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 Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]

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Huoyao Hei
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MessageSujet: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mar 21 Aoû - 10:32

La dernière maison sur le fleuve, les quais sont déjà finit depuis quelques temps mais le moulin est important, car c’est un vieux moulin où je vie, enfin ce fut un moulin, maintenant la roue tourne toujours mais elle n’entraine pas une meule, elle entraine beaucoup d’engrenages qui peuvent ou non être relié. C’est donc une maison ronde au toit pentue qui date d’avant la mécanisation, les grosses pierres rappel cette belle époque où il fallait monter tout ça aux bras et l’assemblage à quelque chose de magnifique quand on sait tout ça. Presque d’architecturale.
La maison est donc un ancien moulin avec une roue à aube mais quand on viens depuis le fleuve on peut voire qu’une partie à été changer, la roue à été renforcer et derrière une grande fenêtre en permanence ouverte à été rajouter, sur la roue des palles permettent de changer l’air de la pièce qui peut être trop chaud quand le fourneau se met à tourner. Par la même fenêtre on voit donc toute la suite des engrenages qui ronronne pour amener la force vers l’un ou l’autre des outils qui trainent çà et là.

Mais vous êtes ici sous le niveau du sol, juste sur le fleuve et ce n’est pas vraiment par là que les gens entrent … Ils viennent de la terre et rencontre donc une belle porte métallique à la mode Atlasi, je l’ai ramener de la bas quand j’ai pris la porte chez moi, munie d’une petite chevillette et d’un code, une belle porte au-dessus de laquelle trône fièrement le signe “Hei HuoYao, forge et horlogerie”. Sur le bord de la porte un petit assemblage de montre permet de voir les horaires d’ouverture prévu du jour et du lendemain … Sait-on jamais je ne passe pas ma vie à l’atelier !

Quand vous passez cette porte, si vous la passez, vous arrivez sur un joli plancher de bois et si vous avez l’oreille fine vous entendrez dessous ronronner les mécanismes divers de la forge en partie automatisé ou au moins des piles que l’on recharge avec la suite de solénoïdes qui stridulent.
En face de vous, si vous avez de la chance, et si je vous ai ouvert il y a de la chance que vous ayez de la chance, il y a moi, un jeune homme sympathique bien que Atlasi qui est probablement en train de montrer une montre pour la mettre dans une des trois vitrines qui vous assaillent un peu quand vous arrivez. Mais ce sont mes plus beaux objets, montres et petites armes un peut trafiquer sont ici dans le seul but de vous éblouir et de posé une bonne idée de prix, car vous ne trouverez pas ici de seconde main, je suis un artisan forgeron pas un de ces êtres de l’usine qui fabrique pour tous dans l’espoir que vous achetiez. Je ne fabrique que pour deux personnes, pour moi et il se peut que vous aimiez, ou pour vous et alors si vous n’aimez pas j’ai perdu une partie de mon argent, l’autre ayant déjà été donné d’avance.

Plus loin derrière moi et derrière mon bureau, protéger par une grille, il y a des armes plus grosse. Derrière celle-ci un escalier monte au premier, vers une pièce tampon de rangement, puis vers mes appartements, et un autre descend vers la forge. Les essayes se sont dans le petit jardin qui se trouve devant la maison et dans le grand rond de sable avec le mannequin en ce son sein, ou vers le champs de tire juste à coté avec les cibles en paille. Elle n’est pas dure à obtenir derrière il y a les fermes.

Vous voilà chez moi, après la première barrière dans le jardin Atlasi qui part vers l’ouest encore plus loin, entre des jolis massif, un terrain d’entrainement, un terrain de tire, et un potager … Je vie ici, je travail ici, je fuit la ville et son racisme juste à coté d’elle … ici.


Dernière édition par Huoyao Hei le Mer 17 Oct - 15:13, édité 1 fois
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Zaïra Pichardo
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mar 21 Aoû - 17:24

Quand on m’avait dit que je devais penser à assurer sa protection, j’avais à la fois été incrédule et en même temps cela tombait sous le sens. J’avais bien vu que son petit couteau, ne suffisait pas à me protéger contre des agresseurs déterminés.

La première étape avait été de suivre les enseignements de Isabela Velásquez, prieuse qui avait réussi à obtenir la confiance du prince compositeur. Nous avions toutes les deux fait de notre mieux pour que j’acquière les réflexes de base en cas de confrontation. Mais si je pouvais compter sur ma souplesse ma vivacité, je ne serais pas une combattante avec seulement quelques petites semaines durant lesquelles j’avais aussi à suivre mes cours au Conservatoire et Sœur Isabella à assurer ses fonctions auprès du directeur du Conservatoire. En cas d’engagement, il me fallait de quoi me permettre avant toute chose de battre en retraite ou pour le moins m’aider à esquiver ou parer. Parer ! Il ne fallait pas que mon ennemi soit bien fort. Dévier le coup était plus envisageable pour mon petit gabarit. Le tout était de trouver ce qui serait le plus performant d’autant que si en mission de renseignement extérieur je pouvais m’encombrer d’à peu près tout ce qui pouvait être pertinent, en infiltration, je devais pouvoir me faire passer pour le plus innocente des créatures sans dévoiler ce qui me servirait si besoin à me défendre. On peut parfois cacher des choses sous ses habits mais pas toujours, donc si c’était visible, il fallait que cela passe pour autre chose que cela n’était en réalité.

J’avais dit que j’y réfléchirait, mais décidément je n’avais pas l’esprit doué pour ce genre de conception. Je me faisais l’effet d’une oie blanche qui cherche à se montrer vicieuse, mais mon imagination en la matière semblait avoir des limites très restreintes. Je comprenais que l’art du combat, de la guerre, et celui destiné à nuire à son prochain était hélas un métier et qu’on ne s’improvisait pas ingénieure martiale. Je ne savais même pas si ce terme existait, mais il fallait que trouve quelqu’un qui puisse jouer ce rôle. Mais je ne savais pas par où commencer. J’avais des consignes de discrétion et de silence expresses et si je connaissais assez bien la ville et ses commerces voire ses artisans, cette spécialité ne faisait pas partie de mon réseau de connaissance. En fait je tournai assez vite en rond et je me voyais partir pour ma première mission sans cet objet miraculeux. Honnêtement je ne me tracassais pas plus que cela. Durant mes premières missions, j’avais fait sans. Et puis il fallait aussi que je suive les autres conseils, m’intégrer dans les mondes qui n’étaient pas forcément les miens à commencer par la communauté estudiantine du Conservatoire.

Je ne sais pas ce qui me paraissait le plus difficile, me fondre dans le décor et tendre l’oreille en gardant les yeux ouverts ou bien faire semblant d’être une autre ou de supporter certains ou certaines autres. Mais il fallait en passer par là et j’avais réussi à me faire tolérer si ce n’est accepter par quelques étudiants indéniablement des classes sociales supérieures. Leurs mises, leur langage, et leur façon de vous regarder parfois trahissaient la cuillère en argent qui leur était tombée dans la bouche à la naissance et ne les avait pas quittés jusqu’à maintenant. Certains n’étaient pas spécialement méchants, mais ils laissaient échapper de temps à autres des phrases que seuls les ignorants de ce qui se passe dans les quartiers populaires peuvent proférer. J’apprenais petit à petit à sourire et à opiner quand exploser de colère aurait été ma première envie. Parfois je me disais qu’n devait voir les muscles de mes mâchoires se contracter lorsque c’était vraiment dur.

Un jour, une certaine Maysoon est arrivée en cours d’harmonie toute excitée par le cadeau que son père lui avait offert. Passé les premières félicitations et les petits gloussements de satisfaction et d’admiration, on a pu admirer la montre en question car il s’agissait d’une montre, mais quelle montre ! Je devais l’avouer, l’artisan avait un talent fabuleux. L’objet, un pendentif d’un goût exquis avait en fait deux faces. La montre en elle-même était déjà d’une beauté et d’une précision que je n’avais jamais vues, mais l’arrière possédait un couvercle et à son ouverture, une figurine se déployait et applaudissait tandis que la montre jouait un morceau que la demoiselle avait composé. Ce n’était pas très convainquant comme musique, mais ce n’était pas la faute de l’artisan. Pour avoir entendu l’original du morceau, il était très fidèle au contraire, mais la composition était…

Et chacun de s’émerveiller avec raison devant la merveille.

« Comme tu as de la chance ma chérie !
_ Oui je sais… Mon père m’adore ! C’est lui qui applaudit… »


En deux phrases j’avais déjà envie d’hurler, mais je me contentais d’admirer le bijou.

« Il parait que le bonhomme est un artisan étrange. Il fait ce genre d’objet, mais aussi nombre d’autres articles bien différents selon la demande et même des armes.
_ Des armes ? Mais ça n’a rien à voir avec ta subliiime montre !
_ Je sais mais c’est mon père qui me l’a dit… »


Mon esprit n’a fait qu’un tour, serait-il possible qu’il puisse fabriquer ce que je cherche ces derniers jours ? Il serait dommage de laisser passer une telle occasion et en tout cas cela ne coutait pas grand-chose d’explorer cette piste.

« Il doit avoir une boutique merveilleuse à visiter !
_ Je ne sais. Oui je suppose.
_ Mais Zaïra ce doit être hors de prix… »


Je fis mine de ne pas relever la pique qui m’était adressée.

« Ça ne coûte rien de regarder ! Mais encore faut-il connaître son adresse…
_ C’est facile, il y avait ses coordonnées dans l’écrin. Je ne l’ai pas là mais je peux te le rapporter la prochaine fois… »


Honnêtement je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle pense à me rapporter l’adresse de l’artisan. Pourtant le lendemain, elle me tendit le petit carton avec son ruban et je renonçai à interpréter son sourire. J’était déjà assez heureuse d’avoir pu mettre la main sur cet artisan, son adresse pour commencer.

J’aurais dû me précipiter le soir même chez lui, mais l’entraînement de Sœur Isabella m’en empêchait. Je remis cette visite au lendemain. L’adresse était on ne peut plus claire et emprunter les navettes fluviales me permirent de rallier un ponton non loin de l’atelier. Même sans débarquer à l’endroit exact, on voit cette lourde roue à aubes tourner régulièrement. Lorsque je saute à terre il ne me faut pas longtemps pour me retrouver devant une porte de métal. Je la trouve fort impressionnante et peu accueillante. La seule chose qui ma rassure c’est de constater que le nom inscrit sur la porte est le même que sur le carton que je tiens dans les mains. Je reste un instant, interdite devant cette muraille et l’ensemble de la construction me semble vibrer sans que je puisse en être réellement certaine. Finalement, je ne suis pas venue seulement pour admirer les mécanismes qui semblent devoir l’animer ni même la beauté de l’enseigne, alors je tire la chevillette qui avait failli échapper à mon regard. Je sens le mécanisme se libérer et je pousse la porte qui pivote sans effort mais lourdement, confirmant ainsi son épaisseur.

L'ambiance est étrange, à la fois feutrée et silencieuse et pourtant animée de vibrations. En face trois vitrines semblent là pour attirer l’œil du visiteur et ne manquent pas de remplir leur office avec moi. Je m'approche sans trop savoir si quelqu'un aura été alerté par la chute de la bobinette. Mais bien vite des pas en approche répondent à ma question/
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mer 22 Aoû - 9:08

La bobinette à ronronner en cherrant doucement jouant dans la série d’engrenage pour me prévenir, je mets en sécurité ce sur quoi je m’activais, c’est-à-dire que je vérifie que qu’aucune des petites pièces que je ponce et qui ne sont pas encore assez belle pour être assembler à l’étage ne puisse se briser ou fatigué. Quelques secondes plus tard je me lève et attrape ma veste noire après avoir remis en place mon chemisier et l’enfile en montant les escalier, je ne suis pas des plus présentables mais cela devra suffire pour cette fois-ci. Une fois arrivé en haut je remets mon col pour finir de ressembler à la masse des patrons et passe la grille en la fermant derrière moi pour voir la petite demoiselle en face de moi.

