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 Dernière Main

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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Dernière Main   Mer 26 Sep - 11:10

Elle sourit en arrivant devant la porte de l’adresse qui était notée sur la carte de son contact. Si Excelsa se montrait méfiante à l’égard de l’atlasi, en retour ce dernier ne manquait pas de prendre les précautions qui s’imposaient pour protéger ses activités. Elle considéra un instant les touches qui devaient à l’évidence composer le code qui donnerait accès au maître des lieux, avant de baisser les yeux vers la chevillette qui ne manquerait pas de l’alerter lorsqu’elle l’actionnerait

Elle avait tenté ce matin de se composer une tenue le plus simple possible sans pour autant donner l’impression de désinvolture à son tout nouveau consultant. Elle était donc un compromis de simplicité et d’élégance qu’elle espérait de bon alois, consciente qu’elle était de son goût trop prononcé pour les vêtements. Un choli sans manche de coton vert pistache dont les bordures étaient rehaussées de discrètes broderies or et paille et ajusté à son buste laissait l’air circuler sur sa peau grâce à un profond décolleté en v. le soleil pouvait bien darder ses rayons, la jeune femme éviterait de transpirer. Une longue jupe assortie au choli et tombait sur ses chevilles. Ses pans s’écartaient en drapés pour laisser ses jambes nues à mi-cuisse, en ménageant de belles longueurs à l’arrière, laissaient l’air circuler et caressait ses jambes à chaque pas. Elle avait chaussé ce jour-là de simples sandales avec les inévitables talons supposés compenser la petite taille de la journaliste de cinq centimètres qui faisaient toute la différence en tout cas dans l’esprit de la rouquine. Ses cheveux étaient remontés en un chignon lâche de d’aucuns qualifiaient de romantique, quelques fines mèches faussement rebelles et savamment choisies s’en échappait le long de son cou et de ses oreilles. Nul bijou aujourd’hui, pas même de tour de cou dont elle ornait la délicatesse du sien. Une capeline de fine paille ornée d’un large ruban noir finissait de la prémunir des ardeurs du soleil. Elle était accompagnée de son fidèle porte document qui remplaçait avantageusement son sac à main lorsqu’elle avait des notes ou des articles à transporter en plus de son matériel de notes dont la taille aurait pu s'accommoder de la taille d’une minaudière.

Elle pénétra donc dans l’atelier. Elle ne vit pas l’artisan qui ne devait pourtant pas être surpris de sa visite puisqu’ils en avaient fixé à deux la date de leur deuxième rencontre. Les lieux semblaient vibrer d’une étrange respiration à moins que ce ne fût d’une rotation interne. Elle se rappela qu’elle était dans un ancien moulin et que de lourds engrenages devaient prêter leur concours aux activités de Huoyao Hei.

En attendant son arrivée, elle laissa donc libre cours à sa curiosité même si la carte de son consultant était assez explicite sur ce qu’elle trouverait chez lui. Des vitrines couvraient les murs hormis les ouvertures vers des passages apparemment interdits aux visiteurs si elle ne jugeait par les fortes portes qui les protégeaient. Deux colonnes de vitrines se dressaient même comme deux foyers du parquets sombres et lustré à la fois pas les pas de ses usagers et les soins du maître des lieux. Tous ces présentoirs avaient le charme industriel des armatures d’acier patinées par une oxydation stoppée par un produit qui lui était inconnu et dont les assemblages étaient assurés par de gros rivets qui dissuadaient n’importe qui de s’y attaquer mais dont seul l’esthétique apparaissait à la rouquine. Elle s’attarda à admirer les mécanismes de sécurité sans doute apparentés à celui de l’entrée et dont la conception ne cédait rien à la beauté du travail bien fait et poussée jusqu’à la possibilité de charmer l’œil de l’austérité ingénieuse qui l’avait conçue. La beauté des vitrines était encore accrue par le verre soigneusement nettoyé qui les faisait passer du stade de l’étagère d’atelier à celui de mobilier d’art. C’était semblait-il la seule faiblesse des présentoirs mais le peu qu’elle connaissait de l’Atlasi, lui fit soupçonner qu’il était de nature à réserver une surprise technologique à quiconque aurait l’idée de se servir sans permission comme un galopin qui chercherait à faire main basse sur les confitures.

