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 Hildred Lokensdottir - Fille de géant

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Hildred Lokensdottir
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Fiche : Fille de géant
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Faction : Citoyens
District : Borée
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Occupation : Femme à tout faire / Docker

MessageSujet: Hildred Lokensdottir - Fille de géant   Mer 31 Jan - 19:45


Vivre pour le feu.
Survivre par le métal.
Mourir dans le sang.


Tes parents viennent de Sigvar. À ta naissance, ta mère avait déjà perdu trois enfants, à cause du froid ou de la faim, qu'importe, aussi décida-t-elle qu'il serait plus agréable d'être pauvre ailleurs. Pourquoi Excelsa? Sa mère en était originaire, alors c'était un peu comme rentrer à la maison pour elle. Enfin, c'est comme ça que tu penses qu'elle voyait la chose. Elle a vite déchanté, ensuite.
Couturière de métier, elle eut cependant quelques difficultés à trouver du travail, personne n'ayant d’intérêt pour les étoffes traditionnelles de Sigvar. Après deux années de famine, elle abandonna son petit commerce et partit travailler dans une blanchisserie qui eut raison de ses poumons au fil de ses effluves toxiques.

Ton père, avait toujours été contre votre départ, mais il suivit, un peu pour elle, beaucoup pour toi. Il disait toujours à ta mère qu'elle se trompait d'avoir ainsi peur, car tu avais une santé de fer et un cœur de feu. Un véritable don des dieux. Plus il te voyait grandir, plus il en était fier. Tu l'aimais beaucoup, n'est-ce pas? Vous étiez très proche, du moins jusqu'à ce que tu atteignes l'âge de raisonner. Si enfant, tu avais trouvé les histoires de ces dieux et ses héros passionnant, en grandissant, ce sont les histoires de Gabriel de Myre que te racontait ta mère qui eurent raison de tes passions. Cela créa de nombreuses disputes entre eux, mais c'est toi qui l'achevas en rejetant vos racines et vos dieux.
Il resta avec vous jusqu'au jour où tu lui annonças vouloir rejoindre le prieuré. Quand il comprit que sa plus grande fierté était devenue sa plus grande déception, il décida de retourner au pays, vous laissant à votre misère dans cette ville qu'il n'avait jamais pu aimer.

Tu avais toujours travaillé. D'abord comme garde d'enfants, puis quand ta carrure te permit de viser plus haut, tu choisis les travaux les plus durs et les mieux payé, demandant une réelle forme physique. Quand ton père partit et que le Prieuré te rejeta, tu réussis à négocier pour reprendre le poste de ton père, permettant ainsi de ramener assez d'argent à la maison pour que son départ ne vous laisse pas à la rue. S'il vous fallut déménager d'une maison correcte à un taudis, au moins vous aviez un toit.

Vous aviez des dettes, beaucoup de dettes. À votre arrivée à Excelsa, aucune banque ni aucune institue n'avaient voulu vous prêter de l'argent pour monter votre entreprise – ce qui semble sensé vu qu'il lui fallut moins de deux ans pour faire faillite -  aussi ta mère était-elle allée le chercher ailleurs, allant jusqu'à parfois emprunter une nouvelle fois pour rembourser ses créanciers de plus en plus pressant. A partir de là, et n'ayant fait aucun profit pour vous permettre de rendre la somme initiale, la spirale commença, les taux exponentiels rendant le tout infernal. Quand tu eus seize ans, vos dettes furent si imposantes que vos salaires réunis ne suffisaient plus à régler les mensualités. Il fallait trouver une solution, au risque de mettre vos vies en danger.
Tu connaissais les Oisillons, ayant passé ta vie à travailler pour les engraisser, mais tu n'avais jamais, jusque-là, fait affaire directement avec eux. Négocier auprès de ces rapaces fut d'une facilité déconcertante, et très vite, un arrangement fut trouvé pour que vos dettes cessent de croître. Tout ce que tu avais à faire, c'était répondre présent quand il te le demandait, et mettre ta force admirable à leur service, et d'oublier tout ce que tu voyais. D'une simplicité enfantine, non?
Aujourd'hui encore, tu t'en mords les doigts.