Elle est petite ce n’est pas juste une appellation un peu ridicule c’est un fait, un fait sympathique mais un fait, et elle ne doit pas avoir plus de vingt ans, sa peau est celle de la nuit, moi qui suis blanc comme le papier elle est la nuit à mes coté, un joli visage et des grands yeux, elle a quelque chose de charmant, une tournure, je ne sais trop, mais c’est une petite demoiselle, trop jeune pour ce genre de considérations.

Je la détaille encore un peu, elle est lisse aux muscles long elle joue sur sa souplesse et non sur sa force, mais elle a des muscles bien trop long pour être juste une demoiselle, ses bras sont souple, mais les muscles de ses jambes roule comme quelqu’un qui les utilise, elle marche beaucoup ? Cours ? Danse ? J’aime cette saison pour ça, les vêtements permettent d’en savoir plus sur les gens car la chaleur les limites. Et les mains ? Elles sont fines, travailler, elle fait quelque chose qui a besoin de ces mains, quelque chose qui a besoin de doigts longs et agiles … Une voleuse ou une musicienne, ce qui est parfois la même chose … Je jette un coup d’œil à les vitrines toutes fermé par un code à six variable lié aux horloges par un système d’engrenage codant … Sans l’algorithme ou une excellente connaissance des engrenages et enlever la place de métal elle ne les trouvera pas …
J’ai arrêté les clefs ça se vol trop facilement et souvent un algorithme complexe ne permet pas aux voleurs de comprendre et d’ouvrir …

Je m’approche d’elle et lui sourit :

"Bonjour mademoiselle, que puis-je pour vous ? Puis-je vous demander votre budget, je m’excuse mais aux vue de vos habits mon esprit mets en doute vos finances, et malheureusement je ne suis moi-même pas très riche les montres que vous avez là coutant toutes une forte somme à produire car les métaux nécessaires sont rare et complexe à transformé … La maison ne fait donc pas de crédits.
Mais si vous chercher quelque chose de finit parfaitement, quelque chose pour vous, adapté à vos souhaits, et que vous êtes prête à y mettre le prix, alors vous êtes au bon endroit."


Je lui montre dans la vitrines divers montres assez simples, pour lui faire voir le prix de mes premiers objets déjà bien élever tout autant que leur finesse, sait-on jamais il y a des riches dont le passetemps est de se costumé dans l’espoir de passer inaperçu dans la foule… Mais les riches ont rarement un corps adapté au travail.
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Zaïra Pichardo
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mer 22 Aoû - 20:13

Je ne sais pas où se trouvait l’artisan lorsqu’il a été alerté par mon entrée dans sa boutique mais cela me laisse le temps de faire rapidement le tour de la pièce du regard et d’être happée par les vitrines qui recèlent des merveilles toutes plus admirables les unes que les autres. Si je garde en tête la montre de ma camarade, je peux déjà être certaine que Huoyao Hei est aussi fin joaillier que brillant concepteur et réalisateur de montre. Il doit certainement être aussi capable de réaliser des automates et autres futilités, même si ce sont des merveilles, que les bourgeois font admirer lorsqu’ils reçoivent de préférence en citant le nom de l’artisan et le prix que cela leur a couté. J’approche mon visage des vitres parfois pour chasser un reflet qui m’empêche de saisir les détails d’un objet. Cela me permet d’éviter de poser les doigts sur le verre et de d’y laisser des marques disgracieuses.

Lorsque les pas approchent, je me recule prestement et tente d’avoir un air détaché, je me demande bien pourquoi.

Dans la semi-obscurité de la sorte de passage, peut être un escalier si j’en crois la musique des pas, se dessine un personnage apparemment aux prises avec mille activités, si j’en juge par son dernier geste autour de son col à remettre en place en toute hâte en même temps qu’il passe une grille, qu’il doit refermer derrière lui. Visiblement, l’homme est précautionneux voire suspicieux si j’en crois la façon dont ses yeux perçants me détaillent sans vergogne. De mon côté, je crois bien que j’en fais autant et nous sommes donc quittes.

Les conseils de mon mentor commencent petit à petit à porter leurs fruits. Les vêtements et surtout les chaussures, la coiffure et les mains. Les mains c’est le plus dur parce qu’il faut les observer tellement finement que cela peut paraître fort cavalier. Il semble faire des efforts pour bien paraître à ses clients potentiels et le code vestimentaire chemise blanche verte noire fonctionne plutôt bien. Il donne l’air d’être le maître de ces lieux, un maître apparemment occupé aussi à la production, si j’en juge par le bout des pouces majeurs et index ternis de gris. Il doit avoir laissé un travail en toute hâte. D’ailleurs se cheveux mi-longs donnent une drôle d’impression que j’ai du mal à analyser. En tout cas la coiffure est moins impeccable que la veste.

Très vite, je reviens à ses yeux. Clairs dans un visage très pâle encadré de noir, ils sont assez fascinants, même s’ils ont quelque chose d’intrusif. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas aimé leur aller-retour entre moi et les vitrines. Ce n’était pas une accusation muette, mais j’ai senti une inquiétude pour ses montres.

Du coup, son sourire que je lui rends bien volontiers, est bien la seule chose vraiment aimable qui émane de lui, surtout si je me réfère à son discours d’accueil. En effet, je reste un instant, coite tant je suis estomaquée par cette entrée en matière quasi insultante. Je n’ai pas pu m’empêcher pendant qu’il parlait de baisser des yeux interdits sur mes habits. Quoi mes habits ? Ils ne sont pas de dentelle ou de soie, c’est certain, mais ils sont propres, pas spécialement usée et à ma taille. Corset vert tendre bien ajusté, sans bretelle et sans manche, de coton, il s’arrête au-dessus de mon nombril et surmonte sur une jupe taille basse, de gaze blanche ondulantes et drapée sur deux épaisseurs descendant mi-cuisse devant et jusqu’aux chevilles derrière. Mes sandales, c’est certain, sont réduites à leur plus simple expression, maintenues à mon pied par un anneau de cuir autour de mon gros orteil et une fine sangle partant de la plante puis croisée et bouclée sur ma cheville. Mais le cuir en est bien entretenu. Je sais trop le prix des choses pour le permettre de souffrir des outrages du temps et de leur usage pour ne pas en prendre soin ! C’est bon pour les bourgeoises de jeter leurs souliers vernis au moindre accroc sans considérer qu’il fera parti de leur âme si elles s’en sentent un minimum, redevables !

Après la surprise la colère monte en moi et je sens ma tête s’incliner légèrement sur la droite tandis que mon regard prend la densité offusquée que je connais trop bien, qui me fait dire des choses difficilement rattrapables. Seule l’indulgence de mes parents qui eux, peuvent tout encaisser, grâce leur en soit rendue, leur permet de passer outre et de continuer à me supporter. En parlant d’indulgence, je sens que le mienne n’est pas à son point culminant alors que je suis d’ordinaire plutôt bienveillante. Aussi, le léger accent que j’ai noté ne parvient pas à lui servir d’excuse. Je ne parviens pas à mettre sur le compte de la différence de culture l’attaque dont je me sens la cible.

En outre, je ne suis pas là pour une montre, mais peut être ai-je mal compris les compétences que l’on prête à ce petit bourgeois d’artisans prétentieux ! Prétentieux, si j’en juge de que j’ai vue de ses œuvres, c’est à la vérité injuste. Cependant, son entrée en matière m’a humiliée plus encore que les péronnelles inconscientes du Conservatoires qui me font presqu’innocemment sentir le monde qu’il y a entre elles et moi. Je me demande si la même personne avec si peu de considération pour autrui et surtout pour une cliente potentielle peut en même temps créer de si délicieux objets et avoir la réputation de tant d’ingéniosité.

Je sais en revanche qu’entrer en conflit avec l’artisan à peine arrivée à son atelier ou plus exactement dans sa boutique ne mènera à rien et autant rebrousser chemin tout de suite. Aussi je tente de passer au-dessus de ses remarques désobligeantes, chose peu aisée pour ma diplomatie balbutiante. Je ne jette aucun regard à ce qu’il me montre, même si à certains égards ce peut être aussi pris comme une grossièreté et me contente de dilater imperceptiblement mes narines comme pour prendre une respiration supplémentaire et salvatrice qui me permettra de rester civile.

« Comme vous l’avez si habilement fait remarquer… »

Je ne parviens pas à ne pas appuyer sur l’adverbe de ma phrase, c’est une erreur mais elle ajoute un peu de sucre sur l’amertume de la situation dans laquelle Huoyao Hei, si c’est bien lui qui se présente devant moi, m’a placée.

« Ma fortune n’est sans doute pas en rapport avec celle de vos clients ordinaires. Aussi je ne puis me permettre d’achats superflus. C’est pour tout autre chose que je viens vous trouver, si toutefois je n’ai pas été trompée par la réputation que l’on vous fait. »


L’idée que je me sois trompée et que les indications et les compétences qu’on prête à cet homme soient erronées ma traverse tout à coup l’esprit. Dans ce cas je serai vite fixée et je n’aurai plus qu’à rentrer chez moi avec mon problème encore entier.
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Jeu 23 Aoû - 8:56

Je soupire silencieusement, je déteste traiter avec les pauvres, non pas que je n’aime pas les pauvres, ils font des bien meilleurs travailleurs et maitre que les riches, j’adorerais qu’un pauvre mette toute sa fortune dans un de mes objets, mais je ne vivrais pas avec seulement des gens qui peuvent acheter des objets à prix coutant, et vue les aléa des matières premières en fonction du temps sur la mer cela revient vite à mettre la clef sous la porte, j’ai tant donné pour cette boutique que je ne le laisserais pas faire. C’est ma clefs vers les savoir de ces lieux, ma porte à moi, ma base arrière.

Bien sait-on jamais, elle peut toujours m’ouvrir un autre marché mais nous resterons sur le fait que la maison ne fait pas crédits … Je ne suis pas non plus un fin diplomate, et ce n’est pas faute de l’appuyer je crois, je suis en vérité un très mauvais diplomate apte à me faire tabasser en pleine rue tellement ma diplomatie est merveilleuse puis à me faire arrêter par le Prioré parce que j’ai troublé l’ordre public. Mais à première vue, au moins au vue de ses narines, je l’ai vexer. Mon père m’a toujours dit de ne jamais vexer un client … Mais c’est aussi pour ça que c’était lui et non moi qui tenait la boutique familiale je tiens ça de ma mère, j’en aurait sortie plus d’un par la peau du derrière !
Si j’avais pu soulever autre chose qu’une montre …

Mon soupire me laisse le temps de posé mes nécessité de réflexion, ni plus ni moins que nécessaire, juste assez, enfin celons moi.

"Je vous ai vexez, mon père me disait toujours de ne pas vexer un client … A première vue je ne suis pas le meilleur des commerçant, mais ce n’est pas pour ces talents que vous êtes là donc c’est tant mieux.

Tant que vous êtes prêtes à mettre le prix de ce que vous demandez je suis votre homme, c’est tout ce que je peux vous dire, quand à ma réputation, je ne sais pas trop laquelle on vous a donné, j’ai encore fort peu de client, elle peut donc être fausse, mais disons simplement que je suis un artisan qui vas de la minutie d’une boite à musique aux engins de mort ou de défense qui se trouve derrière cette grille, à vous de voir, tout ce qui est ici à été fait par moi, et en pensant à moi ou a des gens que j’ai connu. Un artisan sans commande est un ronin sans but …

Mais allons y que je vous présente du non superflu, oublier donc cette vitrine, ici toutes les montres ont un autre but qu’être des montres simple, musique, automates, tout ceci est … cher et non nécessaire, juste une forme d’art."


Je soupire pour moi, c’est ma grande question ou s’arrête le nécessaire, ou commence l’art, j’ai fini par penser que l’art devient vite nécessaire pour certain, que ça soit dans une forme d’égo ou juste par un principe d’amour de la beauté.

Je m’approche de la vitrine de gauche en entrant et montre trois montres, elles ne sont pas les moins cher mais parmi celles-ci, elles sont simples, épuré, l’une d’elle montre l’engrenage, la seconde marche à l’électricité, et la dernière discute en un petit cliquetis régulier qui bat la demi seconde avec une précision diabolique. Elles ont toutes trois une coque encore non gravé et un dos en tungstène pour une bonne résistance, Un seul bouton, trois aguilles et une précision à la demi seconde pendant trois jours sans êtres remonter, et deux mois pour celle qui marche à la puissance de la foudre.