Elle s’approcha de chacune d’elle pour y admirer les articles exposés. L’usage de certains d’entre eux lui était inconnu mais leur esthétique seule suffisait à attiser son admiration. Elle resta un long moment à admirer les montres dont la facture et l’apparence lui fit pétiller les prunelles. Elle se félicita de ne pas être en veine de budget ces derniers temps car elle se serait sans doute laissée tenter par plus d’un modèle. Machinalement elle porta ses doigts à la chaîne qui ne la quittait jamais et qui retenait quelque part entre ses seins la montre, cadeau paternel chéri plus que tout.

Enfin des bruits métalliques étouffés de chaînes et de rails lui parvinrent de derrière une porte d’acier. Elle aurait pu se tourner vers elle et attendre qu’en émerge son hôte, mais cela lui aurait donné l’attitude d’une personne impatiente dans l’expectative de l’arrivée du retardataire. Elle se contenta donc de se tourner vers une vitrine qui la mettait de trois quart face à la porte et à travers laquelle elle pouvait voir l’ingénieur arriver.

Elle se porta alors à sa rencontre avec le sourire sincère de celle qui est heureuse de pouvoir mener un travail qui lui tient à cœur avec une personne qu’elle estime. Elle lui tendit sa main droite.

“Heureuse de vous revoir”

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Huoyao Hei
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Jeu 27 Sep - 8:40

Il est venu le temps du rendez-vous, enfin pour être exacte j’aurais tout aussi bien put l’oublié assez facilement, pas que je ne l’ai pas préparé bien au contraire je l’ai largement préparé, le carnet à été rapide à faire, ce n’est pas compliquer, en quelques heures il était finit d’autant que la plus part des choses sont des classiques et que le travail du cuir dure si il demande un peu de maitrise n’est pas excessivement compliqué. Le stylo me direz-vous ? Mais vous suivez en plus l’histoire, c’est agréable, non plus, j’ai une tourneuse et le bois choisit est assez résistant mais ne fournit pas, au contraire de l’ébène, sa volé de poussière toxique, pour faire simple, disons que l’olivier est un excellent bois de travail et que c’est une des raisons pour laquelle on le retrouve beaucoup que ce soit en manche de couteau ou en plat.

Non ce qui m’a pris du temps c’est de rendre la forge présentable à un photographe, elle était déjà présentable, mais je voulais cacher mes engrenages qui en disait trop sur comment chaque chose fonctionnait, c’est eux qui donnent la matière au monde ici-bas, c’est qui fournissent toute l’Energie du bâtiment, et c’est donc là que réside la faiblesse de ce dernier. Hors je ne sais pas si quelqu’un de mal intentionné ne pourrais pas faire un tour sur les photo d’un joli journal, et quelqu’un que j’aurais, disons même si c’est improbable, embêter à l’académie. J’ai donc coffré la plus part des nœuds ils sont maintenant invisible derrière leur coffre de bois que je peux facilement ouvrir pour les maintenance, mais qui donne l’impression que le plafond, légèrement abaisser, grouille doucement en criquette comme si le ronronnement de centaines de bêtes travaillait pour moi. Après avoir fermé les coffres j’ai décidé de les appeler mes dragon car ils me rappelle les légendes de ces choses comme si elles ne pouvaient exister que cacher. J’ai donc des dragons qui m’aide à forger et je trouve ça beau.

Je remonte donc à l’étage sans me changer vue que je sais la personne qui m’attends, j’ai mon pantalon de travail lourd mais qui ne prendra pas feu, une chemise donc j referme les dernier bouton cacher sous mon tablier de cuire avec quelques poches que j’ai pris le temps de vider et de ranger les outils. Je ne me fait pas trop de souci sur mon visiteur à vrai dire et préfère qu’elle attende légèrement et que ma forge soit parfaite.

Je finis donc par remonter et me retrouve à regarder une splendide créature, soudainement mes dragons fanent brutalement comme si ils n’avaient plus d’existence. Je ne suis pas un spécialiste des vêtement mais en temps qu’artisan je peux dire une chose, l’ensemble est parfait !

Je me dirige vers elle avec le sourire et la salut à mon tour :

"Je pense que je suis bien plus comblé, il y eut plusieurs demoiselles de bonnes familles qui sont passé ici mais vous les éclipsé toutes, en temps qu’artisan je dois dire que … Je ne sais si ma traduction est bonne mais, l’ensemble est parfait !"

