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 Dernière Main

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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Dernière Main   Mer 26 Sep - 11:10

Elle sourit en arrivant devant la porte de l’adresse qui était notée sur la carte de son contact. Si Excelsa se montrait méfiante à l’égard de l’atlasi, en retour ce dernier ne manquait pas de prendre les précautions qui s’imposaient pour protéger ses activités. Elle considéra un instant les touches qui devaient à l’évidence composer le code qui donnerait accès au maître des lieux, avant de baisser les yeux vers la chevillette qui ne manquerait pas de l’alerter lorsqu’elle l’actionnerait

Elle avait tenté ce matin de se composer une tenue le plus simple possible sans pour autant donner l’impression de désinvolture à son tout nouveau consultant. Elle était donc un compromis de simplicité et d’élégance qu’elle espérait de bon alois, consciente qu’elle était de son goût trop prononcé pour les vêtements. Un choli sans manche de coton vert pistache dont les bordures étaient rehaussées de discrètes broderies or et paille et ajusté à son buste laissait l’air circuler sur sa peau grâce à un profond décolleté en v. le soleil pouvait bien darder ses rayons, la jeune femme éviterait de transpirer. Une longue jupe assortie au choli et tombait sur ses chevilles. Ses pans s’écartaient en drapés pour laisser ses jambes nues à mi-cuisse, en ménageant de belles longueurs à l’arrière, laissaient l’air circuler et caressait ses jambes à chaque pas. Elle avait chaussé ce jour-là de simples sandales avec les inévitables talons supposés compenser la petite taille de la journaliste de cinq centimètres qui faisaient toute la différence en tout cas dans l’esprit de la rouquine. Ses cheveux étaient remontés en un chignon lâche de d’aucuns qualifiaient de romantique, quelques fines mèches faussement rebelles et savamment choisies s’en échappait le long de son cou et de ses oreilles. Nul bijou aujourd’hui, pas même de tour de cou dont elle ornait la délicatesse du sien. Une capeline de fine paille ornée d’un large ruban noir finissait de la prémunir des ardeurs du soleil. Elle était accompagnée de son fidèle porte document qui remplaçait avantageusement son sac à main lorsqu’elle avait des notes ou des articles à transporter en plus de son matériel de notes dont la taille aurait pu s'accommoder de la taille d’une minaudière.

Elle pénétra donc dans l’atelier. Elle ne vit pas l’artisan qui ne devait pourtant pas être surpris de sa visite puisqu’ils en avaient fixé à deux la date de leur deuxième rencontre. Les lieux semblaient vibrer d’une étrange respiration à moins que ce ne fût d’une rotation interne. Elle se rappela qu’elle était dans un ancien moulin et que de lourds engrenages devaient prêter leur concours aux activités de Huoyao Hei.

En attendant son arrivée, elle laissa donc libre cours à sa curiosité même si la carte de son consultant était assez explicite sur ce qu’elle trouverait chez lui. Des vitrines couvraient les murs hormis les ouvertures vers des passages apparemment interdits aux visiteurs si elle ne jugeait par les fortes portes qui les protégeaient. Deux colonnes de vitrines se dressaient même comme deux foyers du parquets sombres et lustré à la fois pas les pas de ses usagers et les soins du maître des lieux. Tous ces présentoirs avaient le charme industriel des armatures d’acier patinées par une oxydation stoppée par un produit qui lui était inconnu et dont les assemblages étaient assurés par de gros rivets qui dissuadaient n’importe qui de s’y attaquer mais dont seul l’esthétique apparaissait à la rouquine. Elle s’attarda à admirer les mécanismes de sécurité sans doute apparentés à celui de l’entrée et dont la conception ne cédait rien à la beauté du travail bien fait et poussée jusqu’à la possibilité de charmer l’œil de l’austérité ingénieuse qui l’avait conçue. La beauté des vitrines était encore accrue par le verre soigneusement nettoyé qui les faisait passer du stade de l’étagère d’atelier à celui de mobilier d’art. C’était semblait-il la seule faiblesse des présentoirs mais le peu qu’elle connaissait de l’Atlasi, lui fit soupçonner qu’il était de nature à réserver une surprise technologique à quiconque aurait l’idée de se servir sans permission comme un galopin qui chercherait à faire main basse sur les confitures.

Elle s’approcha de chacune d’elle pour y admirer les articles exposés. L’usage de certains d’entre eux lui était inconnu mais leur esthétique seule suffisait à attiser son admiration. Elle resta un long moment à admirer les montres dont la facture et l’apparence lui fit pétiller les prunelles. Elle se félicita de ne pas être en veine de budget ces derniers temps car elle se serait sans doute laissée tenter par plus d’un modèle. Machinalement elle porta ses doigts à la chaîne qui ne la quittait jamais et qui retenait quelque part entre ses seins la montre, cadeau paternel chéri plus que tout.

Enfin des bruits métalliques étouffés de chaînes et de rails lui parvinrent de derrière une porte d’acier. Elle aurait pu se tourner vers elle et attendre qu’en émerge son hôte, mais cela lui aurait donné l’attitude d’une personne impatiente dans l’expectative de l’arrivée du retardataire. Elle se contenta donc de se tourner vers une vitrine qui la mettait de trois quart face à la porte et à travers laquelle elle pouvait voir l’ingénieur arriver.

Elle se porta alors à sa rencontre avec le sourire sincère de celle qui est heureuse de pouvoir mener un travail qui lui tient à cœur avec une personne qu’elle estime. Elle lui tendit sa main droite.

“Heureuse de vous revoir”

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Huoyao Hei
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Jeu 27 Sep - 8:40

Il est venu le temps du rendez-vous, enfin pour être exacte j’aurais tout aussi bien put l’oublié assez facilement, pas que je ne l’ai pas préparé bien au contraire je l’ai largement préparé, le carnet à été rapide à faire, ce n’est pas compliquer, en quelques heures il était finit d’autant que la plus part des choses sont des classiques et que le travail du cuir dure si il demande un peu de maitrise n’est pas excessivement compliqué. Le stylo me direz-vous ? Mais vous suivez en plus l’histoire, c’est agréable, non plus, j’ai une tourneuse et le bois choisit est assez résistant mais ne fournit pas, au contraire de l’ébène, sa volé de poussière toxique, pour faire simple, disons que l’olivier est un excellent bois de travail et que c’est une des raisons pour laquelle on le retrouve beaucoup que ce soit en manche de couteau ou en plat.

Non ce qui m’a pris du temps c’est de rendre la forge présentable à un photographe, elle était déjà présentable, mais je voulais cacher mes engrenages qui en disait trop sur comment chaque chose fonctionnait, c’est eux qui donnent la matière au monde ici-bas, c’est qui fournissent toute l’Energie du bâtiment, et c’est donc là que réside la faiblesse de ce dernier. Hors je ne sais pas si quelqu’un de mal intentionné ne pourrais pas faire un tour sur les photo d’un joli journal, et quelqu’un que j’aurais, disons même si c’est improbable, embêter à l’académie. J’ai donc coffré la plus part des nœuds ils sont maintenant invisible derrière leur coffre de bois que je peux facilement ouvrir pour les maintenance, mais qui donne l’impression que le plafond, légèrement abaisser, grouille doucement en criquette comme si le ronronnement de centaines de bêtes travaillait pour moi. Après avoir fermé les coffres j’ai décidé de les appeler mes dragon car ils me rappelle les légendes de ces choses comme si elles ne pouvaient exister que cacher. J’ai donc des dragons qui m’aide à forger et je trouve ça beau.

Je remonte donc à l’étage sans me changer vue que je sais la personne qui m’attends, j’ai mon pantalon de travail lourd mais qui ne prendra pas feu, une chemise donc j referme les dernier bouton cacher sous mon tablier de cuire avec quelques poches que j’ai pris le temps de vider et de ranger les outils. Je ne me fait pas trop de souci sur mon visiteur à vrai dire et préfère qu’elle attende légèrement et que ma forge soit parfaite.

Je finis donc par remonter et me retrouve à regarder une splendide créature, soudainement mes dragons fanent brutalement comme si ils n’avaient plus d’existence. Je ne suis pas un spécialiste des vêtement mais en temps qu’artisan je peux dire une chose, l’ensemble est parfait !

Je me dirige vers elle avec le sourire et la salut à mon tour :

"Je pense que je suis bien plus comblé, il y eut plusieurs demoiselles de bonnes familles qui sont passé ici mais vous les éclipsé toutes, en temps qu’artisan je dois dire que … Je ne sais si ma traduction est bonne mais, l’ensemble est parfait !"

Je souris tout à coup pris de doute sur ce que je viens de dire et les implications que cela pourrait avoir dans la lange d’ici, je me souvenait qu’elle était belle mais elle est en vérité magnifique, c’est assez déstabilisant … Mais qu’importe, son carton sous le bras me fait dire qu’elles à de nombreuses choses à me dire ou au moins que cette fois-ci elle a prévu de quoi prendre des notes, ce qui est dommage mais c’est ainsi.

"Pardon pour mon introduction probablement ridicule, voulez-vous que nous montions au salon pour discuter d’abord ou que nous descendions à la forge en premier lieu pour de suite que vous voyez ce qu’il est et que nous donnions la dernière touche à votre stylo ? Malgré le fait que cette fois-ci vous semblez avoir apporter ce qu’il faut, ce qui est triste je dois dire je ne m’attendait pas à ce que vous doutiez de mes compétences."


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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Sam 29 Sep - 10:06

La rouquine ne peut s’empêcher de sourire à l’accueil qui lui est fait. Sourire flattée de celle qui ne peut nier aimer les compliments, sourire amusé, aussi de celle qui imagine que les imperfections de la langue Excelsienne de l’Atalsi pourrait le faire passer pour un gougeât ou au mieux un maladroit. Mais la maladresse a le don parfois d’ajouter une once de fantaisie et de fraîcheur que la journaliste ne peut manquer de noter. Après tout le point de vue d’un artisan passionné parce qu’il fait est plutôt valorisant même si se voir ravalée au niveau d’un objet pourrait en offusquer plus d’une. D’ailleurs elle-même aurait pu monter sur ses grands chevaux s’il ne s’était s’agit de Huoyao Hei dont elle a déjà pu apprécier la délicatesse et les précautions à ne pas froisser son interlocutrice.

C’est donc avec une inclinaison de la nuque reconnaissante qu’elle accueillit les paroles de bienvenue de l’ingénieur artisan tout en ne se privant pas de le détailler des pieds à la tête comme l’objet d’étude qu’il ne pouvait manquer de devenir en ce jour où il accueillait une journaliste aussi occupée par son métier que lui pouvait l’être. L’homme était bien différent du jour de leur première rencontre et elle était heureuse de le trouver dans son jus comme dirait Humphrey.

Son visage était déjà marqué par le travail d’une journée qui était loin d’être terminée mais qui devait avoir commencé depuis longtemps déjà. Sa tenue reflétait la méticulosité qu’il avait déjà exprimé autour d’une tasse de thé. Son tablier et son pantalon lourds en avaient apparemment déjà vu de toutes les couleurs mais avaient l’aspect impeccable du travail bien fait. Seules ses mains de travailleur manuel ne semblaient pas avoir encore touché la matière aujourd’hui ou les avait-il nettoyées consciencieusement pour accueillir sa visiteuse. Elle ne doutait pas que l’atelier ou la forge _ elle ne savait pas trop à quoi s’attendre en ce qui concernait le lieu de travail de l’artisan _ elle ne doutait pas qu’il soit également le reflet de cette minutie et que le photographe qui arriverai plus tard s’en donnerait à cœur joie. Ce dernier était fort demandé à la rédaction et devait partager son temps entre tous les journalistes qui avaient besoin de ses services. Il avait fallu jongler avec les horaires des différents rendez-vous et la journaliste avait dû se résoudre, une fois n’est pas coutume à se plier aux exigences de ses collègues et envisager de travailler en premier lieu sur l’article pour laisser le temps au photographe de finir sa première prise de vue et de les rejoindre le plus vite possible avec son matériel. Elle espérait simplement que son hôte n’en serait pas contrarié.

Heureusement, il semblait ouvert à toutes les façons de procéder malgré le regret de la voir arriver avec son matériel de prise de notes. Elle se devait de le rassurer car en aucune manière elle ne mettait en doute ses compétences d’autant que jusque-là, il avait montré de grandes qualités dans tous les domaines qu’il avait abordés devant elle. De son côté, elle ne se voyait pas arriver chez son consultant les mains vides et démunie de ses instruments de travail. Elle se serait sentie complètement nue.

« Ne vous inquiétez pas pour si peu. Je connais des Excelsiens qui se disent maîtriser notre langue et les bonnes manières qui sont plus maladroit que vous voire même de parfaits mufles. »

Elle marqua une légère pause durant laquelle son sourire s’effaça quelque peu montrant ainsi sa contrition d’avoir pu le blesser.

« Je serais bien présomptueuse de douter de vos compétences, mais vous découvrez ainsi mon côté psychorigide. »

Elle eut un sourire narquois d’autodérision.

« Il est inenvisageable pour moi de me présenter à un rendez-vous de travail sans tout mon attirail. Sans doute un peu comme vous lorsque vous êtes au travail, je pense. »

Sa mine retrouva le sérieux de celle qui était prête à se mettre au travail après les formules de courtoisie.

« Si cela ne vous dérange pas je préfèrerais que nous mettions la dernière main à notre article. Mon photographe n’arrivera que plus tard. »

Une moue contrariée se dessina brièvement sur son visage déjà concentré.

« Impératifs d’équipe. »


Ses yeux pétillèrent à l’évocation de la visite de la forge et des photos dont elle pourrait disposer pour son article.

« Si vous en êtes d’accord, votre atelier et le stylo seront la récompense de notre travail même si en l’occurrence, je serai la seule à être récompensée…
Qu’en dites-vous ?»


Des yeux elle chercha le passage qui pourrait donner accès au dit salon, expression de son peu d’habitude à être contredite. Elle accepterait la contradiction, mais ne l’envisageait jamais à priori.

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Huoyao Hei
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Jeu 4 Oct - 16:16

Je souris mais mon cerveau en fait moins, elle sera la seule à être récompenser, voilà qui me vas moins bien, bien moins bien, je pensais, ou j’espérais qu’elle viendrais au minimum avec quelque chose, un livre ou autre dans l’idée de me faire un premier payement pour notre collaboration mais rien, si ce n’est son article pour mon temps. Au certes cela mais fait un peu de publicité mais ce n’est pas exactement ce que j’avais espéré, pas précisément ce qui avait été abordé. Alors je garde ça pour moi dans un coin de mon esprit, c’est la première fois et un investissement, juste un détaille, pas plus mais surtout pas moins alors que je l’invite à franchir la grille qui donne sur le double escalier en répondant à ses dires :

"Je vous remercie du compliment et puis chacun à ses défauts, après tout, n’est-il pas ? Mais montons donc en premier lieu alors. Ceci dit j’espérais voir moi-même la couleur de mon aide mais qu’importe pour le moment, je vais au moins vous proposer un vrai thé."

En bas les dragons ronronne, je les ai laisser lier à la roue, je ne les endort que pour les entretiens et j’ai besoin de charger les batteries pour la dernière étape. Mais je ne les regarde pas, pas plus que je ne jette un œil vers le bas, me positionnant dans l’entrée de l’escalier qui descend comme un serpent parmi les dragons je la laisse prendre pied sur l’hélice qui elle monte aile par elle, marche par marche tournoyant autour d’un cœur de chêne, un vieille arbre droit et puissant qui relie les dragons à ma chambre en passant par le magasin puis le salon … Un vieux chêne qui est le cœur du bâtiment et qui était là avant même que je ne prenne possession des lieux, déjà là, bougeant encore, murmurant entre l’été et l’hivers dans la mort. L’arbre mort dors, rêvant.

Nous montons donc, ou plutôt je la suis dansant autour du chêne non seulement pour le plaisir de suivre une jolie demoiselle dans les escalier, plaisir qui ne doit jamais être réduit, mais simplement car il m’a été dit que c’est ce que l’homme devait faire, parait-il pour la rattraper si jamais elle tombe. Pour ma part mon esprit est plus pris par la danse que ses pas font autour du chêne car pour ceux qui ne le savent elle est fort belle et gracieuse.

Nous arrivons dans le petit salon, sans le photographe et je lui indique un des fauteuils alors que je récupère de l’eau de la bonbonne dans une carafe et lui propose divers premiers choix pendant que je lance le feu d’un geste habituer, que ce soit dans une cheminé ou dans une forge le feu est mon ami. La bouilloire est rapidement déposé au-dessus des flammes et l’eau commence à chauffer tranquillement alors que je m’installe en face d’elle devant la table basse prenant au passage une mine au cas où.

Je la laisse donc commencer à tranquillement s’installer et à déployer les feuilles qu’elle a en regardant à mon tour alors que je lui apporte plusieurs boites à sentir pour qu’elle choisisse son thé parmi les divers choix, du thé fumé au thé noir, ce sont tous des thé avec pour seul aromes les feuilles, leurs provenance et leur traitement, mais rien qu’avec ce jeux là il y a assez d’arome pour que tous puissent y trouver leur bonheur.