Ce n'est pas la période de ta vie dont t'es la plus fière. Travailler avec les oisillons, quand on sert de femme de main, ça revient surtout à faire des exemples de ceux qui ne peuvent plus payer, ou faire disparaître les gêneurs. D'ignorer leurs supplications et leurs excuses, quand bien même elles te saignent le cœur à blanc par leur familiarité. Plutôt eux que ta mère, non? C'est ce que tu te disais, parfois, pour te donner bonne conscience et oublier le bruit de leurs os entre tes mains. T'avais beau être une gosse, personne ne l'aurait deviné, et t'étais trop fière pour avouer que tout cela te dépassait. Tu perdais littéralement pied dans le charnier qu'était devenue ta vie. Tu t'es fait entraîner, traîner dans des histoires qui te dépassaient de très loin, et il te fallut éclater une tête à mains nues à même le sol des égouts de la ville pour t'en rendre compte. Alors ouais, t'as fait des connerie, peut-être un peu trop même, mais suffisamment pour comprendre que tu ne voulais plus de cette vie.

Ton salut, tu le dois au hasard. On te proposa un job sur les Docks, dur, éreintant, mais très bien payé pour peu qu'on ne pose pas de questions, ce que tu acceptas sans mal. Entre transporter des cadavres ou transporter des marchandises, le choix n'était pas difficile. Le problème, tu vois, c'est qu'on ne quitte pas les oisillons sans perte et fracas, et à l'instant même ou tu annonças ton départ, les taux reprirent leur montée vertigineuse, n’alourdissant cependant plus la dette de ta mère, mais la tienne.

Qu'importe, tu étais désormais animée d'une cause nouvelle.  Involontairement, les oisillons t'avaient mis en face d'une misère que tu n'avais jamais réellement voulu voir. Une misère injuste, cruelle et violente. Enfant, malgré votre vie précaire, ton caractère naïf et optimiste t'avait poussé à ne voir en Excelsa que le bon, allant jusqu'à apprendre par cœur ses préceptes, croyant sincèrement qu'il suffisait de vouloir pour pouvoir. Tu avais appris avec les années que ce n'était pas le cas, que certaines choses te seraient à jamais inaccessible et qu'il n'y avait rien de juste là-dedans. Désormais, tu savais que ceux qui étaient pauvres mourraient pauvres, et ceux qui étaient riches se partageaient le monde. Il fallait que ça change. Excelsa brillait à tes yeux d'adulte sous une lumière nouvelle, te révélant toute son horreur et son atrocité sans pour autant rien changer à ton amour pour elle. Il te fallait agir, oui, mais comment?

Si à cette question tu n'as pas encore les réponses, l'inaction n'est toutefois plus une option...
Nom :  Lokensdottir
Prénom :  Hildred
Âge : 18 ans
Genre : Féminin
Titre(s)/Métier : Dockeuse et femme à tout faire.
Faction : Citoyenne
District : Borée
Vertu : Abnégation
Vice : Haine & Violence
Etranger : oui
Pouvoirs : Bagarre [++]
Charme
Polyvalence
Protectionnisme
Sang des géants
Sigvar :  Le climat glacial et désertique de Sigvar, ainsi que ses conditions de vie rudes et difficiles fit des Sigvaristes un peuple fort et puissant, et particulièrement martial. Malgré cette culture violente, les Sivgarites n'en sont pas moins un peuple loyal et honorable. Ils considèrent toute parole donnée comme inviolable et font un devoir sacré de payer toute dette acquise, en particulier les dettes de vie.

Si la gérance des terres se fait plus par l'intermédiaire des chefs de clan, Sigvar possède tout de même une royauté de droit divin dont, selon la légende, le premier roi serait né de la flamme sacrée du dieu Sigvald.
La religion est une part importante de leur vie, et même s'ils prient peu, les Sigvarites restent en revanche très attachés aux valeurs de leurs dieux. Trois éléments sont vu comme sacrée chez eux : le feu, par lequel Sigvald créa le monde, le métal, avec lequel Lofrath forgea les hommes, et enfin le sang, Ehirr ayant donné le sien pour insuffler la vie dans les œuvres de ses frères.

Toute faute est acquittable par le sang, aussi, les duels d'honneur ont encore la part belle à Sigvarite. Cependant, vu les conditions de vie difficiles et la nécessité de ne pas sacrifier une vie inutilement, les mises à mort sont très rares, car seul le roi peut les ordonner. Si une personne est coupable, et qu'il n'est pas capable de donner une compensation à hauteur de son crime, alors elle remboursera le clan de sa victime par de sa vie, en devenant la propriété du clan.

