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 You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]

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Izei Ingenoc
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MessageSujet: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Lun 22 Oct - 7:12

Certains de mes frères m'ont fait boire de l'alcool à mon insu. Il faut que je raconte ça avant de raconter comment je me suis retrouvé à l'Octo.

Donc, faut reprendre depuis le début : j'ai six grands frères. C'est tous des connards vicieux. Ils ont beaucoup de mal à me faire des sales blagues depuis que je suis rentré dans les ordres et que je me téléporte, mais de temps en temps ils ont des fulgurances. Me faire avaler des trucs dégueu est un grand classique. Enfin l'alcool c'est spécial, c'est pour motif religieux (ça ralentit la cicatrisation et ça m'empêche de faire de la magie. Et ça fait grossir). Mais j'ai jamais appris à apprécier le goût de toute façon.

Donc il fallait le cacher, le goût. Ils ont monté tout un stratagème. D'abord faire un espèce de punch avec des épices, assez bon pour que je finisse les verres sans gerber. Vu que leur ordinaire c'est de l'eau de vie dans un pot à confiture, ça a dû leur demander beaucoup d'effort. De la planification. Je sais pas comment ils ont fait.
Ensuite il fallait que d'innocents habitants de la ferme m'offrent des verres à fréquente régulière (une petite nièce de quatre ans, le voisin qui passe boire la goutte...). Le coup de la petite nièce c'était très malin parce que je me suis senti obligé de lui obéir pour ne pas qu'elle se mette à faire du bruit et à m'embêter. Et puis cette frénésie à vouloir me faire boire cet espèce de jus d'orange trop sucré à l'arrière goût douceâtre s'expliquait de lui même : c'est une enfant, et les enfants font des choses débiles pour des raisons connues d'eux seuls.

Et puis de toute façon j'avais le palais cramé par la cuisine locale, et le cerveau déjà rendu fou par la foule. Je suis à la ferme familiale parce que c'est mon anniversaire, et celui d'un petit cousin et d'une belle-sœur (comme c'est une famille nombreuse et qu'ils vivent tous dans le même bidonville, c'est toujours la fête de quelqu'un). En plus c'est même pas mon vrai anniversaire en plus. Il est pendant la saison du Repos, mais j'ai rien dit pour ne pas me retaper toute la comédie maintenant et plus tard. De toute façon la seule conséquence de l'affaire c'est que des gens bourrés/défoncés me hurlent « joyeux anniversaire » au visage à fréquence régulière. Avec des petits morceaux de bave. On dirait un de ces cauchemars que je fais sous morphine quand je suis à l'infirmerie.

Enfin je n'ai pas de résistance à l'alcool. Je n'en ai pas l'habitude et je ne mange pas beaucoup (surtout pas le mouton mariné dans sa graisse). Pour l'odeur je pouvais pas tiquer, tout pue le terroir ici. Même le morceau de merde jaune qu'ils appellent savon sent la bergerie. J'ai même pas reconnu le goût non plus. En fait je me suis dit que ça devait être le verre qui était pas très bien lavé.

D'ailleurs je préfère me remplir le bide avec l'horrible limonade qu'avec le mouton. Et puis si je chope une intoxication alimentaire au moins j'aurais une excuse (et la force) de rentrer au Fort. Y a même pas une carafe d'eau (y a une grande table dans la déchetterie derrière la ferme, c'est là qu'on est installé, et maintenant que j'ai trouvé un siège j'ose plus bouger). Donc c'est parti en couilles.

Boire assis en silence à la chaîne, ça a bien marché sur moi. Mais j'ai quand même tiqué au bout d'un moment. Surtout en voyant une paire de connards morts de rire en train de me regarder. Ils ne pouvaient pas se maîtriser à ce point là. C'est en me levant que j'ai senti la différence. Assis j'avais juste chaud et je me sentais un peu bizarre. Une fois debout, en voyant le décor tourner un peu, j'ai compris. Je suis un peu benêt mais pas complètement con non plus.

Je me suis mis très en colère. Je leur ai foncé dessus. On s'est disputé. J'ai bien hurlé. D'habitude je ne hurle pas aussi bien, surtout ici, mais là ça venait tout seul. C'était pas désagréable en fait, merci l'alcool. Je connaissais l'effet pour l'avoir vu sur d'autre, mais c'est autre chose de le vivre. On braille des choses comme « sacs à merde » devant une cinquantaine de personnes, y en qui rigolent, beaucoup s'en fichent, et ça n'a aucune importance. J'ai déjà pris des cuites quand j'étais pas encore au Fort mais c'était pas du tout pareil, j'étais pas fini du cerveau. Je me souviens juste que ça me faisait vomir partout.

Enfin j'ai bien hurlé mon indignation, je leur ai expliqué que c'était des gros gueux qui passaient leur temps à tout démolir, c'était très défoulant voilà. Et la conclusion qu'on a tiré de tout ça, c'était que je devais boire plus. Oui, ça a pas l'air logique comme ça mais je t'explique : ils me font boire à mon insu parce que ça les énerve que je sois sobre pas vrai ? Du coup, si je me mets une grosse murge ce soir et que je leur dégobille dessus, ils vont me foutre la paix. Je leur ai fait promettre. Bon OK j'ai un peu tiqué quand je les ai vu morts de rire pendant que je reprenais un verre d'une substance incolore qui sent très fort (dans un pot de confiture ça va sans dire). Mais j'allais passer pour un con si je revenais sur la promesse. Sur le coup je me suis dis que je m'en tirerais mieux comme ça.
Comme je t'ai dit je suis très peu armé pour ce genre de situation.

Enfin ça a commencer à très mal tourner à partir de là. J'ai bu très vite. Quitte à m'enfiler un truc dégueulasse qui rend malade, je voulais faire ça bien. Je m'y suis pris comme avec un médicament. J'avais les sinus et le ventre en feu, mais comme j'ai une bonne résistance à la douleur j'ai insisté. Le pot à confiture m'a pas fini, alors je suis repassé au vin. J'étais tellement brûlé à l'intérieur que ça avait le goût de jus de raisin. Je te jure. Exactement le même goût. Et c'est passé aussi bien.

Enfin en quelques heures je suis passé de rien à un espèce d'état délirant. Mes frères sont revenus sur leur blague quand j'ai commencé à vraiment dégobiller partout. Du vin. De la bile. De l'écume blanchâtre. Partout. Et puis aussi hurler et casser des trucs. Les mimer en train d'enculer un mouton. Traiter le nourrisson de mon neveu de dégénéré consanguin parce qu'il a sept doigts.
Enfin on m'a gentiment conseillé d'aller me coucher.

Moi je demandais que ça ! Le Fort ! Je me suis mordu la main, c'est ce qui me semblait le plus accessible en matière d'automutilation dans mon état. J'ai les yeux qui coulent tellement je suis bourré. Et j'ai juste clignoté comme une vieille ampoule. La magie marche pas. Je suis trop éclaté, je sens plus rien. Merde.

Les gens de ma famille n'ont pas trouvé le spectacle plaisant. On m'a demandé si je pouvais rentrer à pied. J'ai rigolé très fort. Je sais à peine m'habiller tout seul, je ne risque pas de rentrer à pied depuis ici ! Faut me raccompagner.

Un de mes frères (très très cuit aussi) s'est proposé. Celui juste au dessus de moi en âge, Robin. C'est un connard aussi il n'y a rien à en dire. Physiquement il me ressemble beaucoup, mis à part qu'il est obèse. En fait c'est une affiche de prévention vivant contre l'alcoolisme. Et la chique. Il arrête pas de glairer noir, les dents faut même pas en parler. C'est dégueu. Si j'étais déjà pas en train de gerber tous les vingt mètres, je m'y serais mis.

Ça a été une très très longue balade à pied. Déjà niveau distance, et puis parce qu'on s'arrêtait tous les vingt mètres. Principalement pour se disputer. Y avait pas vraiment de sujet précis, on hurlait et on se tapait dessus. Le reste du temps il me parlait de gens que je ne connais pas, des gens avec qui il a des intoxications alcooliques régulières. En fait le principal sujet de conversation que j'entends sortir de la bouche de tout ce petit monde, c'est les cuites passées et futures. Avec qui, comment, qui s'est rendu très malade et qui a cassé quelque chose (genre un nez). Il m'a dit qu'il était au dessus de certains parce que lui, il avait en général suffisamment de fric pour ne pas avoir à remanger son vomi ou à boire du parfum. Enfin du verbiage de consanguin quoi. Je sais même pas pourquoi j'écoute.

Enfin personnellement je suis dans un état de délire total et ce n'est pas plaisant. Je consacre une grande partie de mon cerveau à angoisser, et cette partie n'est plus disponible actuellement. Les conneries de Robin tombent dedans comme dans un trou noir. Il me reste les parties « déprime » et « colère », qui tournent à plein régime. De temps en temps je pleure en marmonnant des trucs (ça aussi, ça ralentit la marche à pied). Et puis j'ai terriblement faim après tout ça. En fait j'ai atteint un espèce de nirvana de l'empoisonnement. Un état au delà des territoires connus de la conscience. Je suis relativement en forme physiquement, et pourtant tellement bourré que je devrais être à l'hôpital.

Donc j'étais en train d'expliquer à Robin à quel point j'étais une grosse merde, il m'a répondu de me taper une queue pour me détendre au lieu d'être chiant, et puis je me suis rendu compte qu'on était plus du tout sur la route. On a fait plus de la moitié du chemin, j'ai mal partout et mon cœur qui bat comme si je m'étais amusé à remonter toute la Ville à pied en m'agitant comme un fou furieux. J'ai pas l'habitude de ce genre de conneries. Marcher, surtout. Enfin du coup je me suis mis à me plaindre très fort. On est perdu. Comme on a fait pour se perdre en remontant la grande avenue jusqu'en haut ? C'est pas possible. On va jamais rentrer jusqu'au Fort. Je vais mourir ici mangé par des clodo avec des chiens. Ou de soif.

Moi je pensais à de l'eau. Entre l'alcool et la marche à pied j'en peux plus. Mais le regard de Robin s'est mis briller. Une pause ! C'est exactement ce qu'il nous faut. Je l'ai supplié que non mais il s'en fout. Et puis j'ai reconnu l'Octo, là derrière.

Je lui ai dit qu'il y avait une taverne. Quitte à rentrer dans un endroit horrible, mieux vaut un mal connu. Il m'a traîné à l'intérieur. Assis sur une chaise. Les gens m'ont un peu regardé (mais je n'en avais rien à foutre pour une fois), à cause de l'uniforme sans doute. J'ai fait des progrès depuis la dernière fois que je suis venu, du coup il y a maintenant un tout petit peu de dorure dessus et une coupe plus compliquée (j'ai pas encore bien chopé le coup pour aller faire pipi sans y perdre dix minutes). Là évidemment j'évoque pas le gratin et la dignité, mais j'ai réussi à ne pas gerber sur moi jusque là, applaudis quand même.

Robin est parti en quête de rhum arrangé. Ça me laisse le temps d'osciller dans mon coin avec le regard hanté. Le lieu n'a pas changé depuis la dernière fois que je suis venu (quoique le décor est plus tournoyant et les couleurs plus intenses que dans mon souvenir). Y a des gens. Je sais pas quelle heure il est. J'ai la bouche brûlée, je tuerai pour un verre d'eau.
Mon frère revient avec un truc qui désaltère pas du tout. J'ai bu une gorgée, si jamais le jus d'orange l'emportait sur le rhum. Mon corps m'a envoyé des signaux pour me dire « ne fais plus jamais ça ».

- J'me sens pas bien, j'veux rentrer...

- Hééé mais j'les ai payé ces verres ! Bois !

J'ai poussé un rôt de mauvais augure. Robin a reculé précipitamment en éloignant l'alcool. Mais il ne s'est rien passé.