Et puis je m’attèle à lui faire un théière en fonction de son choix avec le sourire, en écoutant ce qu’elle raconte car au font c’est aussi un peu mon article.
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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Ven 5 Oct - 18:19

L’artisan fait toujours montre de la même courtoisie un peu compassée mais tellement sincère et touchante qu’elle en est délicieuse. Quelque chose semble accrocher sur le fond de politesse,quelque chose qu’elle ne parvient pas à identifier mais qui l’empêche de lui retourner son sourire, occupée qu’elle est à tenter d’identifier d’où peut provenir le malaise. Mais elle n’est pas pas forcément la source de la gêne qui semble habiter l’ingénieur et elle décide d’attendre la suite de la rencontre pour confirmer ou infirmer ses sensations.

“Un vrai thé. Avec plaisir. Je suis impatiente  de goûter celui d’un spécialiste.”


La voici donc qui passe devant lui pour emprunter l’escalier qu’elle ne peut s’empêcher d’admirer dans tous ces paradoxes. Soutenu par un tronc encore fiché en terre, il a des allures rustiques voire sommaire et pourtant dans cet environnement gagné par le technologie, il reste un gage de nature et donne à l’escalier une majesté que son étroitesse lui aurait refusée. Elle jette un oeil vers le bas et devine une machinerie inconnue et aux formes organiques. L'impatience et le mystère à peine entre-aperçu dans les profondeur du moulin attisent son esprit. Elle a beau savoir que ce sera la prochaine étape de leur visite, elle regrette presque d’avoir à gravir les degrés en sen inverse

Au contraire de la colonne centrale, chaque marche est un échelon de précision en accord avec le maître des lieux. Vers le haut de drôles d’impression la gagnent comme celle de se trouver à mi-chemin entre la terre et le ciel, entre un monde ancien et un monde en devenir; L’hélice des marches et sa perspective donnent à son ascension en aspect graphique qui ramène le photographe à son esprit. Nul doute qu’une prise de vue de ce lien entre les fondations et les hauteurs de la demeure l’inspirera en même temps que l’acier de marches qui semble surgir de la matière ligneuse en autant d’ailettes qui n’attendent que la volonté de l’ingénieur pour propulser dans les cieux. La grille s’ouvre dans un cliqueti de métal et des chuchotements de roulement bien lubrifiés comme un sésame vers un autre monde

Elle pose le pied sur la première marche et le cuir fait doucement vibrer le fer comme la lame d’un instrument de musique démesuré, après la première note. Chacune semble accompagner les pas de la journaliste sa main gauche glissant le bout de ses doigts sur la colonne perdue dans le ciel  et y dessinant l’écho d’une hélice; Puis le contre chant de ceux de l’artisan lui répond en une sorte de canon. Elle n’a pas besoin de se retourner pour savoir qu’il calque sa progression sur la sienne.

Son bras droit, protège le porte document et le renflement discret qu’il contient. De cuir sombre anciennement noir, il est un fidèle compagnon de la journaliste. D’une quinzaine de pouces sur une dizaine, il présente deux faces toute deux bordées d’une frise repoussée dans la fleur du cuir, de cardioïdes disposées en quinconces et limitée par une double ligne. D’un côté un compartiment ne monte qu’au deux tiers de sa hauteur et se ferme par un rabat au fermoir de cuivre jaune ciselé de formes alliant la géométrie de la symétrie et la souplesse des arabesques. C’est lui qui abrite les effets de prise de notes soigneusement alignés afin de ne pas abimer le cuir. L’autre face est occupée par le compartiment principal muni du même rabat et légèrement extensible grâce à un soufflet de sept plis de cuirs plus souple. Si l’on relève le revers qui protège autant d’onglets de cuirs rigides ornent les septs sections intérieures.

Mais l’ascension prend bientôt fin avec un léger vertige pour la rouquine dû à son manque d’habitude de ce genre d’escalier. Le temps de laisser à son équilibre le soin de se raffermir elle jette un regard circulaire au salon qui les accueille. Le tout est sobre et fonctionnel avec un mélange de tradition architecturale Excelsienne investie par des savoirs faire qu’elle ne saurait identifier hors contexte mais qu’elle suppose Atlasis. C’est un peu comme si elle se trouvait à la frontière des deux pays et après avoir gravi l’escalier musical, c’est le merveilleux des contes qui vient à sa rencontre.

Elle se dirige vers le fauteuil qui lui est assigné en souriant.

“C’est charmant chez vous”

Bien sûr, c’est le genre de constatation convenue que chaque invité sert à son hôte, mais dans la bouche de la rouquine c’est un vrai compliment. Ce n’est certainement pas le genre d’intérieur qu’elle habiterait au quotidien, mais le dépaysement fait son oeuvre et le forgeron a un sens esthétique apparemment très sûr.

Elle s’assoie sans hâte en prenant soin d’éviter les faux plis à sa robe et croise les jambes en même temps que le porte document trouve sa place contre sa taille. Elle regarde les boites de thé s’aligner devant elle et tend la main vers la première avec un regard interrogateur pour demander une permission rhétorique avant de s’en saisir.

“Je peux?”

A peine le couvercle soulevé, Salwa est prise d’assaut par les arôme très fort d’un thé fumé. Elle est ravie de pouvoir découvrir de nouvelles saveurs mais elle ne parvient pas à dompter la force de celui-ci et referme assez vite le couvercle. Elle attends même quelque secondes que les fragrances se soient dissipées avant de tenter une autre boîte. Ce thé noir sera parfait et elle le fait savoir en poussant la cassette vers son hôte.

“J’essaierais bien celui-ci…”

Tandis qu’il s’affaire, elle sort le premier jet de l’article et le dépose sur la table en face du fauteuil de son consultant. Elle hausse un peu la voix pour être certaine qu’il l’entende alors qu’il revient de la cheminée et qu’elle ne le regarde pas vraiment, occupée qu’elle à sortir son carnet et son crayon.

Article:
 

“Ce n’est rien de définitif. Toutes les corrections sont possibles. Les croquis en particuliers…”

Penchée en avant,  elle relève les prunelles émeraudes vers lui maintenant assis en face d’elle et occupé à garnir le service à thé tout en montrant de la pointe du crayon les croquis en question.

“Enfin, vous me direz ce que vous en pensez. Nous sommes là pour ça n’est-ce pas?”

Elle le laisse prendre connaissance de l’article sans pourtant pouvoir se retenir de justifier sa forme et ses éventuelles maladresses.

“J’avoue que c’est un exercice nouveau pour moi. La forme est sans doute un peu bâtarde entre le récit et le documentaire. Si vous pensez qu’il faut plus tendre vers l’écrit scientifique…”

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MessageSujet: Re: Dernière Main   Ven 12 Oct - 8:30

Je finis de faire le thé avec douceur laissant les feuilles reprendre leur forme et flotté doucement dans la théière comme un petit rêve capturé dans un joli petit vase de porcelaine pour n’en garder que l’essence qu’on ajoutera dans la tasse. Pour ma part je me suis préparé un thé noir à la mode d’Atlasi qui se vend très mal ici car il est fortement amère mais très chargé en théine et en théanine apportant exactement ce mélange que je cherche entre le réveil et la réduction du stress. Je ne suis pas excessivement stresser mais mon cerveau à une petite tendance à vouloir parler trop vite en la présence de la demoiselle et, même si il y a de grandes chance que les bêtises que je pense sorte dans ma langue natal, ça ne serait pas forcement pour me flatter, alors évitons.
Un exemple ? Sa remarque sur la beauté des lieux, mon esprit lui aurait proposer de venir s’installé dans l’instant sans que le reste de mon corps ne se rappelle que c’était probablement juste une formule de politesse.

Je prends donc le papier en attendant que mon thé, présenté lui sous forme de galette et non de feuille, c’est l’ancienne monnaie de mon peuple, ne s’infuse, forcément plus lentement.

Je le lis tranquillement en essayant de me mettre à la place du lecteur, ce qui n’est pas forcément facile d’autant que je pense la plus part des lecteurs assez inculte, mais disons que le fait de savoir lire doit faire un premier trie. Puis je pose quelques remarques :

"Le terme chute est étonnant, on n’est pas obliger de travailler avec une chute dans l’eau, il suffit d’une descente, de l’effet de la gravité en fait, mais je ne sais lequel est plus compréhensible.

Ce que conserve le verre de l’ampoule c’est souvent du vide, mais je doute que les gens ai besoin de le savoir en vérité. Mais la formulation est bizarre, c’est le câble ou filament qui chauffe et qui fait la lumière, l’atmosphère elle sert uniquement au filament à ne pas être attaquer. Au début au utilisait des câbles de cotons carbonisé, maintenant on utilise plutôt du tungstène même si il est compliqué à travailler.

Le schéma est compréhensible et juste dans sa simplification. On pourrais vous reprocher le terme force, mais c’est bien la même force, c’est la puissance qui est différente car la puissance c’est la force multiplier par le débit.

Le teste a été réalisé sur des grenouilles rapidement, on peut faire bouger la patte de grenouille morte avec de l’électricité … c’est assez connu même si c’est toujours aussi bizarre.

Par contre j’aimerais que vous évitiez de dire que j’ai été refusé à l’académie … Ça aurait plutôt tendance à entamé ma crédibilité je pense … Ce qui n’as pas de sens dans votre article.

En tout cas bravo pour ce bel article, il est très compréhensible et même si on cherche la simplification je ne vois pas de fautes marquantes. Quant à la forme je pense que j’aurais fait bien moins bien … "


Je souris et lui rend l’article. Puis prend enfin mon thé en porte la tasse à ma lèvres avec un léger soupir d’aise. Je ne pensais pas que l’article serait aussi bien finit et qu’elle aurait aussi bien compris ce que j’avais raconté, cette demoiselle est formidable, bien nous n‘avons plus qu’à attendre son photographe mais pour cela la sonnette nous en informera.

"Vous n’avez jamais fait d’article de science ? Pourtant votre connaissance y est fine et poussé, au moins autant que votre compréhension cela m’étonne, mais c’est certain que les journaux préfère souvent parler de politique et de meurtre, ou de courses d’avirons, les gens préfèrent lire ça … je crois."
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Mer 17 Oct - 8:53

Elle regarda l’artisan faire le thé avec des pensées idiotes dans le tête, des pensées qu’elle jugeait elle-même idiotes. De celles qui interdisent à un forgeron de faire preuve de délicatesse sous prétexte qu’il exerce une métier de force, ce qui entre nous ne sautait pas à l’oeil lorsque l’on regardait l’Atlasi, le tout, comme si lorsque l’on a de la force on ne savait pas la doser. Elle détestait se prendre en flagrant délit de préjuger, même si parfois les préjugés étaient difficilement discernables des intuitions qu’elle pouvait avoir sur le gens, intuitions qu’elle pouvait se vanter d’avoir assez sûre. Elle allait de paire avec sa curiosité qui elle aussi pouvait être maladive et se retrouver frustrée des jours comme aujourd'hui où on aurait envie de faire expliquer pourquoi ce thé et pourquoi sous cette forme…

Mais non, le sujet du jour était déjà fixé et le forgeron avait sans doute bien des choses à faire en dehors de satisfaire toute la curiosité d’une journaliste à qui il avait déjà accordé bien du temps.

Elle se contenta de déguster son thé avec le plus grand des plaisirs malgré la chaleur.Heureusement les filets d’air entretenu dans la demeure de Huoyao Hei en minimisaient les effets et si par moment elle sentait la sueur perler à ses tempes, elle était bien vite emportée et lui épargnait les désagréables sensation de moiteur et de finir par ressembler à une éponge imbibée de miasmes.

Alors que l’homme parcourt son premier jet, elle plisse légèrement les yeux pour tenter de lire sur son regard pas toujours très expressif ce qu’il pense de son écrit. Ce n’était pas l’attente de l’élève qui a rendu un devoir sur lequel elle s’est appliquée et qui craint de le voir rejeté. Non, ce genre de stress, cela fait longtemps qu’elle a décidé de ne plus le côtoyer. Par contre vérifier qu’elle a compris tout ce que son consultant a voulu lui apprendre est pour elle indispensable. Dans le cas contraire, comment penser que les lecteurs le pourraient? La lecture s’éternisant, elle se surprend à plisser brièvement ses lèvres sous son nez, inquiète du verdict du scientifique.

Elle a le crayons aux aguets entre les doigts et note consciencieusement les différentes remarques en hochant la tête ou en reposant une question pour finir d’élucider la raison de son erreur.

“Très bien je vais changer ce terme mais cela implique je je change le schémas en y mettant un plan incliné à la place. Mais si j’ai bien compris il faudra tout de même matérialiser la différence de hauteur non?”

C’est à peine si elle lève le nez de ses notes tout en acquiesçant aux critiques toujours pertinentes de l’artisan.

“Vous avez raison, il n’est pas  utile de mentionner l’atmosphère contenue dans l’ampoule j e mettrai plutôt “lorsque vous  vous la faite passer dans le très fins câbles d’une ampoule alors elle le fait chauffer assez pour provoquer de la lumière de même nature que celle du feu” Qu’en dites-vous?.”

Se penchant au dessus de la table,  elle barre directement sur le papier le mot force pour le remplacer rapidement par puissance avant de rajouter dans son carnet, force=puissance x débit.

“C’est quelque chose qui me manquait et c’est pourquoi je suis restée longtemps devant ce croquis. Je me disais bien que la grosseur du tuyau devait avoir une importance…”

Ravie d’avoir appris un nouvel aspect du sujet, le sérieux de son visage imposé par le travail laissa l'éclaircie d’un bref sourire l’illuminer.

“Je me demandais s’il fallait citer cette expérience…”

Elle nota rapidement quelque lignes en même temps qu’il exprimait sa réticence au sujet de l’Académie puis releva la tête pour croiser le regard de l’Atlasi.

“J’ai donc noté. “Une expérience assez courante est de faire passer un léger courant électrique dans le muscle d’une grenouille morte et de l’observer faire bouger sa patte.” Pour ce qui est de l’Académie vous avez raison je vais enlever ça tout de suite pour ne pas l’oublier.”

Elle pencha une nouvelle fois pour rayer la dernière phrase. Elle se rassoit enfin satisfaite du travail accompli, pose son crayon et reprend sa tasse pour finir le thé dont il serait sacrilège de laisser se perdre une goutte. Elle glisse du revers de l’index une mèche qui s’est échappée de sa coiffure derrière son oreille et dégute le breuvage en même temps qu’elle apprécie sans fausse modestie le compliment.

“Merci. je suis contente du résultat aussi. Cependant ce serait mentir que d’éluder votre savoir faire en matière de vulgarisation. Ce fut une belle collaboration et je suis prête à renouveler l’expérience”

La dernière intervention de Huoyao Hei provoque un rire franc qui manque de l’étouffer alors qu’elle avait le nez dans sa tasse et qu’elle s’empresse de justifier de peur que l’ingénieur ne se sente insulté.

“Excusez-moi. Ce n’est pas contre vous. Ma connaissance n’est pas si fine que cela je me suis contentée de retranscrire ce que vous m’avez appris en le rapprochant des observations que chacun peut faire et que vous avez mentionnées. Et nous verrons bien si les gens préfèrent lire les récits des courses d’aviron ou ce que nous allons leur proposer.”

Elle lui adressa une sourire complice de ceux que les camarade de travail peuvent s’offrir lorsqu’ils ont apprécié leur collaboration. Elle oublia volontairement l’allusion à la politique et aux meurtre. L’un et l’autre pouvaient être sujet à débat, le tout était de savoir ce qu’on voulait mettre en exergue et ce que l’on appelait politique. Pour elle, le peuple d’Excelsa dans son ensemble avait  le droit de savoir dans quelle direction les dirigeant de la cité voulaient les emmener et donc leurs projets pour la ville était la politique qui intéressait la rouquine. Le spetites phrases si elle ne disaient rien de ce projet, ne l’intéressaient pas. Quand aux meurtres, les fait divers pouvaient la plupart du temps rester des faits divers mais certains disaient quelque chose de la société qui les voyait fleurir… C'est toujours les mêmes questions qu’elle est obligée de se poser avant de se lancer sur un sujet. Mais ça, ce n’est pas le problème de l’artisan et…

… Elle lève la main et incline légèrement la tête au son qui vient du rez de chaussée. Elle jette un regard interrogateur à Huoyao Hei. Si c’est effectivement le photographe, il arrive à point nommé...

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Huoyao Hei
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Mar 23 Oct - 9:00

Je corrige au fur et à mesure avec elle, la plus part du temps je n’ai rien à dire sur ces correction si ce n’est hocher de la tête sur les histoires d’ampoule et de simplification ou du fait que la différence de hauteur est importante aussi. Je la reprend deux fois :

"Non non laisser l’histoire de la chute, je voulais juste vous montrer l’importance de la simplification, car si l’on prend un plan incliné il serait important de prendre la résistance du plan, ou lit et ça impliquerait le passage d’une nouvelle notation qu’est la résistance que nous aborderons peut être plus profondément dans un autre article.
C’est vrai dans ce cas-là, ce cas est juste particulier.