La technologique à trouvé une terre fertile en Sigvar, probablement grâce à l'aspect sacré du feu et du métal dans leur culture, ce qui a grandement facilité la sidérurgie et l’industrialisation. Ceux qui maîtrisent ces deux éléments ont toujours eu un statut de choix dans leur société, aussi les machines ont  facilement put se trouver une place dans leur quotidien, leur offrant plus de modernité et de confort.
En revanche, la médecine à beaucoup de mal à s'implanter. Si les enfants atteignant l'âge adulte sont souvent d'une santé robuste et d'une force remarquable, ils sont en revanche d'un pour cinq, poussant les femmes à donner souvent naissance jusqu'à mourir en couche...



opinions

Excelsa. Ton unique amour. Ton unique haine. D'elle, tu t'es toujours sentie incomprise, toi qui ne désirais que son affection, cherchant à la servir plus que tout autre. Si parfois, tu te surprends à la maudire, tu te repends alors, fautive, en de dévotes excuses, coupable d'une colère que tu ne sais - ou ne veux - plus contrôler. Ta haine la consume, son injustice te brûle, mais malgré tout, malgré toi, tu vénères cette cité, qu'elle te caresse ou te blesse, tu l'aimes dans toute son horreur, dans toute son imperfection, cette mère, putain, égérie et bourreau...

Étrangère. Cela fait partie de toi, cela ne te définit pas, mais personne ne fermera les yeux dessus, tu ne le sais que trop bien. Surprenant, n'est-ce pas? Toi qui ne t'es jamais sentie proche d'aucune autre ville, d'aucun autre peuple, sinon celui d'Excelsa, tu resteras à jamais enchaînée à une terre que tu ne connais que de nom. Oh, bien sûr, il y aura toujours une place pour les étrangers au sein de la cité, mais une place limitée, plus encore en l'absence d'or sonnant et trébuchant. Tu aurais pu te trouver une place, tu sais? En visant moins haut, en te suffisant de ce qui était à ta portée, tu aurais pu être heureuse. Mais non, il a fallu que tu en viennes à vouloir l'impossible, à vouloir passer la seule porte qui ne s'ouvrirait jamais pour toi. Tu n'avais pas encore dix ans que tu rêvais de rejoindre le prieuré. Le retour à la réalité fut si brutal qu'aujourd'hui encore la cicatrice ne semble pas vouloir se refermer, et le sang qui s'en déverse ne fait qu’attiser ta colère, jour après jour, coup après coup...
Peut-être est-ce pour cela que tu finis toujours par trouver les ennuis un peu partout où tu vas, enchaînant les séjours, entre les murs de leurs geôles. Est-ce une façon inconsciente de te rapprocher de ce que tu n'auras jamais? Vivre dans leur monde, même si c'est du mauvais coté des barreaux... Combien de temps encore pourras-tu te satisfaire des miettes, Hildred?

Il y a les autres, aussi. Tous les autres. Tu y penses, parfois, mais la plupart son bien loin des docks où tu passes tes journées. Il y a bien les navigateurs, mais est-il réellement nécessaire d'exprimer tout le dégoût que t'inspire ces rapaces? Quant aux penseurs, artistes et autres inventeurs... Eh bien, disons que vos mondes n'ont que très peu en commun.

Femme du peuple, il est commun qu'on te retrouve à bavarder dans la taverne du coin avec entrain et force, ta voix et ton rire portant suffisamment pour qu'on t'entende jusqu'à la rue, plus encore après quelques verres. S'il n'est pas rare que tu arrondisses tes fins de mois avec quelques combats dans une cave humide et lugubre entouré d'une vingtaine de parieurs, il est en revanche plus rare que tu participes aux bagarres de beuverie, sauf si on t'y entraîne de force, ou pour aider le tavernier à mettre un terme à la situation. Tu es toujours là pour les autres, que ce soit un voisin ou un inconnu, et tu n'as jamais eu peur d'utiliser la force impressionnante qui est la tienne. Si c'est bien souvent pour d'obscures raisons, il t'arrive néanmoins de le mettre au service des autres, plus encore quand la cause te paraît juste...

