Partagez | 
 

 Min Li, ou l'art du scalpel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Min Li

avatar
Excelsien(ne)


Messages : 2
Influence : 40
Fiche : Par ici.
Date d'inscription : 31/01/2018
District : Pharma
Occupation : Chirurgienne

MessageSujet: Min Li, ou l'art du scalpel   Mer 31 Jan - 21:05



Min Li n'a pas vraiment un physique qu'on pourrait qualifier de "remarquable". Et c'est tant mieux. A vrai dire, souhaitant que l'on retienne d'elle ses aptitudes à recoudre la chair humaine, plus que son tour de poitrine, elle favorise grandement un rapport neutre à son apparence. Aussi, la voit-on rarement habillée de façon extravageante, ou maquillée excessivement. De son mètre soixante-dix, elle prend soin de garder ses cheveux coupés court. Leur couleur brune, ses yeux allongés et sa peau blanche, c'est à sa mère qu'elle les doit . Tout comme sa silhouette,  qui par un simple coup de vent, semblerait pouvoir se briser. Son père, lui, ne lui a laissé pour héritage que la clarté de ses yeux, et la froideur de son regard. Il est d'ailleurs difficile de déchiffrer ses émotions, qu'elle cache en toutes circonstances derrière un visage de marbre.  
Nom : Raven  
Prénom : Min Li  
Âge : 33
Genre : Femme
Titre(s)/Métier : Chirurgienne
Faction : Apothicariat
District : Pharma
Etranger : Non
Pouvoirs : Praticien (Altération)
Soins
Sciences Exactes



opinions

"Min Li la Mainticuleuse".

Ce surnom ridicule court dans les couloirs et les salles d'opération de l'Apothicariat et du Grand hôpital. Son origine est incertaine, et bien qu'il fasse référence à une reconnaissance de la part de ses confrères sur ses prouesses accomplies en salle d'opération, Min Li le désapprouve fortement. D'ailleurs, difficile d'imaginer qu'il ne s'agit pas simplement d'une mauvaise blague - son manque d'intérêt pour autre chose que son scalpel et la chair qu'elle s'apprête à découper (ou à recoudre), ne lui apporte pas que des alliés. La médecine est sa passion, la salle d'opération est sa maison. Chaque jour nouveau apporte son lot d'expérience et de défis - bien que les plus gratifiants se présentent souvent dans un cadre plus "officieux." L'éthique est une notion flexible pour Min Li. Elle participe ainsi régulièrement à des opérations jugées plus immorales... et illégales.

La politique, Min Li la laisse aux autres. A ceux qui ont assez de temps à perdre pour se préoccuper de ce qu'elle considère comme un jeu de "poings et de mains" pour arriver au sommet. Elle, elle préfère son scalpel qui lui assure la sécurité financière et le stimuli cérébral suffisant. Elle n'est ainsi pas étonnée de constater qu'aucun de ses confrères ne soit encore parvenu à siéger au plus haut de l'échiquier - cette ville n'est pas encore prête à accepter la supériorité du domaine médical.

Dans l'idéal, elle préfère ne pas entendre parler des Oisillons. Ainsi, personne ne se doute du lien étroit qu'elle partage avec eux. Sa sœur cadette, tirant les ficelles de ce monde qui la dépasse, Min Li ne craint que peu ou pas l'arrivée de rivaux ou de potentiels nuisances. Elle ne ressent donc aucune gêne à exprimer son avis, aussi offensant soit-il, dès lors qu'elle le juge pertinent.

Pour le reste, Min Li ne s'y intéresse pas.
En tout cas, pas encore.


faits marquants

Min Li aimait sa mère. Beaucoup.
Aussi, lorsque la venue au monde de sa jeune soeur Maï, lui arracha la vie, Min Li changea. Beaucoup.