Je les lui présente en détaille, l’une après l’autre, sans les sortir de la vitrine encore.

"… Je fais aussi des armes, pour tes les mains, du pistolet léger à balle, au fusil long, en passant par la rapière et le couteau, mais aussi quelques … appropriations des inventions de la villes comme ce petit piège à foudre portatif où il suffit de toucher votre adversaire pour avoir le même effet que le piège reconnu."

Je montre le taser dans la vitrine, je n’ai toujours pas augmenter sa beauté et pour le moment il ressemble plus à un diapason avec une poigné qu’à autre chose mais il est utile.
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Zaïra Pichardo
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Jeu 23 Aoû - 10:32

Apparemment, le message est passé sans trop de heurt et je suis assez fière de ça. Exprimer mon humiliation sans provoquer de tempête est un art nouveau pour moi. Petit à petit les leçons que je prends sur les relations dans une société policée même si elles sont hypocrites, commencent à porter leurs fruits. Parfois cela m’inquiète. Je n’ai pas envie de ressembler aux bourgeois dont le seul but est de louvoyer pour se placer au meilleur endroit quitte au passage à écraser son voisin ou à sacrifier ceux qui dépendent de vous mais que vous ne voyez jamais parce que leur monde est trop éloigné du vôtre. Je n’ai pas envie de devenir comme ça, je sais d’où je viens et les sacrifiés, les damnés et les forçats du destins sont mes frères et mes sœurs.

Je sais pourquoi je suis au Conservatoire et pourtant je ne peux pas dire que le sommeil vienne facilement tous les soirs, lorsque je pense à eux et que je considère ma condition actuelle. C’est aussi un moteur qui me permet de travailler jusqu’à épuisement en pensant à ce que je leur dois. Alors je me dis que pour combattre ses ennemis il faut pouvoir se servir des mêmes armes qu’eux et que si la langue et les manières en font partie, je me dois de les maîtriser. A moi de savoir pourquoi je les utilise. Lorsque je me suis engagée dans cette voie, je l’ai fait sans arrière-pensée et sans doute de façon instinctive et non assez réfléchie, ce n’est qu’ensuite que les cas de conscience ont commencé à m’assaillir… Mais je ne suis pas ici pour parler de mes engagements à l’artisan.

Je sens bien qu’il souhaiterait avoir à faire à quelqu’un de plus fortuné, mais il semble se radoucir et mieux désireux de faire ce qui ressemble à un mea culpa même si des excuses franches ne semblent pas devoir être attendues de sa part. En outre, il aurait pu m’éconduire en arguant que de toute façon, rien ne serait abordable à ma bourse mais il n’en fait rien. Je tente de ne pas pousser le débat intérieur que ses paroles suscitent en moi car je ne suis pas là pour polémiquer avec lui. Mais tout de même, le meilleur des commerçants ! Par le sacrifice de Ste Héléna ! Et le meilleur des êtres humains pourrait-il être un objectif ? Car enfin, respecter chacun pour ce qu’il est que l’on fasse ou non affaire avec lui, est-ce trop demander ? Le sourire que je le lui adresse se veut donc indulgent mais je le sens un peu tendu et forcé.

« Effectivement. »

Je laisse planer le doute sur ma réponse qui peut faire référence à ses qualités de commerçant ou au fait que je ne sois pas venue pour elles. Je me sens soudain devenir mesquine. Je ne vais tout de même pas rester sur cette première impression désagréable et je pivote sur moi sous prétexte de regarder à nouveau l’endroit où je me trouve, mais surtout pour détendre mes épaules et mes bras, ainsi que ma taille. C’est le meilleur moyen que je connaisse pour relâcher les tensions qui sont en moi. Si les tensions internes se traduisent souvent par des raideurs du corps, j’ai remarqué que l’inverse était vrai et que si l’on pouvait détendre son enveloppe charnelle, le mental suivait ensuite. C’était une des vertus de la danse que j’expérimentais au quotidien.
Finalement, je sentis mon visage aussi se relâcher et mon sourire se dessiner sans affectation. Je me sens maintenant prête à l’écouter sans à priori. Evidemment je suis frappé que la question de l’argent devienne centrale dans son discours au même niveau que son activité proprement dite, mais celui qui n’a que peu à dépenser n’est pas sensible à cet aspect et je me dois de respecter le fait que son art est aussi son gagne-pain. En tant qu’artiste, la question reste toujours centrale pour moi et je ne suis pas certaine qu’elle soit définitivement résolue.

Tout ce qu’il me présente est admirable, tant par le visuel que par leur précision et la technologie qui y est mise en œuvre. Je ne savais même pas que l’électricité pouvait être portable et alimenter une montre… Ce préalable semble indispensable à Huoyao Hei, comme s’il se devait de montrer tout ce dont il était capable. Il le fait d’railleurs avec beaucoup de verve et même si je ne suis pas là pour ses montres, je ne peux que me montrer très intéressée et impressionnée par ces merveilles.

D’ailleurs paradoxalement une fois entré dans le vif du sujet, c’est-à-dire celui des armes je ressens un certain dégoût à les contempler. Je le sais, depuis que je m’entraîne avec Sœur Isabella, la perspective de blesser ou donner la mort le terrifie. Je me souviens pourtant avoir poignardé un des mes agresseurs il y a quelques décans de cela et je me demande encore comment j’en ai été capable. L’instinct de conservation pourrait-il en être la véritable explication ? Penser que je pourrais avoir cela en moi me terrifie. Je porte plus mon regard vers l’artisan que vers ses créations alors que tantôt, les montres accaparaient toute mon attention. J’attends qu’il ait terminé son exposé avec le plus de patience possible tout en sentant le malaise s’installer en moi. J’ai un peu honte de ces émotions car après tout, je ne pensais tout de même pas me lancer dans cette nouvelle page de ma vie sans avoir jamais à me salir les mains ! Je me rends compte que ce qui est en filigrane est trop facilement évacué par l’esprit et que lorsque tout ceci s’impose à vous on en est presque surpris et incapable de le mettre en œuvre. Je me remémore alors les paroles de Sœur Isabella sur l’entraînement qui doit préinscrire dans le combattant toutes les possibilités d’engagement.

Lorsqu’enfin, la présentation des productions est terminée, je prends une grande respiration pour tenter d’expliquer la raison de ma visite. Un compliment pour nous mettre tous les eux à l’aise n’est pas de trop pour me permettre de lancer mon discours.

« Je suis impressionnée par tout ce que vous êtes capable de proposer et de fabriquer. »


S’il a l’avantage de me permettre de débuter, ce compliment est sincère. Une telle polyvalence ne doit pas être donnée à tout le monde.

« Ma demande est un peu particulière et je ne sais pas si quelque chose est réalisable. Je vais tenter de faire plus bref possible. »

Je déglutis pour entamer la suite que je pensais avoir bien en tête mais qui hélas m’échappe complètement au moment de l’exprimer.

« Voilà, je ne suis pas une combattante. Mais je me suis déjà faite agresser et je suis amenée à sillonner les rues d’Excelsa de la plus sordide à la plus huppée, et en même temps à avoir à présenter correctement. »

*Correctement ?! Mais ça ne veut rien dire ! *

« Je ne sais pas si vous me comprenez. Il me faudrait un objet qui me permette de me sortir de situations périlleuses mais qui ne prêtent pas à être identifié comme tel tant qu’on ne doit pas en faire usage. »


Je lève un sourcil interrogateur afin de tenter de voir si j’ai réussi à faire comprendre ma demande. J’en doute un peu, mais je me rassure en supposant que si cela l’intéresse et qu’il reste des zones d’ombre dans ce projet, il sera à même de m’interroger.
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Huoyao Hei
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Lun 27 Aoû - 11:14

Je la regarde et la détaille à nouveau, elle est franche et sais parler un domaine où je ne suis pas bon, pas la franchise, ça je suis très fort et ça m’amène souvent bien des ennuis, elle n’y vas pas par quatre chemins et pourtant reste très évasive. Je la fixe donc dans les yeux en posant ma question :

"J’ai plusieurs choses pour vous, la question est donc quelle est votre vrai travail … En fonction de ça je pourrais être plus précis. Et surtout avez-vous besoin de tuer ou simplement d’estourbir ?

Commençons par estourbir si vous le voulez bien, je ne prête pas des armes qui permettent de tuer au premier venu et allons faire un tour dans le jardin, si vous voulez bien. Je vous rejoins de suite je vous laisse y aller en première et réfléchir à ce que vous voulez répondre et si vous voulez y répondre. Je vous rejoins avec un chariot d’ici quelques secondes.

Vous comprendrez que je me vois mal présenter des armes dans mon magazine à quelqu’un que je ne connais pas et qui présente bien."


Je lui ouvre la porte la fait sortir et la referme derrière elle, puis je prends un de mes petit chariot sur laquelle une dizaine de coffres forts plus ou moins grand son monter. Il est lourd mais c’est tant mieux, c’est comme ça que je l’apprécie, puis je remplis les coffres un à un, ce sont des coffres simples à code avec un espèce de petit canon à orgue au-dessus … En vérité la plus part son faux, ce sont juste trois fusils orriante sous divers angles et souder au chariot … On m’a toujours dit qu’Excelsia était un ville de voleur pleine de gens incertains et je vie un peu loin de tout … Je dois avouer que je ne m’en suis jamais servi mais sincèrement j’aime les avoir là.

Je remplis mes petits coffres avec divers outils et en quelques minutes je sors avec mon chariot et la demoiselle je me dirige vers le terrain d’entrainement. Je fixe le chariot au mur de la bâtisse à sa place, ça fait toujours bien plus sérieux si le chariot à parfaitement sa place dans le mur. Puis je la fait monter sur la zone de gravier.

Je sors d’un des coffres deux petites poignées en cuire dont les bords laisse voir une empreinte métallique. L’une est beaucoup plus lourde que l’autre mais je lui présente en premier lieu la plus légère. Pour ne pas passer pour un andouille aussi. Je lui montre en premier lieu avant de lui la tendre.

"Un matraque télescopique, en fonction de combien d’allonge vous avez besoin, vous voyez ce défaut dans le cuire, la zone où on dirait le bouton de la blague à tabacs ? Si j’appuis sur ce dernier en donnant un simple coup d’élan la matraque se déployé. C’est une soixante centimètres, j’ai lu que c’était les plus utiliser, personnellement je serais démunie avec ceci au vue de mes compétences en combat ça vous fait un joli tube et comme la masse vient se poser vers l’avant elle est assez lourde pour estourbir votre adversaire. Pour la rentrer il suffit d’appuyer sur le même bouton et de pousser ici … comme ceci.. en étant un peu plus fort qu’une brindille elle est extrêmement simple à rentrer … Vous fermez ensuite ce rabat et vous voici à nouveau avec votre porte-monnaie, blague à tabacs."

Bien premier moment ridicule, je suis un forgerons mais pas un gas forts, je suis habile de mes mains, et sait manier le marteau mais pour tous les gros coups j’utilise celui qui est entrainer par la roue à aube et si j’ai l’habitude de porter des pièces je crois que ma constitution ne s’y fera jamais. J’ai pris l’habitude d’exploiter à son maximum l’automatisation.

Je la laisse donc essayer avant de la poser sur le chariot et de lui proposer la seconde, elle très dure à différencier de la précédente, un peux plus grosse, beaucoup plus lourde, elle se change en bâton complet à une double pression et après avoir déverrouiller un petit bouton. Elle est par contre beaucoup plus dure à rentrer à nouveau mais reste aussi discrète. Un damas d’acier et de tungstène cours sur celui-ci lui permettant de résister à bon nombre de coups même si le bâton est creux. En vérité il faudrait un bon coup d’épée longue pour le changer, il a été très difficile à travailler et vaux chère et mon marteau pilon a été l’un de mes meilleurs allier.

Au début je voulais travailler le damas pour en faire des dessins, j’ai simplement oublié en voyant la complexité, alors il est très abstrait dans ces soixante-quatre couches mais rends quelques chose de joli bien que presque invisible juste dans les reflets que seul le tungstène a.

Je le reprends pour sortir le taser et le présente à la demoiselle, il est plus étonnant, moins camouflé je lui présente longuement comme j’ai pu le faire à une certaine journaliste puis rajoute :

"Je dois aussi pouvoir le cacher dans un gant long, avec une activation par l’autre main … Mais ça demandera un certain prix"
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mar 28 Aoû - 10:38

Je ne sais pas trop ce qu’il pense. Je suis seulement certaine qu’il me scrute. Dans quelle intention ? Difficile à dire. Je me souviens de ses apparents soupçons de tout à l’heure et soudain je me souviens des regards des homme du port et une poigne vient brièvement me serrer les entrailles. Non il n’a pas le même regard, mais de temps à autres leurs visages me reviennent bien que petit à petit le souvenir de cette nuit se fasse de moins douloureux et me laisse en paix pour faire ce que je dois. Sa question m‘étonne un peu mais je suppose qu’elle doit aller avec l’examen qu’il vient de me faire passer en silence. Il doit se demander quelle arme je suis capable de manier ? En tout cas sa dernière interrogation me laisse coite une seconde avant de me tirer un rire amusé. Je n’ai encore jamais envisagé de tuer qui que ce soit et je pensais avoir formuler clairement ma demande. Il s’agit pour moi simplement de me sortir d’un mauvais pas de pouvoir repousser un agresseur et me permettre de fuir.

« Grand dieu ! Tuer quelqu’un ?! »

Je montre mes deux mains comme si je voulais repousser cette idée et finis de maîtriser ce rire mal venu.

« Excusez-moi. Je ne moque pas. C’est juste que cette idée de tuer… »

Je marque une pause pour me demande si je n’ai pas vexé mon interlocuteur.

« Il n’en est pas question ! Je veux juste me protéger, pouvoir repousser un agresseur et réussir à prendre la fuite si nécessaire. Je ne suis qu’une danseuse, pas une guerrière ! »

L’annonce de la suite de ce qu’il me propose me laisse interdite mais il connaît sans doute mieux son métier et ce qu’il a à faire que moi. Dans le jardin ? J’espère qu’il ne s’en sert pas comme champ de tir. En tout cas avec moi car je ne saurais jamais me servir d’une de ses armes à feu. Heureusement i me précise sa politique quand-aux armes à feu et je ne peux qu’acquiescer de la tête.

« Très bien je vous y attends. Ne vous inquiétez pas. De toute façon j’ai bien peur que toutes ces armes ne me mettent mal à l’aise. Faites donc. »

Je le laisse me guider et referme derrière moi. Encore sans doute cette prudence qu’il vient de justifier plutôt pertinemment mais à laquelle j’ai du mal à me faire.

Lorsque je parviens sur les extérieurs de la bâtisse, je me dis que le terme de jardin est un peu surfait. Je tourne et retourne sur moi-même pour prendre la mesure des lieux comme lorsque j’entre sur une scène pour la première fois. Les cibles ne laissent aucun doute sur l’utilisation de l’endroit et j’ai un peu peur de comprendre à quoi sert le mannequin. Ce n’est qu’un mannequin, il est inoffensif et ne doit pas ressentir grand-chose, mais je préfère rester à distance. Toute seule dans ce drôle d’endroit j’attends avec une certaine impatience doublée d’un peu d’appréhension l’arrivée de l’artisan. Heureusement celui-ci ne tarde pas trop à apparaître avec son chariot. Je le regarde en silence mettre en œuvre ce qui me semble être ses rituels. Il a l’air très à l’aise avec eux et paraissent faire partie de lui. Evidemment pour la future cliente que je suis c’est assez rassurant ; il donne vraiment l’impression de connaître son métier.


Je le suis sur le gravier et bientôt il me montre les deux premiers objets. Il les connaît parfaitement et je le regarde me faire la démonstration de leur fonctionnement. C’est vrai qu’ils ont l’air anodins et pourrait même passer pour des accessoires de mode. Moi non plus je ne suis pas une experte en combat et je me demande si les bases qu’est en train de tenter de me donner Sœur Isabela seront suffisante pour manier cette matraque télescopique. Une fois en main, je teste le mécanisme de déploiement et de rétraction. C’est facile et cela ne semble pas devoir laisser son utilisateur dans l’embarras en cas de dysfonctionnement. Je mine quelques coups en fouettant l’air devant moi. J’avoue que je me sens un peu empruntée. Je me demande comment ça me serait utile devant une arme tranchante. Evidemment je pourrais compter sur ma vivacité pour esquiver et ne pas compter sur une parade. La deuxième est moins aisée de maniement sur tout pour mes poignets peu accoutumés au fouetté. A l’essai, je sens assez vite des tensions dans mon articulation. Pour mon violon j’ai besoin de garder sa souplesse que ce soit à droite ou à gauche d’ailleurs. L’avantage c’est qu’en cas de parade de dernier recours cette matraque serait sans doute plus efficiente. En plus je dois admettre que l’aspect du métal est très beau, bien que je ne devrais pas me soucier d’un tel détail. Je fais part à voix haute de mes doutes au forgeron. Les formuler m’aide aussi à affiner mes choix.

« Très impressionnant. La petite est parfaite à manier, mais en cas de parade contre un tranchant ?… la seconde est plus lourde et tire un peu sur le poignet. Vous me direz, j’espère ne jamais en avoir besoin et qu’il faut savoir ce que l’on veut. Par contre pour une parade je suppose qu’elle est beaucoup plus résistante ? ... En tout cas elle est esthétiquement magnifique. »


Penser qu’une arme puisse être belle à regarder me déconcerte un peu. Mais il passe déjà à un nouvel objet. Son explication lui donne un côté magique. Je le tourne et retourne dans la main. Ses effets me paraissent dévastateur et en même temps semblent presque bénins dans la bouche de l’artisan. Je me demande comment on peut se remettre de cela. Je vois un défaut à ce dispositif. Il nécessite d’être proche de son adversaire, et est relativement encombrant. Je tente d’imaginer cet appareil dissimulé dans le gant, mais je crains de ne pas voir assez d’imagination pour cela. Après l’avoir tourné et retourné dans tous les sens, je rend ce mystérieux objet à son propriétaire.

“Vos ressources semblent inépuisables et j’avoue que je ne sais trop vers quoi m’orienter chacun de vos objet a de gros avantages et pourtant des défauts pour une non combattante comme moi.”

J’hésite à poursuivre mais me lance tout de même. Après tout, ce n’est pas la peine de chercher un artisan d’exception si ce n’est pas pour mettre à l’épreuve ses compétences même s’il me fait comprendre que mes idées sont de pures inepties. Il saura bien m’expliquer pourquoi.

“Un objet léger comme la première matraque qui serait capable de parer un coup de taille et qui serait en même temps combiné à ce réservoir à foudre serait l’idéal. Ca donnerait plus d’allonge à son maniement et le rendrait discret une fois replié… Mais peut être n’est-ce pas possible ou est-ce trop onéreux.”

Je m’attends à ce qu’il éclate de rire mais je sais que ce serait sans doute justifié et mon manque de connaissance dans les armes et l’artisanat me dédouane d’avance, aussi je sais que je ne me formaliserai pas pour si peu. Après tout, chacun son domaine.
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mar 28 Aoû - 16:28

Je reprends mes objets et sort de ma poche un petit carnet.

"Le petite tiendra contre un tranchant si vous ne parrez pas en opposition, au pire vous la choquerez et ne pourrez plus la replier mais elle tiendra. Mais il y a-t-il encore des gens qui ne sont pas des imbéciles qui parrent en opposition ? Après je peux toujours vous en faire une et la renforcer en électrodéposant dessus une céramique, au pire avec l’effet de dispersion vous briserez la céramique, le risque est que vous en brisiez à chaque fois que vous portez un coup, sauf si nous parton sur un carbure de tungstène, mais ça alourdirais la chose, ou un titane ? Peu résistant mais assez, en anneau pour que seulement un se brise sous le choc …

On en revient à la question classique combien avez-vous ? je peux essayer d’ajouter sur la matraque un réseau de fils de cuivre ou d’or, mais ça va couter cher, et il faudrait que j’isole la pogné avec une céramique, ce qui vas rajouter du budget.

La petite en elle-même vaux vingt ducas, pour un damas, le dessin que vous avez sur la grande rajouter dix ducas, pour un ce qui est de l’effet foudre … Si je travaille sur du cuivre, vu le temps que ça vas me prendre je dirais au moins huit ducas, Si je travaille sur de l’or plutôt vingt, mais l’or serait plus efficace. Surtout si vous avez dans l’espoir de faire passer la charge électrique par l’épée de votre adversaire. Pour chaque pile compter un ducas, et un dixième de ducs la recharge. Pour augmenter sa résistance, avec des anneaux de céramiques il vas falloir compter … Le titane à un prix aléatoire en ce moment, entre quatre et huit ducas en fonction des cours et des arrivages.

Ce qui nous fait un petit total de cinquante-cinq ducas, je vous offre les trois piles pour ce prix-là et vous compter … Une semaine de fabrication ça ne se presse pas au portillon pour le moment. J’ai des choses à faire mais elles peuvent attendent. Une pile par utilisation de la foudre bien entendu. Je ne commence à travailler que lorsque j’ai reçu un premier paiement de la moitie, voici le devis… Si il vous tente je prends vos mesures.

Mais si vous voulez nous pouvons étudier ce que nous pouvons enlever. Je pense que le damasquinage n’est pas nécessaire, bien que j’aimerais le faire avec un métal plus léger, pourquoi pas le cuivre pour faire du deux en un. Je ne pourrais pas le faire avec l’or, pour des questions de fragilité de l’or, il n’apporterais rien dans le damas bien au contraire, mais avec du cuivre ça serait joli.

Enfin si nous l’enlevons cela réduit de dix ducas, c’est le prix principalement du travail."


C’est un joli gros devis que je lui tend, tout y est détailler, le prix des matières premières la charge de travail, les mathématiques sont juste et si l’écriture est hésitant sur l’orthographe des mots, voir plutôt approximative, voir lunatique, ils ont tout à fait la bonne lecture à voix haute.

Je me pose et je la regarde en attendant sa réponse, ce n’est pas l’arme que je lui ai proposer, c’est une danseuse, si elle avait accepté de toucher à la vie alors il y avait des dizaines, des centaines d’armes efficaces, des armes qui dansent. Ou alors un bâton plus léger, voire mieux, un tri-baton, ou une arme à chaine, c’est beau les armes à chaine et ça danse. Mais qui sait encore les utilisé si ce n’est les gens qui pratiques des arts martiaux à Atlasi seul, perdu à répéter sans cesse et toujours … Oui ou un gant de choc, avec le système dans la peau, autour d’un dessin de gemme comme un légendaire magicien pour pouvoir estourbir quelqu’un qu’on enserre.

Mais le client est roi, et cette demoiselle à beaucoup à gagner à avoir celle-ci comme première arme, il est toujours intéressant de commencer quelque part. et c’est un bon début là.


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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mer 29 Aoû - 10:18

J’avoue que je suis un peu désorientée. Je ne m’attendais pas à ces propositions et en plus elles ouvrent tant de possibilités que je sens qu’au lieu de me décider rapidement cela va me demander une réflexion dont je ne suis pas capable.

En face de moi, Hei Huoyao garde son attitude professionnelle et je serais bien incapable de savoir ce qu’il pense. Son accent étrange rend son expression encore plus indéchiffrable. Ca lui donne un peu l’air d’une des machines qu’il doit construire. Mais peut être est-ce détaché ainsi qu’on doit se conduire lorsque l’on fait de la conception et du commerce. Du commerce non, car pour avoir vendu les poissons sur les marchés avec ma mère je sais que la relation est importante même pour vendre une rascasse à quelqu’un qui viendra une unique fois. Je fais donc l’hypothèse que c’est l’ingénierie qui oblige à cette sorte de froideur.

En silence et un peu tendue je le regarde sortir de quoi prendre des notes. Au moins je ne peux pas dire qu’il ne prend pas mes demandes et mes suggestions en compte. Au fil de son monologue il me confirme qu’il n’a rien oublié. Certaines remarques me font dire qu’il s’y connait bien plus en combat qu’il ne veut le laisser supposer. Il a raison pour ce qui est de la parade, mais parfois en dernier recours… Je me dis que les entraînements avec Sœur Isabela, me ménagent et que je ne serai jamais capable de mettre en application ce qu’elle m’a appris.

A chaque demande que j’avais formulée, l’artisan semble avoir une solution voire deux et je ne peux qu’admirer sa promptitude à les évoquer et préciser leur utilité, cet objet va décidément être très étudié et sophistiqué !

Malheureusement, le concepteur a aussi bien en mémoire les tarifs qui me font me décomposer. Ce sera sans doute le critère déterminant et encore si j’arrive à me payer quoi que ce soit. Je tente de faire les calculs de tête au fur et à mesure qu’il annonce les coûts. En même temps je tente de mettre ça avec mes ressources et ne peux m’empêcher de faire la grimace tandis qu’il a les yeux baissés sur son carnet. Je ne sais pas si je dois l’interrompre ou le laisser aller au bout de son énoncé des possibilités et des tarifs et finalement je le laisse continuer au risque de recevoir une remarque cinglante de sa part sur le fait que pour le petit budget de rien du tout, c’était pas la peine qu’il me propose tout ça. Je prends le devis qu’il vient d’effectuer devant moi et les 55 Ducats me sautent au visage comme une nouvelle preuve de mon inconscience de m’être présentée ici, bien plus que les aléas de son écriture. De toute façon, tous ces termes techniques me sont pour la plupart inconnus.

Je suis donc un peu dans mes petits souliers lorsque je lui annonce ce que je peux me permette.

« Je ne pourrai pas aller au-delà de 20 Ducats… donc… je me contenterai de la matraque toute simple… »

Entre temps le calcul avait été rapide, une fois la quarantaine de Ducats dédiée à ma vie quotidienne, logement et autre, si je donnais deux cours par soirs, huit soirs sur dix et si mes espoirs de prestation aux Sélénites se confirmaient, j’arrivais tout juste à 20 Ducats d’économie sur un mois où je travaillerai plus ou moins à chaque minute. Le travail ne me fait pas peur, mais si je dois caser en plus les entraînements avec ma prieuse préférée et les demandes imprévues du directeur du Conservatoire…  Donc adieu les matériaux renforcés et les la foudre ! En même temps cela me soulageait presque de ne pas avoir d’arme trop puissante entre les mains.

« Navrée de vous avoir fait faire tous ces comptes… »

Du coup je ne sais pas s’il a besoin de prendre tout de même mes mesures et reste dans l’expectative pour la suite des événements
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Jeu 30 Aoû - 8:52

Je n’aime pas ces nobles qui essaye de négocier, je leur donne déjà un vrai prix, pourquoi chercher plus loin, comme si c’était une culture de la ville, un genre de détaille sans lequel on ne pourrais pas acheté à un bon prix, comme si il préférais que je gonfle les prix et que les diminue après officiellement pour eux, comme si il gagnaient de l’argent à acheter quelque chose à une autre prix que celui afficher plus haut. Non de toute les manières vous échanger de l’argent contre un objet, quoi qu’il arrive quel que soit son prix, vous ne gagnez jamais de l’argent c’est moi qui en gagne et seul un marchant imbécile vendrais un objet sans y gagner, au moins sur le long terme. Je réfléchit donc rapidement au prix que je pourrais bougé, et comme d’habitude je n’ai pas donné une marge bien large, de quoi vivre, je ne pourrais donc pas faire des "Efforts" comme ils disent, avec une majuscule.

Brr je les déteste, superficiel à un crever dans un coin avec de quoi manger et un toit, un de leur vêtement pourrais nourrir la moitié des ouvriers du quartiers et ils tiennent tout de même à acheter une œuvre moins chère car … Je n’en sais rien probablement psychologique, je ne comprendrais jamais les humains.

Je m’attends donc à ce qu’elle le fasse.

Et bien contre toute attente non, elle est règlementaire la petite demoiselle, droite dans ses bottes et ne cherche pas à jouer au filou. Ça m’étonne mais c’est tant mieux après tout !

Je regarde donc mon devis et décide de la suite des évènements rapidement.

"J’ai deux possibilités, soit vous avez espoir de trouver plus plus tard et je vous mets en attente, quitte à commencer à travailler avec vingt ducats au lieux de vingt-sept. Si je vous fait la même matraque que celle-ci … Si c’est le cas je commence à travailler quand vous m’en laissez dix et j’aurais besoins d’une petite quantité d’informations supplémentaire :"

Je sors divers détailles des tiroirs, des cuire ainsi qu’une pate que j’enroule autour d’un cylindre.

"Ne vous en faites pas pour les calculs ils sont offert par la maison, de toute façon il faudra que j’en fasse d’autre pour fabriqué votre objet même si c’est cette matraque.

Alors tout d’abord quel cuire préférez-vous pour le camouflage ? J’ai de la chèvre, et divers qualité et teintes de vaches, sur ceux où il y a la pastille jaune il y a un supplément d’un demi ducats, car ils sont cher … Sur les autres c’est le même prix, le nubuck par exemple est hors de prix en ce moment.

Ensuite il me faudrait en savoir plus sur votre ressenti, est-ce que je l’équilibre plus en avant déployer ou cela vous va-t-il ? Vous auriez plus de puissance si je mets la charge plus en avant et vous ressentiriez mieux vos parades mais les combats seraient plus fatigants. C’est donc à vous de me dire, je ne peux pas choisir pour vous.

Enfin j’aurais besoin de l’empreinte de votre main là-dessus pour que le grippe soit des mieux adapté à vous, ça sera ainsi votre arme et quiconque vous le volera aura au moins cette impression qu’elle n’est pas faites pour lui, et rapidement quelques ampoules mal placé dans la main. Quand à vous le grippe devrait être parfait bien que je ne vais pas pouvoir trop l’enfoncer. Si jamais votre main bouge pour une raison ou une autre vous repassez chez moi et je vous le change.

Ces détails sont là quelques soit le niveau de finition que vous voulez. Je vous ferais bien choisir l’acier mais si vous ne pouvez pas vous permettre les céramiques de protection ou un damas il me reste plus qu’un acier en réserve qui conviendrais à peu près."

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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Dim 2 Sep - 9:13

J’ai peur d’avoir contrarié l’artisan, mais si c’est le cas il n’en laisse rien paraître. Je n’ai pas envie qu’il pense que son travail et la matière première valent moins que ce qu’il a annoncé. Surtout son travail. Tout travail mérite salaire. Un salaire qui permette de vivre au moins décemment. A moi de m’organiser avec mes ressources qui ne sont pas mirobolantes mais je m’estime heureuse de pouvoir mener des études et parvenir à joindre les deux bouts. Le travail ne me fait pas peur, j’ai juste parfois peur de surestimer ma résistance et je ne voudrais pas gâcher mes projets au Conservatoire en courant trop de lièvres à la fois.

Huoyao Hei me reprend gentiment le devis et replonge apparemment dans ses calculs. Je suis de plus en plus gênée et m’apprête à protester de sa gentillesse et du fait que je ne suis pas en train d’essayer de déprécier son travail mais déjà une nouvelle proposition arrive et m’oblige à vite recalculer l’impact qu’elle peut avoir sur mes finances Dans le meilleur des cas, je ne pourrai pas rassembler cette somme en un seul mois et je devrais envisager d’étaler cette dépense sur deux. Cela fait trainer les choses mais j’ai fait sans cette arme jusque-là… Le choix n’est pas aisé mais je ne vais pas tergiverser et risquer encore de le mettre dans l’embarras. Je vois en outre un avantage que répartir les vingt-sept Ducats sur deux mois ne m’obligerait qu’à en économiser quatorze par mois ce qui me soulagera de cours, même si j’aime beaucoup le contact avec les plus jeunes que moi et leur transmettre ce que je sais. Ma décision est donc rapidement prise et lorsqu’il a terminé de sortir son matériel de prise d’information, je me décide à répondre à sa proposition.

« Il faudrait que j’étale cette dépense sur deux mois et je ne sais pas si ça ne vous immobilise pas des ressources et du temps. Mais si vous êtes d’accord j’accepte votre proposition à vingt-sept Ducats. »

La chaleur de mon visage trahit la montée de sang à mon visage, comme si j’avais proféré des paroles obscènes. Je tente de me rassurer en me disant que c’est normal d’éclaircir les possibilités et les propositions pour que chacun sache à quoi s’en tenir mais je sens que je suis engagée dans une discussion qui n’est pas dans ma culture.

Discuter des matières premières est beaucoup plus gratifiant et agréable, même si je ne les connais sans doute pas suffisamment pour prendre une décision très éclairée. Les odeurs de cuir de métal et de cette drôle de pâte se mélangent ou m’arrivent séparant se dominant l’une l’autre suivant celle qu’il manipule. C’est à n’en pas douter celle du cuir que je préfère. Je n’ose pas toucher les matières qui sont traitées avec tant de respect par l’artisan qu’elles en semblent si précieuses que le contact de mes doigts pourrait les corrompre. Il ne s’agit pas de poisson ou de fruits de mer, mais je dois tout de même fournir une réponse. J’ai donc le choix entre cuir de chèvre ou de vache. Je lance un regard interrogateur à l’artisan en même que j’ose la réponse qui me vient naturellement.

« Le cuir de chèvre doit être plus fin non ? Peut être plus adapté et plus joli pour un camouflage ? Quelque chose de sombre ?»

Je peux facilement envisager que l’habileté de l’artisan est capable de rendre les mêmes effets quel que soit le cuir mais ce sera sans doute plus facile avec la peau du caprin.

La question de l’équilibrage est une question à laquelle j’avais vaguement réfléchi en essayent les deux matraques mais que je ne suis pas certaine de savoir trancher et qui me dessine à mon insu une moue de réflexion en même temps que mon nez se plisse d’embarras.

« Puisque l’idée est de ne pas prolonger l’engagement et donc la fatigue, je dirais que vous avez sans doute raison. Privilégiez l’efficacité si vous pensez qu’elle restera maniable. »

Je regarde mon poignet droit comme pour lui demander en silence s’il se sent de supporter de manier l’arme que Huoyao Hei est en train de mettre au point.

La prise de mes empreintes me fait vraiment réaliser que l’objet qui sa sortir de cet atelier sera fait exprès pour moi et je suis un peu triste qu’il s’agisse d’une arme. J’aurais préféré et de loin qu’il s’agisse de la fabrication d’un violon. La vie nous fait faire de bien étranges choix. Je me console qu’il y a quelque jours encore je pensais avoir perdu mon instrument dans un incendie et qu’i m’est revenu miraculeusement.

Je regard ma main imposer sa forme à la matière molle et j’adresse un petit sourire reconnaissant à l’ingénieur lorsqu’il me propose de changer le grip si besoin. Et puis soudain, à l’évocation des métaux, je suis perdue dans toutes les propositions qui s’entremêlent et semblent pourtant rester claires dans son esprit. Je vais sans doute passer pour une idiote mais je ressens la nécessité de lui refaire préciser la proposition à laquelle j’ai donné mon aval.

« Je suis désolée… Je dois vous paraître inattentive. Tout me paraît soudain très flou. Vous pouvez me rappeler, pour le budget de vingt-sept Ducats ce sur quoi nous sommes tombés d’accord ? »


Il faudrait que je fasse fortune pour aller au-delà et je ne veux pas risquer de malentendu.
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Huoyao Hei
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mar 18 Sep - 8:58

Je l’aide à mettre en place sa main correctement et récupère les moules comme des précieux objets, sans les déformé à mon tour, ils sont unique, précis et précieux, je vais devoir les faire durcir histoire c’être certain qu’ils ne se perdent pas et de pouvoir les utiliser à nouveau sans soucis. Les techniques de moulages ne sont pas récentes main elles sont toujours aussi pratique, un petit jeux d’argile finira de me faire mon moule externe dans laquelle je pourrais couler un alliage de métal tendre tel que du bronze qui a de plus l’avantage de ne pas être cher et de bien prendre autour d’une âme métallique forte. Creuser puis renforcer il sera idéale juste recouvert par du cuire. Mais je m’égare alors qu’elle me pose une question :

"Il sera parfait d’autant qu’il n’est pas excessif et permet une bonne fiabilité, quand à la couleur, avec les produits chimiques et les sels ont arrivé même à faire des couleurs aberrantes, le noir tiens très bien sur le cuire depuis quelques années, il y a quelques centaines d’années c’était une couleur compliqué qu’il fallait raviver, maintenant elle se plonge à l’intérieur de ce dernier et n’en ressort plus. C’est même plus simple que pour la plus part des tissus."