Je souris tout à coup pris de doute sur ce que je viens de dire et les implications que cela pourrait avoir dans la lange d’ici, je me souvenait qu’elle était belle mais elle est en vérité magnifique, c’est assez déstabilisant … Mais qu’importe, son carton sous le bras me fait dire qu’elles à de nombreuses choses à me dire ou au moins que cette fois-ci elle a prévu de quoi prendre des notes, ce qui est dommage mais c’est ainsi.

"Pardon pour mon introduction probablement ridicule, voulez-vous que nous montions au salon pour discuter d’abord ou que nous descendions à la forge en premier lieu pour de suite que vous voyez ce qu’il est et que nous donnions la dernière touche à votre stylo ? Malgré le fait que cette fois-ci vous semblez avoir apporter ce qu’il faut, ce qui est triste je dois dire je ne m’attendait pas à ce que vous doutiez de mes compétences."


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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Sam 29 Sep - 10:06

La rouquine ne peut s’empêcher de sourire à l’accueil qui lui est fait. Sourire flattée de celle qui ne peut nier aimer les compliments, sourire amusé, aussi de celle qui imagine que les imperfections de la langue Excelsienne de l’Atalsi pourrait le faire passer pour un gougeât ou au mieux un maladroit. Mais la maladresse a le don parfois d’ajouter une once de fantaisie et de fraîcheur que la journaliste ne peut manquer de noter. Après tout le point de vue d’un artisan passionné parce qu’il fait est plutôt valorisant même si se voir ravalée au niveau d’un objet pourrait en offusquer plus d’une. D’ailleurs elle-même aurait pu monter sur ses grands chevaux s’il ne s’était s’agit de Huoyao Hei dont elle a déjà pu apprécier la délicatesse et les précautions à ne pas froisser son interlocutrice.

C’est donc avec une inclinaison de la nuque reconnaissante qu’elle accueillit les paroles de bienvenue de l’ingénieur artisan tout en ne se privant pas de le détailler des pieds à la tête comme l’objet d’étude qu’il ne pouvait manquer de devenir en ce jour où il accueillait une journaliste aussi occupée par son métier que lui pouvait l’être. L’homme était bien différent du jour de leur première rencontre et elle était heureuse de le trouver dans son jus comme dirait Humphrey.

Son visage était déjà marqué par le travail d’une journée qui était loin d’être terminée mais qui devait avoir commencé depuis longtemps déjà. Sa tenue reflétait la méticulosité qu’il avait déjà exprimé autour d’une tasse de thé. Son tablier et son pantalon lourds en avaient apparemment déjà vu de toutes les couleurs mais avaient l’aspect impeccable du travail bien fait. Seules ses mains de travailleur manuel ne semblaient pas avoir encore touché la matière aujourd’hui ou les avait-il nettoyées consciencieusement pour accueillir sa visiteuse. Elle ne doutait pas que l’atelier ou la forge _ elle ne savait pas trop à quoi s’attendre en ce qui concernait le lieu de travail de l’artisan _ elle ne doutait pas qu’il soit également le reflet de cette minutie et que le photographe qui arriverai plus tard s’en donnerait à cœur joie. Ce dernier était fort demandé à la rédaction et devait partager son temps entre tous les journalistes qui avaient besoin de ses services. Il avait fallu jongler avec les horaires des différents rendez-vous et la journaliste avait dû se résoudre, une fois n’est pas coutume à se plier aux exigences de ses collègues et envisager de travailler en premier lieu sur l’article pour laisser le temps au photographe de finir sa première prise de vue et de les rejoindre le plus vite possible avec son matériel. Elle espérait simplement que son hôte n’en serait pas contrarié.

Heureusement, il semblait ouvert à toutes les façons de procéder malgré le regret de la voir arriver avec son matériel de prise de notes. Elle se devait de le rassurer car en aucune manière elle ne mettait en doute ses compétences d’autant que jusque-là, il avait montré de grandes qualités dans tous les domaines qu’il avait abordés devant elle. De son côté, elle ne se voyait pas arriver chez son consultant les mains vides et démunie de ses instruments de travail. Elle se serait sentie complètement nue.

