ça non a vec toutes ces machins liquides ici. Qu’en dites-vous, doc? Je peux aider à me faire pardonner ? »
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MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Mer 21 Fév - 23:47


Cette situation ne me plaît pas. J'essaie de réfléchir, d'analyser, de comprendre, mais la fatigue me brouille les idées. Je reviens aux bases. Il est tard. Je suis à l'Apothicariat. Je suis dans le laboratoire d'alchimie. Je ne suis pas seul. J'ai brisé la fiole qui contenait un échantillon de ce produit que le docteur Olgh me donne. C'est parce que l'autre personne, une femme, m'a pris par surprise.

Elle relève sa capuche. Ses cheveux sont teints en rose. Elle aussi a des cernes de six pieds de long. Son visage exprime quelque chose de sympathique, mais ça n'aide pas vraiment à me faire sentir en sécurité. La raison de sa présence demeure bancale, peu réaliste. Je le lui fais savoir.

De la curiosité vous dites ? Comment êtes vous entré ? Mon ton se fait un peu plus froid. L'attitude de mon interlocutrice n'est pas menaçante. Elle ne semble pas armée. Je me permets tout de même d'élaborer. A cette heure-ci, de nombreuses portes sont fermées. Vous n'avez pas vraiment l'air d'être étudiante, et quand bien même ce serait le cas, votre place n'est pas dans le laboratoire d'alchimie à une heure aussi avancée de la nuit.

Techniquement, ce n'était pas vraiment ma place non plus, mais en tant que professeur, j'avais l'excuse des heures supplémentaires. Je corrigeais seulement des copies, et j'ai pris une pause pour vérifier l'état d'avancement d'une de mes expériences. Rien ne m'interdisais d'être ici. Elle ? Pas tant que ça. Sur son visage se dessine une forme d'inquiétude, mais ce n'est pas vis-à-vis de sa situation. Non, c'est plutôt mon apparence qui semble être l'objet de son air concerné.

La science n'a rien de magique. Rétorquais-je machinalement avant d'ajouter : Je mène des expériences importantes. J'ai beaucoup de travail, et ça implique nécessairement des heures de sommeil en moins. J'aurais tout le temps de me reposer quand j'aurais vérifié mes hypothèses.

Ce n'était qu'un demi-mensonge. Bien sûr, ce liquide qui traînait par terre, ce n'était pas vraiment le summum de l'urgence. C'était plutôt un projet parallèle, personnel, que je préférais mener sur mes heures de repos. Mais mes expériences primaires avaient un réel potentiel. Pour l'heure, l'inconnue avait raison, il valait mieux nettoyer, ne serait-ce que pour effacer les preuves de la présence de ce liquide dans le laboratoire.

Le nécessaire est dans ce placard. Dis-je en réprimant un soupir, tout en désignant ledit placard. Si vous voulez vraiment vous faire pardonner, commencez déjà par me dire qui vous êtes...

Cette situation ne me plaisait vraiment pas... Mais pour l'heure, j'attrapais à mon tour un bout de tissu pour éponger mon psychotrope répandu sur le sol. Rien que de pouvoir observer les traces qu'il laissait, s'il en laissait, pourrait peut-être m'aiguiller vers sa composition chimique...

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MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Sam 10 Mar - 13:29

Amusant doc que voilà. Et prudent aussi. Ses questions sont précises et sans détour, cela trahit cet esprit chirurgical si propre aux scientifiques. Toujours à fonder une hypothèse pour ensuite en attester la véracité ou au contraire prouver son impossibilité. Cependant, elle laisse volontairement en suspens la question du comment elle est entrée pour laisser la discussion suivre son cours, en découvrir un peu plus sur cet homme en le laissant parler. Il semble si accablé par son travail, que, quand il parle de se reposer une fois ses hypothèses vérifiées, elle a l’impression d’entendre quelqu’un en pleine fuite en avant. Le genre d’insatiables coureurs qui se dit qu’il pourra se reposer une fois mort…  Et bien que cela ne soit pas ce qu’il aie dit, c’est ce qu’elle a eu l’impression d’entendre. A moins que, au contraire, il ne poursuivre quelque chose ?

« Manque de sommeil ou pas, on dirait que vous êtes de ceux qui brûlent la bougie par les deux bouts, Doc. »

Elle hoche la tête avec un doux sourire quand il désigne un placard et s’agenouille pour un prendre une sorte de torchon. Les yeux posés sur le sol, elle essuie avec attention le liquide au sol. Elle réponds comme distraitement à l’injonction du scientifique.