Je continue avec la suite et la douceur qui me caractérise lorsque je parle d’arme … Ou alors en vérité, je pense que je suis une brute née dans le corps d’un intellectuel …

"C’est une bonne idée, si vous voulez mon avis, vos coups seront plus puissant et donc plus handicapant, avec un peu d’entrainement vous briserez rapidement une articulation vous assurant une victoire rapide."

Puis je m’arrête face à ça nouvelle question dans mon manège de rangement, je dois avouer que je suis perdu quelques instants puis j’essaye de savoir …

Je la regarde en me demandant si c’est ma langue qui n’est pas très claire ou si la demoiselle à un cervelle d’oiseau, ceci dit mon cerveau est assez formel, statistiquement il y a de grandes chances que ma langue ne soit pas assez bonne et qu’elle ait été perdu par ça. Ceci dit j’ai tout de même quelques doutes.

"La proposition des vingt-sept c’était comme premier payement, la moitié de la somme total, à ce moment-là vous avez celle que nous avons imaginé ensemble avec tous les points que nous avons soulevé.

Si vingt-sept devient votre totalité alors le premier payement est de treize, et ne vous inquiétez pas pour les immobilisation, c’est pour cela que je demande un premier payement. Pour Vingt-sept au total je peux vous faire cette matraque là avec soit avec l’effet foudre et une seule pile, soit avec l’augmentation de résistance. A vous de voir laquelle vous préférez, mais pas les deux, du cuivre et non de l’or, et pas de damas.

A vous de choisir, je ne peux le faire pour vous sinon je choisirais la totalité, je ne pourrais pas les rajouter plus tard sans risquer de mettre à mal la totalité de l’objet, et comme je fais l’objet à votre main je ne pourrais pas vous la racheter pour vous faire un prix sur la suivante car si vous n’avez pas de sœur jumelle je ne pourrais pas la revendre …"


Je ne sais toujours pas si c’est moi qui est fourché ou si c’est elle, mais qu’importe, après tout il est important de faire des efforts pour ne pas perdre un client même si celle-ci ressemble à une petite voleuse.
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Zaïra Pichardo
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mer 19 Sep - 10:01

Je ne peux qu’admirer la précision des gestes du forgeron. Ce sont les gestes d’un artisan qui a appris comment son corps devait se comporter dans son travail pour un maximum d’efficacité. Aucune fioriture ou circonvolutions, chaque prise est calculée par la main sans avoir besoin de passer par l’esprit. Et l’œil est à peine nécessaire si ce n’est pour s’assurer que les choses délicates sont choyées par les doigts. Cela me fait penser à mes mains qui ne cherchent plus les notes depuis longtemps sur le manche de mon instrument ou qui savant comment maintenir l’archet sur les cordes pour obtenir le son voulu. Je me demande si nous avons des choses en communs lui et moi. J’ai un peu du mal à admettre que ce soit vrai. Avoir des points communs avec un fabricant d’arme ?! Pourtant je suis sa cliente et cette évidence m’oblige à reconsidérer les choses. Je rêve d’un monde où on aurait plus besoin de se protéger contre ses congénères et où les ingénieurs se contenteraient fabriquer des montres merveilleuses pour le plaisir de tout un chacun et ou les musiciennes ne serait plus obligées de mettre de la rage dans leur art.

Je le regarde mettre l’empreinte de ma main de côté comme s’il s’agissait d’une précieuse relique. J’ai tout à coup l’impression de devenir quelqu’un d’important. Ça me fait toujours bizarre ce genre de sentiment surtout de la part de quelqu’un avec qui je suis en affaire.

Le choix du cuir semble acquis et cela me contente, même si ce n’est pas la pièce maîtresse de l’objet dont la conception est en œuvre. Mais au moins je n’ai pas dit de bêtise et pour moi, dans ce domaine c’est déjà pas mal. De même le peu que j’ai avancé sur l’équilibre de l’arme semble logique et pertinent à l’ingénieur. Je devrais être ravies, mais par tous les saints protecteurs d’Excelsa, imaginer les articulations brisées par ma faute me bloque le larynx. Ce ne peut être moi qui vais être à l’origine de ça ?!

Je pince les lèvres de malaise et je me demande si c’était une bonne idée de venir ici. Ici, n’est pas vraiment la question. Huoyao Hei est vraiment compétent et je ne peux pas regretter d’être tombé sur lui. Non la vraie question est sur mon idée d’avoir de quoi me défendre et donc de blesser des gens. Je le souviens du soir où j’ai porté un coup de couteau à mon agresseur. Je l’avais fait sans arrière-pensée dans le feu de l’action contrainte et forcée par ce qui m’était promis si je ne réagissais pas. Pourtant j’en garde encore des images culpabilisantes. Aujourd’hui, il me semble que c’est pire encore, c’est comme si je préméditais ma propre violence. J’avoue que je suis à deux doigts de m’enfuir de l’atelier et puis je repense à ma fuite dans la nuit, à moitié dénudée. Je n’ai pas envie de revivre ça.

Perdue dans mes pensées philosophiques_ je ne sais même pas ce que c’est que la philosophie, je n’ai jamais rien étudié en la matière_ perdue donc dans ces sombres pensées, je ne note qu’à peine le regard interloqué de l’artisan après que je lui ai demandé de repréciser son offre. Je sens bien cependant que j’ai dû rater quelque chose mais Huoyao Hei est patient et me resitue l’ensemble de ce qui a été convenu. J’avais donc bien compris, malgré l’ingéniosité des différentes options envisagées, je ne peux me les permettre toutes. Il s’agit donc de choisir entre résistance et foudre. La foudre semble très technique et moderne. C’est tentant bien sûr mais si j’ai bien compris augmente le volume de l’objet et il faut racheter les piles après chaque usage, pour quelqu’un de désargentée comme moi ce n’est pas forcément une bonne solution. Au contraire l’autre est sans doute plus simple mais plus adapté à ma petite bourse et à un usage sur la durée. Contre toute attente, mon choix est donc vite fait.

« Je n’ai pas les moyens de toutes les options donc je vais opter pour l’augmentation de résistance pour vingt-sept Ducats »

Je n’ai pas l’intention de la revendre non plus, sinon je ne serais pas ici en train de me ruiner. Si jamais je n’en voulais plus ou si je n’en avais plus l’utilité, ce serait le rêve. En fait si je fais quelque chose ce serait plutôt de m’en débarrasser ou la donner à quelqu’un qui en aurait l’utilité mais là ça supposerait une grande confiance dans ses motivations. Mais je n’en suis pas là, loin de là.

« Je pourrai vous apporter les treize Ducats demains ? »

De tout façon ce ne sera pas aujourd’hui que je pourrai les lui donner car je n’ai rien apporté sur moi, incapable que je suis d’évaluer ce que cela pouvait me couter.
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Jeu 20 Sep - 12:02

Je la laisse partir avec une approbation et un sourire je n’ai pas grand-chose de plus à lui proposer en vérité, c’est un peu comme si rien n’avait avancer en vérité, je ne sais pas si elle reviendra le lendemain bien qu’elle me l’ai proposer, elle n’a pas l’air d’être riche, ni d’avoir de quoi faire, pourtant quelque chose chez elle ne me permets pas vraiment de la mettre en doute outre mesure. Après tout c’est probablement une simple demoiselle qui subit ce que j’ai subi et subirait aussi. La loi qui dit que l’étrange est toujours mal accepter et relégué au rang de chose comme la couleur de peau ou l’épaisseur des cheveux pouvais ne plus permettre d’avoir un âme ou esprit. Alors pourquoi lui en vouloir ? Je finis de ranger en le regardant s’éloigner puis met à jour ma petite horloge, si j’ai de la chance dans deux jours je serais sur le marché des matériaux avec de quoi prendre ce qu’il lui faudra.

-----------

Deux jours plus tard je suis bien sur le marché, perdu entre d’autres artisans et des gros acheteur après avoir loué une petite voiture avec chauffeur pour ne pas avoir à tout ramener de moi-même. Je déambule avec mes pièces toutes cachés à divers endroit, comme à chaque fois j’ai pensé à utiliser la poche du prisonnier et puis j’ai fini par admettre que je n’en serait pas capable et ai juste relier une pile à la chaine de mon porte-monnaie ainsi qu’à l’ouverture de ce dernier … Au moins celui qui tentera de me l’enlever la première fois se convulsera sur le sol.

Mais le proie est loin d’être stupide et pour qu’une ville avance il faut que les lieux déchanges ne soit pas entravé par la peur, alors les choses se passent comme elle devraient. Je erre tranquillement aux milieu des étals de matériaux avant de trouver mon bonheur, les poudres pour faire mes aciers sont courantes, le Chrome est toujours aussi chère, le nickel n’est pas un problème, le fer assez pure est accessible et le molybdène ainsi que la silice sont en petite quantité. Le Titane n’est pas excessif je me permet donc d’en prendre un peu au cas où je partirais plutôt sur une X6CrTi12, mais surtout je tombe sur de la wolframite à bas cout et mon idée change rapidement. Je reviens en arrière et rajoute à ma commande une bonne dose de graphite, ou de Carbonne comme vous le souhaitez et reviens chez moi avec beaucoup moins d’argents que prévu mais une belle idée que j’apprécie tout particulièrement ainsi qu’un peu de tungstène déjà formé en plaque acheter chez un autre marchant.

Je souris tranquillement alors que les jours passent sur ma vie comme le flux d’un mode qui n’a de sens que dans le silence malheureux d’une aberration. Mais ici pas de sens car du bruit, la forge frappe longuement pour courber les bouts, elle tape et hurle alors que l’eau traverse et force, elle se bat comme moi comme mon allier qu’elle est toujours contre ce bout de tungstène qui ne peux être plié que pendant quelques minutes, courtes courtes minutes, avant de devoir replonger dans la chaleur hurlante alors que je suis caché sous du cuir, du métal et du verre. Pour tout vous dire il fait chaud, probablement pas autant que sous on feu mais c’est tout de même l’impression que j’en ai. Les pauses sont rares mais les choses avancent, et elles avancent bien alors que je dépose doucement sur le métal chaud la wolframite purifié en trioxyde de tungstène, je dessine comme un enfant heureux des formes et des courbures, fines et violentes, dansantes comme les serpents d’un damas, je joue avec les formes qui ne se verront que par un reflet moins franc, je les relit et laissant des zones faibles par choix, celle qui casseront seul sans entamé la résistance de l’ensemble.

Je dessine, joyeux avant de carbonater la chose après avoir protéger mon métal par un mélange amorphe proche d’un verre sans intérêt et facile à briser.

Quelques jours plus tard j’ai fini d’assembler et de coudre de faire de l’objet quelque chose et je l’ai ranger dans une petite boite de bois au milieu de copeaux et dans un tissus cacher en silence dans son cuir noir, près à surgir et à prendre, à défendre et à vivre … Je l’apprécie pleinement posé là-bas dans sa boite derrière les grilles comme un objet finit. Je n’ai plus qu’à attendre qu’elle revienne avec la suite du payement …

--------

Quand elle reviens je lui sourit et apporte la boite sur laquelle il y a mon sceau et lui laisse le temps de se rendre compte avant de la laisser le briser sans même avoir demander l’argent encore. Je ne lui demanderais que lorsqu’elle l’aura essayer, pour le moment je laisse se rendre compte, la déballé jusqu’à voir lui cuir et les attaches de ceinture l’essayer fermer puis je lui présenterais le système et l’arme qui se cache dessous, pour le moment elle ressemble à celle qu’elle a essayé en mieux finit et avec l’empreinte de sa main si elle la prend comme un arme, invisible sinon … Juste un accessoire, surement une bourse n’est-ce pas ?