- Tu m'fais chier... t-t-tu me fais chier. C'est tout ! Je bois plus.

- Tu veux que j'te rééplique le... le truc que j't'ai.... - rôt - …expliqué dans la ruelle ?

- NAN MOI JE T'EP... T'EXPLIQUE !

Puis je lui ai sauté dessus pour l'étrangler. Les chaises, la table et les verres ont fini par terre.

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Winifred Cooper
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MessageSujet: Re: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Mer 7 Nov - 18:11

C'était une soirée comme tant d'autres à L'Octo. Ce moment calme où tout le monde picole dans son coin, ou bien partage un rhum avec la table d'à côté (ou même une bière ou du pinard, hein) et puis pas de musique ce soir, le prochain concert c'était demain, un pianiste qu'elle avait vu avec Catherina quelques mois avant. Il était déjà venu jouer et il aimait bien le spot, alors il reviendrait. Mais ce soir, non. Ce soir, la seule musique c'était les marins du coin qui parlaient un peu fort.
Winifred allait et venait entre le rez de chaussée et le premier étage où quelques clients fortunés venaient prendre littéralement leur pied, et en profitaient quelque peu pour goûter au nouvel arrivage, un rhum aux parfums très fruités, mais genre, fruits rouges.

Des fruits rouges, Winifred allait en ramasser quelques fois dans les bois à l'extérieur de la ville, elle trouvait surtout des petites fraises sauvages, mais pas assez pour en foutre dans des gâteaux à vendre comme dessert ici, non, juste assez pour en mettre avec une bonne crème fouettée dans SES desserts personnels. Elle était bienveillante, mais aimait aussi s'accorder très égoïstement quelques petits plaisirs.

Bref, ce soir là, c'était calme et en plus, elle avait bu de ce nouveau rhum. Alors elle était joyeuse et un peu radicale dans ses propos, comme à chaque fois qu'elle avait bu. Bon, c'était pas non plus le genre de nana à avoir la langue de bois, oh que non, elle disait toujours ce qu'elle pensait, mais l'alcool aidant, elle disait ce qu'elle pensait ET elle le disait haut et fort et alliait à ça des gestes.

Elle était au premier étage à se faire masser le crâne par un jeune propriétaire d'entreprise sur l'un des divans de là haut lorsqu'on vint la quérir.

- Winifred, pardon de te déranger mais...
- Rah bordel, j'suis trop bien là, qu'est-ce qu'il y a ?
- En bas, y'a...
- Y'a quoi ?

Rivière hésita un instant, regardant le masseur. Winifred comprit et se releva pour s'approcher de la femme qui murmura :

- Le prieur de la dernière fois, celui qui cassait tout...
- Et bah ?
- Il est en bas. Et il casse tout.

La mama avait bien entendu un peu de bruits d'en bas mais les portes étant assez solides pour ne pas que l'on entende ce qu'il se passe d'un étage à l'autre elle n'avait pas eu idée de l'ampleur du truc. Elle s'excusa très professionnellement auprès de ses hôtes et dévala les escaliers qui menaient en bas à une vitesse folle, mal de dos ou pas mal de dos, rien à foutre. Elle déboula dans la pièce en arrivant par l'arrière du bar et reconnu Izei qui était en train de se foutre sur la gueule avec un autre gars.

Elle poussa les quelques personnes qui se foutaient devant eux pour regarder le spectacle, attrapa une chaise déjà pétée et l'explosa à côté des deux hommes qui étaient à terre. Ils étaient visiblement ivres parce que leur discours était totalement incompréhensible et ne parlons pas de leurs gestes.

- Vous êtes des gros cons. Je vais faire venir Ott... Edigio de suite et toi tu vas te prendre une belle branlée ! T'es un prieur bordel, en tenue en plus, ah bah bravo ! Et c'est ça qui nous protège ? Hein ?

Elle n'en avait que faire que les gars ne situent plus très bien la scène ou qu'ils aient entendu ou pas ses remontrances, elle choppa le copain d'Izei par le col et le tira d'un coup sec en arrière pour les séparer, ce qui n'arrangea rien à son mal de dos de mamie.

- Et v'là qu'on se chamaille chez moi ! C'est quoi ces manières ? J'vous préviens tous les deux, vous allez passer un sale quart d'heure et j'vais m'arranger pour que vous répariez vos conneries jusqu'au moindre petit clou déplacé !

Puis elle laissa au sol le gars et s'approcha d'Izei, toujours au sol. Elle croisa les bras juste au dessus de lui, sans se pencher pour garder l'allure autoritaire.

- Et toi mon chou, t'étais déjà pas bien glorieux la dernière fois qu'on t'a vu là, mais là, t'es en dessous du pitoyable. Tu perds toute crédibilité. Je suis pas contente du tout. Ces derniers mots étaient prononcés avec une sorte de voix douce qui puaient la revanche à venir.

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MessageSujet: Re: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Dim 11 Nov - 18:53

Depuis le sol je vois les pieds de la propriétaire du lieu près de ma tête. Et l'intérieur ses narines. C'est terrifiant. J'aimerais pas qu'elle me balance un coup de botte dans le visage. Moi c'est ce que je ferais à sa place. Je roule sur le dos. Elle me dit des trucs méchants. Je la regarde en silence, la bouche légèrement entrouverte. Il faut quelques secondes le temps que ce qu'elle me dise fasse le tour de mon cerveau. Ça va pas fort niveau neurone en ce moment. Puis j'en tire des conclusions.

- Robiiiiin !

- Quoi ?

- La dame... elle connaît le prénom du premier prieur. Elle a dit « Ott ». Comme le début de son prénom. Ça craint.

- Hein ?

- Et si y vient ?

- Chépa.

- L-l-lève toi. Viens. Faut qu'on ramasse les meubles.

Vu le niveau de coordination moteur, j'aurais fait aussi bien en y allant à la nage. Je me suis relevé en m'appuyant sur une chaise, et elle est tombée. Je ne sais pas comment c'est arrivé. Mon frère aîné est un peu sonné suite à mon attaque brutale. Je crois qu'il préfère rester par terre. Je vais vers lui pour le pousser du pied.

