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 I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia]

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Lyssia Oskario
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MessageSujet: Re: I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia]   I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia] - Page 2 EmptyLun 4 Fév - 23:32

« Toute seule ». Je tique sur ce morceau de phrase parce que d’habitude, le professeur Izei se précipite toujours sur les blessures qu’il croise en disant que si on ne s’en occupe pas, après ça sera pire. Il doit m’en vouloir pour quelque chose… mais pourquoi ? Parce que je lui ai demandé de se tourner pour que je me change ? Je grimace légèrement, c’est vrai que c’est débile cet accès soudain de pudeur, surtout qu’on doit jouer un couple marié… Je peux comprendre que ça l’énerve du coup, je ne suis pas assez dans mon personnage… mais j’ai pas eu le temps de m’habituer à sa présence moi ! Déjà, je ne suis pas habituée aux missions à plusieurs, ensuite je suis pas non plus habituée à me retrouver seule dans une chambre avec un homme qui n’est pas ma mission… ou un pote du Fort…

Je lui obéis docilement et me mets à masser ma cuisse douloureuse le plus doucement possible. On dirait presque que j’essaie de me masser sans me toucher. Ouais ben je suis douillette, arrête de me juger ! Je plie et je déplie la jambe en couinant à chaque fois. Ça fait mal tout le temps. Comme si je pouvais me permettre d’avoir une blessure en ce moment tiens… quelle conne ! Putain mais quelle conne ! Et puis "masser"... il est gentil mais quand j'ai eu besoin de massages pour me remettre de certaines blessures, on l'a toujours fait pour moi... je sais pas faire ça moi...


- Et… euh… de l’onguent comme celui que je vous rapporte d’habitude, celui pour les coups… ça irait ?

Tout, plutôt que de continuer à me triturer la cuisse. Je ne fais presque rien et ça me fait mal quand même. Je dois pas savoir m’y prendre… peu importe, dans tous les cas je préfèrerais un onguent miracle. Ou alors qu’il s’en occupe lui. J’ai confiance en mes mains pour faire un bandage, pas pour masser une jambe qui a mal de l’intérieur.


- Ou alors vous voulez pas le faire vous ?


Je pose cette question en prenant bien soin de ne surtout pas lever les yeux vers lui. Ça m’emmerde de lui demander un service alors qu’il est en colère contre moi… mais je suis en pleine mission, et j’ai plein de trucs à faire qui ont besoin que j’ai mes deux jambes en état de fonctionner. J’ai pas le choix.


- Je… je sais que vous êtes en colère, je suis désolée… mais… enfin faut que je puisse marcher demain quoi. Sinon je vous jure que je ne vous aurais rien demandé ! A part la raison de votre colère pour pouvoir rectifier le tir. Promis !


J’ai l’impression d’être une gamine qui sait qu’elle a fait une bêtise, mais pas ce qu’elle a fait exactement. Elle le sait parce qu’elle sent que sa maman est en colère, mais c’est tout. Et il a l’air en colère… donc j’ai forcément fait une connerie…

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Izei Ingenoc
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MessageSujet: Re: I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia]   I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia] - Page 2 EmptyDim 10 Fév - 9:06

- J'ai pas l'onguent, j'avais peur de le péter dans le sac. Je suis venu jusqu'ici à cheval.

Rapport à ma grande aisance en équitation. Enfin je sais pas pourquoi je parle de ça, on s'en fiche. Lyssia me tend son croupion en insistant pour que je l'aide. Elle sait que je suis en colère, mais pas pourquoi. D'habitude j'en aurais rien eu à foutre – on est pas des grands adeptes de la psychologie au Fort – mais en l'occurrence je culpabilise un peu.

- C'est pas après toi que je suis en colère c'est.... autre chose.

Je fais un mouvement brusque de la main pour dire que ça serait bien qu'on change de sujet. J'ai eu l'impression de lui susurrer de la pornographie à l'oreille juste en disant « autre chose ».
Du coup je suis coincé en tête à tête avec son claquage musculaire. Faudrait dire un « non » ferme sans auto-justification. Impossible. J'arrive ni à m'enfuir ni à la convaincre de me laisser tranquille alors je vais la rejoindre au sol. Je me mets à genoux devant sa jambe. J'essaye de trouver l'inflammation avec mes doigts. Je pense à un nourrisson crevé. Un nourrisson crevé en train de moisir. Des asticots. Des requins.

J'ai pas beaucoup d'imagination. On ne peut pas consacrer du temps à la rêverie quand on est trop occupé avec des délires de persécution. J'ai donc perdu le fil à mon troisième requin. Je crois que j'ai été hypnotisé par « autre chose », parce que là présentement j'ai mes mains sur le cul de Lyssia. Le claquage musculaire ? Bah ça fait deux minutes que c'est résolu ça. J'ai juste pas réussi à décoller mes putain de doigts.

On va pas se mentir, c'est extrêmement satisfaisant. C'est pour ça que c'est arrivé. Je suis pas une putain de créature asexuée d'une religion étrangère. C'est juste que d'habitude ça arrive pas comme ça. Ça n'arrive pas du tout, en fait. J'ai trop peur des gens. Lyssia ne me fait pas peur. Je suis plus vieux et je suis payé pour l'engueuler.

Mentalement, à ce stade, j'ai appuyé sur le bouton « siège éjectable ». C'est un gros bouton rouge pile au milieu de mon cerveau. Il sert tout le temps. J'ai relevé le regard de son entrejambe, et pendant une seconde j'ai fixé Lyssia dans les yeux comme un gros con. La seconde d'après je lui ai mis une énorme droite dans les dents. L'arrière de sa tête a cogné fort contre le mur en métal. Y a du sang qui a giclé de sa bouche.

D'habitude quand j'ai peur de quelque chose c'est une stratégie qui marche. Là maintenant j'ai Lyssia qui s'écroule mollement en arrière, les yeux dans le vague. J'ai frappé vraiment fort. Ça va pas arranger ses problèmes au cerveau.

- Oh merde ! Je l'ai tuée !

Bon, y a des petites bulles de sang qui lui sortent du nez, c'est qu'elle respire non ? Merde merde merde. A ce moment là je me rends compte que j'ai très mal à la main. Je la serre contre ma poitrine en me retenant de hurler (pour ne pas alerter les autres occupants du bateau). Je me mets à engueuler le corps semi-inconscient de Lyssia avec une voix trop aiguë :

- Mais pourquoi tu te mets sous mes mains aussi ?! Tu sais que je fais des conneries suicidaires ! Mais arrête de baver du sang et dis quelque chose !

Je crois qu'elle est crevée. Elle bouge pas et elle saigne du pif. Ça ressemble beaucoup à quelqu'un que j'aurais tabassé à mort. Je vais m'asseoir sur le lit pour gérer ma crise d'angoisse au mieux.

- Ça m'arrive tout le temps en ce moment... j'ai mal dans tout le bras je t'ai vraiment explosé la truffe... oh bordel.

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Lyssia Oskario
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MessageSujet: Re: I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia]   I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia] - Page 2 EmptyDim 10 Fév - 15:14

Je suis tranquillement assise, le dos contre le « mur » de bois, la tête avancée pour me concentrer sur les mains de mon professeur. Je tiens à voir comment il me masse la jambe, comme ça la prochaine fois, et il y en aura sans doutes vu que ça m’est déjà arrivé, je pourrais peut-être m’en occuper moi-même, comme une grande fille. Et puis c’est quand même beaucoup trop con, quand on fait un boulot comme le mien, de ne pas être foutue de s’occuper de ses petits bobos soi-même, tu trouves pas ?

Je fixe ses mains, enregistrant les mouvements de ses doigts pressant douloureusement sur ma peau dans ma mémoire. Au bout d’un moment, ça fait moins mal et je sens mes muscles se détendre progressivement. Je crois que je pousse un soupir de soulagement. Quand ma cuisse est totalement remise avec seulement une vague douleur tout à fait supportable, ses mouvements deviennent plus doux, comme s’il caresser ma peau pour qu’elle lui pardonne sa violence. C’est pas mal, c’est comme s’il m’aidait à continuer de me détendre. Ça marche plutôt bien, jusqu’au moment où je réalise que ses mains ont migré, et que se sont maintenant mes fesses qu’il palpe doucement. Je lui adresse un regard interrogateur, me demandant pourquoi la base de la détente des muscles de la cuisse se trouve si haut, et pourquoi je n’en ai encore jamais entendu parler…

Je croise son regard… L’instant d’après, une lumière explose brutalement dans ma tête et devant mes yeux.

J’entends sa voix, je sais qu’il me parle, mais le bourdonnement sourd du bourdon fou qui a élu domicile dans mon crâne m’empêche de comprendre ce qu’il dit. Je ne vois rien. Pendant un moment, je ne sais même plus où je suis. J’entends le bourdonnement et la voix lointaine de l’homme avec moi, mais tout est sombre, douloureux et flou. Je flotte là-dedans pendant de longues minutes, jusqu’à ce qu’une douleur aigüe perfore mon cerveau de part en part.

Je gémis légèrement en remuant le bout des doigts. J’entrouvre les yeux… y’a trop de lumière, ça fait un mal de chien. Je me hisse en position assise, avachie contre le mur, et je porte les mains à mon visage en refermant les yeux. La douleur pulse dans ma tête, m’empêchant de réfléchir calmement. J’ai mal au menton, à la lèvre, dans la bouche, j’ai mal derrière et dans la tête… j’arrive pas à faire le point.

Je rouvre les yeux… y’a du sang dans mes mains. Pas beaucoup beaucoup… mais quand même. Sur ma main droite il y a des traces, c’est avec celle-là que j’ai touché ma bouche et mon nez… sur ma main gauche il y en a plus… celle qui a palpé l’arrière de mon crâne. Putain… ça fait mal… pour le moment c’est la seule chose à laquelle j’arrive à penser. Et puis je me souviens que je suis supposée être une fille alerte qui ne se laisse pas emporter et qui garde sa mission à l’esprit quoi qu’il arrive.

Je lève les yeux, essayant de faire le point. La mission… les esclaves… la cuisine… le bateau… les criminels… la couverture…

Tout vient en bloc, j’ai un mal fou à faire le tri…

Je tourne la tête, gémissant à cause de la douleur que ça occasionne, et je le vois. Il a l’air paniqué, un peu, grognon, beaucoup… imposant. Il se tient la main, elle a l’air de lui faire mal. Je le fixe un moment… Izei. On l’appelle Chef. Ah… oui…

Je comprends qu’il m’a frappée. Qu’il m’a frappée fort, même.

Je réussis à remonter mon pantalon avec force grognements de douleur et soupirs de frustration, puis je vais jusqu’à lui, mi-rampant, mi-à quatre pattes. Je me redresse pour être à genoux devant lui, j’agrippe le devant de ses vêtements et je lève les yeux vers lui, avec de grosses larmes qui coulent sur mes joues.


- Pourquoi tu m’as frappée ?

Hoquet de sanglot.

- J’ai fait une bêtise ? T’aurais dû me le diiiiiiire !


Longs sanglots incontrôlables.

- Je suis désoléééééééeeee ! J’aurais pas dû !!! Je suis désolée !!!

J’enfouis mon visage plein de larmes et de sang contre son épaule en m’agrippant à lui, secouée par mes sanglots.

- Je voulais pas t’énerver, Chef, excuse moiiiiiii !

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Izei Ingenoc
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MessageSujet: Re: I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia]   I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia] - Page 2 EmptyLun 11 Fév - 9:24

Lyssia rampe vers moi sur les genoux, s'accroche à mes vêtements. Elle pleure. C'est horrible. Je ne sais pas comment me dégager.

- Ne me touche pas ! Je vais recommencer, va-t'en !

En plus elle m'appelle par mon faux nom débile, ça me perturbe. D'habitude elle ne pleure pas tellement quand il lui arrive une bricole, en plus. Elle doit se prendre pour son personnage. Je l'ai cassée. Déjà que la magie lui a déglingué le cerveau, maintenant elle est foutue ! Elle vient se coller à mon épaule, telle une anguille avec la morve au nez. Crois pas que je l'ai laissée m'escalader comme ça. Je me suis tortillé pour la dégager. Mais c'est pas facile de virer quelqu'un sans le toucher. Au moins elle est pas morte. J'appuie sur mes pieds pour me faufiler plus loin sur le lit, mais elle me suit ! Pourtant j'ai de plus grandes jambes. Je me retrouve acculé contre le mur du fond, limite à creuser le mur avec mes ongles pour m'enfuir.

- Mais arrête ! Ça va rien t'apporter de me coller !

Je me mords violemment la main pour me téléporter entre le lit et la porte. J'ai l'impression d'être capable de n'importe quoi, genre étrangler Lyssia. Je ne veux pas le faire mais ça va finir par arriver.

- Bon, tu te calmes hein !!!

Je suis moi même pas calme du tout.

- On est pas des contrebandiers à la con, on est des prieurs, alors t'arrêtes de chouiner oui ?!

Si quelqu'un me crie dessus – en dehors d'un supérieur hiérarchique – je tape dessus jusqu'à ce qu'il arrête. Il n'y a aucune autre alternative. Même à la ferme, quand j'étais enfant, ça restait un principe valable. Et pourtant, le mécanisme s'est grippé. Je perds les pédales. Je voulais pas faire de mal à Lyssia, je l'aime bien. Mais elle avait des fesses et j'ai paniqué...

- Mais arrête de faire du bruit ! Ça me stresse quand tu fais du bruit !!!

Bon, là j'ai très peu d'option. Celle de me rouler en boule par terre pour sangloter est très tentante. Tuer Lyssia en la frappant avec tout ce qui me tombe sous la main aussi. Mais j'aimerais éviter. Du coup j'opte pour l'option fuite :

- Bon, t'es trop chiante je vais dormir dans l'infirmerie ! Dès que j'aurais retrouvé où c'est !

J'essaye de remettre mes bottes très vite, hors de question que je marche pieds nus dans des couloirs plein de tétanos (comme les maladies c'est un truc assez récent en terme de technologie, j'imagine des requins minuscules qui flottent partout où c'est sale). Je me souviens à peine de comment on fait des lacets.

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MessageSujet: Re: I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia]   I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia] - Page 2 EmptyLun 11 Fév - 16:01

Sur le moment, quand je le vois disparaitre et réapparaitre un peu plus lui, je me dis que ça ne devrait pas me sembler aussi normal, que les gens ne font pas ça dans la vie… mais j’ai déjà vu Chef le faire, je me souviens qu’il essayait même de m’apprendre à… euh… me téléporter ? Oui, voilà. Du coup je me retourne en poussant un grognement. Dès que je remue un peu, la douleur explose dans ma tête et toute la chambre se met à tourner. Quand je ne bouge pas j’ai mal aussi, mais c’est moins horrible.

J’avance à petits pas calculés en me tenant au mur. Dans ma tête, le mur n’est qu’un soutien psychologique… en vrai, je suis avachie contre le mur, et mes pieds me trainent lamentablement vers Izei qui remet ses chaussures en s’emmêlant les doigts dans ses lacets. Je me laisse tomber par terre à côté de lui, mais sans le toucher cette fois. Mes joues sont toujours mouillées de larmes, mais je me suis torchée le nez sur ma manche sans même m’en rendre compte. Qu’il disparaisse brutalement m’a un peu calmée dans mon hystérie, mais j’ai toujours aussi mal et ça me rend toujours aussi triste. Et je ne souviens toujours pas de pourquoi il est si en colère contre moi.


- Je… je suis désolée, regarde… je me calme.

Je n’ai aucun souvenir de notre mariage… j’espère que je ne suis pas devenue amnésique, ça serait dommage… quand on épouse quelqu’un, on a envie de se créer des souvenirs avec lui, pas de larmoyer dans ses bras. Je décide de ne pas lui en parler, ça risquerait de le blesser.

- Mais si tu me dis…

Je dois faire des pauses quand je parle parce que mon champ de vision se brouille et que j’ai l’impression de tomber, encore et encore, alors que je sens le sol sous mes fesses (oui, encore elles… décidément elles sont partout).


- … ce que j’ai fait… de mal, je pourrais… arranger ça, non ?


J’ai envie de lever les yeux vers lui pour le regarder, mais bouger la tête est exclu. Du coup je m’aide du mur pour me hisser sur mes pieds et le regarder d’au-dessus. J’ai du mal à fixer mon regard, sur lui ou sur quoi que ce soit d’autre, mais je crois que j’arrive à le regarder dans les yeux pendant une bonne seconde et demi.

Et puis, tout s’enchaîne soudain très vite. Trop vite…

En reculant pour essayer de se débarrasser de moi, Izei a dû heurter ma petite étagère, et a déséquilibré un truc posé dessus. Et c’est cet instant précis que le truc en question a choisi de tomber. S’il s’était écrasé sur le matelas ça n’aurait eu aucune importance, mais il a roulé, et s’est cogné contre le mur, produisant un petit « TOK ». Surprise et mue par un réflexe inconscient, je tourne vivement la tête en direction du bruit en sursautant, la douleur explose dans ma tête et derrière mes yeux avec une violence magistrale. Personnellement, je ne m’en rends pas compte, mais en cherchant à fuir la douleur, j’ai dû faire un truc. Mon image se floute un instant et je réapparais trois centimètres à droite de là où j’étais. L’intensité de la souffrance me plie en deux et je vomis sur les pieds d’Izei… peut-être aussi sur ses jambes, j’en sais rien.

Je me redresse un instant, observant le minuscule Izei qui se découpe dans un petit cercle de lumière au milieu de mon champ de vision presque entièrement obscurcit.


- Ça fait super mal, tu sais ?

Et puis tout devient noir. Je sens que je m’écroule sur le matelas… et puis plus rien… Ah si, j’ai mal à la tête… c’est tout.

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MessageSujet: Re: I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia]   I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia] - Page 2 EmptyMar 12 Fév - 5:34

- T'as rien fait de mal.

Et elle me parle en même temps, et je sais plus où j'en suis dans mes lacets. Je n'arrive pas à faire deux choses à la fois. Je marmonne des conneries :

- Si t'étais mon épouse, t'aurais un paquet d'emmerdes bien pire que de t'en prendre une.... hé, qu'est ce que tu fais ?

Lyssia devient un peu floue. Je mets deux secondes à identifier ce qui se passe, mais il faut me pardonner ce n'est arrivé qu'une seule autre fois auparavant : elle se téléporte. C'est un bébé vicaire alors elle ne va pas très loin. Je n'ai pas le temps de la féliciter qu'elle me dégobille sur les chaussures. Je la pousse un peu, mais c'est trop tard. La tarte d'épinards et le sanglier viennent me dire coucou.

- Putain Lyssia ! Ça va bousiller mes bottes !

Elle s'en fiche, elle s'écroule en avant. Je la rattrape et je la pose sur le lit. Elle marmonne que ça lui fait mal et puis elle perd connaissance.

- Mais je peux pas ouvrir la fenêtre pour aérer !

Effectivement, c'est une connerie de dire ça, elle ne va pas y faire grand chose, mais je suis pas mal secoué en ce moment... je fixe pendant quelques secondes le corps gisant de Lyssia. Faut que je nettoie le sol et mes bottes. Ouais. C'est le plus urgent là.
Je vais dans le couloir pieds nus – le dégueulis c'est probablement plein de tétanos aussi – et j'essaye de trouver le placard à balais... enfin mes recherches ne sont pas très actives. J'ose pas ouvrir des portes au hasard, j'ai peur de ce que je pourrais trouver. Finalement je croise une dame de mon âge, toute maigre avec des cheveux de sorcière. Elle a l'air en train de s'éplucher les ongles de pied, comme ça, au milieu du couloir. Franchement à sa place je ne mettrais pas des sandales. J'ai envie de dégobiller aussi maintenant.

- Euh... je cherche de quoi nettoyer un truc... euh...

- Nettoyer quoi ?

- Du vomi par terre.

- Bah euh... bah t'étales avec le pied et t'attends que ça sèche, je sais pas moi...

D'accord, cette personne est très inquiétante et n'a aucune notion d'hygiène. Il est temps de fuir. Je lui dis même pas au revoir et je me barre. Maboule.
Au fil de mes errances je finis par trouver un vieux torchon. Il me faut le double de temps pour retrouver le dortoir des filles. Lyssia est toujours vautrée sur le lit, les membres en vrac. Je lui essuie le visage. Elle n'a pas l'air spécialement ravie de s'être téléportée. Elle persiste seulement a saignoter de la bouche comme une malpolie et à être inconsciente. J'éponge le sol. Je ressors pour balancer le torchon par dessus bord – hors de question que je garde ça – et trouver où me laver les mains. Je découvre assez vite l'absence de salle de bain et d'eau courante sur un bateau. Ça a au moins le mérite de me faire apprendre la géographie locale à toute vitesse. J'arrête pas de me perdre.

A moment je trouve même la cale du navire. Pas d'esclave à l'intérieur, on voyage même à demi chargé. Des caisses sont fixées au mur par des cordes. L'odeur par contre... difficile de faire partir l'odeur. Pas de doute, des gens sont morts là dedans. Ça sent pareil dans les pires geôles du Fort. Je ne peux pas résister : je fouille un peu. Y a peut être un carton de paperasse. C'est toujours intéressant la paperasse.

Au bout de quelques minutes, trois personnes rentrent derrière moi.

Je n'avais pas allumé la lumière, tout simplement parce que je ne savais pas comment faire sans foutre le feu au bateau. Les grosses lampes à huile mal fixées ça me fait stresser. Puis la lumière du couloir suffisait pour me faire une idée. Du coup je me téléporte assez facilement dans un coin obscur de la cale.
Les trois criminels n'ont pas allumé non plus. En fait, c'est deux personnes – un homme et l'autre folle de tout à l'heure – en train d'en traîner une troisième. Qui n'a pas l'air très vaillante.

J'ai du mal à me faire une idée de ce qui se passe, mais les bruits et les silhouettes sont assez éloquentes : le troisième criminel se fait égorger par les deux autres. Ce sont des sons vraiment désagréables, on ne s'y fait pas vraiment à moins d'aimer ça à la base. Je déteste entendre de l'air sortir par le mauvais trou. C'est vraiment pas ma méthode d'assassinat préférée. Puis je peux en faire un témoignage de première main : putain de chiottes que ça fait mal. Au moins ça va assez vite.

- Bon, faut le balancer par dessus bord.

- Nan, on le laisse là en attendant la relève. Y aura personne en haut. Si on le fait maintenant y en a qui vont tiquer.

- Bah... ça leur apprendrai ce qui arrive aux maîtres-chanteurs.

- Ouais, mais je voudrais fouiller ses affaires en premier avant d'annoncer sa mort.

- Ouais... on va peut être se changer, avant ?

- Ah oui, pas con. Putain j'ai du sang jusque dans le slip.

Puis les deux criminels se cassent. Le cadavre reste là où il est, parce qu'il est mort et qu'il ne risque plus d'aller nul part – sauf au fond de l'eau. Ça, c'est vraiment commode. Il s'est passé un truc intéressant !
Je vais faire les poches du gars. Il avait des papiers sur lui, mais maintenant tout est couvert de sang et ce n'est plus lisible. Je trouve quand même des clefs. Et un mouchoir sale. Et des restes alimentaires. Et un cafard mort. Je garde seulement les clefs. Beurk.

Après... ben après faut que Lyssia m'aide, je ne sais pas qui est le mort que j'ai vu et où est sa chambre. Faut seulement qu'elle soit vivante et réveillée – si elle est morte, j'ai un tas d'autres sortes de problèmes qui vont se profiler. J'ai un mal fou à retrouver le dortoir, et du mal à me souvenir qu'il ne faut pas que je me téléporte. C'est hyper lent de se déplacer avec les pieds.

Je retrouve Lyssia comme je l'ai laissée : en train de glander.

- Mais arrête tes bêtises et réveille-toi !

Elle fait seulement une petite bulle de sang avec le coin de sa bouche.

- T'arrêtes pas de faire des caprices alors que ça s'appelle « magie de la douleur » ! Bordel, c'est dans le nom que c'est pénible ! Et tu t'évanouis pour un oui ou pour un non ! Franchement, si j'avais fait une comédie pareille à chaque fois que je me suis pris une branlée...

Oui non on va changer de sujet en fait. De toute façon mis à part pâlir et respirer difficilement, Lyssia ne répond pas beaucoup.

- Tu m'aides pas beaucoup là.

Je la bascule sur le coté pour qu'elle ne s'étouffe pas si il lui reprend la fantaisie de vomir. Elle finira de dégueulasser la pièce en pourrissant le matelas, comme ça. Ensuite je la recouvre avec la couverture et je vais m'asseoir à l'endroit le plus éloigné d'elle. Je peux pas dormir. Je suis trop stressé pour ça. Du coup je continue de parler tout seul – enfin je parle à Lyssia qui ne m'écoute pas :

- J'ai trouvé un trousseau de clef sur un cadavre. C'est mystérieux ça, ou bien ? Mais bon... si tu meurs pendant la nuit, on saura jamais... ça te dit quelque chose un blondinet barbu tout égorgé ?

Lyssia révulse un peu les yeux dans son sommeil, comme un chien qui fait un cauchemar.

- C'est ta réponse à tout ça.

Comme personne ne me regarde, je ramène mes jambes contre ma poitrine pour les serrer contre moi. C'est pas un recroquevillement très viril et guerrier mais j'en ai rien à foutre.

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Lyssia Oskario
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MessageSujet: Re: I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia]   I hurt myself today, to see if I still feel. Try to kill it all away, but I remember everything. [Lyssia] - Page 2 EmptyLun 11 Mar - 19:36

Je nage dans une obscurité relativement apaisante. Je sais que quelque chose ne va pas, que je devrais ouvrir les yeux et me réveiller… Mais je n’en ai pas envie. Quand je serai revenue à la réalité, ça va faire mal, je le sais, je le sens. Un bourdonnement sourd prend toute la place dans ma tête, il s’insinue dans mes oreilles, dans mes yeux, dans ma bouche, il pulse dans ma tête. Ça n’est pas douloureux, même pas dérangeant. C’est là, c’est tout. Comme une main, un pied, un cœur ou un estomac. C’est présent, mais on n’y pense pas tout le temps. C’est un peu pareil pour le bourdonnement. Je l’entends, je le ressens, je le vis… mais je n’y fais pas vraiment attention. De toute façon je n’ai pas le temps, je suis concentrée sur les ombres qui défilent dans ma tête mais que je n’arrive pas à identifier. Je sais ce que c’est, j’en suis certaine, mais je n’arrive pas à mettre la langue sur le mot qui est supposé les représenter.