« Ne vous inquiétez pas pour si peu. Je connais des Excelsiens qui se disent maîtriser notre langue et les bonnes manières qui sont plus maladroit que vous voire même de parfaits mufles. »

Elle marqua une légère pause durant laquelle son sourire s’effaça quelque peu montrant ainsi sa contrition d’avoir pu le blesser.

« Je serais bien présomptueuse de douter de vos compétences, mais vous découvrez ainsi mon côté psychorigide. »

Elle eut un sourire narquois d’autodérision.

« Il est inenvisageable pour moi de me présenter à un rendez-vous de travail sans tout mon attirail. Sans doute un peu comme vous lorsque vous êtes au travail, je pense. »

Sa mine retrouva le sérieux de celle qui était prête à se mettre au travail après les formules de courtoisie.

« Si cela ne vous dérange pas je préfèrerais que nous mettions la dernière main à notre article. Mon photographe n’arrivera que plus tard. »

Une moue contrariée se dessina brièvement sur son visage déjà concentré.

« Impératifs d’équipe. »


Ses yeux pétillèrent à l’évocation de la visite de la forge et des photos dont elle pourrait disposer pour son article.

« Si vous en êtes d’accord, votre atelier et le stylo seront la récompense de notre travail même si en l’occurrence, je serai la seule à être récompensée…
Qu’en dites-vous ?»


Des yeux elle chercha le passage qui pourrait donner accès au dit salon, expression de son peu d’habitude à être contredite. Elle accepterait la contradiction, mais ne l’envisageait jamais à priori.

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Huoyao Hei
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Jeu 4 Oct - 16:16

Je souris mais mon cerveau en fait moins, elle sera la seule à être récompenser, voilà qui me vas moins bien, bien moins bien, je pensais, ou j’espérais qu’elle viendrais au minimum avec quelque chose, un livre ou autre dans l’idée de me faire un premier payement pour notre collaboration mais rien, si ce n’est son article pour mon temps. Au certes cela mais fait un peu de publicité mais ce n’est pas exactement ce que j’avais espéré, pas précisément ce qui avait été abordé. Alors je garde ça pour moi dans un coin de mon esprit, c’est la première fois et un investissement, juste un détaille, pas plus mais surtout pas moins alors que je l’invite à franchir la grille qui donne sur le double escalier en répondant à ses dires :

"Je vous remercie du compliment et puis chacun à ses défauts, après tout, n’est-il pas ? Mais montons donc en premier lieu alors. Ceci dit j’espérais voir moi-même la couleur de mon aide mais qu’importe pour le moment, je vais au moins vous proposer un vrai thé."

En bas les dragons ronronne, je les ai laisser lier à la roue, je ne les endort que pour les entretiens et j’ai besoin de charger les batteries pour la dernière étape. Mais je ne les regarde pas, pas plus que je ne jette un œil vers le bas, me positionnant dans l’entrée de l’escalier qui descend comme un serpent parmi les dragons je la laisse prendre pied sur l’hélice qui elle monte aile par elle, marche par marche tournoyant autour d’un cœur de chêne, un vieille arbre droit et puissant qui relie les dragons à ma chambre en passant par le magasin puis le salon … Un vieux chêne qui est le cœur du bâtiment et qui était là avant même que je ne prenne possession des lieux, déjà là, bougeant encore, murmurant entre l’été et l’hivers dans la mort. L’arbre mort dors, rêvant.

Nous montons donc, ou plutôt je la suis dansant autour du chêne non seulement pour le plaisir de suivre une jolie demoiselle dans les escalier, plaisir qui ne doit jamais être réduit, mais simplement car il m’a été dit que c’est ce que l’homme devait faire, parait-il pour la rattraper si jamais elle tombe. Pour ma part mon esprit est plus pris par la danse que ses pas font autour du chêne car pour ceux qui ne le savent elle est fort belle et gracieuse.

Nous arrivons dans le petit salon, sans le photographe et je lui indique un des fauteuils alors que je récupère de l’eau de la bonbonne dans une carafe et lui propose divers premiers choix pendant que je lance le feu d’un geste habituer, que ce soit dans une cheminé ou dans une forge le feu est mon ami. La bouilloire est rapidement déposé au-dessus des flammes et l’eau commence à chauffer tranquillement alors que je m’installe en face d’elle devant la table basse prenant au passage une mine au cas où.

Je la laisse donc commencer à tranquillement s’installer et à déployer les feuilles qu’elle a en regardant à mon tour alors que je lui apporte plusieurs boites à sentir pour qu’elle choisisse son thé parmi les divers choix, du thé fumé au thé noir, ce sont tous des thé avec pour seul aromes les feuilles, leurs provenance et leur traitement, mais rien qu’avec ce jeux là il y a assez d’arome pour que tous puissent y trouver leur bonheur.

Et puis je m’attèle à lui faire un théière en fonction de son choix avec le sourire, en écoutant ce qu’elle raconte car au font c’est aussi un peu mon article.
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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Ven 5 Oct - 18:19

L’artisan fait toujours montre de la même courtoisie un peu compassée mais tellement sincère et touchante qu’elle en est délicieuse. Quelque chose semble accrocher sur le fond de politesse,quelque chose qu’elle ne parvient pas à identifier mais qui l’empêche de lui retourner son sourire, occupée qu’elle est à tenter d’identifier d’où peut provenir le malaise. Mais elle n’est pas pas forcément la source de la gêne qui semble habiter l’ingénieur et elle décide d’attendre la suite de la rencontre pour confirmer ou infirmer ses sensations.

“Un vrai thé. Avec plaisir. Je suis impatiente  de goûter celui d’un spécialiste.”


La voici donc qui passe devant lui pour emprunter l’escalier qu’elle ne peut s’empêcher d’admirer dans tous ces paradoxes. Soutenu par un tronc encore fiché en terre, il a des allures rustiques voire sommaire et pourtant dans cet environnement gagné par le technologie, il reste un gage de nature et donne à l’escalier une majesté que son étroitesse lui aurait refusée. Elle jette un oeil vers le bas et devine une machinerie inconnue et aux formes organiques. L'impatience et le mystère à peine entre-aperçu dans les profondeur du moulin attisent son esprit. Elle a beau savoir que ce sera la prochaine étape de leur visite, elle regrette presque d’avoir à gravir les degrés en sen inverse

Au contraire de la colonne centrale, chaque marche est un échelon de précision en accord avec le maître des lieux. Vers le haut de drôles d’impression la gagnent comme celle de se trouver à mi-chemin entre la terre et le ciel, entre un monde ancien et un monde en devenir; L’hélice des marches et sa perspective donnent à son ascension en aspect graphique qui ramène le photographe à son esprit. Nul doute qu’une prise de vue de ce lien entre les fondations et les hauteurs de la demeure l’inspirera en même temps que l’acier de marches qui semble surgir de la matière ligneuse en autant d’ailettes qui n’attendent que la volonté de l’ingénieur pour propulser dans les cieux. La grille s’ouvre dans un cliqueti de métal et des chuchotements de roulement bien lubrifiés comme un sésame vers un autre monde

Elle pose le pied sur la première marche et le cuir fait doucement vibrer le fer comme la lame d’un instrument de musique démesuré, après la première note. Chacune semble accompagner les pas de la journaliste sa main gauche glissant le bout de ses doigts sur la colonne perdue dans le ciel  et y dessinant l’écho d’une hélice; Puis le contre chant de ceux de l’artisan lui répond en une sorte de canon. Elle n’a pas besoin de se retourner pour savoir qu’il calque sa progression sur la sienne.

Son bras droit, protège le porte document et le renflement discret qu’il contient. De cuir sombre anciennement noir, il est un fidèle compagnon de la journaliste. D’une quinzaine de pouces sur une dizaine, il présente deux faces toute deux bordées d’une frise repoussée dans la fleur du cuir, de cardioïdes disposées en quinconces et limitée par une double ligne. D’un côté un compartiment ne monte qu’au deux tiers de sa hauteur et se ferme par un rabat au fermoir de cuivre jaune ciselé de formes alliant la géométrie de la symétrie et la souplesse des arabesques. C’est lui qui abrite les effets de prise de notes soigneusement alignés afin de ne pas abimer le cuir. L’autre face est occupée par le compartiment principal muni du même rabat et légèrement extensible grâce à un soufflet de sept plis de cuirs plus souple. Si l’on relève le revers qui protège autant d’onglets de cuirs rigides ornent les septs sections intérieures.

Mais l’ascension prend bientôt fin avec un léger vertige pour la rouquine dû à son manque d’habitude de ce genre d’escalier. Le temps de laisser à son équilibre le soin de se raffermir elle jette un regard circulaire au salon qui les accueille. Le tout est sobre et fonctionnel avec un mélange de tradition architecturale Excelsienne investie par des savoirs faire qu’elle ne saurait identifier hors contexte mais qu’elle suppose Atlasis. C’est un peu comme si elle se trouvait à la frontière des deux pays et après avoir gravi l’escalier musical, c’est le merveilleux des contes qui vient à sa rencontre.

Elle se dirige vers le fauteuil qui lui est assigné en souriant.

“C’est charmant chez vous”

Bien sûr, c’est le genre de constatation convenue que chaque invité sert à son hôte, mais dans la bouche de la rouquine c’est un vrai compliment. Ce n’est certainement pas le genre d’intérieur qu’elle habiterait au quotidien, mais le dépaysement fait son oeuvre et le forgeron a un sens esthétique apparemment très sûr.

Elle s’assoie sans hâte en prenant soin d’éviter les faux plis à sa robe et croise les jambes en même temps que le porte document trouve sa place contre sa taille. Elle regarde les boites de thé s’aligner devant elle et tend la main vers la première avec un regard interrogateur pour demander une permission rhétorique avant de s’en saisir.

“Je peux?”

A peine le couvercle soulevé, Salwa est prise d’assaut par les arôme très fort d’un thé fumé. Elle est ravie de pouvoir découvrir de nouvelles saveurs mais elle ne parvient pas à dompter la force de celui-ci et referme assez vite le couvercle. Elle attends même quelque secondes que les fragrances se soient dissipées avant de tenter une autre boîte. Ce thé noir sera parfait et elle le fait savoir en poussant la cassette vers son hôte.

“J’essaierais bien celui-ci…”

Tandis qu’il s’affaire, elle sort le premier jet de l’article et le dépose sur la table en face du fauteuil de son consultant. Elle hausse un peu la voix pour être certaine qu’il l’entende alors qu’il revient de la cheminée et qu’elle ne le regarde pas vraiment, occupée qu’elle à sortir son carnet et son crayon.

Article:
 

“Ce n’est rien de définitif. Toutes les corrections sont possibles. Les croquis en particuliers…”

Penchée en avant,  elle relève les prunelles émeraudes vers lui maintenant assis en face d’elle et occupé à garnir le service à thé tout en montrant de la pointe du crayon les croquis en question.

“Enfin, vous me direz ce que vous en pensez. Nous sommes là pour ça n’est-ce pas?”

Elle le laisse prendre connaissance de l’article sans pourtant pouvoir se retenir de justifier sa forme et ses éventuelles maladresses.

“J’avoue que c’est un exercice nouveau pour moi. La forme est sans doute un peu bâtarde entre le récit et le documentaire. Si vous pensez qu’il faut plus tendre vers l’écrit scientifique…”

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MessageSujet: Re: Dernière Main   Ven 12 Oct - 8:30

Je finis de faire le thé avec douceur laissant les feuilles reprendre leur forme et flotté doucement dans la théière comme un petit rêve capturé dans un joli petit vase de porcelaine pour n’en garder que l’essence qu’on ajoutera dans la tasse. Pour ma part je me suis préparé un thé noir à la mode d’Atlasi qui se vend très mal ici car il est fortement amère mais très chargé en théine et en théanine apportant exactement ce mélange que je cherche entre le réveil et la réduction du stress. Je ne suis pas excessivement stresser mais mon cerveau à une petite tendance à vouloir parler trop vite en la présence de la demoiselle et, même si il y a de grandes chance que les bêtises que je pense sorte dans ma langue natal, ça ne serait pas forcement pour me flatter, alors évitons.
Un exemple ? Sa remarque sur la beauté des lieux, mon esprit lui aurait proposer de venir s’installé dans l’instant sans que le reste de mon corps ne se rappelle que c’était probablement juste une formule de politesse.

Je prends donc le papier en attendant que mon thé, présenté lui sous forme de galette et non de feuille, c’est l’ancienne monnaie de mon peuple, ne s’infuse, forcément plus lentement.

Je le lis tranquillement en essayant de me mettre à la place du lecteur, ce qui n’est pas forcément facile d’autant que je pense la plus part des lecteurs assez inculte, mais disons que le fait de savoir lire doit faire un premier trie. Puis je pose quelques remarques :

"Le terme chute est étonnant, on n’est pas obliger de travailler avec une chute dans l’eau, il suffit d’une descente, de l’effet de la gravité en fait, mais je ne sais lequel est plus compréhensible.

Ce que conserve le verre de l’ampoule c’est souvent du vide, mais je doute que les gens ai besoin de le savoir en vérité. Mais la formulation est bizarre, c’est le câble ou filament qui chauffe et qui fait la lumière, l’atmosphère elle sert uniquement au filament à ne pas être attaquer. Au début au utilisait des câbles de cotons carbonisé, maintenant on utilise plutôt du tungstène même si il est compliqué à travailler.

Le schéma est compréhensible et juste dans sa simplification. On pourrais vous reprocher le terme force, mais c’est bien la même force, c’est la puissance qui est différente car la puissance c’est la force multiplier par le débit.

Le teste a été réalisé sur des grenouilles rapidement, on peut faire bouger la patte de grenouille morte avec de l’électricité … c’est assez connu même si c’est toujours aussi bizarre.

Par contre j’aimerais que vous évitiez de dire que j’ai été refusé à l’académie … Ça aurait plutôt tendance à entamé ma crédibilité je pense … Ce qui n’as pas de sens dans votre article.

En tout cas bravo pour ce bel article, il est très compréhensible et même si on cherche la simplification je ne vois pas de fautes marquantes. Quant à la forme je pense que j’aurais fait bien moins bien … "


Je souris et lui rend l’article. Puis prend enfin mon thé en porte la tasse à ma lèvres avec un léger soupir d’aise. Je ne pensais pas que l’article serait aussi bien finit et qu’elle aurait aussi bien compris ce que j’avais raconté, cette demoiselle est formidable, bien nous n‘avons plus qu’à attendre son photographe mais pour cela la sonnette nous en informera.

"Vous n’avez jamais fait d’article de science ? Pourtant votre connaissance y est fine et poussé, au moins autant que votre compréhension cela m’étonne, mais c’est certain que les journaux préfère souvent parler de politique et de meurtre, ou de courses d’avirons, les gens préfèrent lire ça … je crois."
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MessageSujet: Re: Dernière Main   Mer 17 Oct - 8:53

Elle regarda l’artisan faire le thé avec des pensées idiotes dans le tête, des pensées qu’elle jugeait elle-même idiotes. De celles qui interdisent à un forgeron de faire preuve de délicatesse sous prétexte qu’il exerce une métier de force, ce qui entre nous ne sautait pas à l’oeil lorsque l’on regardait l’Atlasi, le tout, comme si lorsque l’on a de la force on ne savait pas la doser. Elle détestait se prendre en flagrant délit de préjuger, même si parfois les préjugés étaient difficilement discernables des intuitions qu’elle pouvait avoir sur le gens, intuitions qu’elle pouvait se vanter d’avoir assez sûre. Elle allait de paire avec sa curiosité qui elle aussi pouvait être maladive et se retrouver frustrée des jours comme aujourd'hui où on aurait envie de faire expliquer pourquoi ce thé et pourquoi sous cette forme…

Mais non, le sujet du jour était déjà fixé et le forgeron avait sans doute bien des choses à faire en dehors de satisfaire toute la curiosité d’une journaliste à qui il avait déjà accordé bien du temps.

Elle se contenta de déguster son thé avec le plus grand des plaisirs malgré la chaleur.Heureusement les filets d’air entretenu dans la demeure de Huoyao Hei en minimisaient les effets et si par moment elle sentait la sueur perler à ses tempes, elle était bien vite emportée et lui épargnait les désagréables sensation de moiteur et de finir par ressembler à une éponge imbibée de miasmes.

Alors que l’homme parcourt son premier jet, elle plisse légèrement les yeux pour tenter de lire sur son regard pas toujours très expressif ce qu’il pense de son écrit. Ce n’était pas l’attente de l’élève qui a rendu un devoir sur lequel elle s’est appliquée et qui craint de le voir rejeté. Non, ce genre de stress, cela fait longtemps qu’elle a décidé de ne plus le côtoyer. Par contre vérifier qu’elle a compris tout ce que son consultant a voulu lui apprendre est pour elle indispensable. Dans le cas contraire, comment penser que les lecteurs le pourraient? La lecture s’éternisant, elle se surprend à plisser brièvement ses lèvres sous son nez, inquiète du verdict du scientifique.