Elle avait alors neuf ans. Son père, cordonnier, travaillait sans relâche pour nourrir la famille - complétée par un frère, âgé de trois ans de plus qu'elle. Sa mère, à la santé fragile, passait chaque jour à la maison. Ensemble, elles avaient passées des jours à bavarder, à s'inventer des histoires.  D'elle, Min Li avait appris la lecture, le dessin, l'écriture. A cette époque, elle savait rire, être curieuse et ouverte. L'odeur du jasmin embaumait l'air de leur modeste "demeure" et parfumait ces beaux jours.

Et puis plus rien, aussi simplement que ça. Une respiration s'arrêta, se suspendit, un coeur cessa, et Min Li avait changé à tout jamais. La douleur l'avait fauchée sans pitié, scellant son coeur dans le silence. Le jasmin avait fané, et son odeur ne trouva plus jamais où se loger.  

Ainsi, on ne la vit plus jamais sourire. Les années passèrent. Comment avait-on laissé ce drame arriver ? Il lui fallait comprendre - de cette volonté, naquirent les premières étincelles de son intérêt pour la médecine. Ses apprentissages, et son passage à l'adolescence s'étaient construit alors sur deux piliers majeurs : la colère et l'amertume. Sa rancœur envers sa jeune soeur, responsable du drame de sa vie, ne l'empêcha pas de prendre son rôle de soeur aînée très au sérieux - elle s'occupa de Maï avec toute l'énergie qu'elle pouvait lui consacrer lorsqu'elle n'était pas absorbée par ses livres. Mais jamais elle ne fit preuve de tendresse ou d'amour envers elle - ni même envers leur père ou leur frère. Le coeur de Min Li avait déjà cessé de recevoir toute lumière, et par ailleurs, d'en émettre.

L'année de ces quinze ans, son père mourut. Une chute mortelle. Elle ne pleura pas, mais se plongea plus profondément dans ses études. Plus les jours passèrent, et moins elle se préoccupait de ce qui l'entourait. Le monde, elle ne le voyait qu'à travers une brume étouffante ; les gens, des formes insaisissables lorsqu'ils ne forçaient pas le contact. Tout était plus clair sur les livres d'anatomie, les humains plus compréhensibles à travers des termes médicaux alambiqués. De cette façon, Min Li ne se rendit jamais compte qu'elle devait le financement de ses études à son frère, qui pour assurer son avenir brillant, flirtait avec des activités "peu scrupuleuses".

Lorsque des années plus tard, ces dites activités mirent fin à la vie du jeune homme prématurément, Min Li n'était plus qu'un gouffre noir. Elle n'éprouva ni peine, ni gêne. Pas même de la reconnaissance. Sa seule préoccupation fut de trouver un moyen de continuer à financer ses études pour s'adonner à sa passion - à la douce odeur d'hémoglobine. Ainsi, lorsque sa soeur prit à son tour la charge financière conséquente que cela représentait, Min Li ne chercha pas à en connaitre l'origine, bien qu'elle se douta que comme leur frère, Maï ne trempait pas dans le "socialement acceptable".

Cela dit, elle n'en toucha jamais un mot, et consacra sa vie à son travail - après tout, ça ne l'intéressait pas.

Revenir en haut Aller en bas
Otton Egidio

avatar
Prince Prieur


Messages : 105
Faction : Prieuré
Influence : 488
Fiche : Ici
Date d'inscription : 28/12/2017
District : Prioral
Protecteur : Lui-même
Occupation : Premier Prieur

MessageSujet: Re: Min Li, ou l'art du scalpel   Jeu 1 Fév - 23:07

Eh bien voilà voilà !

Bienvenue (officiellement) parmi nous ! Je te valide (une ou deux fautes d'orthographe, sinon rien à dire).

Bon jeu et bon amusement avec ta sœur et le reste de la joyeuse bande ! <3
Revenir en haut Aller en bas
 
Min Li, ou l'art du scalpel
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ✃ REPERTOIRE DES SURNOMS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Administration :: Registre de la Population :: Validées-
Sauter vers: