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 Egill Varfolomey Sigisson

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Egill Sigisson
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MessageSujet: Egill Varfolomey Sigisson   Jeu 13 Sep - 2:55


Savoir pour prévoir, afin de pouvoir


      « [...] Prenons pour exemple le cas de Sigvar, la patrie de mon père, dont il eut la clairvoyance de partir dès que je vins au monde. Si j'y suis effectivement né, ayant poussé mon premier cri dans le meilleur hôpital de Jarnborg il y a de nombreuses années de cela, je n'y ai pourtant pas grandi. C'est en notre bonne cité d'Excelsa que j'ai demeuré de ma plus tendre enfance jusqu'à l'obtention de mes diplômes ; je me félicite ainsi de connaître bien davantage l'odeur matinale du retour de la pêche au quartier Portuaire que toute autre théorie. En conséquence, bien que je parle de la terre de mes ancêtres, je pris mon lecteur de bien vouloir admettre que je le fais sans aucun sentimentalisme d’aucune sorte. Si j'y suis bien retourné deux ou trois fois dans ma vie, j'avais à l'époque déjà revêtue mes lunettes scientifiques d'observateur neutre et je vais m’essayer aujourd’hui de rapporter une vision objective.

    Ce pays est une terre froide, morne et lugubre. La terre y est inféconde et se vouer à l’agriculture en pareil endroit demande bien un héroïsme de toute une vie. Pour survivre au cruel manteau de neige, les hommes n’eurent d’autres choix que d’embraser de grands feux ; de puissantes flammes capables de tenir la mort au dehors et la vie au-dedans. Or, de tel incendie nécessite de larges quantités de bois pour être alimenté. Une famille isolée, avec pour seul capacité de travail que les bras de deux parents, n’aurait jamais pu réussir, il y a quelques siècles encore, à maintenir durant toute une saison du Repos une température convenable alors même que le froid vous mord la chair dès que vous mettez un pied dehors. La seule solution qui s’imposait était alors le regroupement, la création de communauté plus grande que le simple cercle familial, la mise en commun des forces productives.  
      Néanmoins, il fallait encore faire l’économie du dispensable. Plusieurs maisons séparées auraient sans doute été encore trop dur à maintenir à maintenir dans de bonnes conditions. La terre est aride, les arbres peu courants. Les sigvarites inventèrent alors ce que nous appelons nos historiens appellent sous nos latitudes des maisons longues et qui ne sont, au final, rien de plus que de vastes demeures où tout le village habite durant la froide saison. Or, j’affirme ici que c’est de cette promiscuité qu’est né le clanisme en Sigvar. C’est de cette vie dans la même maison que la tribu s’est vécue comme ‘‘famille étendue’’ et qu’est apparue la nécessité d’un ‘‘père de tribu’’, un chef. J’affirme en sus que la sociologie gagnerait à se défaire de la poésie et à devenir en science exacte par l’utilisation de l’approche historico-géologique.

      Ce pays dont je vous parle est une véritable forge. C’est la terre qui a modelé les rapports sociaux et les hommes. Moi-même, je dois ma stature et ma physionomie à ce que ce qu’elle à fait de mes ancêtres. Elle les a endurcis, grandis, les a poussés à devenir fort. »

Extraits du Traité pour une sociologie exacte, Egill Varfolomey Sigisson, 1118.



      « […] Un vaste ramassis d’inepties proféré par un apprenti géologue, un académicien en culotte courte, qui se pique de lire les hommes sans preuve aucune. »

Lettre ouverte d’un Maître parue dans la presse à la suite de la publication du traité.





      Le cœur d’Egill balançait entre la colère et la jubilation. Il faisait les cent pas dans le hall d’entrée de la bibliothèque de l’Académie, un journal froissé en main. Il lisait et relisait l’infamante critique que cet auguste sage avait adressé à son premier ouvrage. A chaque attaque ad hominem il lâchait des jurons, qui bien que contenu, résonnait dans la grande salle et froissait encore davantage le papier d’une crispation de rage. Puis se détendait aussitôt et affichait un sourire en coin. Il avait passé une année entière à rédiger ce petit livre, qu’il voulait davantage être un coup de pied dans la fourmilière qu’un véritable essai scientifique. Lors de la première parution, les ventes et les retours avaient été très décevants. A tel point que le jeune académicien avait presque songer à jeter l’éponge et à partir élever des chèvres dans l’arrière-pays. Son éditeur l’avait depuis lâché depuis quelques semaines et les derniers exemplaires peinait à s’écouler. Mais la critique d’une autorité de la sociologie allait permettre au livre d’enfin bénéficié d’une certaine exposition. Evidemment, ceux qui ne vivent pas dans le petit monde de la controverse scientifique n’en entendrait jamais parler ; mais pour ceux qui exprimaient quelque intérêt pour le domaine, peut-être que la lecture du traité pourrait bien leur apporter deux ou trois nouvelles questions, deux ou trois pistes de réflexion.

      Après avoir épier attentivement chaque mot pour la dixième fois, Egill fut soudain sortit de sa bulle par un des gardiens de l’académie qui était venu à sa rencontre pour l’informer que son petit manège gênait les élèves qui voulait étudier en paix dans la salle voisine. Il prit alors conscience des regards désapprobateurs que lui lançaient effectivement ceux qui traversaient la pièce, s’excusa platement et se dirigea vers la sortie.
      La rue connaissait à cette heure de la journée son pic d’activité. Des dizaines de visages en route pour on-ne-sais-où frôlaient le gaillard sans même le remarquer. Il poussa un soupir et déchira sommairement un des pages de son journal. D’un côté l’article qu’il fourra dans sa poche et de l’autre le reste de la gazette qu’il jeta dans la plus proche poubelle. De la main gauche il alla saisir dans la poche intérieure de sa veste l’un de ses cigares, chercha dans toute ses poches où est-ce qu’il avait bien pu fourrer ses allumettes, en fit craquer une et prit à plein poumon une bouffée de tabac. Il planta ses yeux au ciel. Peut-être que finalement, il allait pouvoir faire quelque chose de sa carrière à l’académie. Puis d’un coup, une évidence lui revint en mémoire comme un coup de matraque : il n’avait plus d’éditeur. Pile au moment où certains pourraient peut-être enfin vouloir lire son travail, il ne restait guère plus que quelques maigres exemplaires invendus dans les librairies. Egill s’agita, quelles solutions ? Qu’était-il possible de faire ? Publier quelques exemplaires à compte d’auteur ? Non, bien au-dessus de ses moyens. Retourner voir l’éditeur ? Pour que ce traître empoche de l’argent sur son travail ? Jamais ! Se présenter aux éditions académiques ? Peut-être… peut-être accepterait-il de publier à la hâte quelques livres… Egill jeta en pleine rue son cigare à peine entamé, l’écrasa avec hâte du bout du pied et se rua aussitôt dans l’académie.

Nom : Sigisson  
Prénom : Egill Varfolomey  
Age :  34ans
Genre : Masculin
Titre(s)/Métier : Magister de Géologie
Faction : Académie
District : Sainte Hélena
Vertu : Juste
Vice : Colérique
Etranger : Oui
Pouvoirs :

- Sang des Géants
- Magister : Géologie
- Sciences humaines : Histoire

opinions

Tous ont droit à la dignité


      Bien qu’Egill est passé une bonne partie de sa vie à s’écharper avec des maîtres du Consevatoire, les jugeant plus artistes que scientifiques, cela ne l’empêche pas de les respecter profondément (et ce, même si ce respect n’est pas toujours évident). Ainsi, il passe régulièrement de longs moments à lire les publications de sciences sociales et c’est par ce chemin qu’il fit pour la première fois la rencontre de l’idéologie socialiste, dans un article de la publication de sociologie. La doctrine qui était exposée l’intrigua beaucoup tout d’abord, mais à force de lecture, sa réticence première commença à céder peu à peu. Bien qu’il regrettât que tout cela s’étende beaucoup en bonnes intentions et que la démarche scientifique ne fut que peu mobilisée, les idées socialistes se firent une place particulière dans son esprit.
        Egill commença alors à réfléchir, cherchant à unifier sa pensée. Il commença alors à s’intéresser de plus en plus aux théories des sciences économiques. Un domaine qui semblait connaître depuis peu un petit boom. Dévorant des pages et des pages d’auteurs socialistes et conservateurs, il cherchait comment faire une place à ses nouvelles convictions dans son système. Il alla même jusqu’à correspondre avec certains économistes dont il partageait les opinions, ce qui au bout, lui permit de trouver une place à l’économie dans le matérialisme qu’il revendiquait.



Savoir pour prévoir, afin de pouvoir


      Le plus grand combat qu’à mener le sigvarite dans sa vie (et qui n’est toujours pas clos), il l’a hérité de son mentor et l’a exposé dès son premier livre : la réunification des savoirs sous l’égide de l’Académie. A ses yeux, il est impératif aujourd’hui que le Progrès s’étende à tous les domaines de la connaissance. En médecine, en chimie, en astronomie, la méthode mathématique a su permettre d’incomparables avancées, qui sauvèrent de nombreuses vies ou qui permirent de drastiquement accroitre notre compréhension du monde. Il est, par conséquent, soit naïf, soit idiot de refuser obstinément d’user de cette méthodologie dans certaine discipline.
      Le principal cheval de bataille d’Egill n’est autre que la réunion des sciences économiques, de la sociologie, de l’histoire et des sciences dites exactes pour former une science qui serait capable de véritablement connaître les hommes et qui serait capable d’émettre des prévisions sur leur comportement. Cette science, le courant à laquelle se raccroche le géologue la nomme : physique sociale. Si pareil savoir venait à être inventé, la vie n’en deviendrait que plus simple. Il suffirait aux sages, à ceux qui savent, de prendre le pouvoir en Excelsa et de conduire le plus justement la grande barque de la nation.



La Lumière sur le monde



      En suite logique à tout cela, Egill développa la conviction qu’Excelsa était une terre exceptionnelle. Nation de la science, de la bonté humaine, foyer de la culture la plus raffinée, et pays d’une grande prospérité. Garder pour soi ces trésors, jalousement, comme un dragon endormi sur un trésor au fond de sa cave, ne pouvait être l’attitude qu’on attendait de quelqu’un de bon. Comment pouvait-on tolérer qu’ailleurs des hommes puissent encore mourir de maladie si bénigne ? Comment pouvait-on tolérer que des hommes vivent encore enfoncés dans des traditions d’un autre âge ? Comment pouvait-on profiter d’hommes qui n’avaient simplement pas eu la chance de connaître l’éveil scientifique ?





Descriptions

      Egill est un homme qu’il est difficile de ne pas remarquer. Bien qu’il revendique avec véhémence d’être culturellement excelsien, sa physiologie, quant à elle, ne peut que trahir ses origines sigvarites : l’homme est grand et massif. Il domine généralement les foules d’une bonne demi-tête et semble capable de broyer un crâne entre ses larges mains. Pourtant, il n’a pas vraiment suivi une carrière qui misait sur son physique, préférant faire travailler son esprit. Ainsi, pour certains, voir quelqu’un de sa stature engoncée dans ces habits d’universitaire peut avoir quelque chose de comique ; mais étrangement, peu ose franchement en rire si le concerné est à portée d’oreille. Chose malheureuse, puisqu’Egill est le premier à rire lui-même de cet état de fait. Cependant, le réduire à son corps est une chose qu’il ne goûte que très peu, car à ses yeux, avoir préféré la science à la lutte est une représentation parfaite de son parcours, renoncer à Sigvar pour Excelsa.  Il peut donc aisément prendre la mouche en ce genre de cas.
      Malgré toute cette belle détermination, le sigvarite a néanmoins beaucoup de mal à contenir ses nerfs. L’énervement peut vite venir à bout de son côté courtois et il arrive ponctuellement qu’il se déchaîne en jouant de tout son coffre et de toute son envergure. A l’opposé, il n’en vient quasiment jamais aux mains.

      Malgré sa volonté de se faire aussi excelsien que possible, Egill a pourtant adopté un style capillaire assez peu orthodoxe. Si, comme nombre de ses concitoyens, il porte les cheveux courts, sa barbe en revanche est foisonnante. De cette importante touffe de poil, il prend le plus grand soin. S’il se permet cette fantaisie, il ne cependant tolérerait pas qu’elle soit jamais hirsute et qu’elle renvoie de lui une image de barbare. Il peigne également sa moustache chaque jour avec soin.

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MessageSujet: Re: Egill Varfolomey Sigisson   Jeu 13 Sep - 8:23

Bonjour et bienvenue !

C'est là une bien belle fiche ! Même si Hildred est actuellement indisponible, je pense que cela ne posera pas de problème pour ta validation (du point de vue de Sigvar ^^).

Pour moi, tu es prêt à être validé. Il y a juste un point sur lequel je voudrais attirer ton attention : tant ça se tient que l'Académie ait pu t'accepter vu que tu as grandi à Excelsa... tant il faudra bien que le racisme atteigne Egill à un moment... Tu peux, mais tu n'es pas obligé de le préciser dans ta fiche, mais il va te tomber dessus à un moment où un autre. Peut-être dans les relations académiques ? Peut-être qu'Egill sera moins pris au sérieux que ses collègues ? Ou autre chose.

Mais il faut que tu aies ça à l'oeil. Dis-moi si tu veux changer quelque chose et je repasse te valider rapidement :D

A très bientôt !

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MessageSujet: Re: Egill Varfolomey Sigisson   Sam 15 Sep - 22:38

Comme discuté sur Discord : c'est bon !

Bienvenue parmi nous et bon Jeu à toi o/

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MessageSujet: Re: Egill Varfolomey Sigisson   

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