Les mots… les mots sont très importants. Ils sont ce qu’il y a de plus important en fait, quelle que soit la langue dans laquelle on les prononce. Par exemple, si je dis à quelqu’un que je vais le tuer alors que je veux lui faire un câlin, la réaction de la personne en question peut être très différente de celle que j’attends. Si je dis « tuer », la personne va s’enfuir en courant… ou me rire au nez… j’ai pas l’air hyper impressionnante. Pas que l’air d’ailleurs… je suis une combattante correcte, mais un civil bien entrainé peut très bien me mettre à terre si l’envie lui prend… Bref. Si je dis « câlin », la personne va sourire… ou s’enfuir en courant aussi d’ailleurs… y’a des gens comme ça qui ne supportent pas qu’on les touche. Bande d’emmerdeurs… Enfin ça dépend… quand c’est pour les torturer, j’imagine que le fait qu’ils n’aiment pas qu’on les touche doit apporter un petit plus non négligeable… Mais comme c’est pas tellement mon domaine, je ne peux pas en être sûre. Je sais torturer quelqu’un, bien sûr, j’ai appris… ça peut toujours servir après tout… mais depuis que je suis presque toujours en mission, je n’ai pas eu l’occasion de mettre mon apprentissage en pratique. Pas celui-là en tout cas.

J’ai entendu un hurlement… peut-être que je devrais ouvrir quand même les yeux finalement, non ? Non ? … Bon… ben non alors. Puisque t’insiste je reste dans les vapes. Ça ne va pas faire plaisir à Izei, j’entends sa voix. Je crois qu’il m’engueule encore… ouais non… autant rester inconsciente alors. Si c’est pour me faire engueuler encore plus fort au moment où j’ouvrirais les yeux, ça n’a aucun intérêt. Enfin pour moi en tout cas. Mon professeur apprécierait très probablement de pouvoir déverser toute sa colère, sa frustration et le reste sur ma petite personne… en temps normal ça ne me dérangerait pas d’ailleurs, après tout, si ça peut lui faire du bien… mais pas là. J’ai l’impression désagréable que c’est de sa faute si le bourdonnement prend de plus en plus de place, alors je me venge en restant endormie. Na.

Ma vengeance dure toute la nuit, même si j’ai oublié que c’en est une depuis l’instant où j’ai pensé « Na ». J’ai même oublié que le bourdonnement n’était pas normal, il me donne l’impression de caresser un gros chat par la pensée. En tout cas, lui au moins il sait ronronner…

Finalement, c’est le « tuuuut » monstrueux d’un autre bateau qu’on croise qui a raison de on obscurité rassurante. Je suis réveillée. Au début je me contente de gémir faiblement en remuant le bout des doigts. Ça déclenche une violente douleur dans ma tête alors je me fige. J’attends un long moment, puis j’ouvre les yeux avec beaucoup, BEAUCOUP de prudence. Ma tête me fait un mal de chien, je me sens toute poisseuse et transpirante, j’ai du mal à respirer normalement, comme si j’avais sprinté sur un kilomètre et, pire que tout le reste réuni, je suis incapable de réfléchir correctement.

Mes pensées vont et viennent à toute vitesse, dans le désordre. Je sais que c’est moi qui dois tout trier, que c’est facile normalement… mais j’ai oublié comment on fait.

Du coin de mon œil entrouvert, j’aperçois Izei. Bon. Je vais lui demander ce qu’il a bien pu faire pour que je me retrouve dans un état pareil après une nuit supposée être réparatrice. Ben quoi ? C’est bien réparateur, non, une nuit de sommeil ?

- Pourquoi… rouge et bleu… dans le sens contraire, Izei ?

Voilà. J’ai réussi à parler. Et clairement en plus, alors que j’ai l’impression d’avoir du coton dans la bouche. Parfait.
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