Le cuir de chèvre tanné et coloré de noir sous le tissu me rend impatient.

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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Ven 21 Sep - 20:20

Le temps passe toujours plus vite qu’on ne sait plus où donner de la tête. Je n’en étais pas encore à me payer un agenda, d’ailleurs avec quels fonds, mais tout de même à noter le déroulement de ses journées. Un feuillet récupéré dans une corbeille à papier du Conservatoire derrière une Marie-Chantal qui n’avait pas supporté une rature à la première ligne de ses notes faisait office de pense-bête. Depuis le jour où j’avais réussi à apporter la moitié de la somme due à l’artisan chez qui je m’étais engagée, j’y avais noté mes cours, et mes rendez-vous pour vendre une prestation.

Les cours surtout pouvaient être prétextes à impairs, oublie de créneaux, retards et autres avatars qu’elle ne supportaient pas en temps ordinaire mais dont elle rejetait encore plus la possibilité lorsqu’elle était engagée dans une activité professionnelle, d’autant que ce serait vraiment dommageable à ma réputation.

Grâce au directeur du Conservatoire j’avais dégoté des cours auprès des têtes blondes des beaux quartiers et j’avais eu la satisfaction de constater que le bouche à oreille semblait fonctionner en ma faveur. Je n’allais pas cracher sur cette manne même si elle remplissait mon emploi du temps plus que de raison et qu’à partir d’un certain âge les fameuses têtes blondes connaissent un peu trop bien la position de papa et celle de leur professeur de violon. Je n’avais pas d’effort à faire pour les plus jeunes avec qui j’avais autant l’impression de jouer le rôle d’une grande sœur que d’un prof. Petit inconvénient, je découvris que j’étais capable de m’attacher assez vite et les gamins me lui rendaient bien en apparence du moins. Une fois passé le cap des douze ans, les choses devenaient plus compliquées pour la fille de pêcheur que je suis et il fallait quelques leçons pour que je finisse par me faire à l’idée que leur arrogance n’était pas que de leur fait et en retour, cette condescendance s’apaisait à mesure que les jeunes gens appréciaient mes qualités de violoniste. Enfin, j’espère que c’était pour ça et non parce que je me soumettais à leur insupportable prétention.

Bref les eux mois étaient passés comme filent les risées du vent sur l’eau et j’avais réussi à amasser la petite fortune sur laquelle je m’étais engagée auprès de Huoyao Hei. Je ne pouvais pas dire que le grand jour était arrivé, car acquérir une arme n’était pas très glorieux de mon point de vue mais il était arrivé le moment d’aller prendre livraison de l’objet que je n’avais fait qu’imaginer et que je n’étais pas bien certaine de me représenter de façon très exacte malgré l’essai que j’avais fait de sa petite sœur. Entre temps, Sœur Isabela avait poursuivi son enseignement auprès de moi et m’avait appris à manier ce genre d’objets…

La saison de la forge était terminée depuis longtemps et ses chaleurs évanouies. Un ciel tourmenté ajoutait sa morosité à celles des fumées de la cité qui étaient rabattues par le vent sur les toits des usines et des quartiers alentour. Les températures sont plus que tempérées mais je suis fille de pêcheur habituée des embruns et du vent. Ma tunique de coton blanc, fendue et lacée sur le devant ne me cache pas le nombril, mais à de larges manches resserrées au poignet. Au-dessus je porte un gilet de toile vert bouteille sans manche dont Tia a réussi à broder les bords de motifs flamboyants. Mon sarouel taille basse et anthracite me permet de marcher librement dans mes chaussures qui ne sont en somme que des ballerines de cuir aux lacets qui font plusieurs fois le tour de mes chevilles. Je me sens à mon aise et c’est le principal malgré les regards dépités des filles du Conservatoire.

Malgré son éloignement du centre-ville, l’atelier de l’ingénieur ne manquait pas de subir le changement de saison et les relents apportés par le vent du large. Seule chose qui semble immuable, la bobinette et la chevillette qui donnent accès à la boutique et appelle le maître des lieux. Rien n’a changé alors que tout est différents. Les mêmes vitrines le même parquet la même porte mystérieuse vers l’atelier, mais le temps a laissé son empreinte et l’artisan a dû faire des affaires car elle ne reconnait plus les objets exposés.

Le sourire est un sourire de bienvenue mais également de fierté. Je sais déjà que je ne serai pas déçue. Les démons se cachent dans les détails et pour tout dire, ils sont particulièrement soignés. Je n’imaginais pas qu’une arme puisse bénéficier d’un écrin aussi soigné. Dans être des plus fastueuses, la boite mérite vraiment un autre nom. Je jette un regard interrogateur et étonné à la vue du sceau. Je ne sais pas si c’est le respect pour le client, la fierté de son travail ou le goût de la mise en scène mais ce cérémonial me fait de l’effet.

Je me trouve hésitante à l’ouverture du couvercle et encore plus impressionnée devant le tissu qui enveloppe l’objet précieusement emmailloté comme un nouveau-né. C’est du bout des doigts que j’écarte les plis pour découvrir enfin ce que j’ai du mal maintenant à appeler une arme. Le cuir qui doit être de chèvre selon mes souvenirs de ce qui a été décidé renvoie un éclat mat et soigné. Je le saisis du bout des doigts. En fait il ne dépasse quasiment pas de ma main et rien ne laisse vraiment supposer qu’il s’agit du même objet que j’ai essayé dans le jardin de l’atelier deux moins lus tôt. Ma main se moule exactement autour de lui et je lance un regard interrogateur et surtout intimidé par le luxe qui se dégage de ce qu’il appelle une matraque, à Huoyao Hei. En plus je n’ai pas de ceinture susceptible d’accueillir les attaches qui semble prévues à son effet. C’est idiot de ne pas y avoir pensé mais je ne doute pas que l’artisan sera à même de m’expliquer les finesses se sa création.
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mar 2 Oct - 12:03

Mes yeux s’entreferme quand elle prend l’arme en main comme si cela pouvait m’aider à sentir et entendre le cuire murmurer et tout prendre sa place, tout est là où il doit être et puis je plonge mes yeux dans son regard. Si je n’étais pas là pour l’arme j’aurais pu m’y noyer, ses yeux sont magnifique mais je sais ce que j’y cherche, j’y cherche le bien être, la douceur et la finesse, j’y cherche ce que j’y cherche toujours l’écrin de la satisfaction bien plus que la satisfaction elle-même.

Elle n’est là que depuis quelques instant et pourtant elle a déjà suivit tout le chemin que j’avais tracer pour elle, elle a marché jusqu’à son arme après l’avoir conquis par l’argent, après avoir travaillé pour elle. C’est comme ça que je considère mes créations, il est important que les gens les gagnes et si certain ont déjà l’argent je préfère ceux qui se démènent pour l’avoir quel que soit la façon car ils auront fait cela dans le but de l’avoir dans le but de posséder l’une de mes créations. Elle a ouvert l’écrin et découvert le tissus puis avec toute la délicatesse de ses magnifiques mains d’artiste ou de voleuse elle à repousser le tissus ou voir la création. Mon cœur à rater un battement lorsque j’ai plongé dans son regard, sa main prenant le cuire, je crois que j’aurais pu tomber dans mon cœur à cet instant mais je suis dans ce regard pour moi et non pour elle, alors aucune raison que le miens ne verse dans le siens.

Je souris heureux, tout y es, je suis bien un fin forgeron, je suis bien. Simplement.

J’entrouvre mon bureau et en sors quelque chose puis je m’approche d’elle et passe dans une des attaches un ruban de soie noir que j’attache après avoir fait le tour de son poignet comme l’attache d’une petite bourse, ainsi l’arme peux pendre à son poignet si elle le souhaite, juste comme le font les nobles dames avec leur argent, assez fin pour ne pas être volé, assez lâche pour ne pas être gêner. Juste comme le font les joueurs d’armes, assez lâche pour ne pas être gêner, assez fin pour la ramener d’un geste de la main.

Je lève les yeux, mes mains autour de la sienne, et je réalise que j’étais perdu en moi. Le charme se rond et je recule d’un pas alors que mon souffle quitte son épaule.

"Pardonnez-moi"

Je ramène rapidement un tabouret et me pose dessus pour vérifier la taille du ruban ainsi que le nœud, me relève l’observe, lui demande de prendre l’arme en main one nouvelle fois, réajuste, la laisse retomber, quand je suis enfin fier je roule un peu plus loin sur mon tabouret et la regarde à nouveau. Le noir lui vas bien, pas seulement par sa peau mais aussi par son être, je me demande un instant pourquoi les femmes qui viennent dans mon atelier sont toutes magnifiques sauf quelques nobles dont nous ne parlerons probablement au font jamais et qui ne me servent qu’a gagner de l’argent et continuer à faire tourner mon commerce pour que des gens comme elle ou un prince puisse venir fouler du pied le parquet de mon moulin. Et puis je me rend compte que je n’en ai que faire, j’apprécie juste instant.

Et puis je lui indique la marche à suivre pour la suite, le mouvement ainsi que où trouver, sous le cuire, les deux point de sécurité qu’il faut activé pour que l’arme prenne sa place…

Alors sortant de sa gaine avec toute sa violence elle prend sa place après un simple son étouffé par le mécanisme de ressort qui joue à l’intérieur pour se libéré de la même façon que murmure mes dragons.
Dans un tourbillon les gaines d’acier son sorti, tournant sur elles-mêmes car c’est la seul façon que j’ai trouvé pour les travailler et laisser la marque du carbure de tungstène ajouter sur le dessus. Je n’avais pas le temps de travailler sur un damas avec du tungstène avec sa paie, alors carburer le dessus pour ajouter de la résistance fut mon seul choix.

L’arme est une spirale mortel, le carbure dessine une spirale qui parfois s’entremêlent par des trais plus fin ils dansent dans leur gris nuit filin dessiné, légèrement supérieur, légèrement plus élever, posé sur l’acier qui lui a été traité par un été traité par une protection de bleuissage souvent utilisé sur les canons, elle rend l’arme d’un magnifique noir bleuté qui donne un écho à la nuit du gris du carbure.

Les gaines entrent parfaitement les unes dans les autres dans ce mouvement tournoyant généré par les filins de tungstène plus prononcer j’ai passé des heures et des jours limes à la mains pour avoir la taille parfaite pour qu’ils glissent doucement, carbure contre métal, et enfin que chaque gaine laisse juste une légère marque avant le passage à la suivante.

Lorsque l’arme est sorti les trains principales de carbure tournois sans un arrête autour de l’arme sorti passant d’une gaine à l’autre sans une rupture si ce n’est la petite arrête de la gaine mais qui vue verticalement n’offre rien et dont le bleuissage empêche de refléter les rayons. Les autres filins ont été à ma création sous en gardant l’idée de supporter la massage d’un coup, ils sont des marques fines au-dessus du métal oxidé, un dessin qui s’enlace à la spirale racontant la musique que j’avais dans l’esprit, une musique qui se danserait avec une fine demoiselle dont les jupon volerait alors qu’elle tournoie.

Je souris à l’arme sorti, de la taille prévu qu’libre à fait le même mouvement que l’arme à cause des poids réparti sur le ressort interne. Voilà une de mes créations qui prend sa vie dans la mains qui se devait de l’accueillir.

Je me revoit refaire trois des gaines plusieurs fois, les remettre à la forge car elles avait un défaut, je me rejoint limer sans fin un carbure qui n’avait pas pris sa place, je me revoit dessiné et dessiné encore les fils sur le papier sans jamais être satisfait, je revois mes échecs nombreux malgré ma maitrise, mais ceci n’as pas été pour rien.