Par contre c’est puissance qui est égale à force multiplier par débit ou intensité. J’ai du mal m’exprimé. La puissance c’est ce que l’on peut tirer au final, si l’on prend l’exemple de la roue à aube que l’on a depuis le début alors on voit bien que c’est lié aux deux point, dans un petit filet d’eau, même si il vas vite vous aurez du mal à faire tourner un lourd moulin, il en vas logiquement de même pour une grosse rivière avec beaucoup d’eau mais qui se déplace de façon lente voir limpide. Dans les deux cas vous avez plus de mal qu’une rivière moyenne avec beaucoup de force que l’on appelle ici vitesse. C’est pour cela que la puissance de l’eau est utilisé soit dans les montagnes autour des rivières moyennes, soit vers les grosses rivières qui ont tellement de débit que peu importe leur vitesse elle pourrons charrier tout ce qu’elles veulent … La multiplication est là."


Je la regarde, pas sur de m’être fait comprendre, les choses sont clair dans mon esprit mais ce n’est pas tout le cas dans cette langue qui n’est pas la mienne. Déjà que ça ne l’était pas dans ma langue natal certaines fois alors là ça doit plus ressembler à un tas de lettre qui ont décidé de se mettre ensemble plus par affinité qu’autre chose.

J’attends comme un semblant d’approbation avant de passer à la suite. Quant aux courses d’avirons, sincèrement je me demande pourquoi ceux qui s’y intéresse n’ont pas pu aller le voir en personne et tienne à le lire dans les journaux, mais ça n’est que mon avis personnel après tout, j’ai toujours eu du mal avec les petites gens comme ils disent … Mais comme je le disais déjà les journaux font le tri, ils ne s’adressent qu’à ceux qui savent lire.

Je me lève au son de ma sonnette, c’est un réflexe, je suis bien éduqué et puis c’est la même que celle de la boutique de mon père alors ça date de quelques années. J’indique donc la route à la demoiselle que je précède, pour la même raison que la dernière fois, il est toujours logique de tomber vers le bas des escalier, pour une histoire absurde de gravité. Les hommes, celons les préceptes de bonnes conduites, doivent donc regarder les magnifiques fessiers des demoiselles qui montent, mais se tenir celles qui descendent. On préfère donc toujours un des deux cas.

A la boutique je la laisse passer la grille et faire les présentation puis je refait passer tout le monde vers l’escalier et ferme à nouveau la grille après avoir cette fois-ci verrouiller la porte, je ne vais pas pouvoir remonter rapidement si un client arrive, disons, deux heure ? Les aiguilles à l’extérieur se mettent en branlent et se positionnent d’elle-même, le temps est important en plus d’être rare.

Nous descendons donc les marches à trois, je laisse aux deux autres le choix de leur positions respectives mais je passe le premier.

En bas, après avoir passé un lourd plancher suivit d’un joli coffrage en chaine dans lequel ronronne, cliquette et criquette les dragons en fonction de leur buts, on observe ma forge. Elle est répartie comme de droit, au font au centre de la zone de la zone, une forge à six bruleur, longue pour forger des épées autant que des fusils de précision elle est puissante et ne hurle pas pour le moment. Juste à ces coté il y a l’enclume et le marteau pilon qui est relier aux dragons. Derrière plus près du mure mais toujours pas collé à la lourde pierre froide, il y a les bains de trempe.

Une autre zone se dessine facilement à la vue, c’est la zone de polissage et de travail, la meuleuse à bande y a sa place toute particulière, centrale, contre le mur, elle aussi lier aux dragons, ainsi que la perceuse et les outils de fixages divers. Un table de travail ainsi que divers outils suspendu au mur et une tourneuse à bois … Les tiroirs sembles eux aussi prêt à montrer une série d’outils tout aussi bien ranger que le reste. Le sol est propre nettoyer de ce matin.

Il reste deux zone encore pour avoir fait le tour de l’escalier car le sous-sol est bien plus grand que la salle du dessus. S’enfonçant sous la terre au nord-ouest du moulin une salle est définit, tailler dans la roche, c’est le stockage dont la porte est ouverte, divers essences de bois, des métaux, et des cuirs, autant que des sels et des produits chimiques comme des acides attendent leur tours … Celui de travailler eux aussi.

Enfin la zone qui les intéresse, proche de la salle de stockages, délimité simplement par l’imagination et les machines, plus loin de la rivière, la zone de l’électricité. Au mure sous le nids des dragons tout un réseaux descendent des arbres de métaux emmenant des engrenages et des bobines sont là pour que je branche les piles dessus qu’elles puissent se recharger, celles qui sont brancher font partie du bruit de fond, un ronronnement particulier que l’on connait maintenant comme celui des moteurs électrique mais qui ici est rare sauf dans mon moulin.
Mais ensuite, en plus de la table de travail centré, il y a les divers bains, trois, pour une question de simplicité pour moi, Il devrait aussi y avoir divers montages que j’essaye de faire prendre près d’une grosse batterie, mais aujourd’hui ils sont derrière la porte de la dernière salle, petite elle me sert au stockage de mes projets en cours qui n’ont pas leur place en haut.

Je prends donc sur la table un stylo que j’ai fini laissant le carnet de cuire où il était fixé sur la table, le cuire n’est pas travailler et porte juste mon sceau mais il est fin et beau tel qu’elle. Brun clair il ressemble à du nubuck, et recueille derrière une petite fermeture à bouton, un centaine de pages interchangeables. Le stylo quant à lui est en bois, mais le métal sur ce dernier est un fer net et sans grand intérêt bien que fortement chromé pour des raisons logiques qui vous apparaitrons après. Je le démonte donc ne gardant que la partie métallique et enlevant même la réserve d’ancre à pompe. Je ne garde que la plume et la pompe qui apparaitrons dépassant du bois. Puis j’accroche le tout à une petite pince relier à la grande batterie et la plonge dans le plus petits des bain où une cage de platine est relier à l’autre côté. Le temps de régler quelques détaille et l’électrodéposition commence, l’or, amateur de chrome viens se posé doucement sur la plume et le corps du stylo. Sans plus de mots je souris aux deux journalistes. D’ici quelques minutes la plume donnera l’impression d’être en or alors que seul une fine couche d’or sera déposé dessus et qu’elle sera bien plus solide que si elle ne l’était donnant ainsi une plus grand confort d’écriture ainsi qu’une plus grande resistance au choque.
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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Lun 29 Oct - 14:40

Cette rencontre se devait d’être une entrevue de travail fructueuse mais lorsqu’on travaille pour la première fois avec quelqu’un il est courant que les choses ne se passent pas comme on l’aurait souhaité. Par bonheur, travailler avec Huoyao Hei se révélait aussi agréable qu’efficace et cela avait tout pour plaire à la journaliste. Les indications de l’ingénieur Atlasi étaient précises même s’il savait également relever ses propres erreurs et si le premier jet de l’article se couvrait petit à petit d’annotation en même temps que les feuillets du carnet de la rouquine, cela augurait d’un travail abouti dont elle se réjouissait. La plupart du temps elle se contentais d’opiner du chef et les quelques questions qui émanait de son cerveau trouvaient très vite leur réponse par la bouche de l’artisan. En outre, petit à petit de nouvelles perspectives d’article trouvaient leur ébauche au fil de la conversation.

Soigneusement elle renota les rapports entre puissance force et débit et intensité. Elle n’est pas bien certaine que ce soit le forgeron qui se soit mal exprimé mais elle n’est jamais contre que d’autres s’attribue ses insuffisances bien qu’elle n’ait pas à rougir de son manque de connaissance en sciences. Après tout, ce n’est pas son domaine d’étude. Elle finit par noter l’analogie avec la roue à aubes. L’exemple est très parlant même si s’appesantir sur les rivières pourraient perdre le lecteur.

D’une moue approbatrice et d’un hochement de tête elle le rassure sur sa compréhension de novice. Elle lui sait gré de toujours vérifier que ses explications sont claires. Elle se dit que peut être il pourrait devenir professeur qui sait. En même temps, il est tellement évident que la création de ses objets lui procure un tel plaisir que se partager entre l’enseignement et l’artisanat serait compliqué pour lui et lui occasionnerait plus de frustrations que de satisfactions. Elle l’imaginerait plus dans une sorte de compagnonnage durant lequel il transmettrait à son apprentis ses connaissances. Mais sans doute pas à Excelsa. Le refus qu’il s’est vu signifier par l’Académie ne doit pas l’inciter à partager ses connaissances avec des futurs artisans ou ingénieur de la cité. Quoique ! Son désir de partager au travers des cet article par exemple qu’ils sont en train de ciseler tous les deux contredit cette dernière pensée. Elle le regarde un instant en se demandant qu’elles autres facettes même contradictoires elle a encore à découvrir chez lui. Un sourire curieux s’esquisse sur ses lèvres avant que le sérieux de leur tâche ne l’efface.

Les différences de point de vue sur la presse et son utilité sont perceptibles mais la journaliste ne cherche pas à le convaincre. Après tout si tout le monde la lisait pour les mêmes raisons, le Vox aurait le monopole des lecteurs et son journal n’aurait plus qu’à fermer sa rédaction. Brièvement elle repense à son entrevue avec Phineas Gold et à leur opposition sur ce qui semble faire pourtant la base de leur métier en termes de posture et de pratique. Elle s’était attendue par la suite à faire l’objet de toutes les critiques imaginables dans les colonnes du journal concurrent mais peut être leur entrevue avait-elle fait réfléchir la tête « pensante » du Vox. Evidemment, l’analyse ne faisait pas partie pour lui de la retransmission des informations. Ce serait sans doute trahir la sacro-sainte vérité. De son côté, elle avait presque oublié leur rencontre et il avait fallu la remarque de l’Atlasi pour la lui faire revenir en tête.

Et puis de toute façon il leur reste tant à faire ! Elle se lève en même temps que son hôte tout en repliant ses affaires pour le suivre dans l’escalier et se porter à la rencontre de, elle l’espère, Tomáš Smutný, le photographe. Tout comme à l’ascension la coupe de sa jupe lui évitait le désagrément de devoir le remonter tout en tenant ses effets de journaliste seuls ses talons l’obligent à prendre quelques précautions dans des escaliers dont l’hélice et la raideur ont oublié de tenir compte des éventuelles coquettes qui pourraient l’emprunter.

Cette journée est décidément parfaite ! Le photographe attend patiemment dans la boutique laissant courir son regard d’aigle sur les vitrines et les objets. Depuis le temps qu’ils travaillent ensemble, Salwa devine déjà qu’il est fort bien disposé et que s’il avait pu en cet instant avoir une chambre noire à la place du crâne, il aurait déjà de nombreuses plaques impressionnées dans son lourd sac de cuir. C’est une sorte d’épouvantail qui aurait eu des velléités d’élégance. Long et sec, les articulations anguleuses, il domine les deux protagonistes de sa stature de phasme dans un costume trois pièce bien incompatible avec le climat de la saison mais dont il semble parfaitement s’accommoder. Il y a des injustices dans ce monde qui permettent aux photographes de porter tout leur matériel sans transpirer et imposent aux rouquines de limiter la surface de tissu qui les couvrent, même si elles n’ont à se charger que d’un porte document. Les sourcils broussailleux ne parviennent pas à dissimuler un regard acéré au milieu de ce visage osseux déjà à moitié dissimulé par cette épaisse moustache et la barbiche qui tremble au bout de son menton. Salwa sait que le bonhomme n’aime ni courir ni patienter, ni être convoqué pour des prises de vue sans intérêt, mais au vu de sa physionomie elle sait qu’il fera mauvaise figure pour la forme et qu’il est déjà plongé dans les clichés qu’il pourra capturer ici. A l’arrivée des deux rédacteurs, il agrippe la bandoulière de son énorme sac de cuir rigide et râpé ainsi que la large courroie qui lui permet de garder la chambre noire contre lui. Tous les deux étaient soigneusement posés sur le comptoir et retrouvent leur place en bandoulière et autour du cou du photographe dont on se demande bien comment il ne tombe pas en morceaux de bois sec ainsi chargé.

La jeune femme se positionne en deux petits pas entre les deux hommes afin de faire les présentations comme une vraie femme de monde. Les leçons de sa jeunesse ne peuvent pas toujours rester inutiles et elle pense toujours à ses parents qui pourraient parfois être fiers d’elle s’ils étaient encore de ce monde.

« Huoyao Hei, ingénieur aux multiples talents… Tomáš Smutný, photographe émérite à la Ligne de Myre… »

Ce dernier tend une main toute en os en grommelant une formule de politesse dont il ne semble pas très familier en même temps qu’il détaille le consultant scientifique. Ce regard quoiqu’un peu appuyé fait sourire Salwa qui comprend qu’il est déjà en train d’imaginer son portrait. L’ingénieur quand-à lui à déjà l’esprit dans sa forge ou son atelier _ la rouquine ne sait pas trop à quel spectacle elle va être conviée. Rien que je cérémonial de fermeture la boutique donne l’impression d’être dans le quartier général d’une section secrète d’espions. Lorsqu’elle se retrouve derrière la grille elle est encadrée comme souvent de deux personnes bien plus grandes qu’elle. Dans ces cas-là elle préfère regarder ailleurs que les épaules ou les poitrines de son escorte plus ou moins consciente de sa petitesse. Heureusement dans l’escalier, elle se trouve au moins à même hauteur que celui qui la précède, Huoyao Hei en l’occurrence.

Que dire si ce n’est que le domaine du l’ingénieur n’est pas l’environnement que fréquente la rouquine d’ordinaire, mais que sa curiosité ne parvient pas à considérer comme totalement étranger. Tout y est frustre du point de vue confort, mais irrémédiablement fonctionnel et robuste. Elle ne sait pas trop où donner du regard et tant de questions lui brûlent les lèvres sur l’utilité de tel ou telle élément de mécanique ou de chaufferie ! Elle aimerait que leur progression soit un peu moins rapide afin de lui permettre de comprendre les entrailles de cette créature ronronnante et cliquetante qu’elle devine somnolente, dans laquelle ils cheminaient. La chaleur y est étonnamment supportable, sans doute à peine plus élevée que dehors et l’attention qu’elle porte à son environnement la lui fait en partie oublier, de même qu’il sera toujours temps, une fois rentrée chez, elle de constater les dégâts de cette excursion sur ses vêtements et ce malgré la propreté étonnante des lieux. Elle se doute qu’elle ne pourra pas échapper à un eu de rouille ou de limaille ou autres produits caustiques pour le tissu. Elle aurait dû y penser et ce sera à sa garde-robe et à ses fiances d’assumer son étourderie.

Derrière elle le photographe semblait aux anges en même temps qu’on le devinait frustrée de la même manière que la rouquine. Pour se consoler elle se dit qu’elle pourrait demander plus d’informations au retour et cela donnerait le temps à Tomáš de prendre des clichés, enfin si le maître des lieux y consentait.

Enfin rendu près de cuves mystérieuses, une nouvelle frustration guette les visiteurs, celle de s’apercevoir que le monstre se poursuit encore plus loin dans des replis de son anatomie en apparence plus éteints mais tout aussi destiné au travail. Pour l’heure, l’ingénieur fait une nouvelle preuve, si preuve il y avait besoin, qu’il se trouve dans son élément. La jeune femme le regarde manipuler les différents éléments tantôt avec finesse tantôt avec la force qui convient aux masses importantes. De son côté, le photographe, d’un tour de papillon déploie le pied unique et télescopique solidaire du bas de la chambre noire et destiné à la soutenir tandis que l’opérateur procède aux réglages et à la prise vue. Le décor industriel qui les entoure ne peut manquer d’exciter les élans esthétisants du photographe et Salwa le laisse procéder à son installation. Aucune protestation ne vient du côté de l’ingénieur mais elle se propose de lui demander toutes les autorisations nécessaires au moment opportun c’est-à-dire lorsque les préparatifs lui permettront de répondre.

Et puis, il y a le carnet et le stylo et la journaliste réprime une exclamation de petite fille pour garder le sérieux qui sied mieux à une femme de son âge, même si elle aime les belles choses faites exprès pour elle. Il se saisit du stylo. Il a tout noté de ce qu’elle préfère et Salwa admire le tournage du bois. La finesse des épaisseurs et des petites pièces annexes laisse deviner la minutie nécessaire à sa confection ainsi que la qualité des outils qu’il a fallu utiliser ne pas fendre le bois. L’éclaté de l’objet n’ôte rien à sa beauté et elle doit se faire violence pour suivre les différentes opérations avant que la plume ne finisse dans le bain préparé à son intention. La journaliste se penche au-dessus de la préparation autant qu’elle le peut sans importuner le maître d’œuvre. Les choses se passent comme par magie alors que son consultant le lui a expliqué ce n’est que l’application des propriétés de l’électricité. D’abord, elle a l’impression qu’il ne se passe rien et puis petit à petit sa vision semble se dérègler, les reflets argentés de la plume semblent changer comme si cela venait de l’intérieur du métal. Pourtant si elle a bien compris ce qui lui avait été expliqué, c’est un dépôt qui commence à se matérialiser. Imperceptiblement les reflets se font plus dorés jusqu’à ce que toute la plume scintille comme une véritable pépite sous les yeux émerveillés de la journaliste et du photographe.

« C’est merveilleux ! Je vais être une journaliste comblée ! Si je ne l’avais pas vu de mes propres yeux j’aurais eu du mal à y croire malgré la confiance que je vous porte. »

Elle marque une pause tandis que Huoyao Hei pocède à l’étape suivante.