Il reste un sujet que tu as soigneusement évité, jusque là. Une ombre sur ton tableau. Les oisillons.
D'eux, tu ne penses rien. Tu as appris à ne pas penser, à ne pas réfléchir en leur présence, te contentant d’obéir, de payer ce que tu dois pour mieux fuir ensuite. La première fois que tu as eu affaire à eux, c'était pour régler les dettes de ton père, puis vint celles de ta mère, pour finir sur les tiennes. Il n'est jamais été difficile de s'arranger avec eux, d'ailleurs, ils sont toujours souriants, charmants et aimables avec toi, mais tu sais reconnaître un loup quand tu en vois un. S'ils cachent leurs crocs sous tant de miel, c'est pour mieux te manger, mon enfant.
Combien de corps et de vies as-tu brisé pour eux, sans jamais poser de questions, sans jamais chercher le fin mot de l'histoire? C'est la règle, la seule règle, celle que tu connais que trop bien; chercher à savoir leur histoire, c'est déjà faire un pas dedans. Alors tu ne penses pas. Tu obéis, c'est tout.
Ce serait mentir de dire que tu n'y as jamais pensé, de dire que tu n'as pas conscience à quel point il te serait facile de t'élever parmi eux, en les rejoignant, mais tu t’efforces de garder un semblant d'intégrité, continuant, au fond, d'espérer l’inespérable...
Pauvre folle.



Descriptions

Hildred, fille de géante, c'est ainsi qu'ils te nomment, qu'ils te raillent. Tu es immense, plus encore, géante dans un monde de nain. Ta stature en impose, tandis que tout semble soudainement trop petit, trop fragile face à ton indélicatesse. Tu as des mains brutales, rugueuses, grossières, allant de paire avec tes bras épais et puissant, accrochées sur des épaules trop larges et trop grandes pour une femme. Même ton visage, dur et austère, semblant taillé à même le métal, n'a laissé que peu de place à ta féminité, tandis que tes cheveux, coupés sans aucune pitié, n'ont même pas le privilège de pouvoir pousser. C'est probablement pour cela que tu as fini par mettre des boucles d'oreilles, trop blessé qu'on te nomme toujours ''Monsieur''. Comment leur en vouloir, au fond? Tu es une force de la nature, un ours, une géante...
Un éléphant coincé dans un monde de porcelaine.

Tu n'as jamais fait ton âge, ce qui t'a permis de travailler là où les enfants n'étaient pas les bienvenus, sans te tuer à la mine. À huit ans à peine, seule la maladresse de tes gestes et la dissonance de tes pas laissait deviner l'absence d'expérience derrière cette vitalité éclatante. Tu as toujours fait les travaux les plus ingrats, plus durs, sculptant ton corps dans le sang et la sueur. Tu as vite compris que tu devais mettre à profit ta force, tes poings, et c'est ce que tu fis pendant un temps, d'abord pour gagner un peu d'argent, jusqu'à ce que la nuit en prison deviennent trop nombreuses, même pour toi. Reconvertie, tu es passé de l’ours au bœuf, passant tes journées à charger et décharger ce que les machines ne peuvent faire elle-même, brisant ton dos et son échine sous des charges toujours plus lourdes. Désormais, tu empestes le poisson, pas un jour ne se passe sans que ton corps ne souffre, mais tu n'as pas à rougir de la nature de tes revenus, alors cela te suffit.

Ton pas est lourd, brutal, un brin agressif. Tu marches dans la foule comme s'il te fallait à chaque instant batailler au risque de te faire emporter par son courant. Tu n'as jamais été à l'aise parmi les gens, n'est-ce pas? Ceux qui te connaissent te laisser passer, les autres en font les frais. Tu aimes te battre, inutile de mentir, tu as ça dans le sang. Une guerrière née. Va savoir si c'est après le sang de tes ennemis ou le tient que tu en as, mais il faudra forcément qu'il coule. Ça t'a valu pas mal d’ennuis dans la vie, et même si tu essaies toujours de parler avant de frapper, force est de constater qu'il est plus facile de raisonner quelqu'un avec un bras cassé qu'avec des mots quand le monde tout entier vous prend pour une montagne de muscle sans cervelle...



Dernière édition par Hildred Lokensdottir le Jeu 22 Mar - 21:16, édité 1 fois
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Otton Egidio
Prince Prieur

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Disponibilité : Je vis ici

MessageSujet: Re: Hildred Lokensdottir - Fille de géant   Ven 2 Fév - 17:27

Eeeeeeet c'est bon /o/

Rien à redire (bon, une ou deux petites fautes mais rien de dramatique ^^)

Je vais mettre le Contexte et les Pouvoirs à jour, s'il y a des détails à régler, on le fait sur Discord.

Tu peux aller gambader dans les sections RP.


Excelsa est ravie de dévor... accueillir une enfant prodigue ;)

_________________
Madame Guillotine !
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Hildred Lokensdottir - Fille de géant
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