Elle a le crayons aux aguets entre les doigts et note consciencieusement les différentes remarques en hochant la tête ou en reposant une question pour finir d’élucider la raison de son erreur.

“Très bien je vais changer ce terme mais cela implique je je change le schémas en y mettant un plan incliné à la place. Mais si j’ai bien compris il faudra tout de même matérialiser la différence de hauteur non?”

C’est à peine si elle lève le nez de ses notes tout en acquiesçant aux critiques toujours pertinentes de l’artisan.

“Vous avez raison, il n’est pas  utile de mentionner l’atmosphère contenue dans l’ampoule j e mettrai plutôt “lorsque vous  vous la faite passer dans le très fins câbles d’une ampoule alors elle le fait chauffer assez pour provoquer de la lumière de même nature que celle du feu” Qu’en dites-vous?.”

Se penchant au dessus de la table,  elle barre directement sur le papier le mot force pour le remplacer rapidement par puissance avant de rajouter dans son carnet, force=puissance x débit.

“C’est quelque chose qui me manquait et c’est pourquoi je suis restée longtemps devant ce croquis. Je me disais bien que la grosseur du tuyau devait avoir une importance…”

Ravie d’avoir appris un nouvel aspect du sujet, le sérieux de son visage imposé par le travail laissa l'éclaircie d’un bref sourire l’illuminer.

“Je me demandais s’il fallait citer cette expérience…”

Elle nota rapidement quelque lignes en même temps qu’il exprimait sa réticence au sujet de l’Académie puis releva la tête pour croiser le regard de l’Atlasi.

“J’ai donc noté. “Une expérience assez courante est de faire passer un léger courant électrique dans le muscle d’une grenouille morte et de l’observer faire bouger sa patte.” Pour ce qui est de l’Académie vous avez raison je vais enlever ça tout de suite pour ne pas l’oublier.”

Elle pencha une nouvelle fois pour rayer la dernière phrase. Elle se rassoit enfin satisfaite du travail accompli, pose son crayon et reprend sa tasse pour finir le thé dont il serait sacrilège de laisser se perdre une goutte. Elle glisse du revers de l’index une mèche qui s’est échappée de sa coiffure derrière son oreille et dégute le breuvage en même temps qu’elle apprécie sans fausse modestie le compliment.

“Merci. je suis contente du résultat aussi. Cependant ce serait mentir que d’éluder votre savoir faire en matière de vulgarisation. Ce fut une belle collaboration et je suis prête à renouveler l’expérience”

La dernière intervention de Huoyao Hei provoque un rire franc qui manque de l’étouffer alors qu’elle avait le nez dans sa tasse et qu’elle s’empresse de justifier de peur que l’ingénieur ne se sente insulté.

“Excusez-moi. Ce n’est pas contre vous. Ma connaissance n’est pas si fine que cela je me suis contentée de retranscrire ce que vous m’avez appris en le rapprochant des observations que chacun peut faire et que vous avez mentionnées. Et nous verrons bien si les gens préfèrent lire les récits des courses d’aviron ou ce que nous allons leur proposer.”

Elle lui adressa une sourire complice de ceux que les camarade de travail peuvent s’offrir lorsqu’ils ont apprécié leur collaboration. Elle oublia volontairement l’allusion à la politique et aux meurtre. L’un et l’autre pouvaient être sujet à débat, le tout était de savoir ce qu’on voulait mettre en exergue et ce que l’on appelait politique. Pour elle, le peuple d’Excelsa dans son ensemble avait  le droit de savoir dans quelle direction les dirigeant de la cité voulaient les emmener et donc leurs projets pour la ville était la politique qui intéressait la rouquine. Le spetites phrases si elle ne disaient rien de ce projet, ne l’intéressaient pas. Quand aux meurtres, les fait divers pouvaient la plupart du temps rester des faits divers mais certains disaient quelque chose de la société qui les voyait fleurir… C'est toujours les mêmes questions qu’elle est obligée de se poser avant de se lancer sur un sujet. Mais ça, ce n’est pas le problème de l’artisan et…

… Elle lève la main et incline légèrement la tête au son qui vient du rez de chaussée. Elle jette un regard interrogateur à Huoyao Hei. Si c’est effectivement le photographe, il arrive à point nommé...

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