« Serait-ce possible de faire une photo de l’ensemble du dispositif pendant que vous nous le décrivez ? »

Elle se tourne vers Tomáš qui semble garder son calme mais dont le tressaillement de la barbiche trahit son impatience. Il se permet même d’ajouter une requête supplémentaire.

« Quelques clichés du reste de vos installations m’honorerait. »

La journaliste ne peut s’empêcher d’écarquiller les yeux de surprise. C’est si loin de la façon de s’exprimer habituelle de cet homme qu’il doit vraiment beaucoup tenir à ces prises de vue. Quand-à elle, elle ne peut qu’acquiescer. Des photos seront du plus bel effet en plus d’illustrer le propos de l’article.

« Pour rejoindre Tomáš, une visite commentée de vos installations si mystérieuses pour une non initiée comme moi satisferait peut-être mon incorrigible curiosité. Si ce n’est pas trop abuser de votre patience bien entendu… »

Le sourire qu’elle lui adresse n’a rien de commercial car elle se sent passionnée par cette visite et les expériences auxquelles elle assiste en direct. Leur description devra sans doute faire l’objet d’un encart supplémentaire, mais qu’importe, elle fait confiance au maquettiste du journal pour lui proposer une mise en page pertinente.

Pendant ce temps, le photographe a réglé la hauteur de son pied et commencé à travailler sa mise au point, les yeux plongeant dans le puits de sa chambre noire dans laquelle il n’a pas encore introduit la plaque sensible restée encore dans le précieux sac posé à ses pieds. Il contient également les doses de magnésium nécessaires au flash. D’après les cours de photo du Conservatoire qu’elle a suivis il ne s’agit pas de magnésium pur mais qu’importe. Dans un tremblement de barbiche, il se tourne vers l’artisan.

« Je suppose que vos installations ne craignent pas les escarbilles ?... »

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MessageSujet: Re: Dernière Main   Lun 29 Oct - 16:27

Je souris à nouveau aux spectateurs et répond rapidement :

"Prenez autant de photo que vous voudrez ce qui est là peut être vue… Quand à mes bâtiments, ils en ont vue d’autres. Le sol à vue assez d’étincelles pour ne plus être sensible. Je vous ferais une visite commenter dans quelques minutes le temps de remonter votre stylo si cela vous vas ?"

Je me redirige vers le bureau avec la plume et la pompe laissant le photographe prendre ses premiers cliché si il le souhaite. J’ai mis derrière la porte mes recherches et coffré les dragons qui ne doivent être vue. Je joue donc quelques instants avec le bois que j’ai travaillé quelques heures allant jusqu’à une finissions que j’affection particulièrement du 2 000 plutôt que de m’arrêter à un 220 comme de nombreuses personnes le font. Je trouve qu’ainsi l’huile révèle la vérité du bois et ne vient pas seulement se loger dans les petites fissures qui aurait pu être crée. Je joue quelques instants en vissant la bague qui vient serrer la plume puis rajoute le corps qui cache la pompe toujours du même bois lui vient simplement se glisser alors que la pompe s’enfonce pour passer puis dans un dernier mouvement retrouve sa place avant de mourir essoufflé verrouillant l’objet, pourtant j’ai pris soin de rajouter une dernière contre bague en cuivre cette fois-ci car j’aime le contraste qu’il donne avec l’or, qui elle vient se visser sur le dernier bout du stylo, je l’ai déjà longuement travailler et elle est la bonne taille bien que ceci m’a pris plusieurs couples d’heure et un certain nombre de ces petites bagues car j’avais déjà fini de travailler le bois. Mais sur une pièce de cette taille ce n’est pas la consommation de métal qui a une importance, c’est le temps.

Je lui tends le stylo remis dans le carnet, elle l’a déjà vue et puis elle pourra en profiter pour l’utiliser car il parait qu’il est question de décrire ma forge…

J’aime bien ce lieux, la vie y grouille, elle y pépite, elle échange des sons dignes d’un rêve, bizarre étonnant, elle parle par le biais des dragons. Je suis contant de leur avoir fait un nid, ils y sont sans doute mieux, le bois qui les protège de la chaleur des forges et des bruits du marteau les rends plus joyeux, leur voix résonne dans le coffrage comme si ils avaient fait des petits, des petits dragons qui ronronnes et piaillent comme des bêtes qui répondent au grincement du bois.

Chez moi, dans mes contrées il y a des centaines de dragons, partout, on les nomes de tous les noms et parfois on leur préfère des démons que l’on appelle Oni ou des petits dieux de la nature que l’on nomme Kami mais dans tous les cas ils finissent très vite par ressembler à des dragons qui eux aussi ont des centaines de noms mais ici ils n’en ont qu’un … Pourtant je les entend bien, tous différents, plein de murmure dans les tréfond de la forge.
Ils naissent tous du bois et de la rivière, un mariage réussit entre un grand dragon et l’esprit d’un chêne qui a servi à faire la roue à aubes, j’aime l’idée d’une roue à Aube, comme si elle faisait lever le matin, comme si elle était le début, car à mon avis c’est un dieux de la rivière, il est paresseux et à plein d’amante tout le long de la rive, la mienne n’est qu’une parmi tant d’autre mais la mère de ma forge est une roue à Aube, une roue qui engendre par le rêve et le métal, par la magie de ces lieux, des centaines de vie qui se rue dans le plafond et joue avec douceur ou force. Là-haut ils grandissent, dans les recoins du bois qui leur parle, qui les nourrit de ces histoires qu’ils raconte surtout lorsque les température changent, mais ici les températures changent tout le temps car c’est ainsi qu’on fait chanter et prendre vie au métal. Alors le bois ne tarie jamais d’histoire pour les petits dragons qui l’écoute et susurres en réponse. Ils sont jeunes à cette époque et ne savent pas faire grand-chose, mais ils descendent dans les centaines d’arbres, joue sur les roue qui les entrainent petit à petit en bruissant ils joue tourne et "rondent" comme des rodeurs malicieux petits esprits, Qilin de son, Kirin de métal.
Puis ils descendent petit à petit plein de vie, bruissant toujours et s’arrêtant pour remonter là où les systèmes ne sont enclanchés, ils finissent par trouver leur chemin, grand de toute leur force, pour venir porter leur énergie aux machines qui en ont besoin où ils finissent de s’incarné dans les objets.

Certain finissent comme leur père dans l’eau où ils se transforme en métal après être devenu pure énergie.
D’autre se loge dans le marteau pilon attendant le dernier moment pour sauter dans une arme et lui donner vie, vous les voyez facilement, il suffit d’observer, vous les entendant crier de joie et courir le long des engrenages qui sont visible sur le mur, le long de l’arbre de transmission jusqu’au marteau pilon, et là alors qu’ils descendent, ils sautent du système d’entrainement pour se loger en boule dans le marteau, près, souriant, et attendent que ce dernier s’écrase, alors juste quand il se relève, vous voyez les derniers, sous forme de flamme et d’étincelles, mais de celles qui voudrait rejoindre le métal. Ils sont là, pépiant, souriant, plein de joie et de vie, future arme qui s’endorment en attendant leur propriétaire, doucement, et fusionne entre eux en repassant dans le rouge de la forge. Là ils sont visible, mais on les entend partout dans cette forge, les fils de l’eau et de l’Aube.

Mais il n’est pas encore question de ces dragons-là, je commence par le début, les choses qu’ils déjà vue et retourne vers les cuves :

"Voici l’une de mes plus grosses batteries, tout la force ici vient de mes dragons qui murmure dans le plafond, et du mariage du fleuve avec mon moulin. C’est eux qui entraine tout cela et une série d’aimant tournant dans des bobines me fournit l’électricité qui est stocker là. Elle part ensuite dans les câbles que je vous ai montré et vas jusqu’aux cuves, qu’on appelle des bain, ce qu’il y a dedans par contre est mon secret. Mais toutes fonctionnent pareille, les câbles, un courant, et l’électricité.

Pour le reste … Voici ma zone où je polie et j’aiguise, ici on fait des étincelles, ma forge, ainsi que mon enclumes, divers marteau et mon marteau pilon, si vous souhaiter rester quelques temps encore je vais devoir travailler le métal, un damas m’attends avec impatience. Mais il vas falloir le commencer depuis le début et il vas faire chaud et y avoir bon nombre d’étincelles. Quand à ici c’est ma zone d’instrument, de quoi percer, scier, le tout est lié à ceux qui vivent dans mon plafond et amène la force, car je ne suis pas quelqu’un de très … Large d’épaule.

Si vous êtes presser je vous raccompagne quand vous avez finit, si vous voulez des étincelles je vous invite à rester, mais il faudra prendre votre mal en patience car je ne pourrais m’arrêter avant au moins deux heures …"

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MessageSujet: Re: Dernière Main   Jeu 1 Nov - 8:49

Si cela leur allait ? En quelque phrases, l’ingénieur venait de faire deux heureux dont les visages s’illuminèrent chacun à leur façon. Le photographe replongea au-dessus de sa chambre noire afin de capturer le montage électrique dans lequel baignaient les pièces métalliques du stylo.

« Ecartez-vous s’il vous plait, photo documentaire… »

S’il restait courtois, il ne s’embarrassait pas de mots inutiles lorsqu’il s’agissait de son travail. Pour pouvoir avoir une vue complète sans rien laisser hors champ, il était obligé de se mettre sur la pointe des pieds malgré sa haute taille et de s’appuyer contre une poutrelle pour regagner un peu de stabilité. La vue plongeante devait être la meilleure qu’il avait trouvée. L’unique pied de la chambre noire allongé à l’extrême, Salwa le regarda finir de se caler le déclencheur dans une main et le flash dans l’autre et se demanda jusqu’où il était prêt à aller pour un bon cliché.

« Attention aux yeux ! »


Salwa se détourna et mit sa main devant ses yeux fermés. Elle avait déjà expérimenté les désagréments d’une trop violente lumière de flash qui vous poursuit pendant des heures sous la forme d’un nuage blanc devant les yeux et cette mésaventure lui avait servi de leçon. Elle entendit l’explosion étouffée du flash et toussa un peu sous l’effet des fumées qui mirent quelques secondes à se dissiper. Sa main s’agita devant son visage pour chasser les dernières volutes tandis que ses yeux papillonnaient pour distinguer l’ingénieur à travers ce brouillard.

« Je ne vous ennuie plus. Je vais aller traîner mes plaques plus loin. Votre domaine est un régal pour quelqu’un comme moi. »

Le regard d’aigle s’était mis à pétiller au milieu du masque osseux et broussailleux du photographe.

« Ne vous dérangez pas pour, moi. »

Visiblement, il était autant attiré par le côté graphique de l’endroit que par son utilisation précise. Il s’éloigna en laissant l’ingénieur et la journaliste à côté du bain miraculeux puis jusqu’au bureau où elle le regarde rassembler les éléments du stylo. Ses gestes sont aussi fins que sa poigne doit être puissante pour manipuler bien des éléments de sa forge. Il est évident pour elle qu’elle côtoie un des meilleurs artisans et plus que cela, d’Excelsa. Pourtant elle n’est pas femme à s’enthousiasmer pour quelqu’un pour simplement un travail bien fait, chose plus que normale à ses yeux. Elle admire les jeu de couleurs et de matières qui se mettent en place pour former le ravisant stylo et se demande si elle a envie d’en faire la publicité ou bien de garder jalousement ses compétences pour elle seule. Elle est de plus en plus persuadée que la cité gagnerait autant que lui à s’enrichir de ses talents. Les restrictions xénophobes de la ville et de l’Académie lui semblaient tellement ridicules !

Presque intimidée elle reçoit le carnet et le stylo ses yeux allant des objets aux yeux de l’Atlasi. Elle a un peu honte de l’émotion qui l’envahit. Décidément, les choses ont tellement plus de valeur lorsqu’on a assisté au moins à une partie de leur fabrication ! Mais elle n’est pas de celles qui se donnent en spectacle et se contente d’une petite remarque sensée exprimer sa satisfaction tout en gardant la dose de dérision dont elle use volontiers, non seulement pour lancer les piques qui lui ont valu sa réputation de d’insolence, mais aussi pour maquiller ses émotions.

« Je suis une petite veinarde ! Cette folie va me couter ma fortune et le peu de modestie qu’il me reste ! »

Elle ouvre le carnet à la première page, saisit le stylo de sa main gauche et dévisse lentement le capuchon de la pince de son autre main. Aucun gémissement du court pas de vis ne vient troubler la rencontre de la rouquine avec le stylo dont la plume tout juste sortie de son bain aurifère brille comme une pépite de soleil. Elle adresse un petit clin d’œil au maître artisan avant de tracer avec soin un simple mot en haut de la page : Merci !

La plume glisse comme une caresse sur le papier, sans le moindre accroc sur la surface blanche qui murmure à travers le stylo et la main de la journaliste jusqu’à son plaisir. Elle se mord la lèvre inférieure jusqu’à ce que sa main, un peu tordue au-dessus de la ligne pour éviter de balayer l’encre encore humide, ait apposé le point d’exclamation. Elle regarde les pleins et déliés parfaits et tend le carnet d’une main et le stylo de l’autre à Huoyao Hei.

« C’est juste parfait ! Une petite dédicace avant que ma main ne corrompe cette merveille ? »

Mais le temps de la visite arrive et comme s’il l’avait compris, ou qu’il ait eu le temps de prendre tous les clichés qu’il voulait, Tomáš Smutný les rejoint pour ne pas en perdre une miette. Le maître des lieux passe devant et au regard qu’il jette sur les différents modules, on devine l’attachement qu’il a pour son métier _ mais peut-on dire SON métier pour un homme aux milles savoir-faire ? _ et le souffle de vie qu’il a instillé dans ce qu’elle ne sait qu’appeler machine. Son regard est comme celui d’un père fier de ses enfants ou d’un shaman qui devine des esprits, les bons et les mauvais, les petits et les puissants dans chaque élément qui l’entoure. Elle se contente de reprendre mot pour mot chaque phrase et chaque explication évidemment pour ne pas en perdre une miette, mais aussi parce le stylo semble animé de sa propre volonté de noircir avec élégance tout ce que le carnet pourra lui offrir.

De temps à autre, elle se tourne vers le photographe et lui demande du doigt et d’un regard interrogateur s’il a pris tel ou tel élément de l’installation vibrante d’énergie. Pour toute réponse elle reçoit suivant le cas un hochement de tête rassurant ou des yeux excédés qui se lèvent vers le ciel comme si la rouquine doutait des compétences de l’homme au regard de rapace. Elle se détourne alors en levant une main approbatrice pour signifier qu’elle aurait dû le savoir et qu’elle lui fait confiance.

Petit à petit, l’histoire de la roue à aube qui écoule le temps sous forme d’énergie dans les entrailles de la forge s’écrit sur les feuillets avec les cliquetis de métal et les chocs mats comme compagnons de cette venture industrieuse. Tout est lié comme dans une vaste chaîne ou chaque chose a sa place et son rôle au service de l’ingéniosité du travailleur. La dernière proposition est alléchante et le journaliste se tourne vers son photographe pour prendre son avis. Celui-ci se contente de lui pointer du doigt avec une grimace désolée, sa montre à gousset qui dépasse d’une des poches de son gilet léger. Même s’il ne donne aucune explication elle comprend qu’un confrère va leur voler la présence de Tomáš. La jeune femme tourne le même air dépité vers l’artisan.

« Une autre fois ? J’adorerais poursuivre notre collaboration… »


"Jadorerais"! Lorsqu'elle parle ainsi elle repense à l'idiote adolescente qu'elle était et qui n'avait pas peu des exagérations de son expression. A croire qu'elle n'avait pas tant mûri qu'elle le pensait parfois... Un sourire amusé et mystérieux se peint alors sur ses lèvres.

« Et puis j’ai quelque chose pour vous comme convenu. En haut serait peut-être mieux non ? »

Ce n’est que son avis mais l’ingénieur est si à son aise dans les recoins de son antre, qu’elle n’ose préjuger de sa réponse.

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MessageSujet: Re: Dernière Main   Lun 5 Nov - 8:19

Je me posais là, quelques papillons dans les yeux, je suis un peu con mais j’adore regarder les étincelles qui volent, et les flammes qui explosent quand je frappe le métal, alors, même si j’étais derrière le photographe, je n’ai pas pu m’empêcher une fois de regarder le flash. Il est comme je l’avais penser, et comme je l’avais déjà fait pour le plaisir de faire de la chimie. Mais ça ne m’empêche pas de le trouver beau, comme je trouve le feu magnifique.

Quand j’étais encore jeune je me souviens avoir dit ça à l’une des demoiselle que j’ai fréquenté pendant, étonnamment fort peu de temps, elle est partie rapidement, trouvant que j’étais dangereux, mais le feu est beau, magnifique, dangereux mais magnifique. J’ai regardé bruler l’une de mes forges par le passé, plein de sentiment contradictoire, mais je pense tout de même que ce fut une fin magnifique, quelque chose de beau qui détruit plein d’espoir et qui apporte autant de tristesse que de joie et de chaleur … Bah ce n’est qu’un instant de folie dans un flash, pour faire un jeux de mot sans grande valeur.

Et puis elle me tend le carnet j’écris alors trois mots dans ma langue, kēxué, zhēnxiàng, zhīdào, c’est ce que je souhaite à ce carnet, science, vérité et savoir. Je pense que ce petit bout de papier saura bien plus que la plus part des gens dans toute leur vie, il verra et vivra des centaines de choses, toutes plus effarantes les unes que les autres, toutes plus incroyables. En tout cas je lui souhaite pour ma part. Je ne vois pas trop ce qu’on peut souhaiter d’autre au carnet d’une journaliste. Je joue un instant avec la plume en marquant les mots de ma langue, elle est plus vivace que ce que j’aurais aimé pour ma langue mais après plusieurs échec j’ai compris que leur lettre avait besoin d’une plume plus vive, le pinceau n’écris que très mal leur langue, elle s’écrit mieux avec un bout de bois et du charbon. Alors c’est ce que je suis allé chercher avec cette plume, laissant tout de même ce qu’il faut de souplesse en ouverture pour finir des belles lettres. Elle passe pour écrire de l’Atlasi si on prend le temps et la volonté de jouer avec la puissance.
Je doute aussi qu’elle ne le corrompe mais je lui laisse cette appréciation dans un sourire.

"Très bien je travaillerais le métal dans quelques heures, ou ce soir après ma fermeture alors. Mais ce sera un plaisir aussi pour moi de vous revoir.

Et montons alors, je vous fait confiance, cette zone est magnifique mais n’est pas fait pour y parler ou y discuter, il y a beaucoup trop de sons, beaucoup trop de mouvement qui perdent les yeux … Je vous laisse monter en premier, je raccompagne votre photographe à la porte et nous monterons dans le petit salon alors."


Je fais donc ce que j’ai promis, laissant la demoiselle et le photographe avec tous ses objets monter en premier, je ne suis pas vraiment fort ou solide mais j’ai une bonne main qui est habituer à tenir le marteau, alors si l’un d’eux tombe je pourrais sans problème amortir la chute, c’est vrai que ce petit escalier est un peu raide mais il est beau.

Je fais mon arrêt au rez-de-chaussée, ouvre la grille et ramène l’homme jusqu’à la porte, le saluant une nouvelle fois puis rajoute du temps à mon verrouillage, j’ai assez peu de client en vérité et j’avais déjà prévenu qu’aujourd’hui je serais pris pour ceux qui aurait pu se sentir concerné depuis que j’ai discuté avec la demoiselle. Je ne me fait donc pas de souci sur le fait qu’il n’y aura sans doute personne qui ne voudrais venir aujourd’hui, et puis si c’était le cas ce sera triste pour eux mais pas pour moi, les cheveux cuivre et dansant de la demoiselle m’ont donné une idée une idée complexe, et à travailler, longuement, mais je tiens à essayer de faire un damas dans les tons de cuivre, fin, avec des milliers de couches jouant entre un sombre d’ombre et un cuivre magique, s’emmêlant parfois …

Je vais probablement faire autant d’étincelle que la demoiselle en fait couramment. Je souris à cette idée, bien qu’un peut déplacer et juste une métaphore. Je monte donc avec elle dans le petit salon avec ce sourire et admirant sa chevelure alors qu’elle monte les escaliers devant moi. Oui un tel damas serait magnifique, figé malheureusement, mais beau.
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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Ven 9 Nov - 21:11

La journaliste ne parvenait pas à savoir ce qu’elle devait observer en premier lieu, la forge ou le forgeron. Elle a bien conscience que chacun des deux termes est d’une simplicité insultante tant le personnage semble maîtriser de savoirs et de savoirs faire. Elle voudrait faire la liste de toutes ses compétences qu’elle en oublierait sans doute à l’image de tous les recoins de son territoire souterrain.

Là aussi le terme est inexact car même si les trois protagonistes sont descendus depuis le niveau de la boutique, ils sont, si elle a bien compris au niveau du fleuve, là où la roue à aubes tire toute sa puissance et la plus grande partie de l’énergie dont s’abreuve le ventre vibrant et somme toute assez fermé dans lequel ils sont comme tolérés. Ils y sont un peu comme les héros avalés par les léviathan marins qui n’attendent que l’occasion de les digérer, mais aussi comme abrités dans une matrices maternelle avant l'émergence lumineuse de l’enfantement. Comme son propriétaire, il y a ce que l’on peut voir et ce qui est caché. Ce qui est visible est fantastique et la journaliste se demande si ce qui dissimulé recèle de plus grandes merveilles encore ou si au contraire constitue la part obscure de leur hôte.

Elle a regardé son regard papillonner de curiosité et ces deux faces sont brièvement apparues à la rouquine la face lumineuse curieuse et émerveillée qui côtoie celle plus sombre qui semble rechercher le danger de la découverte.

Mais elle chasse bien vite ces réflexions, elle n’est ni une poétesse ni une psychologue, même si elle se laisse aller à ce genre de divagations, elle connaît ses limites artistiques et scientifiques, limites regrettables en telles circonstance alors qu’on est amenée à partager des moments de vie avec un scientifique qui semble devoir mettre tant de poésie dans son oeuvre. Devoir, pouvoir, elle ne sait quel terme choisir alors qu’elle regarde l’Atlasi s’essayer avec le stylo avant de se rabattre sur un autre instrument apparemment plus adapté à tracer les idéogrammes de sa langue. Elle lui adresse une interrogation muette. Lui dira-t-il ce qu’il a écrit?

Mais ce n’est pas le moment de la traduction mais celui de la suite. iI entérine les impératifs ou les désirs de ses visiteurs et leur montre le chemin du retour à ce qui pourrait s’apparenter à la vie réelle, tant la forge les a maintenus dans un état différent de la surface. Le photographe passe le premier avec son attirail et sa barbiche souriante en avant pour le guider comme l’éperon d’un navire dans une rade portuaire escarpée. La journaliste lui laisse quelque marches d’avance, histoire de ne pas subir la domination humiliante de sa stature encore augmentée par les degrés du colimaçon. Les vendeuses de chaussures osent dire que monter les escaliers en talons affine le mollet. Elle a toujours entendu cela comme une escroquerie, mais s’en contente alors qu’elle pose les pieds avec précaution pour ne pas en accrocher le nez et risquer de trébucher. Sa progression est précautionneuse et un peu ondoyante mais lui permet de rejoindre l’épouvantail sans encombre.

Celui-ci fit ses adieu sans cérémonie mais au sourire aquilin qu’il arborait on comprenait assez vite qu’il n’avait qu’une hâte, se terrer dans son laboratoire de développement pour apprécier les clichés dont il venait de faire moisson capturées dans les plaques soigneusement emballées et qui attendaient patiemment les bains chimiques qui les révèleraient au monde.

La porte de la boutique est maintenant verrouillée et les deux complices se retrouvent bientôt au petit salon. La jeune femme s’y sent déjà comme chez elle, mais attend l’invitation à s’asseoir ou toute autre chose. Toutes les leçons de bienséance de son enfance n’ont pas été totalement inutiles et les convention sociales ne lui pèsent pas. D’ailleurs, c’est toujours un atout de pouvoir se comporter en société. C’est sans doute basé sur une sorte d’hypocrisie mais cela ouvre quelque portes ou finit de forcer celles qui résisteraient à un goujat.

Et puis elle prend un air mystérieux et joueur en s’approchant de la petite table du salon sur laquelle elle dépose son porte document et l’ouvre lentement. en regardant son hôte.

“Je vous devais cela selon nos accord.”

Elle penche légèrement la tête comme pour vérifier la présence du paquet. Soigneusement plié dans un fort papier brun, il ne paie pas de mine et pourtant si le forgeron savait le mal qu’elle s’était donné pour obtenir son contenu...


“J’espère que cela vous satisfera…”

Sa main s’est glissé à l’intérieur du soufflet de cuir pour en ressortir le précieux objet. Nous sommes bien éloigné ici d’une quelconque joaillerie. Il n’est question que de savoir et si son choix, comme elle l’espère, se révèle juste elle espère bien susciter un peu de plaisir chez l’ingénieur dont l'attirance pour l’électricité n’est plus un mystère. Du format d’un normalisé des publications courantes, il fait un peu plus de deux centimètres d’épaisseur et se voit bientôt déposé avec précaution sur le plateau de la table devant le forgeron.

La femme est à deux doigt d’en décrire le contenu, mais se retient afin de ménager le suspense et la surprise du destinataire. En outre, si elle a en gros compris de quoi retournait la thèse, elle est bien loin d’en avoir compris le contenu dont elle n’a parcouru que le sommaire. C’est avec presque autant d’impatience qu’une enfant devant ses cadeaux d’anniversaire, elle attend que le paquet soit ouvert et scrute le visage du forgeron afin de déterminer si elle est tombée juste dans son choix.

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MessageSujet: Re: Dernière Main   Mar 13 Nov - 8:12

Je m’assoie et la regarde commencer son spectacle, c’est une comédienne qui s’ignore, ou le sait, en vérité je n’en sais trop rien, mais au vue de ses formes, ses paroles et sa façon de jouer des deux je dirais qu’elle le sait et qu’elle connait la comédie largement. Ho pas celle de mon pays, mais celle qui sert à avancer dans la vie, celle qui permet de faire semblant, celle que sérieusement je ne connais pas et que je trouve sans intérêt. Elle pose son porte document et une sorte d’enveloppe en sort contenant probablement un livre ou quelque chose, j’ai cru comprendre que c’est suite à notre travail en commun donc un livre de science.

Je suis plutôt heureux mais c’est compliqué, dans mon pays les cadeau ne sont jamais ouvert devant les gens, et ce même les cadeau de travail, alors je ne sais pas trop comment réagir devant le cadeau. Non je sais comment on est sensé réagir mais comme je l’ai déjà dit moi et la comédie c’est … Diffèrent, pour ne pas dire qu’on peut rentrer plusieurs forgerons un peut cliché entre la comédie et moi. Je m’attends donc à tout et surtout à être mal à l’aise.

Et puis elle sort la thèse, à son visage à son envie de raconter la suite, je me doute qu’il a été compliqué de se la procuré, je lis donc le titre, c’est sur la communication et l’électricité … vraiment ? On peut communiqué ? Comment ça ? Je n’en sais pas assez sur l’électricité, et je n’ai pas besoin de jouer la comédie pour que mon visage s’éclaire, bien que toujours digne. Une histoire de culture.

Je l’ouvre donc pour en lire l’abstract, je parcours le sommaire, la plus part des choses dont j’ai besoin y sont, j’aime les thèses pour ça, on a besoin d’aller se poser sur des savoir puissant alors pas de course effréné à la stupidité pas de poursuite, on commence par posé le début, et je me dis que même l’introduction sera longue à lire, je vais avoir besoin d’annoté. Je pense à aller chercher un crayon ou un fusain quand je lève les yeux à nouveau en la voyant, le petite flamme heureuse, dansante, je ne sais pas pourquoi je pense ça, probablement une pensée de forgeron mais c’est ça elle est heureuse de ce qu’elle a fait petite flamme.

Je me lève donc et m’incline bien bas en remerciement :

"Cela est parfait, il comble tous mes espoir, j’espère avoir à nouveau à travailler avec vous au vue des payements, ceci dit pas trop vite lire ceci vas me prendre un peu de temps … Mais bon je peux me constituer une bibliothèque.

J’avais l’intention d’aller forger, je me vois pris, écarteler entre cette idée là et celle de lire ce que vous m’avez ramener. Je vous laisse donc le choix, voulez voir la création d’un Mokume-gane, un damas ? Ou souhaiter vous rentrer ? Comme j’en ai pour quelques longues heures pour le damas je peux vous loger ce soir, le quartier n’est pas sûr en soirée, il y a une chambre à l’étage, pour ma part je dormirais sur le canapé, si je dors …"


Je lui souris, après tout c’est son choix, si elle décide de partir je la remercierais une nouvelle fois puis l’amènerais à la porte, si elle choisit de rester alors nous descendrons à nouveau dans la forge après que je lui ai montrer la chambre après tout elle est enfermé avec moi de ce côté de la grille. Alors autant qu’elle sache où elle pourra aller dormir quand j’aurais oublié le cours du temps à travailler sur un damas.
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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Sam 17 Nov - 8:28

La vie, elle le sait, est un théâtre. Très tôt elle en a pris conscience. Elle se saurait dire quand ni à quelle occasion, mais il lui semble que cette conscience a toujours été la sienne au point qu’elle soit devenu le personnage qu’on voulait qu’elle devienne en en restant consciente. Petite, on n’était fière que de la poupée qui connaissait par coeur la position des couverts à table et aurait pu manger à la table du conseil. L’enfant impertinente et remuante n’était pas la bienvenue dans ce monde et Salwa avait comme tous les enfants besoin d’être aimée de ses parents qu’elle adorait. Il suffisait de se trouver des activités cathartiques pour supporter le corset symbolique de la maison Hawabazzi. Se faire aduler par des camarades en même temps que trouver des souffres douleurs à l’école, puis passer ses nerfs sur son précepteur en sachant qu’il n’avait aucune véritable arme contre elle firent longtemps l’affaire jusqu’à ce qu’elle appelait LA promenade. Ecrire prit alors le relai. Cette maudite passion dont elle ne pouvait plus se passer et qui avait causé la perte de son petit monde pour la propulser dans le réalité qui lui demandait à son tour d’endosser un nouveau corset et de cacher sa toujours présente impertinence. Choisir le masque qui plairait devint une seconde nature à l’adolescente entraînée par son enfance à l’exercice. Il suffisait de pousser l’art un peu plus loin et de se se dire que chaque pas côté cour ou côté jardin la faisait en fait changer de pièce et de rôle. Il s’agissait de savoir passer de l’ingénue un tantinet naïve à la panthère capable de sortir des griffes inattendues chez un petit gabarit de son genre. Sourire aux magisters du Conservatoire même si leur potentiel à convaincre les élèves étaient proche de zéro, écrire comme on le lui demandait et non comme elle aurait voulu, Déchirer froidement le papier d’une concurrente qui l’avait plagiée en l’assassinant du regard regard. Se déguiser au sens propre et lutter contre ce qui pouvait révéler au monde un point faible tout en détestant ceux qui parvenaient à les identifier. Ceux-là, elle n’avait pas d’autre choix que de se mettre hors d’atteinte.

Il en est un auquel elle ne pourrait sans doute jamais se soustraire, mais dont elle connaissait la loyauté. Le “patient précepteur” qui ne se mettait jamais en colère hormis une fois, une seule fois pour au moment où il avait fallu lui mettre les points sur les i pour la jeter dans l’arène aux lions. Aux lions! S’ils n’y avait eu que des lions! Mais elle l’avait vite compris,le monde était plein de prédateurs, tigre, loups que l’on voyait venir de loin, mais aussi de charognards, chacals, hyènes et vautours qui se tapissent dans l’ombre des chasseurs en attendant leur heure. XXXXX ne faisait que rarement irruption dans sa vie mais suivait avec confiance l’évolution de celle qu’il avait fini par surnommer “sa renarde”. C’était facile jugeait-elle de faire référence à sa couleur de cheveux pour trouver cette métaphore. De son côté lui savait bien qu’elle était aussi opportuniste que le goupil, aussi difficile à cerner que le rusé bandit capable de se tirer d’affaire dans tous les milieux. Jamais plus insaisissable que lorsqu’il se sent en danger.

Cependant, la renarde ne saurait rester une comlposition sans risquer de se perdre et si étonnant que cela puisse être elle aie les moments de sincérité auxquels elle peut s’abandonner et aujourd’hui, rien de ce qu’elle présente n’est mensonge ou tromperie. Evidemment, il n’est pas question de se livrer, mais le travail avec le forgeron est de qualité et cette relation lui convient et la confiance qu’elle lui propose est bien celle d’une professionnelle à un autre professionnel. Elle a gardé de son enfance dorée le goût du jeu qu’elle convoque naturellement lorsqu’elle veut ménager sdes effets même en direction d’une personne qui ne mérite pas qu’elle se compose de masque. Ce fut jusqu’au bout qu’elle étira le temps pour tendre le paquet à l’ingénieur mais le regard impassible de ce dernier la renseigna vite sur l’éloignement qu’il avait au jeu.

Une fois le paquet remis, elle cessa de jouer et se contenta d’observer les réactions empruntées de son consultant. au regard qu’il lui jette, elle comprend qu’elle attend beaucoup de sa part si elle insiste pour qu’il prenne connaissance du contenu. Évidemment une pointe de déception lui gâche un peu de son plaisir. Elle a donné du temps et de l’énergie afin de se le procurer et elle espérait un peu que cela fasse l’effet mérité, mais elle sait ne pas connaître suffisamment son interlocuteur pour accepter qu’il n’est pas le même sens du jeu et des cérémonies. Alors elle laisse vagabonder son regard dans la pièce, sur les sobres éléments d’architecture et de mobilier qui la composent, manière de ne pas presser davantage Huoyao Hei à des manifestation qui ne seraient pas les siennes. Après tout ceci n’est pa vraiment un présent car il est le produit d’un marché qu’ils avaient conclu tout les deux et qu’elle se devait d'honorer.

Elle pourrait même prendre congé pour le laisser au prise avec le paquet qui semble le figer comme une coulée de fonte qui refroidirait trop vite. Enfin il se décide à sortir l’ouvrage qui bien sûr ne paie pas de mine mais dont elle espère des trésors. La suite est cependant bien celle qu’elle espérait. Celle de la satisfaction exprimé par un visage sévère mais que l’on vient de contenter. De son côté elle garde le visage neutre de celle qui ne remarque rien ou qui considère les choses comme normales, ce qu’elles sont d’ailleurs. La petite courbette aurait pu la mettre mal à l’aise car si peu en usage à Excelsa qu’elle est réservée aux puissants du conseil, mais elle doit admettre que c’est le genre de manifestation que son égo accepte sans difficulté. Et puis, le remerciement du forgeron est si plein du contraste de la reconnaissance et presque du rejet de sa personne qu’elle manque d’éclater de rire et ne peut réprimer un sourire amusé. Elle comprend parfaitement ce qu’il veut dire, mais cette façon de la mettre à distance avec une éventuelle nouvelle collaboration est si maladroite qu’elle en est touchante. D’ailleurs comme si c’était tout à fait normal, le temps du protocole semble déjà toucher à sa fin afin de permettre à l’artisan de passer à la suite de ses projets qui semble sans fin. En cela elle se reconnaît un peu dans l’étrange personnage qu’elle apprend à connaître.

Elle n’est pas de celles qui se complaisent dans un seul projet, une seule enquête, un seul papier. D’ailleurs, il arrive bien souvent que chacune des pistes qu’elle suit souvent à l’instinct recroise une de ses soeurs alors elle trouve d’autres sources à creuser ou à interroger. Elle se maudit parfois d’être bien trop intéressée par le monde et tout ce qui le compose. Et d’ailleurs, elle ne sait en quoi elle pourrait profiter de la nouvelle proposition qui vient de lui être faite, mais le terme de Mokume-gane seul, suffit à attiser sa curiosité et le feu de son regard.

“Un Mokume-gane? Je ne sais ce que c’est mais dans votre bouche ça a l'attrait d’une musique et l’urgence que cela semble revêtir pour vous est un aiguillon à le découvrir.”

Elle a répondu sans beaucoup d’hésitation jusqu’à même se sentir peut être inconvenante.

“Cependant je ne voudrais pas envahir votre univers plus que la bienséance ne saurait le supporter; Je pourrais très bien dormir sur le canapé. Vous êtes chez vous ici.”


Elle aurait pu ajouter qu’elle pouvait également affronter les hasards de la nuit sur le chemin de retour, mais son appartement était vraiment éloigné et un fleurettiste masqué hantait peut-être les rues d’Excelsa. Étonnamment ou à cause de son insouciance résiduelle, elle ne pensait pas en premier lieu à toutes les petites frappes dont elle avait bien plus de chance de croiser la route.

Malgré cette protestation, elle se laisse entraîner au dernière étage du moulin, vers la chambre du forgeron. Sans doute cette incorrigible curiosité qui ne semble pas prendre de repos qu’elle pourrait excuser par la nécessité de compléter le portrait qu’elle se fait de son hôte, mais qui n’a en réalité besoin d’aucune justification pour s’exercer à tout moment que les saints octroient à Excelsa. L’endroit est plutôt classique au point de peut être décevoir la rouquine. Un lit, quelques armoires et des livres, des quantités de livres dont la majorités portent sur la tranche des idéogrammes atlasis mais certains dont elle peut, au passage, déchiffrer les titres rattachés pour la plupart au monde de la forge et de la mécanique, une bassine avec de l'eau, un dernier poele flaqué de son panier à bois. Tout y est ordonné comme la gorge. d’où vient sans doute le ronronnement qui monte dans le conduit comme celui qui fait vibrer la gorge des chats. Peu de choses en somme qui en révèle plus sur l’artisan. Juste un nid douillet sans plus pour reposer le forgeron après un cycle de travail, car si elle a bien compris, son travail n’a rien de nycthéméral.

En redescendant, elle se saisit de son crayon, du précieux carnet tout neuf et enfin du stylo, merveille de technologie et d’esthétique à ses yeux qu’elle montre fièrement à l’artisan.

“Vous ne m’avez pas dit ce que je vous devais pour ses merveille.”

Il n’avait pas répondu, dans le forge, à la même interrogation déguisée qu’elle avait formulé sur le même sujet et après le cadeau du drôle instrument d’auto-défense de leur première rencontre, elle ne pouvait imaginer qu’il s’agisse d’un nouveau cadeau, alors qu’elle le suit jusqu’à la forge.

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MessageSujet: Re: Dernière Main   Mer 28 Nov - 9:05

Je lui souris avant de s’engouffré dans les escalier pour descendre vers la forge et réponds simplement.

"Pour le crayon fixez votre prix et donner le moi quand vous le voudrez, ça sera aussi simple, je ne l’ai pas chiffré et je n’en ai pas l’envie. Quant au canapé, il y a des chances que je n’aille pas dormir, ça serait triste que la lit ne serve pas alors que la canapé lui serve pour dormir. Mais après tout, je ne sais pas trop comment il convient de traiter les hottes ici alors vous aurez le dernier mots, chez moi vous me feriez un affront en dormant sur le canapé."

Je dévale tranquillement les marches avec un rythme classique, posé et répété qui donne à tout ça comme un son de déjà vue, une cadence que j’apprécie, le son du noyaux de la maison qui résonne. Je me retrouve vite en bas dans la forge où j’allume le feu et actionne les premier engrenages déviant de la puissance de la recharge de la batterie vers les marteaux sans pour autant lancer encore ces dernier ils sont activé au pied mais son près, déjà le doux mais lourd ronronnement de ces dernier commence à raconter la douce vie qui les entoure. Ils sont près quand je me dirige vers la réserve.

Je reviens rapidement avec des seau de plaques métalliques il y a dans ces derniers beaucoup de cuivre, du nickel, un peu d’acier, mais aussi du maillechort, ainsi que deux plaques d’alliages d’or, de quoi jouer avec divers couleurs.

Je me mets à réfléchir à voix haute comme cela m’arrive au final bien souvent :

"Il ne me faut pas quelques milliers de jeux dans l’épaisseur, pour faire ce que je veux, le jeux est le plus souvent entre la lumière du cuivre et les ombres mais il vas me falloir rajouter de la lumière au cuivre alors commençons par aller rajouter ce fil de lumière, voir un fil latéral pour certain, et l’ombre doit être fine. Nous disons donc soit trois plaques de cuivre, soit deux et une maillechort, qui peux être remplacer par de l’argent, suivit de toute façon entre chaque lot de trois soit par un nickel soit par un acier plus classique.

Pardon je vous explique, le Mokume-Gane est un alliage, enfin une sorte d’alliage fait en soudant à la forge divers métaux, on voit donc chaque ligne qui s’enroule en fonction de ce que je ferais avec, je veux aller chercher le cuivre mais pas seulement le cuivre, je veux aussi jouer sur des couleurs plus foncer et plus claire et pour ce faire il me faut d’autres alliages dans l’argenter pour la lumière crue ou dans l’or pour la lumière tamisé. Pour l’ombre j’ai deux choix, soit le nickel qui vas être dans un claire assombris par rapport aux jeux actuels, soit l’acier qui est fortement carboné et lui vas être très sombre mais vas rajouter de la force. Il vas aussi assombrir ceux qui sont à côté de lui, comme une ombre, alors que le nickel lui ne le fera pas. Pour le moment je ne fais que le paterne de ligne, ensuite je pourrais jouer sur le dessin que j’imprime dans ce paterne."


Je finis d’assembler mes plaques après les avoir nettoyer et les superpose les unes au-dessus des autres jouant avec divers feuilles de dessins puis les changeant à nouveau jusqu’à trouver un équilibre qui me siens sans pour autant représenter encore grand-chose, les lignes sont trop grosses, trop droite, pour le moment seules ceux aptes à se projeter peuvent imaginé les lignes aussi fines que des cheveux qui s’emmêles les unes dans les autres et tournoient en dansant. Après donc quelques temps, probablement long de réflexion et d’essaye j’ajoute quelques points de soudure à l’arc à mon jeux et le jette dans la forge. Je le ressort rapidement dès qu’il est porté au rouge, le premier jeux est compliquer les température sont très différentes et il ne faut pas que je perde le cuivre sans avoir pu travailler l’acier.

Rapidement j’ajoute mes flux de brassage et le remet au feux, je répète la chose plusieurs fois au milieu des étincelles, les sels fondant à même la surface qu’ils touche tirant vers la surface les oxides que je brosse avec une brosse en fer. Puis quand la chaleur est enfin homogène je commence le travail.
Je l’étire d’abord sur la longueur avant d’arrondir le bloque et de le change de sens pour récupérer des ondulation, mon gros bloque étant devenu long avec des lignes fines invisible qi ce n’est lorsqu’il sort du feu, ondulante.

Je forge encore, quelque part au milieu des étincelles, je frappe, je laisse les choses tourner, je laisse les lignes prendre la forme que je leur demande, lentement, coup après coup, je les guides, je leur demande avec gentillesse, le mokume gane est doux à cette température, les coups fort ne servent à rien si ce n’est à aller chercher des fissures que je ne veux pas.

Puis je commence à plier, avant d’allonger à nouveau, puis replier. Et enfin, lorsque le bloque a été plier quelques dizaines de fois sur lui-même et reforger je le laisse refroidir lentement à côté de la forge.

Mon visage est probablement rouge de la chaleur que j’ai observé de près, l’odeur du étal qui flotte partout cache celle de mon corps et j’essaie mes mains et la sueur après ‘être rincer. Je vais rapidement chercher un creuser dans laquelle je fais chauffer de l’eau et y rajoute du riz. Dans un autre je fais une soupe, enfin je prends une grande plaque de métal propre qui traine pas si loin et la met à chauffer dans la forge.

Je souris à la demoiselle et rapidement j’installe deux chaise dans la forge, l’une viens de mon bureau et l’autre est un rondin que j’amène là, je pose la plaque porté au rouge sur l’enclume au-dessus de deux petites marques de céramiques et sert deux bols de riz ainsi que deux bols de soupe. Quand j’en suis là le bloque qui ne ressemble toujours pas à ce que je veux est à son troisième cycle où il refroidit doucement pour enlever tout son stresse. Car dans quelques temps je vais lui en rajouter bien trop pour qu’il lui reste des stresses précédents. Il siège au milieu de la forge, dans une visse, droit, regardant le ciel, pas si loin de nous. Je lui ai laisser mon bureau ici-bas mais je ne sais pas trop ce qu’elle a fait, j’étais trop concentrer, et si j’ai lancer quelques vagues regards surtout lorsqu’elle quittait son siège c’est bien tout. Sur la plaque chaude je pose quelques crevettes, casse deux œufs, et des légumes ainsi que quelques pièces de viandes qui se mettent à grésillé devant nous. Je sors divers couteaux et plaquettes et je commence à jouer avec ce qui cuits pour les rajouter dans le riz ou la soupe en fonction.

"Comment fut votre soirée ? Voulez-vous essayer ?"

Je parle de la cuisine sur la plaque, assez courante chez moi, après tout elle peut jouer avec ces morceau sans moi, mais la formulation aurait été bizarre, je le sens. A vrai dire je ne sais pas trop comment relancer la conversation, mon cerveau est toujours en partie à ce que je fais ou faisait.
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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Mer 28 Nov - 20:52

Elle reste un instant, interloquée. C’est un peu comme si la pondération de l’artisan s’était envolée devant la perspective de la forge qui l’attendait. Ses réponses deviennent très directes voire désinvoltes. Pas à son égard, cela n’avait rien à voir avec la condescendance de certains mais plus comme si les choses n’avaient plus vraiment d’importance, maintenant qu’il semblait entièrement tendu vers son projet de forge. Son sens des affaires et des relations professionnelles si évidentes jusque là paraissaient avoir disparu. Où était donc passé celui qui certes faisait confiance mais exprimait ses demandes et le coût des choses sans ambages ? C’est à peine s’il paraît dissimuler un certain mépris pour les coutumes excelsiennes alors qu’auparavant il se contentait de noter leurs différences avec celles de son pays. Elle haussa les sourcils d’étonnement et plissa brièvement le nez d’un peu de contrariété ou d’un peu de déception avant de se dire qu’au moins les choses étaient claires et qu’elle pouvait choisir avec autant de franchise que lui et honnêtement, elle n’était pas du genre à bouder le confort surtout si cela pouvait passer pour un affront qu’elle ne souhaiter en aucun cas infliger à son consultant. Elle prit donc le parti de prendre ses réponses avec le plus d’humour possible bien qu’elle ait déjà noté que ce n’était pas la première qualité de l’Atlasi et que l’humour de chez lui pouvait être bien différent du sien.

« Vous prenez des risques ! Qui vous dit que je ne suis pas une horrible pingre ou bien que je ne sois pas parfaitement incapable d’évaluer la valeur marchande de cette merveille dont la fabrication me touche au plus haut point ? »

Puis elle emboîta le pas du forgeron dans les escaliers de sa forge pour combler le retard que sa surprise avait provoquée. Alors que les pas de Huoyao Hei chantaient un galop métallique en dessous d’elle, ses talons se contentait d’une pulsation sèche et claquante sur les marches en même temps qu’elle prenait garde de ne pas marcher sur les pans de sa jupe dans le soulevant de sa main droite gardant la seconde pour tenir le précieux carnet et ne non moins précieux stylo et aussi se rattraper en cas de perte d’équilibre. C’est à peine si elle peut dégager deux doigts pour ce faire et la précaution est des plus illusoires, mais heureusement les degrés s’enchainent sans danger.  Un peu déconcentrée par les précautions nécessaires et le rythme imposé par son hôte, elle poursuivit néanmoins sa réponse avec un sourire amusé aux lèvres.

« Il y a sûrement des similitudes de coutumes entre votre pays et Excelsa… Normalement lorsqu’on propose son lit, un refus n’est pas très bien reçu, mais il est de bon ton de tout de même montrer une certaine gêne à déloger son hôte de son intimité. Je sais, cela doit paraître hypocrite… »

Son discours était un peu saccadé par la descente des marches et la vitesse qu’elle s’imposait, mais elle poursuivit.

« Mais, outre le fait que je suis une petite bourgeoise attachée au confort, je ne saurais me pardonner de vous infliger un quelconque affront et je vous remercie de votre hospitalité. »

La rouquine avait usé d’une autodérision qui ne faisait que refléter la vérité. Elle était effectivement une petite bourgeoise et avait été habituée depuis sa plus tendre enfance à un confort indécent comparé aux conditions de vie de la majorité des citoyens de la cité. Elle en était consciente et l’assumait parfaitement. Elle aurait vécu dans un bouge set couché sur une paillasse, cela n’aurait pas donné plus de luxe aux déshérités de la société et elle aurait trouvé moins de plaisir dans la vie.

Quelques marches plus bas, elle rejoignit enfin, Huoyao Hei, apparemment déjà entièrement préoccupé par sa future création. Ses mains expertes choisissent les leviers qui mettent la mécanique puissante et précise des lieus en branle. Plusieurs fois elle s’écarte pour le laisser aller d’un endroit à l’autre sans le gêner. Autour d’elle, la bête prend vie et sa respiration et ses ronronnements se propagent jusque dans les entrailles de la journaliste comme si elle voulait s »’assurer qu’elle avait bien conscience de la puissance qui dormait ici.

Enfin, elle le voit revenir vers elle ou plutôt vers son poste de forge avec sa matière première. L’impression d’être passée de la préoccupation principale de son hôte à une présence en arrière-plan saisit la rouquine. Heureusement, la curiosité de la journaliste lui permet de faire rapidement contre mauvaise grâce bon cœur et ses sourcils foncés expriment moins la contrariété que la concentration. Le forgeron soliloque, les plaques de métal entre les doigts, les changeant d’agencement dans de petits crissements et claquement de matière. Elle a bien peur de ne plus occuper aucune place dans l’esprit occupé à résoudre ses problèmes et à prendre des décisions sans doute cruciales pour l’œuvre projetée mais bien absconses pour la journaliste délaissée. Si encore, elle comprenait de quoi il s’agit elle pourrait prendre des notes mais pour l’heure, elle ne comprend même pas où toutes ces phrases mystérieuses doivent conduire. Cette nouvelle frustration ajoutée à celle ne plus être le centre des préoccupations de son consultant, finit par assombrir l’humeur de Salwa. Elle joue nerveusement avec le stylo en l’agitant entre son index et son majeur nerveux, ne sachant pas trop ce qu’elle est sensée faire de sa personne et seule son aisance naturelle parvient à lui conserver une contenance acceptable. Son visage s’est fermé mais aurait pu se montrer boudeur

Heureusement, elle semble soudain revêtir une certaine importance et elle prend en note les explications inespérées de l’artisan. De simples « Hum » viennent ponctuer ses arabesques calligraphiques. Une fois les dernières précisions consignées elle ne peut se garder d’une nouvelle question. Curiosité professionnelle ou façon de confirmer qu’elle existait toujours…

« Je me trompe si je suppose qu’il ne s’agira pas d’un objet soumis à de trop grandes contraintes ? Ce projet semble être d’une urgence… »

Mais le maître forgeron retourne bien vite à l’agencement de ses plaques, la laissant une nouvelle fois seule avec ses pensées. C’est à peine s’il lui a indiqué le bureau auquel elle peut s’installer si besoin. Certes, l’application de l’artisans est toujours intéressante, mais son ignorance l’empêche encore de saisir pourquoi tel ou tel choix. En fait elle se dit qu’elle aurait dû garder la chambre noire de son photographe. En réalité, il ne la lui aurait laissée pour rien au monde mais s’imaginer à sa propre occupation lui donnait l’impression qu’elle n’est pas tout à fait inutile et déplacée dan ce monde de chaleur et de métal. Ses yeux se posent sur un vieux tabouret à armature de métal et à plateau de bois. Si elle s’était vêtue différemment, elle aurait pu au moins s’asseoir, mais même en passant la main dessus et malgré l’ordre qui règne ici, elle ne pourrait échapper à une marque humiliante sur son fessier. Rien qu’à cette pensée elle sent qu’elle pourrait rougir de honte. En fait elle aurait dû venir dans sa tenue « Borée » comme elle aimait à l’appeler, au moins elle n’aurait rien craint de cet endroit. Elle aurait fait certes bien moins belle impression, mais pour ce que cela changeait…

Enfin, des étincelles jaillissent un peu comme celles du flash du photographe. Elle détourne la tête et ajoute sa main en œillère pour se préserver de la blancheur et du bleue de la soudure. Elle ne voit plus alors que l’ombre intermittente et ondoyante du soudeur sur le fond de métal et de machinerie.

Une sorte de lingot encore très informe est jeté au feu surveillé par des yeux attentifs, puis il est récupéré. Des fumées acres lui font monter les larmes aux yeux lorsque ces étranges produits viennent enrober le métal porté au rouge. Elle porte sa main devant sa bouche, tousse et se racle la gorge et agite l’autre pour chasser les volutes grisâtres.
Et puis le marteau entre en action. Manié avec aisance il ne semble pas être abattu avec beaucoup de force et pourtant, ses tympans souffrent rapidement le martyr. Elle plaque ses mains sur ses oreilles et plisse un front douloureux. Comment tenir devant l’enclume avec ces étincelles suraiguës aux harmoniques acérées ?

Difficile de prendre des notes dans ces conditions mais elle ne peut se résigner à rater une étape. Lui, entre le feu et le marteau ne semble pas laisser de prise au temps et à la fatigue. Sous ses coups et son savoir-faire, matière s’aplatit, de courbe, se plie et recommence à s’amincir avant de ployer à nouveau. Esther faisait les croissants un peu de cette manière, sa pâte lardée de beure de repliait et se rebeurrait encore et encore pour se feuilleter, un peu comme ce métal étrange. Mais est-ce encore du métal ? A chaque fois que la matière sort rougeoyante du feu, elle y voit comme une vie en devenir qui s’assombrit et bleuit comme fabriquant sa propre armure sous les coup assenés, manquant de se fissurer si le forgeron ne la réchauffe pas assez vite. La cire ! Elle n’avait pas compris pour s’enfiler des bouchons de cire dans les oreilles mais à présent, elle n’a pas le choix et en attrape deux noisettes qu’elle s’applique à leur faire prendre une forme qui pourra pénétrer et obturer ses conduits auditifs.

Dans son coin, elle observe le métal mais aussi le forgeron. Les machines lui donnent les bras qu’il n’a pas et la force qui lui fait défaut. La science et la mécanique sont de belles choses qui permettent à l’esprit de l’homme de transcender ses projets et ses connaissances. La sueur ruissèle suer le visage du forgeron et vient parfois s’écraser en crépitant sur le métal sans que le vapeur ne puisse même soupirer. De temps à autre elle se faufile jusqu’au bureau pour noter quelques mots en espérant ne rien manquer du travail. Mais chaque opération prend du temps et petit à petit elle prend la mesure du temps de la forge qui n’est en rien la sienne.

Enfin, il semble comme se redresser, quitter sa peau de forgeron mythologique et infatigable pour revenir à la vie normale d’un être humain. Lorsqu’il se tourne vers la journaliste, il a le sourire satisfait sur sa peau cuite aux feux de sa forge. Elle se demande brièvement s’il est arrivé à ce qu’il voulait mais même sans notion de forge ni même savoir ce qu’il a en tête, elle se rend bien compte que les choses ne sont pas abouties voire même pas réellement entamées. En tout cas c’est la pose. La pose du travailleur qui va retourner au turbin d’ici peu mais qui a besoin de se restaurer pour reprendre des forces. Elle pose la main sur son ventre comme pour en étouffer le petit gargouillis et adresse un sourire gêné à son hôte au cas où il aurait fait mine de le remarquer. Elle ne s’est même pas rendue compte de la faim qui arrivait et c’est d’assister à la préparation du repas que son corps commence à protester contre la disette qui lui est imposée. Très vite les aromes du repas semi-improvisé se mêlent aux odeurs métalliques jusqu’à presque les masquer. La rouquine est un peu étonnée de cette préparation, mais elle-même n’est pas une si bonne cuisinière qu’elle puisse faire la fine bouche. Si les restaurants de qualité la ravissent, cela lui arrive plus qu’à son tour d’être obligée de confectionner son propre repas, finance oblige. Et dans ce cas les mets qui rejoignent sa table sont très simples et pas toujours très réussis…

C’est bien volontiers cependant qu’elle se prête à la cuisine de forge. Cela a même le mérite de lui rendre le sourire devant ses propres maladresses. De toute façon elle n’est pas ici pour faire de chichi mais bien pour apprendre de la vie du forgeron, son art mais aussi sa vie même si elle n’envisage pas dans l’immédiat de faire publier ce genre de détail.

« Ma soirée ? Très instructive. C’est un monde qui s’ouvre devant moi. Je ne m’imaginais pas le temps nécessaire à la moindre opération sur le métal. »


Elle s’applique au-dessus de la flamme à cuisiner ce qui a été mis à sa disposition.

« Quelle sera la prochaine étape de votre travail ? Je sais que le dicton dit qu’il faut battre le fer quand il est chaud mais est-il envisageable que vous remettiez la suite à demain ou bien une fois le travail commencé, il doit être poursuivi jusqu’à son aboutissement ? Notez que ce n’est pas pour vous empêcher de poursuivre que je vous pose cette question. »

Sa seule préoccupation n’était en effet que se projeter dans le reste la soirée pour ses prises de notes. Elle se devait d’être présente à chaque étape mais maintenant qu’elle avait compris les délais imposés par la forge, elle pouvait tout aussi bien remonter à l’étage pour reprendre les notes de l’article afin de le porter à la première heure le lendemain. En outre, cela faisait parti des choses qu’elle pensait devoir savoir pour ses propres connaissances.

Elle tente de servir ce qu’elle a préparé avant de se mettre à table si tant est que cette expression convienne en ce lieu.

« Hum ! Pas mauvais ! Vous mangez souvent dans votre forge, pour que tout soit déjà portée de main ? C’est votre père qui vous a appris à forger ?»

Elle suspendit son geste et ses paroles avant de poursuivre.

« Mes questions doivent vous paraître un peu décousues… »

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Huoyao Hei
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Jeu 6 Déc - 16:27

Je suis déjà dans ma forge, je l’ai presque oublié à partir du moment où elle a accepté de rester ici et mon cerveau, petit réservoir à idée assez aléatoire a quitté sa façon d’être et sa rechercher de mot, il travaille avec ceux qui retombe sous sa main sans vraiment chercher comme je le devrait ce qui est bon, mais au fond est-ce vraiment un mal ? Il a d’autres choses à penser, dont le fait de se déplacer alors qu’il est concentrer sur la façon de faire optimal pour la suite. Je reprends rapidement mes esprit à la suite de sa remarque, et sans être sûr que tous soit là et non déjà avec les dragons je lui répond :

"Le premier cas ferais que je serais mal payer, mais la thèse ayant une forte valeur je retomberais sur cette dernière pour retomber dans mes frais en réduisant le temps que j’ai pris pour notre article, le second serait étonnant, vous êtes journaliste n’est-il point ? Et vue votre capacité à trouver de la science que peuvent je doute fortement d’une possibilité qui serait lié à une mauvaise évaluation.

Je dois avouer que je suis parfois gêner dans les coutumes, sans vraiment vouloir à mal, j’ai longtemps étudier mais plus votre science que vos coutumes, et je vie loin de la ville, et puis les vôtres ne sont pas prompte au partage de ces dernières. Mais ce n’est pas un jugement, je respecte les vôtres, je me suis probablement placer un peux rapidement pour vous expliquer sans détour ce qu’il en est, l’important était surtout que je n’irais sans doute pas dormir alors que la chambre est confortable, je pense que cela vient plus de mon côté artisan pratique que d’une quelconque tradition. Je m’excuse si ce dernier est ressorti trop vite, le reste de mes pensé est tourné vers ce que j’ai à faire, le futur travail s’annonce complexe. Mais grisant, alors il vole une forte partie de mon intelligence."


Je ne relève pas les points de la bourgeoisie, je dois avouer qu’elle a bien moins montrer ces points que nombres d’entre les gens qui sont entré dans ma boutique. Alors je laisse juste le fait que ce n’était pas un jugement pour ne pas m’enfoncer dans d’autres explications qui pourrait ne pas avoir de sens et qui me demanderais de chercher encore et toujours d’autres mots …

----

Dans la forge je réponds autant que possible à ces questions, et quelques temps après je remarque que ses vêtement ne sont pas adapté et dès que j’y pense je lui ramène une tablier de cuire ainsi que quelques pièce de cuire propre qu’elle peut mettre sur les siège ou là où elle souhaite se mettre. Le tablier n’est pas vraiment à sa taille car c’est mon second tablier mais au vue de stature et de ses formes je doute que quoi que ce soit puisse mal lui aller … Quant aux question :

"Chaque coup génère un stresse, surtout quand il est porté à basse température. Je vais donc travailler sur des cycles thermiques pour libéré ce stresse. Je vais donc avoir couramment des cycles où je vais chauffer la barre jusqu’à une température où les grains de métal pourrons juste légèrement bouger pour pouvoir libéré ce stresse, cette tension, avant de les laisser refroidir doucement, reprendre leur place. Ceci permettra d’avoir un métal tendre et apte à être travailler en permanence. Si ceci n’est pas fait correctement oui nous générerions un certain nombre de fissure qui derrière rendrais le travail inapte à part à a de l’art moderne qui jouerais justement sur ces craquelures.

Quant à l’urgence il ne l’est pas, mais l’inspiration doit être prise quand elle est là, quand vous avez une idée si vous la laisser trop longtemps elle refroidit, et devient sage, il faut savoir la prendre entre les stades, assez mure pour être viable, mais encore assez chaude pour vous tirer car les travaux que je vais faire nécessite cette fraicheur sinon je ne serais jamais satisfait. Et puis je ne sais si je prendrais des métaux et des matériaux aussi grisant et complexe sur une idée froide, je suis à la limite de l’art, il faut savoir faire confiance à ses idée, pas trop souvent, mais juste assez."


----

Autour du repas je retrouve mon temps, me levant de temps en temps pour cyclé la température du barreau je reprends la discussion alors que la viande et le poissons cuisent sur la lourde plaque chauffé qui distille encore largement de la chaleur même si la lumière à disparu depuis longtemps. Les odeurs du fer mêler à celle de la nourriture ne me gêne pas, pas plus que la légère poussière qui vient du travail et des éclats d’oxides qui ont sauter lorsque le marteau frappais. Je dirais même qu’ils apportent une certaine saveur au choses mais c’est sans doute lié au fait que lorsque je mange ici mon corps est fatigué autant qu’il a faim et tout chose devient rapidement bonne sans vraiment avoir besoin de l’être formellement.

"Non ce n’est pas une nécessité cependant j’aimerais arrivé jusqu’à la fin de mon damas, à une étape où je pourrais observer les formes et le laisser ce reposer-là, plusieurs des alliages que je travaille on une forge de durcissement avec l’âge, et si je les laisse en paix une partie des couches vas se solidifier, il faudrait donc que je reprenne des cycles thermiques pour à nouveau homogénéisé l’alliage et enfin je pourrais retravailler. Disons que si je fais une pause trop longue je perds deux à trois heures de travail et quelques capacité mécaniques. Beaucoup de forgerons font cependant ce genre de pause donc ça ne choquerais personne.
Cependant je suis contant que cela vous soit instructif."


Je lui souris, ça à quelque chose de plaisant de manger là chez moi avec elle. J’ai essayé par le passé et je suis bien plus attiré par les femmes que je ne le suis par les hommes, cependant j’ai aussi décidé de ne pas m’encombré des mauvais côté de ce genre de symbioses … Pourtant lorsque je mange avec elle je me pose la question de la fiabilité de ce choix.

Je ressort de cette pensé pas forcement désagréable rapidement en m’avouant que je ne suis pas insensible au charme de la demoiselle pour mieux me dire que de toute façon il ne se passera rien entre nous. Puis je reviens au repas que je prends tranquillement bouché par bouché entre la plaque et mon bol alternant et combinant les viandes, les poissons, les légumes et le riz pour jouer sur les différentes saveurs.

"Je mange plus souvent dans ma forge qu’en haut pour bien des raisons … Mais la première est terre à terre, ici il fait toujours frais et construire une pièce fraiche était facile, même à côté de la forge, bien plus qu’en haut, entre la rivière qui passe et le sous-sol. Alors j’y ai construit mon sellier avant de penser à manger dans ma forge. Et puis quitte à manger seul j’ai pris goût à manger là et finit par trouver un certain charmes aux odeurs métalliques, et une certaines saveurs aussi.

Il parait que les repas sont les meilleurs moment pour poser des questions. Alors ne vous en faites point. Mon père était horloger il m’a appris à graver et à monter, mais il forgeait peu plus par son métier que par choix. Il m’a appris les rudiments puis je suis allé demander au forgerons de mon père de m’en apprendre plus, enfin c’est l’école d’ingénieur qui a fini de me former. Disons plus sur la théorie.
C’est un excellent horloger mais surtout un bon marchant ce que je ne suis pas, et c’est lui aussi qui disait qu’il faut posé des questions pendant les repas car tout le monde y est détendu … Il conseillait aussi de laisser boire un peu les gens avant de leur posé des question un peu sensible, mais pas trop histoire qu’ils délie leur langue mais s’en souvienne le lendemain.
Personnellement je ne suis pas bon à ce jeux-là.

Si je puis me permettre de vous poser une question en échange… Vous le journalisme ? La science à l’air de vous passionné alors pourquoi ne pas être entré à l’académie, je suis certain au vue du fait que vous avez réussi à récupérer cette thèse que l’académie vous aurait pris. En vérité je doute que peu de porte vous soit fermé."


Je lui pose la question en mettant une nouvelle fois au feu la barre dont on commence à voir les dessins. Puis je la regarde et je m’avance encore plus, après tout cela pourrait l’amuser.

"Puis-je vous … exploité ? Il vas me falloir spiralé ce damas pour obtenir les dernières formes et c’est plus agréable à deux. Qu’en pensez-vous ? Dès que nous aurons finit de manger bien entendu ! Si vous m’aider je vous laisserais un bout de ce Mokume-gane. Que voudriez-vous en faire ? Une pièce ? Un anneau ? Un pendentif ? Ou une lame courte tel qu’un coupe papier, il le supporterais fort bien."

Je regarde mon bol qui est presque fini et retourne à table, si on peut l’appeler ainsi, en me levant de temps à autre pour peindre une dernière fois la chaleur sur la barre et la laisser refroidir une dernière fois doucement dernière nous pendant que je ramène quelques fruits en plus d’une lourde pince de forge que je pose à côté de la barre.

J’enchaine donc sur une troisième question, pourquoi se priver ? Si elle daigne y répondre.

"Aimez-vous le travail manuel ? L’artisanat je crois que c’est le mots que vous utilisez. Fabriquer quelque chose, sortir quelque chose de vos mains qui n’est pas une pensé mais un objets … Le voir, le laisser et se dire que, surement il vous survivra ? "
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Sam 8 Déc - 12:05

Elle doit bien l’avouer elle avait presque eu peur de s’ennuyer, elle avait même, un instant craint de laisser virer son humeur, mais l’observation de l’homme au travail avait recouvré un intérêt qu’elle ne soupçonnait pas et dont elle avait été vaccinée depuis son fiasco d’étudiante envoyée interview le lauréat de sa guilde d’ébéniste. Les mauvais souvenirs ont cette façon de vous dissuader de renouveler certaines expériences. Dans le cas présent elle n’avait pas eu à convoquer ce souvenir. Les choses s’étaient faites de fil en aiguille enchaînées naturellement même si chacun sait que dans les relations rien ne se fait de façon complètement naturelle, surtout lorsque Salwa Hawabazzi y est impliquée. En l'occurrence, elle pourrait remercier le forgeron pour cet heureux hasard.

Se tenir à l’écart et observer était somme toute un exercice auquel elle n’était pas forcément habituée en tout cas dans ces conditions dans lesquelles l’objet d’étude est au courant de sa présence. Elle pouvait se réjouir de ne pas paraître le déranger ni influer sur ses actes et ses procédures créatrices. C’était ce qu’elle gagnait à ne pas être au centre de ses préoccupations et tout compte fait, elle finissait par trouver cela plutôt positif, même si elle doutait qu’elle donnerait plus dans l’interview des personnalités artisanales. Ces dernières étaient trop souvent des alibis à bien des hypocrisies qu’elle n’avait que trop envie de débusquer mais dont elle n’avait pour le moment que des intuitions.

C’est fou comme la concentration du forgeron sur sa tâche lui rapelle la sienne lorsqu’elle écrit et que penchée sur sa machine, le monde peut s’écrouler à la rédaction sans qu’elle ne se rende compte de rien si ce n’est peut-être un aboiement d’Humphrey après sa lecture d’un de ses papiers où il pense qu’elle est allée trop loin. A cette pensée elle ne peut réprimer un sourire amusé.

Depuis longtemps elle a oublié la réponse flatteuse, quoique, sur ses capacités à trouver un juste pris aux objets qui ont été forgés et façonnés à son intention. Cela aussi avait eu le don de l’amuser ne serait-ce que parce que le petit jeu de compliments déguisés sous la maladresse de l’étranger qui feint de ne pas maîtriser tous les codes était assez habile et assez touchant. En tout cas, Huoyao Hei ne semblait devoir manquer aucune occasion de la flatter. La jeune femme était loin d’être insensible à ce genre d’attention mais avait appris à n’en rien laisser paraître ne serait-ce que par une cynique méfiance qui envisageait toujours le bâton derrière la caresse que la vie, autrui feignait de lui prodiguer. Rien ne l’empêchait de goûter les compliments pourvu qu’ils ne lui fassent pas baisser sa garde. Le meilleur moyen était de ne pas répondre à ces flatteries et cette stratégie était depuis longtemps éprouvée par la rouquine. Seul un retour de compliment pouvait maintenir un équilibre entre le flatteur et la flattée.

“Ne vous inquiétez pas je ne suis pas facilement offensée et je conçois que ce ne soit pas toujours facile de s’adapter à une nouvelle société. Le pragmatisme est parfois abrupt mais évite tant de faux semblants.”

C’était en partie faux. Elle pouvait se sentir facilement offensée ne serait-ce que parce que parfois crispée sur ses prérogatives et sa façon de se placer au centre du monde mais faire bonne figure était une des règles qu’elle s’était depuis longtemps fixée, à peine arrivée au Conservatoire comme toute jeune étudiante fille à papa au milieu de bien plus fils et filles de plus hauts bourgeois qu’elle et munis de langues acérées. Avant d’affuter ses mots, elle avait dû ravaler plus d’une vexation et sourire sous le fiel que certains. A posteriori elle avait pris cela pour un test quel s’était imposé de réussir quitte à se chercher une victime parmi ceux qu’elle avait identifiés comme faisant partie de ses agresseurs réels ou imaginaires. Cela ne faisait pas de différence à partir du moment qu’elle passe pour une pointure à laquelle il ne faisait pas bon s’attaquer.

“Qui pourrait vous en vouloir de faire cas de votre travail ? La passion est un gage d’une certaine qualité...”

Elle aurait pu ajouter que cela se ressentait dans tout ce qu’il faisait mais c’aurait été déjà se livrer un peu trop et pris aussi comme un jugement de valeur sur le travail, chose à laquelle elle ne pouvait prétendre. Un certain journaliste s’y était risqué sur son propre travail et elle avait pu juger que, même dans la même partie, qu’un autre, il était parfois bien hasardeux d’émettre un jugement sur les pratiques et le me métier de quelqu’un qu’on ne voit pas travailler au quotidien. “Maître” Gold, n’avait apparemment pas suffisamment pratiqué le journalisme pour être arrivé à cette conclusion, mais cela avait servi de leçon d’humilité à la journaliste de la Ligne de Myre, même si cela n’avait pas paru arriver jusqu’au peu d’intelligence de son confrère.

Sa curiosité pouvait être, il est vrai, vécue comme ingérente par ses interlocuteurs, mais en l'occurrence, le forgeron se montrait toujours disponible pour répondre à ses questions, même si c’était de manière différée, sans doute pour lui permettre de terminer une opération en gardant sa concentration. En outre cette dernière était si palpable pour elle qu’il ne lui était pas difficile de se censurer entre deux rafales de questions et devait rendre le flot de ses interrogations très supportables.
Pour finir, de petits gestes très professionnels la laissent parfois interloquée comme lorsqu’elle se retrouve avec un tablier de cuir entre les mains et cette pièce de cuir dont elle se demande ce qu’elle a à voir avec lui avant de réaliser qu’il s’agit de quoi protéger son céan. Elle passe quelques secondes à enfiler et boucler le tablier pour qu’il s’apprête le plus possible à sa morphologie, mais c’est peine perdue. Elle a l’impression qu’il pourrait contenir deux personnes comme elle et malgré ses efforts, il baille dans toutes les directions et elle a l’impression de se retrouver dans un cylindre dont le bord supérieur remonte jusqu’à son nez lorsqu’elle se plie en deux ou tente de s’asseoir. Heureusement sa taille sculptée par les corsets depuis sa petite enfance sert d’arrêt parce qu’elle ne pourrait pas compter sur le volume de ses, décidément, trop petits seins pour cela. Heureusement, ce n’est pas le moment de revenir sur ses complexes physiques que l’absence de miroir lui permet de ne pas ressentir comme une accusation...

Elle n’est pas vraiment certaine de comprendre toutes les notions de forge que Huoyao Hei tente de lui inculquer mais en bonne élève, elle hoche le tête et prend consciencieusement des notes dont elle ne sait pas si elle feront l’objet d’un papier mais c’est devenu comme une seconde nature chez elle et lui permet de libérer sa mémoire pour les choses plus intuitives. Elle se réjouit plus d’une fois de se retrouver devant sa machine et de sentir ces intuitions revenir en elle en même temps qu’elle relie ou refrappe ses notes, comme si les informations objectives étaient liées à un instinct toujours en éveil…

Ce doit être assez stupide et simpliste, mais elle comprend mieux, après les réponses de l’artisan, l’expression “battre le fer tant qu’il est chaud”. De son côté ne se précipite-t-elle pas souvent à sa machine pour coucher le plus vite possible ses papiers sur le papier et profiter plus sûrement de ses intuitions avant que le rythme de la vie qu’elle s’impose ne les gomme ? A combien d’efforts sinon elle doit se soumettre afin de les re-mobiliser et retrouver les intentions qui lui semblaient si urgentes lors de son enquête ou de son interview ? Bien sûr, elle a parfois le temps la présence d’esprit de les noter, mais il y des choses qui se passent malgré nous, presqu’à notre insu et dont on sait l’importance sans les identifier immédiatement dans le feu de l’action… Elle a souvent l’impression de naviguer entre l’immédiateté insaisissable et le la raideur d’une pensée corsetée par les délais. Son drame c’est lorsqu’une enquête traîne en longueur. D’abord parce que sa nature impatiente voudrait que les conclusions aboutissent immédiatement sur le papier mais surtout par peur que les matériaux recueillis au début de ses investigations ne refroidissent. Alors elle écrit encore et encore, reprend les pages anciennes, les retravaille, les élague ou les gratifient d’ajout pour maintenir sa pensée en éveil, au milieu du labyrinthe des caractères typographique et de ses annotations manuscrites. Eviter les craquelures car elle est aussi une artisane et non une artiste. Son travail n’est pas là pour faire beau mais pour nourrir de réalité et pour écorcher les carapaces cristallisées de la pensée de ses concitoyens. Elle ne saurait dire précisément pourquoi elle a choisi cette voie. Souvent elle se dit que le journalisme l’a choisi plus qu’elle ne l’a choisi. Elle accuse aussi son vieux précepteur de l’avoir manipulée et conduite là où elle est, mais elle sait que s’il a une part importante dans son orientation, il a toujours été là pour lui ouvrir les yeux sur le champ de la réalité ou de la supposée réalité et les celui des possibles.

Ces gens qui lui semblent irréprochables ont tendance à l’agacer, mais la fascinent et elle ne peut leur interdire son respect même si parfois elle aimerait les voir chuter. Combien de fois elle avait souhaité prendre Elís Jósefsson en flagrant délit de d’errance ? Elle se disait que ce serait une porte pour se délivrer de son influence. Au contraire, à chaque fois qu’il l’assurait qu’il s’était trompé plus souvent qu’à son tour, c’était comme s’il raffermissait sa prise sur sa disciple. Sa disciple! Elle enrageait contre ce terme qui lui venait pourtant spontanément à l’esprit. A quel moment n’est-on plus le disciple de personne ? A quel moment peut-on avoir conscience que chaque plume des ailes qui vous soutiennent ne sont dues qu’à vous ?

Lorsqu’elle repose les yeux sur le papier la dernière chose qu’elle ait écrit est toujours : “battre le fer quand il est chaud”.

Heureusement le repas vient redonner une légitimité à sa rêverie et l’en sort avec l’aide de la nouvelle attention qu’elle doit porter aux choses. Les odeurs et les arômes changent et son palais lui-même doit se faire à l'âpreté du fer sur sa langue. Mais pouvait-il y avoir meilleure illustration dans cette collation que leur présence dans cette collation ? Son gosier se force dans un premier temps à accepter leur présence poignante avant de presque les oublier comme un peu le nouveau-né oublie l’air qu’il a eu tant de mal à accepter dans ses poumons. A respirer la même atmosphère que ses parents, il en devient sans doute encore plus humain et il en est de même pour la rouquine qui s’approche ainsi de la vérité du forgeron, enfin, le croit-elle.

Elle garde pour elle le fait que les réponses de l’ingénieur soient instructives. Évidemment qu’elles le sont. Ce personnage a les habiletés de l’artisan et les connaissances du savant et cela rend tout ce qu’il fait ou dit éloquent. Les choses deviennent lumineuses à son esprit novice en sciences et techniques. Elle sait qu’une fois rentrée chez elle la plupart des informations même en les relisant lui semblera plus que nébuleuse, mais cela n’aura rien à voir avec les compétences de Maître Huoyao Hei. Le sourire de l’artisan est étonnant pour la journaliste. Pour le moment elle ne le connaît que très professionnel, concentré sur sa tâche et cette expression de contentement ne va pas avec le personnage qu’elle s’était construite. Pourtant existe-t-il des gens qui ne sourient jamais ? Elle lui rend son sourire en cherchant un instant à lire dans les prunelles d’azur cette nouvelle facette de sa personne qu’il vient d’esquisser, avant de baisser son regard sur le poisson grillé mêlé au riz qui attend qu’elle veuille bien le terminer, elle qui est une amatrice de produits de la mer. Cela ne se fait pas de soutenir ainsi un regard à moins de vouloir imposer un rapport de force ce qui n’est pas le cas de la rouquine. Elle sait qu’elle a cantonné l’ingénieur dans un rôle de professionnel et qu’elle ne s’est que peu posé la question de la personne dont elle fait partie hormis sous les traits d’un étranger à Excelsa peu habitué aux coutumes locales. A sa décharge, il a lui-même induit à plusieurs reprise cette image de lui. Mais il a une histoire en dehors de la forge et des sciences. Il ne peut en être autrement. Elle imagine une famille un peu austère mais bienveillante, des études brillantes et des… C’est un peu stupide mais tant qu’on garde ces pensées pour soi elles n’insultent personne… et des filles admiratrices de ses talents virevoltant autour du brillant ingénieur, leurs longs cheveux de jai soyeux, tombant en voile gourmand sur les épaules de l’artisan. Baissée sur son bol elle ne peut retenir un sourire amusé, prise en flagrant délit de cliché proto-ethno-érotique. Aucun étranger n’a été son amant et elle se demande si ce serait une bonne idée. Un peu de dépaysement et d’exotisme est toujours le bienvenu, mais générateur de malentendus et sa vie est assez compliquée ces derniers temps. Elle n’a pas besoin de s’encombrer des exigences d’un amant qu’elle n’aurait pas su anticiper et auxquelles elle n’aurait pas envie de répondre, loin de là.

Intérieurement elle remercie l’Atlasi de la libérer de considérations aussi inutiles que sans doute inappropriées. D’ailleurs les confidences de Huoyao Hei sont assez inattendues pour accaparer toute l’attention de Salwa. Elle ne s’attendait pas à tant de révélations. Elle-même n’était pas certaine de pouvoir se livrer autant à quelqu’un qui, malgré toute la bonne volonté qu’il lui avait manifestée restait somme toute un étranger. Elle conçut une certaine fierté d’être digne de ces réponses. Elle lui adressa un sourire reconnaissant et se hasarda à un un compliment sur le père de son consultant.

“A l’évidence, votre père est un homme sage et avisé.”


Elle aurait pu répondre par une confidence sur sa propre fatigue mais comme souvent quelque chose qu’elle nommait pudeur mais qui pouvait aussi passer pour de la méfiance l’en empêcha. Elle savait pertinemment que cela n’incitait que peu l’autre à poursuivre dans la même voie, mais tout ce qu’on livrait pouvait être retourné contre vous, elle ne le savait que trop bien. Les phrases assassines de ces camarades d’études résonnaient encore à ses oreilles après qu’elle ait cru bon de parler du décès de son père à l’une d’entre elle. Elle qui avait grandi comme une peste d’enfant gâtée qu’elle était, avait trouvé plus toxique qu’elle avant qu’elle ne parvienne à fourbir ses propres armes et elle en gardait un souvenir cuisant.

Mais le forgeron ne semblait vouloir attendre que les confidences de la rouquine arrivent spontanément et fit preuve d’une audace à laquelle elle ne s’attendait pas. Elle resta une seconde la main en suspend, entre son bol et sa bouche avant de porter une bouchée dont la mastication lui laissa le loisir de peser sa réponse. Elle finit par pincer des lèvres réfléchies avant que de se montrer souriante. Le nouveau compliment de l’Atlasi avait fait mouche mais elle était assez consciente de ses limites pour ne pas le prendre complètement au sérieux.

“Vous êtes très aimable de le dire mais je me sens très démunie lorsqu’il s’agit de sciences et de techniques. L’avantage de mon métier c’est de pouvoir en apprendre tous les jours dans tous les domaines, même si cela reste superficiel, j’en suis consciente.”

Sa réponse à en partie été donné au profil de l’artisan occupé à retremper son métal dans le feu de la forge et cela a sans doute facilité la réponse de la journaliste. Elle se demande même s’il y a prêté attention et c’est presque un soulagement de se dire que peut être que non. La suite s’annonce aussi passionnante qu’inattendue. L’exploiter ? Elle manque de s’étrangler avec la gorgée dont elle a bien besoin pour se désaltérer car la fraîcheur dont Huoyao Hei a parlé tantôt est toute relative si près de la forge. Elle maîtrise cependant une réaction excessive avant d’adresser un sourire gourmand et aux étincelles d’excitation au forgeron.

“Avec plaisir!”

Elle s’accoude sur leur plan de repas improvisé et pose son menton sur le revers de ses doigts croisés.

“J’espère me montrer à la hauteur. Vous savez que je suis novice dans tous les domaines où vous êtes expert...“

Au marché qu’il lui proposa, machinalement, elle se redressa et porta sa main sur le tablier au dessus de l’endroit où se trouve sa fidèle montre.

“Un pendentif?...”

Elle ne pouvait envisager d’en rajouter un au seul souvenir de son père qu’elle conservait. Quand-à un coupe papier l’idée lui parut incongrue pour cette pièce de métal dont l’élaboration seule avait demandé tant de savoir-faire. Il serait certes du plus bel effet, enfin, c’est ce qu’elle se disait sans avoir une image bien précise du résultat, mais finit par éliminer cette option ainsi que la pièce qui lui paraissait trop banale.

“Je me disais que l’anneau peut-être ? ...”

Elle regarda l’Atlasi terminer son repas en silence, le considérant toujours avec curiosité et peut être un peu trop d’insistance, mais comme il le disait tout à l’heure, le repas est souvent fatal aux convenances…

… et propice aux questions qu’on ne s’est jamais posées. Elle tendit ses mains vers l’artisan lui montrant une manucure impeccable.

“J’aime beaucoup l’artisanat, mais comme une bourgeoise qui ne connait même pas tous les points de broderie. J’admire les savoirs faire. Il peut m’arriver de les envier, mais surtout de faire par leur faute des écarts que mes finances ont du mal à me pardonner.”

Elle partit d’un petit rire d’auto-dérision. Elle avait reçu une éducation qui l’avait sensibilisée aux belles choses de toute nature et en avait gardé une attitude de mécène sans le sou. Ce qui était à la fois pour elle et pour les artisans ou artistes contre-productif mais personne ne le savait en dehors d’elle et de ses fréquents passages dans les salles d’exposition des artisans ou des artistes qui lui permettaient de compenser la frustration de ne pouvoir “investir” la fortune qu’elle n’avait pas dans les oeuvres qui la touchaient.

Mais la fin du repas arriva et elle était peut-être sur le point d’entamer une carrière d’artisane. Aussitôt sur ses pieds, elle s’approcha du poste de travail. Elle se demande bien quelle pourra être son utilité étant donné son peu d’aptitude physique et sa méconnaissance des procédures. Elle frotte ses mains contre le cuir rugueux du tablier qui la recouvre, impatiente de se rendre utile dans le processus de création auquel elle ne fait qu’assister depuis le début. Elle jeta un regard interrogateur au forgeron dans l’attente de ses instructions et pour lui faire comprendre qu’elle était à ses ordres

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