« Je vous l’ai dit je suis un petit oiseau curieux de vous ! »


Elle lâche un petit rire et laisse un court silence planer, comme si elle reprenait son sérieux.

«  Xin. » dit-elle en levant ses yeux perçant pour croiser ceux chercheur en potion scientifique, avant de les abaisser pour  se concentrer à nouveau sur sa tache.  « J’ai égaré un papier important ici et je ne pouvais pas attendre demain pour le récupérer. J’ai donc tenté ma chance et… Elle m’a souri ! »

Un sourire étire ses lèvres jusqu’à dévoiler ses dents. Le sol à présent à peu prêt propre, elle replie le torchon et se redresse.

« Et même plus que prévu, étant donné qu’elle m’a permise de tomber sur vous. »
Elle hausse un sourcil désolé et son sourire s’attriste. « Enfin un peu à vos dépend, il semblerait.»

Elle dépose le tissus sur le plan de travail quand soudain son visage s’illumine de façon presque enfantine.

« Oh ! Je sais ! Je peux vous aider à reproduire votre potion perdue ! Ou aller chercher les ingrédients ? Ah non suis-je bête, vous devez tout avoir ici. Haha. »

Le meilleur moyen d’avoir les information est parfois de s’impliquer directement. Voir les choses par soit même. Et peut être aussi vérifier la légalité de cette potion au passage. Rien de bien méchant en somme ! La demoiselle hausse les épaules et noue les mains dans son dos, son éternel sourire au lèvres. Elle se penche en avant et le regarde un peu d’en dessous ce doc épuisé.

« Dommage qu’on soit ici. On serait dans mon bar préféré, je vous aurais bien offert un verre ou une pipe d'Opium pour m’excuser de tout ça. Ca vous aurait fait du bien je suis sure, une petite bulle pour oublier un peu le quotidien et mieux repartir. »
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MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Mar 13 Mar - 17:02

Alors que l'inconnue aux cheveux roses continue de s'affaire à nettoyer, je me déplace vers un autre plan de travail, où traine un stylo et quelques feuillets. Il s'agit de mes comptes-rendus d'expérience. Dans un soupir, je me saisis de la plume et couche quelques mots sur le papier.

Suite à un accident indépendant de ma volonté, l'échantillon a été perdu avant d'arriver à un résultat. Il faudra recommencer à partir de zéro.

Je repose le stylo, ferme le cahier sur lequel je consigne mes hypothèses, et me retourne vers mon invitée surprise. Elle semble avoir terminé. Je m'approche d'elle, pour constater, avec une pointe de déception, qu'aucun résidu ne semble trainer au sol, ni même la moindre trace. Je n'ai donc strictement aucun indice sur la composition de cet élixir. On dirait bien que je vais continuer à brûler la bougie par les deux bouts pour encore quelques semaines.

Elle se nomme donc Xin. Pas de nom de famille, pas d'objectifs précis, rien. Seulement la curiosité. Appuyé contre l'ilot central du laboratoire, je lâche en retour :

Sigmund.

Peut-être qu'avec ça, elle arrêtera de m'appeler "Doc". Cette familiarité me laisse penser qu'elle ne se sent pas en danger. Elle a raison, je sais pertinemment que je suis plus doué pour encaisser les coups que pour les donner. Mais la raison de sa venue me laisse perplexe. Déjà parce qu'elle implique que le petit oiseau s'est déjà introduit, potentiellement illégalement, dans ce laboratoire. Ensuite car je connais les lieux presque comme ma poche, et que je ne vois pas ce qu'il y a d'intéressant pour qui que ce soit. Des hypothèses non-vérifiées, des formules complexes et des piles de compte-rendu qui ne sont pas vraiment exploitable.

Vous devriez faire plus attention à vos affaires. Et ne pas les laisser trainer n'importe où. Grondais-je, en reprenant le temps de quelques secondes mes airs de professeur. Et puis qu'est-ce que vous avez bien pu perdre ici ?

Malgré mes remontrances, Xin ne se départit pas d'un large sourire. Mieux, elle se montre enthousiaste à l'idée de m'aider à récupérer les ingrédients pour reproduire l'élixir. Dans l'idée, c'est très gentil, mais surtout très suspect de sa part. Quel intérêt aurait-elle à m'aider ? Elle a peut-être fait tomber la fiole, et cherche à se faire pardonner... mais tout de même.