- Mais viiiiens, faut que tu me ramènes au Fort !

Il bouge pas. Je jette un coup d’œil à « la dame ». Dans l'état de confusion où je me trouve, je me rappelle seulement qu'elle est terrifiante, qu'elle parle fort et que je n'ai pas le droit de la frapper. J'avais oublié qu'à l'Octopus se trouvait cette terrifiante personne. Comment ça a pu arriver ? Déjà elle m'a vu torse nu c'était très gênant, et puis j'ai fait une attaque de panique chez elle. J'ai pas envie d'expliquer à Robin ce que c'est. Je me pince le dos de la main pour fuir. Je me rappelle que la magie ne marche pas. Je suis coincé. Merde.
Je me penche pour ramasser une chaise, mais ce faisant je me cogne le front contre un pied de table qui n'a rien à faire là. Je l'avais pas vu. Trop déchiré. Le monde est hostile et incompréhensible. Tout m'agresse ou me fait dégueuler. J'en ai marre.

- ROBIN PUTAIN !

- Mais ch'm'en fous de tes histoires moi...

- Faut remettre les meubles j'te dis !

Je lui mets un vigoureux coup de pied dans les côtes. Il grogne. Rien ne se passe. Je suis tout seul et désarmé.

- LA DAME ET LE PREMIER PRIEUR Y VONT NOUS TUER !

- Ménon. Y a pas un prince qui va venir dans ce bouge... 'tends j'me lève.

C'est difficile de se lever quand on est aussi bourré. Le fait d'être obèse, d'avoir des problèmes respiratoires et tout ça doit pas aider non plus. Le mouvement a été laborieux. Le mur à coté a été lourdement mis à contribution. Mais Robin est debout. Je me mieux. Il se tourne naturellement vers l'interlocuteur le plus intéressant – c'est à dire Winifred – et je peux me cacher derrière lui (mais virilement bien sûr).

- Kesskiya ? On est désolé pour le bordel, blablabla. Ch'crois Izei il a du fric. Hein que t'as du fric ?

- 'ui.

Du fric ? J'ai sans doute ça quelque part. Le Fort m'en donne. J'en fais pas grand chose (mis à part me faire taper par mes frères) parce que ça implique de sortir. En fait, ça me stresse beaucoup cette responsabilité. Plus je prends du grade et plus on m'en file. Est ce que j'en ai sur moi ? Non. Pourquoi je m'encombrerais avec ça ? Mais je veux bien en balancer des sacs entiers entre les crocs de Winifred la Sanguinaire si elle peut arrêter de me regarder avec ses sales yeux et de me dire des trucs horribles.

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MessageSujet: Re: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Dim 11 Nov - 19:24

Les deux gaillards étaient vraiment dans un état pitoyable, un peu similaire à celui d'une table et des chaises qui jonchaient salement le sol. En morceaux, les mecs comme les chaises. Winifred craignait quand même de se voir refiler une sale douleur, comme la dernière fois. Elle savait pas trop comment ça marchait ce truc, mais avec les gars du Prieuré fallait se méfier. Si l'autre en était un aussi, ils pourraient TOUS LES DEUX refiler une merde. Et si ils étaient bourrés, peut être qu'ils pourraient pas désensorceler Winifred de cette douleur ? Qui sait ?
Elle écouta attentivement leur dialogue qui causait aussi bien d'Otton, que des meubles et de thune. Les murs servaient à présent de béquilles et les deux hommes avaient un public très attentif, ils ne s'en rendaient visiblement pas compte. Quelques habitués avaient tourné leur chaise pour regarder le spectacle sans trop se fouler et d'autres étaient même rentrés dans L'Octo voyant le boucan à l'intérieur (la porte était souvent ouverte)

- Attendez attendez, pourquoi du fric ? D'ordinaire j'suis pas contre, mais là j'veux pas du fric, j'veux que vous répariez vos conneries. Et c'est pas dans cet état là que vous allez faire quoi que ce soit de concret. Je sens que ça va finir en statue de bois si vous tentez quelque chose, ça va ressembler à rien. Non, non, là vous allez rentrer, dormir chez vous, dégueuler de partout si ça vous chante mais je vais m'arranger pour que vous reveniez ici dans la semaine et peu importe le moyen mais ces chaises seront comme neuves et pareil pour cette table, dit-elle en désignant celle à qui il manquait au moins deux pieds à présent.

Un des pieds était en train d'être mâchouillé par le clébard d'un gars accoudé au bar.

D'ailleurs, comme d'habitude, les employés de Wini étaient réactifs et ils s'attelaient déjà à dégager les lieux pour ne pas que quelqu'un se blesse. Elle pouvait bien tenter de faire des sutures une fois de temps en temps, parce qu'elle était balèze pour les ourlets de pantalon mais bon, c'était pas sa spécialité et elle s'en passerait bien ce soir.

- Vous n'êtes que deux belles petites m...

Elle se retint, respira fort et attrapa les deux gaillards par les bras. L'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Elle avait coincé leurs bras dans ses deux coudes et s'approcha de la porte, tant bien que mal. Encore fallait-il que les deux idiots arrivent à tenir debout et à aligner leurs pieds.

- J'ai une solution, j'vous raccompagne, moi.

La mama avait une charrette dans une sorte de cagibi dont la porte menait vers l'extérieur. Elle n'était fermée que par un petit cadenas car après tout, qui voudrait voler une charrette ?

- Rivière ! La clé de dehors s'te plaît !

La charrette servait à aller faire des courses dans le centre ville ou parfois plus loin mais là elle piquait souvent le cheval du voisin pour la tracter. Cette petite charrette avait une superbe roue qui retenait bien les chocs et elle était pas super dure à pousser. Rivière arriva, ouvrit la porte et sortit la charrette. Winifred qui était arrivée au devant de L'Octo avec les deux zigotos leur ordonna de grimper dedans.

- Hop, illico presto, tas de gastéropodes.

Puis elle s'adressa à Rivière

- Va m'chercher Don Papa qu'il vienne m'aider à ramener ces charmants messieurs au Fort.

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MessageSujet: Re: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Sam 17 Nov - 16:21

On m'a tracté dehors j'ai pas compris. Elle a de la poigne la dame. Je n'ai pas beaucoup résisté. J'étais trop choqué. Personne n'essaye plus de me contraindre physiquement depuis très très longtemps. En fait, c'est mieux d'éviter de me toucher, pour que je n'utilise pas la magie par accident sur les gens. Mais la tenancière de l'Octo s'en fiche. Elle me traîne dehors avec Robin, qui se laisse faire. Moi je fais une tête de rongeur apeuré et j'essaye de m'accrocher aux murs avec les ongles – mais mon frère décroche mes doigts avant que ça ne devienne un problème. Pourquoi on doit aller dehors ? Est ce que j'ai dit que je voulais y aller ? On m'a pas laissé le temps de me préparer mentalement ! J'aime pas qu'on me force à aller dehors ! Je voudrais émettre des protestations mais tout le monde parle et je... enfin ça va trop vite pour moi. Il me faut déjà toutes mes capacités de concentration pour rester debout.

Et on est dans un cagibi qui donne dehors. Et voilà qu'on doit monter sur une charrette. Est ce que j'ai envie de remonter jusqu'au Fort là dedans ? Non. La dame est trop méchante, j'ai pas confiance. Et puis je vais pas dans ces machins là moi, je me téléporte. Les chevaux c'est trop inquiétant. Je suis pas dans mon état normal. Je veux qu'on me laisse tranquille.

- Robin, j'veux pas monter là dedans. Chuis pas un gastro-truc.

- Oué, déjà. Puis je vais pas aller jusqu'au Fort, chuis même pas prieur moi. Tu te démerdes tout seul avec ça.

Je jette un coup d’œil paniqué à Winifred la Fureur et ses employés terrifiants. Ils vont peut être me tuer parce que j'ai bougé leurs meubles, elle m'a vu faire une crise d'angoisse alors elle sait que je suis une merde. J'ai cassé des trucs. Peut être qu'elle va rouvrir la plaie dans mon dos elle même pour me faire payer ce que je lui gâche comme temps. Et mon cadavre se fera dévorer par les chiens, parce que j'arrive pas à utiliser la magie.

- Mais... mais Robiiiiin... j'ai pas mes flingues et tout ça, j'ai rien du tout !

- Euh... ben ouééé mais... on a pas payé les verres. Allez, tu prends le voyage gratuit et tu fais pas chier.

Et il me met la main entre les omoplates pour me pousser en avant. Je suis certes son petit frère un peu fragile psychologiquement, mais je suis aussi un espèce de militaire fanatique entraîné au combat. Je me retourne pour lui mettre un énorme coup de boule... sur l'épaule. Je me suis trompé je voulais lui péter le nez. Pas top la coordination motrice en ce moment. Je peux te dire que mon front, il a bousillé pas mal de visages au fil des ans. C'est très vexant de se rater comme ça. Je me suis fait super mal à la tête.
Robin, lui, se masse l'épaule, l'air perplexe. Il faut le temps que les informations remonte au cerveau.

- … mais arrête de me sauter d'ssus pour me taper, j'ai rien fait.

Pas de flingue, pas de magie, pas de coup de boule. Il est temps de fuir. Je fais demi tour pour me précipiter dans la taverne. Pourquoi je ne fuis pas dehors ? Bah, parce que c'est dehors justement. Je sais pas ce qu'il y a dedans et je n'ai rien à foutre. C'est déjà mieux quand il y a des murs et un toit. C'est pas le Fort, certes, mais en fermant très fort les yeux et en essayant d'imaginer l'odeur de vieux... bon OK ça marche pas. Mais c'est mieux que la rue. Le ciel est moins grand.

Bon, retour dans la salle où il y a des tables, des chaises, et des gens. Ça va pas du tout ça. Les toilettes ça serait bien mieux. Petit espace clos et individuel – enfin j'espère. Il y a des toilettes à l'étage, en prenant au fond à gauche, mais pas question que j'y retourne. Je sais que par là bas c'est un espèce de dortoir. Il y a encore deux autres portes que je n'ai pas encore testé. Je fonce à gauche.

C'est la réserve. Il y a l'escalier qui mène au bordel – que je ne vais pas prendre – et une porte. Je m'en souviens. Et de l'autre coté c'est... une cuisine. Pas du tout des toilettes. Un employé avec une caisse de citrons dans les bras me fixe d'un air ahuri. Ça fait une personne de trop dans cette pièce, et il faut vite qu'elle dégage pour que je bloque la porte pour empêcher l'autre démon de me poursuivre.

- Je... je répiqui... je perqui... nan attends. Je réquiqui... ah merde. Réquisitionner ça se dit ?

- Oui.

- Bah je réquisitionne cette pièce. Allez dehors.

Devant le spectacle d'un vicaire tellement bourré qu'il y a les yeux qui coulent, dans une posture vaguement menaçante, l'employé a posé la seule question vraiment importante :

- Euh... vous voulez les citrons aussi ?

Je m'y attendais pas, alors j'ai réfléchi sérieusement avant de répondre :

- Euh... oué, mais TIRE TOI.

Faut que je bloque la porte de la cuisine avec des meubles avant que Winifred, ses employés ou je sais pas qui viennent me kidnapper pour me mettre dans une charrette. J'ai déjà fait ça pour le boulot. Si il y a des forcenés dans une maison par exemple, pour qu'ils sortent tous par le même endroit. Là c'est bien y a les plans de travail au milieu, je peux complètement coincer la porte en poussant un grand buffet entre les deux. J'ai aussi posé les citrons dessus. Je m'en voudrais de les avoir piqué pour rien.

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Winifred Cooper
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MessageSujet: Re: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Dim 23 Déc - 10:31

Prendre sur soi des fois ça a du bon. Tu évites d'étriper des prieurs comme ça, et puis après, ça t'évite de recevoir un jugement assez... lourd ? Mais des fois, prendre sur soi c'est difficile. Comme quand tu essayes de faire sortir un mec (ou deux) tout bourré (bourrés) de ton établissement, que tu emploies les manières douces (oui, parce qu'insulter c'est doux, tant que tu mets pas de tatanes dans la gueule) et qu'un des deux loustics file finalement dans ta putain de cuisine.
Là, c'est le moment où tu bouillonnes, le moment où tu pourrais hurler un truc genre "putain mais quel gros connard, il commence à me péter les ovaires !" mais à la place, tu vas plutôt respirer un bon coup, donner un gros coup de pied dans le cul de l'autre pour qu'il se tire loin, en lui disant bien "tire toi, loin, vite, maintenant, et reviens pas", au cas où il aurait des doutes, puis tu vas devant la porte de la cuisine dans une optique bien précise, déloger le prieur fou qui s'y trouve.


Un des employés de Winifred lui raconte qu'il est rentré, et qu'il a pris des citrons, pourquoi des citrons ? Et surtout pourquoi les avoir pris ? Il va faire quoi avec, les presser pour attaquer les gens avec le jus ? Nan mais franchement. Ou se suicider en buvant tout le jus jusqu'à ce que l'estomac se nécrose ?
Elle sait que le mec il est pas à l'aise dans sa vie, qu'il n'aime pas être sous pression, du coup elle tambourine à la porte de façon régulière et demande à son employé d'en faire tout autant. Ce bruit si désagréable dans tes oreilles quand déjà t'es tout bourré. Une minute, deux minutes, elle a mal aux mains, mais rien à foutre. Puis finalement, ça réagit pas tellement derrière, alors elle arrête. Faudrait pas trop abîmer la porte.

- Izei, mon petit chatounet, je crois que t'as pas idée de la merde dans laquelle tu t'es foutu. Je vais pourrir ton existence et j'en ai rien à foutre de tes belles petites fringues rouges. Que tu sortes maintenant ou dans dix ans, saches que tes putains de citrons je vais te les fourrer profondément dans ton petit anus prieural, et crois moi, j'suis experte en la matière. Au début ça va piquer un peu, mais quand t'en auras dix dedans, tu sentiras plus rien, tu me supplieras juste de les enlever et là, je vais pécho le scalpel de Wilhelm et d'ouvrir le gosier pour aller les chercher avec mes grosses paluches bien dodues et JAMAIS REFERMER TON VENTRE DE MERDE.

C'était un peu loin de la poésie qu'elle avait lu plus tôt dans la journée, mais finalement elle se calme toute seule, c'était mieux pour éviter l'arrêt cardiaque puis elle prit une chaise rembourrée, en cuir noir, et s'assit devant la porte de la cuisine en croisant les jambes et joignant les mains. Elle réajusta un peu sa coiffure qui venait d'en prendre un coup, l'agitation, tout ça et se redressa un peu.  

- J'te laisse 30 secondes. dit-elle d'une voix calme mais suffisamment portante pour être sûre qu'il entende de derrière.

Elle demanda à Rivière d'aller chercher d'autres prieurs dans la rue, c'était pas difficile de les trouver, ils étaient assez nombreux dans le coin.

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MessageSujet: Re: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Lun 21 Jan - 22:30

Les citrons reviennent sur le tapis, d'une façon inattendue. Je ne pourrais plus jamais regarder un agrume sans rougir, si je survis à cette soirée. Je suis pas vraiment familier avec le concept d'objets dans le cul. J'imagine que ça arrive dans les milieux festif (et l'adjectif « festif » regroupe tout ce qui me met mal à l'aise). Et elle dit ça d'un ton méchant après avoir frappée comme une cinglée sur la porte ! Je suis un vicaire je réquisitionne ce que je veux. Et on laisse tranquille mon... eurk.

Oh là là c'est des menaces beaucoup trop graphiques. Ça fait des trucs pas biens dans ma tête. Et on a basculé dans le sale trop brutalement. L'éviscération était presque inutile à ce stade des hostilités. Je me sens très mal. On est dans un bordel après tout, des citrons dans le cul ils doivent faire ça au petit déjeuner. Je panique. La logique de mec bourré procède à toute vitesse : il faut détruire les citrons.

J'ouvre le four à bois, j'en balance une poignée là dedans. Ils ne prennent pas feu. Y en a deux trois qui noircissent un peu. Je m'imagine à plat ventre avec un citron à moitié cramé dans l'ampoule rectale. Je me demande ce qui suscite chez les gens l'envie de me dire des horreurs pareilles. Qu'est ce que j'ai foiré dans ma vie. J'ai jamais autant regretté que le Fort fasse pas l'option « vie méditative avec vœux de silence ». J'ai un peu envie de pleurer. Enfin, on verra tout ça quand je me serais débarrassé de ces trucs.

Ma seconde idée c'est de sauter sur un citron à pieds joints. C'est rond et solide donc je me casse la gueule et je m'ouvre la lèvre. Ça marche pas. Donc, toujours dans une logique de mec bourré, je coupe les citrons en deux avec un couteau. Au moins ça me canalise sur une tâche pas trop compliquée.

Je procède comme ça pendant une durée indéterminée, puis je comprends à travers les hurlements de la porte que des collègues vont arriver, ou sont en train d'arriver. Ce que je sais, c'est que j'ai aucune envie d'avoir des témoins dans le tableau. Et j'ai à peine fait la moitié de la cagette. Il me faut une autre idée lumineuse.

… Si je me fais vraiment très très mal, je vais arriver à me téléporter. La seule étape compliquée c'est de se faire très très mal évidemment. Je considère les options. Une cuisine ne manque pas d'objets coupants. J'opte pour un espèce de trident qui doit servir à accrocher la viande pour la cuire au dessus du feu ou quelque chose comme ça. Peut être que ça sert à éplucher les homards, qu'est ce que j'en sais. Si je me plante ça dans la cuisse super fort, ça va me faire très mal c'est sûr.

Mais je vais où ? Dehors (l'endroit où j'avais surtout pas envie d'aller) ? Avec la fétichiste des agrumes ? A l'étage, avec les gens tout nus ?
Bon, maintenant que j'ai mon idée de me planter un machin dans la cuisse, je vais pas la lâcher. Va pour les gens tout nus.

D'habitude je me téléporte pas à travers les plafonds parce que je vois pas où je vais. En l'occurrence, j'en ai rien à foutre.

Je réapparais quelque part dans une chambre. Pas dans un mur, c'est déjà ça de pris. Je tombe par terre d'une certaine hauteur, j'ai visé large. Ça fait mal. Je m'attendais à devoir gérer des gens tout nus en train de paniquer mais, la chance : c'est vide. Le lit est fait (je m'allongerais pas dessus quand même). Ça sent le propre (et tu serais passé dans une pièce après qu'un seul de mes frère se soit tripoté dedans, tu dirais pas ça). C'est étonnant. Je me retire le trident de la cuisse, ça saigne. J'ai réussi à me retenir de hurler tout du long. Maintenant ? Maintenant... ben je pourrais aller sur le toit. Mais j'ai pas la foi de me replanter un truc dans la cuisse. Je crois que je vais rester allongé par terre une minute ou deux.

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MessageSujet: Re: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Sam 16 Fév - 19:14

- 28, 29, 30.

Wini prit de l'élan avant de se jeter comme une demeurée contre la porte avec l'aide d'un employé venu à son secours. La porte s'entrouvrit, oh joie, mais à tous les coups l'autre pignouf allait donner de son corps lui aussi pour bloquer de son côté. Mais... bah il n'avait pas l'air d'opposer une quelconque résistance. Alors hop, rebelote, un deuxième coup. Putain, qu'est-ce qu'elle avait mal au dos la marâtre, c'était de plus de son âge ses conneries puis elle commençait à en avoir marre. Le deuxième coup permit à l'employé de se faufiler dans la pièce.

- Y'a personne, Wini.
- Comment ça y'a personne, il est passé où ce con, ouvre moi cette porte.

Avec un peu d'efforts, le meuble reprit sa place initiale ce qui permit à la tenancière de pouvoir rentrer. Elle jeta un oeil dans les différents placards au cas où il se serait foutu dedans, mais que dalle.
Une voix sortie de nul part fit son intervention

- Il est là haut, Wini.
- Comment ça il est là haut ? Aaaah le con.

Oui, Izei se téléportait, c'était vrai.

- Lui... le traumatisé de la vie, là haut, encore une fois ? Il est incapable de survivre dès qu'il est sous pression le petit, va dire à tout le monde de lui montrer leurs culs ça va le faire partir tout seul. IL SE DEMERDE, moi je fais plus rien. Rivière est partie chercher la garde ?
- Oui
- Et bah c'est parfait, ils vont se débrouiller comme des grands, j'suis pas une nounou pour jeune prêtre puceau moi.
- Il est puceau ?
- Mais qu'est-ce que j'en sais ? J'sais pas, quand t'es religieux tu vas pas fourrer ta bite dans tous les trous quand même ! Quoi que... J'en connais bien un ou deux qui... bref. Amenez-moi un rhum. N'importe lequel.

Elle posa son large séant sur une table de préparation. Des citrons à côté d'elle.

- En vrai, je risque quoi si je bute un membre du prieuré ?

Rivière qui était revenue déboula à ce moment-là.

- Je te le déconseille. Ils sont là, dans la salle, ils t'attendent.
- Rah mais les laisse pas là bas, les gens vont flipper, fais les rentrer. Parce qu'en fonction de qui c'est, je peux pas les faire monter moi.

Rivière disparu un instant, puis revint instantanément après suivie de deux gardes. En voyant leurs têtes, Winifred esquissa un large sourire. Coup de bol dans cette histoire, les deux étaient des clients. Pas réguliers, mais ils connaissaient les lieux. Elle les fit rentrer dans la cuisine pour leur expliquer la situation avant de leur annoncer que leur petit copain fou était à l'étage et qu'il était hors de question qu'il y reste une minute de plus, sans quoi, elle irait faire un petit courrier à Mr Otton. Enfin, elle avait dit Egidio, évidemment.

- Et je déconne pas, hein.

Les deux gaillards suivirent Winifred lorsque cette dernière emprunta les escaliers "secrets" qui menaient à l'étage. Son verre de rhum à la main.

- Voilà, à vous de jouer maintenant.

Vu le regard paniqué d'un client, elle leur indiqua une chambre.

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MessageSujet: Re: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Lun 18 Fév - 11:59

Me planter un ustensile de cuisine dans la cuisse, c'était vraiment la bonne solution. J'ai super mal. Ça me fait dégriser. Encore une heure ou deux et je me sentirais apte à rentrer chez moi. J'écrase la blessure avec les deux mains pour que ça saigne moins. A ce moment là, deux collègues arrivent.

Il y a un prieur que je ne connais pas et... une autre vicaire. On est pas si nombreux et on vit quasiment tous au même endroit, je connais chacun d'entre eux au moins de vue. Celle là c'est sœur Joséphine. Elle a un surnom du genre « la Sanguinaire », je ne sais plus. Je l'ai déjà vu tuer un chien à coup de pied parce qu'il lui aboyait dessus. Elle bosse bien, sinon. Un vrai démon quand elle tient une épée. Je connais pas sa vie privée, sinon. Je crois qu'elle prend des cours de danse le mercredi au Conservatoire, je suis pas sûr.
En tout cas là elle fait une tête très surprise. Je pue l'alcool et je suis en train de me rouler par terre en me tenant la cuisse. Y a pas de scénario cohérent là.

- On vous a agressé frère Izei ?

J'ai la brève tentation de dire « oui », d'expliquer que des malades m'ont forcé à boire de l'alcool avec un entonnoir, et que Winifred était dans le coup. Mais même archi-bourré je mentirais pas à un autre vicaire. J'aurais trop peur de ce qui m'arriverait.

- Nan. J'ai fait ça tout seul.

- Mais... pourquoi ? C'est quoi ce carnage dans la cuisine ?

J'étais pas du tout prêt pour ces questions.

- Faut juste me laisser tranquille une heure ou deux...

- Mais non ! On ne peut pas vous laissez saigner à mort sur le sol d'un établissement respectable pendant une heure ou deux !

- C'est important !

- Non ! Il faut rentrer maintenant. On parlera de tout ça au Fort.

- Mais... c'est...

Et là, c'est devenu vraiment horrible. Vraiment épouvantable. J'ai pris une inspiration pour parler et je me suis rendu compte que j'étais en train de commencer à sangloter. C'était incontrôlable. J'ai roulé sur le coté pour ne pas voir sœur Joséphine et je me suis caché le visage avec les mains. J'ai quand même eu le temps d'apercevoir son visage mi-horrifié mi-dégoûté. Sœur Joséphine s'est adressé à son collègue prieur :

- Par Myre quelle... tu veux bien t'arranger pour que les gens ne viennent pas voir ici s'il te plaît ?

Dans ma branche on est pas très adepte des petits câlins réconfortants et de pardonner les erreurs. Et on aime pas les gens fous. C'est hélas un effet secondaire de la magie. En général il n'arrive pas des choses très agréables aux vicaires qui flanchent. Je veux pas faire parti du lot. J'espère ne pas avoir franchi la limite. On m'a déjà fait trois fois les électrochocs et ça m'a rien fait du tout (je ne m'en souviens même pas, en fait). Enfin je suis en train de prendre conscience que j'ai fait une très grosse bêtise. C'est pour ça que je pleure. Ça fout vraiment la trouille.
Je me mets à trembler très fort. Je respire dans mes mains pour m'empêcher d'hyperventiler. On m'a dit de faire ça en cas de crise d'angoisse. Ça marche pas du tout mais je le fais quand même parce que c'est le seul outil que j'ai sous la main. Sœur Joséphine constate qu'on peut pas vraiment compter sur ma collaboration et part vivre dans son petit monde d'efficacité et de contrôle des émotions. Elle va chercher aux alentours :

- Bon, on va essayer de gérer ça discrètement. J'ai entendu parler d'une charrette. Elle est toujours là la charrette ?

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MessageSujet: Re: You said you wanted evolution, the ape was a great big hit. [Wini]   Lun 18 Fév - 14:12

Winifred était restée avec ses convives pour les rassurer un peu sur les événements du moment, elle avait terminé son verre à leurs côtés tout en les invitant à manger gratuitement quelques petites gourmandises sucrées. Il fallait bien faire preuve de professionnalisme, ces personnes avaient été dérangées dans un moment où elles voulaient passer du bon temps.
Deux d'entres elles avaient quitté les lieux en entendant parler de l'arrivée de membres du prieuré, dans un cadre qui n'était pas celui ordinaire. Enfin, dans le sens où ceux qui venaient aujourd'hui n'allaient pas se faire péter la rondelle, pour être poli.
La mama était navrée et avait bien envie d'en péter une, de rondelle, à coup de citrons.

Elle tendit finalement l'oreille vers la chambre occupée par trois membres du prieuré, ça c'était plutôt rare, ils se fréquentaient rarement. Mais encore une fois ce cadre actuel n'avait rien de sexuel.

- Oui, la charrette est toujours là, dit-elle avec un entrain certain. Elle n'attend que lui. Et vous deux. Parce que ce n'est pas que votre présence dérange la clientèle mais un peu quand même. Oh je ne vais pas vous en vouloir, je pense que vous n'êtes pas là pour rien, j'ai en effet appel à vos services parce que ce GROS MORVEUX est venu foutre sa merde. D'ailleurs, vous veillerez à faire remonter l'information à vos supérieurs, hein, vous seriez choux. C'est pas la première fois qu'Izei vient traumatiser ma pauvre petite âme sensible. Et si la première fois j'ai fermé ma gueule, là j'ai pas envie que ça recommence.

- Il a déjà été dans cet état ?

- Disons que le contexte n'était pas du tout le même.

Le gars et la nana attrapèrent Izei sous les bras pour le redresser, ce qui fit couler aussi bien sa bave que sa morve. Winifred loucha sur ce liquide humain polluant son sol et se frappa le front avec la paume de sa main.

- Et puis bordel, le v'là qui salit encore mes lieux. Donc je disais. Ah oui, la dernière fois il partait d'une bonne volonté, il y avait une baston en bas et il est intervenu mais ses méthodes sont peu ordinaires et peu délicates. J'ai déjà eu d'autres petites emmerdes du genre et les gens venus pour les régler avaient un peu plus de diplomatie. Par contre aujourd'hui c'est différent, il était tout bourré, il est venu avec un autre gus qui est je ne sais où et puis il s'est enfermé dans ma cuisine avec mes citrons et le voilà dans une chambre, avec une jambe moche et de la bave au menton. Donc oui, hop, dégagez-le, je vous accompagne en bas.

Tous les trois descendirent les escaliers tant bien que mal, précédés de Winifred.

Ils arrivèrent dehors, sur le pas de la porte. La charrette était là, prête à l'emploi.

- Vous pensez que c'est la meilleure solution ? Vous avez pas un cheval ou un truc plus rapide pour vous aider dans votre périlleuse tâche ? Il est agité le garçon hein.

- Ce n'est pas un garçon Mme Cooper, c'est un homme tout de même.

- Ah bah parce qu'un garçon n'a pas de pénis ?! Et un garçon ça bave ?

- Pardon ?

- Laissez tomber. Filez.

Ils étaient sur le point de partir lorsque Winifred les stoppa. Elle rentra dans son établissement avant de ressortir avec un citron et quelques biscuits au chocolat. Elle glissa le citron dans la poche d'Izei et les gâteaux dans une autre.

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