C'eut été avec plaisir. Lui confiais-je d'un air désolé. Mais je ne connais pas la liste des ingrédients. En fait, je séparais cet élixir, justement pour en établir les composants et pouvoir le reproduire plus tard.

Je n'étais pas sûr de pouvoir lui faire confiance, mais je ne disais rien de vraiment compromettant. Elle n'avait pas à savoir qu'il s'agissait d'un élixir qui me permettait d'oublier quelques heures que mon père était mort, que j'étais seul et que j'avais trop peu d'amis. Lorsqu'elle suggère qu'une bulle d'opium me ferait du bien, je laisse échapper un petit rire.

Si vous le dites... je n'ai jamais pris d'opium. Mais j'ai encore quelques copies à corriger, alors je suppose que ça sera pour une autre fois.

Un peu plus détendu, maintenant que je me suis accoutumé à sa présence, et que je ne me sens plus trop en danger, je rends à Xin son sourire.

Je vais vous raccompagner à la sortie. Aucun de nous deux n'a quoi que ce soit à faire dans ce labo, maintenant.

Je me dirige vers la porte, tout en passant la main sur mon visage. Je suis très fatigué, et je n'ai aucune envie de corriger ces copies. Mais je ne veux pas non plus avoir à le faire demain. Je soupire lourdement. C'est la partie du boulot de prof que je déteste.

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MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Mer 21 Mar - 19:21

Allons, allons c’est un homme intelligent ce doc. Pardon, Sigmund. Mais Doc c’est plus drôle à dire. Sa curiosité semble piqué à vif, à ce doc, ce qu’elle est venu récupérer ? Un chercheur dans toute sa splendeur ! La moindre par d’ombre est à  éclaircir, il faut tout jalonner et mesurer. Taquine, elle se contente de lui glisser un clin d’oeil complice et lâche quelques mots.

« Des anti-sèches ! »  

Le reste de la conversation suit son court et elle apprend un peu déçue qu’il n’y a pas encore de liste d’ingrédients à aller chercher. Ce qui, après coup, n’est pas pour lui déplaire la chasse au trésor n’en ai que plus belle. Le petit oiseau veut en savoir d’avantage encore. Il faut qu’elle se renseigne sur cet homme, son passé, ce qui se dit de lui. Et peut être parviendrait-elle à percer le mystère derrière ce fameux élixir… Du secret qui se joue dans ce laboratoire de l’Apothicariat. Au fond, si cela se trouve, cette histoire trouvera une fin décevante. Une information qui au finale n’aura pas un grand potentiel d’exploitation future. Cependant, c’est parfois avec ce genre de piste impromptue qu’on trouve aussi des nœuds qui mènent à des choses plus croustillante. Il y a-t-il des petites et des moins petites informations ? Comment les classées ? Surtout quand de fils en aiguille on remonte parfois à  des petits squelette dans le placard bien utiles...

Et voilà que le doc n’a jamais pris d’Opium. Et il parle de copies à corriger, notre cher doc enseigne donc ici. Tout s’explique sur sa présence tardive dans les lieux ! Hum elle prendra plus le temps de vérifier les lueurs aux fenêtres la prochaine fois. Elle ne peut pas se permettre de se faire surprendre ici une seconde fois. Sinon il faudra qu’elle trouve une autre planque à infos.

Vient alors la proposition d’être accompagné à la sortie et le joli sourire de la crémière ! Enfin non du Professeur Sidmund s’il vous plait ! Elle penche la tête et détaille ce nouveau visage plus avenant avec malice. Il est mignon quand il sourit. Il pourrait même être craquant avec des cernes en moins. Elle lâche un petit rire et s’approche de lui en douceur alors qu’il se dirige vers la porte. L’informatrice se hisse sur la pointe des pieds et lève une main qu’elle appose sur la commissure de ses lèvres pâles.  Elle chuchote ainsi quelques mots à l’oreille du chercheur. Une adresse  dans le district Domus pour être précis.

« C’est le bar dont je vous parlais, si vous venez m’y trouver une ‘autre fois’, je vous ferais ensuite  découvrir cette chère fée opiacée si ça vous botte. »

Elle passe la porte en nouant les mains dans son dos, en chantonnant des petites notes d’une comptine imaginaire. Une fois dehors, la demoiselle attend sagement que l’homme la rejoigne. Son regard se perd dans le morceau de ciel qu’une fenêtre laisse entrevoir.

« Vous veillez souvent comme ça pour vos copies, Doc ?  Vos élèves vous donnent beaucoup de travail. Des formules chimique complexe à vérifier à la pelle je parie. »

Au fond, un prof, c’est censé être une créature diurne n’est ce pas ? En train, de se tenir devant un tableau des heures durant à partager et répéter son savoir inlassablement.  Ce genre de personne ont bien souvent son admiration, tant d’énergie de passion pour son métier. C’est touchant.
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Sigmund von Einzbern
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MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Sam 24 Mar - 23:17

Des anti-sèches... Je laisse échapper un soupir las, mais ne peut m'empêcher d'esquisser un léger sourire. Au moins elle a de l'humour. Mais clairement, elle ne compte pas lui révéler ce qui se cachait dans son labo sans qu'il n'en ai connaissance. Qu'à cela ne tienne, parfois fourrer son nez dans les affaires des autres n'amenaient qu'à de gros problèmes. Bien que dans le cas présent, les affaires d'une autre se trouvaient chez moi. Mais l'autre en question a été capable de s'introduire illégalement dans l'Apothicariat a une heure avancée de la nuit, sans visiblement avoir eu trop de difficultés, alors peut-être que ses affaires sont dangereuses malgré le fait que celles-ci se trouvent plus ou moins chez moi... Oh, et puis au diable la philosophie. Je décide de "jouer le jeu", ça ne coûte rien après tout.

J'espère que vous ne comptez pas tricher à votre prochain contrôle !

Le reste de la conversation se poursuit. Je n'ai qu'une envie : rentrer chez moi. Mais ces foutus copies... il ne m'en reste peut-être que trois ou quatre, et je dois finir de les corriger. Peut-être que si j'arrive tôt demain ? Non, si je commence à me chercher des excuses, je ne vais pas y arriver. Potentiellement, je sais que je pourrais me montrer plus sévère avec les derniers élèves, ou au contraire plus indulgent car je ne repérerais pas une faute pourtant évidente. Mais il faut que je le fasse. Ou le dois-je vraiment ? La correction des copies est-elle vraiment un impératif à cet instant précis. Ou est-ce que j'essaye juste de retarder le moment où je rentrerais chez moi, sachant pertinemment que je ne trouverais pas le sommeil ?

Elle me murmure une adresse, à Domus. Bien sûr que c'est tentant. L'opium, je n'y ai jamais touché, mais peut-être que ça me détendrait. Et c'est sans doute plus facile à trouver que les composants de l'élixir du docteur Olgh... Mais plus addictif peut-être, non ? Je n'en ai aucune idée, mais je garde l'adresse dans un coin de ma tête, si jamais je souhaitais tester cette idée.

Si je n'avais pas fait tomber la fiole, je n'aurais même pas besoin d'envisager cette option...

J'ai parlé d'un ton las, mais j'écarquille les yeux sitôt ma phrase terminée. Merde, pourquoi j'ai dit ça ? La fatigue, bien évidemment, quel autre facteur pourrait être la cause de mon erreur ? Je ne suis pas sous pression, je ne suis pas menacé, je ne suis pas en danger... je suis juste épuisé, dépressif et peut-être un peu plus en manque que ce que je veux bien admettre. Quel con ! Maintenant Xin va sans doute faire le rapprochement entre l'opium et l'élixir. Je reste en suspens une seconde, avant de me ressaisir tant bien que mal.

Bien, euh... la sortie est par là. Je vous accompagne.

Je me mure dans le silence, alors que nous traversons le couloir pour nous engager ensuite dans les escaliers, puis un autre couloir, puis le grand hall d'entrée qui mène aux doubles portes qui ne peuvent s'ouvrir que de l'intérieur, si l'on n'a pas les clés. J'ouvre, déplace rapidement une corbeille pour caler la porte, et met le nez dehors. L'air froid de la nuit me fouette le visage et me revigore un peu. Puis je me tourne vers la fille aux cheveux roses, l'air un peu gêné.

Et bien... je vais retourner corriger mes copies. J'enseigne les bases, donc pas formules trop compliquées, mais elles exigent de la rigueur... elles serviront aux étudiants toutes leurs vies !

Sur cette ultime explication, j'effectue un léger signe de tête, me retourne et... porte fermée. Mon regard se plante vers la corbeille qui se trouvait là un instant plus tôt. Pour une raison ou pour une autre, elle n'est plus là. Et je n'ai pas les clés. Et j'ai laissé mon manteau à l'intérieur. Définitivement honteux, je me tourne à nouveau vers Xin.

Et bien... c'est assez gênant.

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MessageSujet: Re: Faites des heures sup' [PW Xin]   Jeu 3 Mai - 20:15

Alors qu’elle franchit la porte, l’épuisé professeur lâche quelques mots qui font s’étirer un sourire victorieux. Le genre de sourire qu’affiche un enfant qui a réussit une bonne farce. Un concours de circonstances lui a permit d’obtenir le une partie du pourquoi de la présence si tardive de l’homme dans ce laboratoire, qu’elle pensait en général jamais utilisé à une heure pareille. C’est plus pétillante que jamais qu’elle laisse s’installer le silence entre eux jusqu’à la porte.

Au fond, vu qu’elle passe toujours par les fenêtres et les toits, elle prend pas souvent le temps de visiter les lieux. De peur de se faire surprendre justement. Alors, elle voit ce petit repérage improviser comme une aubaine. Si quelqu’un d’autre la surprend, elle pourra emprunter ce chemin avec l’assurance de celui qui connaît les lieux. Ou presque. Enfin tout ceci n’est que théorie. Si ça se trouve le jour où elle en aura besoin sera tellement éloigné qu’elle sera justement hésitante.

Les voilà dehors, à la porte, alors qu’elle s’est inquiétée de la fatigue du scientifique en badinant, celui ci lui répond. La brise fraîche de la nuit la revigore. Cette rencontre touche à sa fin pour ce jour, mais elle a été bien distrayante. Alors qu’il se retourne, elle ajoute quelques mots malicieux et songeait ensuite prendre la rue tranquillement.

« Elles serviront à ceux qui feront l’effort de ne pas vous oublier, Doc. Tant pis pour les autres. »


Et là. Elle porte sa main gantée de cuir à ses lèvres pour dissimuler un sourire. Le pauvre vient de s’enfermer dehors. Le petit oiseau pouffe et se retient de rire.

« En effet ! Mais disons que nous faisons un échange. Un secret contre un autre. D’accord ? Bougez pas ! »


Elle est franchement désolée pour ce professeur qu’elle a, au final , prit en sympathie en sympathie. Il a dévoilé une partie du pourquoi il était dans ce laboratoire et, appelez ça l’esprit commerçant si vous voulez, elle peut lui dévoiler une partie du comment elle est entrée. N’est-ce pas ce qu’il a demandé après tout ?

Elle passe l’angle du bâtiment et recule dans la rue. Un coup d’œil à droit, un coup d’œil à gauche. Personne en dehors de l’éventuel professeur qui aurait eu la curiosité de la suivre. Deux façades avec fenêtres qui forment un angle droit  rentrant? Parfait.  L’informatrice recule de quelques pas et s’élance au pas de course pour prendre de l’élan. Les jolies façades de pleine pierre de l’Apothicariat offrent une prise facile à l’Oisillon, qui se hisse sans mal et prend ainsi de la hauteur. Bondissant parfois d’une fenêtre à celle qui lui fait face pour s’agripper au parapet de l’étage supérieur et y monter avec agilité. La Fille atteint bien vite les toits et y disparaît. Là haut, elle va rejoindre la fenêtre du laboratoire où les deux oiseaux de nuit se sont rencontré et s’introduit dans le bâtiment.

Prenant soin de fermer la fenêtre derrière elle, Xin suit le même chemin dans les couloirs que celui que le professeur lui a appris. Riant malicieusement à la pensée qu’il aie été son enseignant aussi l’espace quelques minutes, elle atteid la fameuse porte à sens unique. La corbeille, visiblement pas assez pleine pour retenir la porte, est couchée sur le sol une partie de son maigre contenu à peine déversé. La demoiselle aux cheveux roses prend un court instant pour la remettre d’aplomb et saisit la poignée de la porte. En ouvrant cette dernière, elle libère le passage pour Sigmund et s’adosse à la porte le temps que celui-ci veuille bien entrer.

« Cette fois, vous me devez une bière, Doc. »


Elle attend qu’il entre et une fois qu’il serait à l’intérieur, elle passerait la porte pour s’enfoncer dans les rues du district, une âme errant parmi tant d’autres. L’informatrice prévoyait de s’éloigner, une main au ciel pour le saluer avant de reprendre le court de sa nuit. Mais tout ceci est ce qu’elle prévoit si le professeur ne la retient pas.
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Faites des heures sup' [PW Xin]
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