Elle vie.
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Jeu 4 Oct - 15:33

Je scille d’étonnement sous le regard que je croise alors que je prends possession de l’objet. Je ne sais pas ce que je dois y lire. Même s’il n’y a rien d’inquiétant le mystère de ce qui s’exprime là me met soudain mal à l’aise jusqu’à ce que les prunelles bleues se reportent sur l’arme. C’est vrai que l’objet est inattendu en premier lieu dans son apparence. Le contact avec le cuir ressemble à celui du petit manche des alènes de mon père, celles qui servent à réparer les filets devant la maison face à la mer, patinées par la main de mon père mais aussi de ma mère et depuis des années déjà les miennes. Je me souviens les avoir regarder se balancer avec hésitation sur la pierre de la côte comme si elles allaient prendre leur envol. Leur forme était comme des sculptures qui nous arriveraient du passé. Même si, depuis que l’art a pris presque toute sa place,certains cals ont disparu, la paume de ma main droite et les trois doigts de préhension de seront plus jamais aussi tendres que ceux de mes condisciples du Conservatoire. Le rappel des scènes de travail avec mes parents m’oblige à déglutir péniblement. Même si j’ai leur bénédiction et leur encouragement, la culpabilité de les abandonner et un peu de nostalgie. Je regarde un instant le petit objet de cuir comme s’il allait s’animer. Etui à lunette ou à jumelle de théâtre, aumônière ou pilulier qui devinerait qu’il a été conçu pour le combat?

Je tente de rechercher l’aversion naturelle que j’ai pour les armes mais l’art mis dans la réalisation qui a suivi sa conception me l’interdit et je ne sais si je dois m’en réjouir ou détester l’artisan pour cela. Je n’oublie pas que c’est moi qui est demandé cette réalisation, lui n’y est pour rien, il assemble aussi de remarquables objets d’art et je n’ai pas besoin de tourner mes yeux vers elles pour me souvenir des ravissante et gracieuses montres. C’est donc une bonne chose que je puisse trouver matière à satisfaction dans la beauté et la douceur apparente de mon arme. Je n’aurai que plus de facilité à me familiariser avec elle et avec ce terme, arme, qui me rebute tant.

A chaque étape de ma prise de contact avec l’objet, je sens le regard de l’artisan posé sur lui et sur moi et cette proximité est à la fois un accompagnement salutaire et un poids qui me trouble même si je ne sens aucune malveillance. Parfois je sens le feu du sang qui me monte au visage et je ne suis pas certaine que mon hale le lui dissimule, lui qui a la peau si claire, mais le regard si affûté. Ce qui me rassure c’est qu’il ne semble pas vraiment là et que je devine que ce n’est pas vraiment moi qu’il regarde mais plutôt la cliente qui reçoit son chef-d’oeuvre. Enfin, c’est ce dont je tente de me convaincre pour rendre ses yeux plus légers. J’intercepte le sourire qui me donne raison, ce sourire de fierté et de contentement d’avoir réalisé ce qui était prévu et qui me permet de lui renvoyer ma propre satisfaction

Tout se passe dans un silence ouaté par la vibration éternelle du lieu avec pour seul parole la caresse des mains sur les matières et les pas vers ce tiroir qui soupire en baillant un ruban noir que je laisse l’artisan me passer au poignet. Je regarde le soin qu’il met à ajuster le lien qui va me relier à l’arme tout en s’effaçant derrière comme elle s'efface derrière l’accessoire de luxe que pourrait m’envier même Maysoon. Un instant interdite, je lève bêtement le poignet pour considérer cette nouvelle attache qui risque de m’accompagner plus souvent que je ne le pense encore. Rien que le mouvement de pendule au bout de mon bras accompagne la bourse dans la main où elle prend sa place comme si elle l’avait toujours connue. Je réalise qu’une autre main a favorisé ce miracle lorsqu’elle quitte la mienne, un peu gênée et que je m’empresse de rassurer d’un sourire. Je crois que je commence à comprendre ce qui se passe en lui, sans doute quelque chose de très parent avec ce que j’éprouve lorsque je joue ou que je compose et que les dernières touches d’art se posent au bon endroit et que je sais que c’est là qu’elle doit se lier au reste pour que le tout soit achevé. Je me demande ce qui peut bien séparer un artisan d’un artiste.

Et puis je me retrouve à nouveau dans la boutique devant l’ingénieur sur son tabouret qui maintenant rassuré sur sa création apporte les derniers détails presque de façon triviale alors qu’ils seront peut être déterminants dans le futur. Le trouble m’a enfin quitté et je me sens détendue comme soulagée de je ne sais quelle tension. Sans doute que la suite ressemble plus à ce que je m’étais imaginée ce qui n’enlève rien à l’expertise de l’artisan dont les indications me guident avec précision dans les recoin de l’objet qu’il connaît bien mieux que moi.

Je regarde les sections de l’arme se déployer dans un soupir de métal là où j’attendais un claquement sec et en une hélice élégante soulignée par une trace d’un métal sombre inconnu non comme une cicatrice industrielle mais plutôt comme une chaîne précieuse sur la peau bleutée de la nuit. Comme à chaque fois que les prouesses de l’artisan me stupéfient je lance malgré moi un regard admiratif et interrogateur à l’Atalsi. Je suis certaine qu’il a fait les meilleurs choix mais la beauté qui vient se nicher dans tous les détails de la matraque ne cesse de m’émerveiller. Il n’est pas luthier mais j’imagine les prouesses qu’il pourrait réaliser en créant un violon. Je le vois déjà constitué de matériaux que son art rendrait encore plus nobles et pourraient presque chanter avant que l’archet ne l'effleure.

Je pointe mon index sur l'extrémité de l’arme comme si cela allait m’aider à mieux la tenir devant mon visage et de l’autre, je la fait pivoter lentement comme pour prolonger le mouvement hélicoïdal qui la développée dans toute sa splendeur et admire les motifs des métaux. Je ne sais pourquoi, mais mon souffle vient de s’arrêter comme si je le prêtais aux efforts de l’artisan à confectionner, modeler, usiner sa création. Je ne connais pas les procès qui amènent à la vie ses miracles, mais j’imagine la part d’âme qu’il a dû y mettre et y penser m’émeut bien plus que je ne l’aurais souhaité, la gorge serrée par des sentiments qui ne devraient pas s’appliquer à de telles circonstances. Lorsque mes bras retombent, la matraque à droite, je suis fière d’être dépositaire de cette merveille qui n’aura jamais la seule fonction d’arme.

Je la tends au bout mon bras pour lui faire prendre le prolongement de celui-ci et pointe un horizon imaginaire puis je la laisse pivoter dans ma main jusqu’à lui laisser se dissimuler derrière mon avant bras qui est revenu le long de mon corps. L’équilibre et les frottements sont parfaits

Je me tourne vers le maître forgeron un peu gênée et instinctivement je m’incline en joignant les mains sur la poitrine, un peu comme en une prière.

“Je ne pouvais pas imaginer meilleure arme. Je n’ose imaginer l’ingéniosité que vous avez déployée pour la réaliser. Vous êtes un véritable artiste.”

Je n’ose me demander comment elle doit se replier. Le mouvement d’hélice doit sans doute demander des précautions pour ne pas fausser le mécanisme que j’imagine d’une précision extrême, même s’il doit certainement s’accommoder du combat.
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Huoyao Hei
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Jeu 11 Oct - 8:24

Elle s’incline et mes chevilles prennent leur taille normal, gonflées, puis elle me flatte mais si dans son esprit c’est sans doute vrai en vérité ça me frustre, elle ne sait pas à quelle point je suis resté sur ma faim par manque de budget, j’ai fait tout ce que je pouvais avec le peu qu’elle pouvait me fournir, je suis allé au bout de son argent au point de rônier légèrement sur la marge que je me fait avec les nobles et les montres qui sont finalement bien plus simple à produire. Mais bon, elle la mérite, elle a travailler pour elle, elle a besoin d’elle, alors je ne vais pas revenir sur ces points elle a joué fluidement avec et il n’y a aucune raison de lui reprocher quoi que ce soit.

Je repense tranquillement à la gang centrale que j’ai dû remettre à la forge deux fois après avoir dû brisé au marteau pilon la spirale de carbure, et ce petit jouet et résistant mais la spirale avait bouger et le trou pour le passage du ressort n’était pas parfait, pas moyen de faire le point de soudure interne le système aurait forcer pour s’ouvrir et se fermer. Elle ne sait sans doute pas vraiment ce qu’il est en est ni ce qui murmure à l’intérieur, le jeux de ressort qui attends juste le dernier moment pour reprendre leur forme et pousser les choses à leur place guidé par les glissières limé à la main qui guide les hélices de carbure et font tourné le métal au même rythme que les ressort caché que j’ai fait pour cet objet.

Non elle ne sait pas mais si elle n’ose l’imaginé elle préfère sans doute qu’il en reste un mystère alors je lui répond comme je répondrais à tous les nobles au fond, pour le plaisir du mystère car avoir une arme mythique à quelque chose de beau, de magique.

"Merci, j’ai juste jouer avec le même genre de jeux que celui qui a créé les dragons qui murmure en dessous de vous et qui m’aide dans ma forge. Le même jeux que je connais bien depuis des années. Une petite forme de vie. Mais je ne suis pas vraiment un artiste, c’est une arme, elle touche l’art mais son but est d’être une arme, si je perds ça de vue dans ma création alors n’a plus d’intérêt, je peux juste effleuré l’art.

Pour la refermé je vous aurait bien proposer une formule magique, j’avais entre autre Shuì lóng qui voudrais dire quelque chose comme retournez dormir mes dragons, mais en vérité ce qui importe ce n’est pas la formule c’est l’intention et une pression sur le bout de la matraque en maintenant appuis les mêmes déclencheurs de sécurité que pour l’ouvrir. Le reste, j’ai pris assez longtemps pour travailler les guides pour que ces derniers fassent leur travail sans souci. En vérité le mécanisme interne de l’objet en comptant les guides a pris plus de quatre-vingt-dix pourcent de mon temps … Quatre-vingt-dix … Ce mot m’impressionne toujours comme si les mathématiques était chez vous plus important que la langue et qu’on se devait de les pratiquer tout le temps … Mais pourquoi pas deux-vingt ? Pardon je pense à voix haute …

Allez y tester ne vous en faites pas je l’ai tester des dizaines de fois, elle vas juste prendre seul le même chemin que pour s’ouvrir tant que vous ne bloquer pas la rotation des pièces que vous poussez juste vers vous, elle prendra sa place en douceur dans le même soupir de dragon qu’à l’ouverture, un soupir de sommeil cette fois."


Je la regarder essayer, puis lui propose de refaire le geste deux ou trois fois qu’elle s’habitue, que ça devienne naturel, la céramique à bien fait son cristal de transition vers le métal elle ne lâchera pas à moins de plusieurs centaines de kilos d’effort alors je ne me fait pas de souci, il n’y a qu’une seul possibilité qu’elle glisse à sa place ce qui est parfait pour les ressorts car ils ont été créés pour s’enrouler sur eux même à cette vitesse là précisément.

Je me dirige ensuite vers mon bureau et lui pose la facture exacte, le prix est le même mais les matériaux ont changer les temps sont réparti aussi tout est détailler mais elle ne peut voir que j’ai ronger sur ma marge car elle n’est marquer nulle part. Mais mes temps sont sous facturé… Qu’importe je gagner quand même de l’argent et je ne pourrais jamais vendre un objet non finit !
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Zaïra Pichardo
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mer 17 Oct - 8:55

Il m’est impossible de comprendre le travail que tout cela a demandé. Si je m’en réfère au travail que cela m’a demandé c’est assez peu de chose en fait quelque semaines de travail plus acharné que d’ordinaire accompagnée de la fatigue qui va avec, une représentation dont le cachet a été entièrement investi dans le travail de l’artisan. De toute façon je n’ai pas l’âme d’une épargnante. Ce fut plus difficile du point de vue pécuniaire en revanche car je n’ai effectivement pas l’habitude de thésauriser et quelques dépenses ont été reportées à des jour meilleurs. J’essaie de comparer les efforts que cela lui a demandé en comparaison de ceux que mes compositions me demandent. Je n’ai sans doute pas encore dans mon domaine l’expertise qu’il possède dans le sien, mais je sais combien de fois sur quelques mesure je dois revenir pour qu’elles sonnent liées aux précédentes mais aussi avec leur propre vie, combien il faut peser les accords pour résoudre une phrase et combien de combinaisons rythmiques mon archet doit essayer avant de trouver celle qui paraît évidente et contre laquelle aucune autre ne peut se mesurer. Comment cela se traduit-il dans une forge? Je n’en ai pas la moindre idée, je ne peux que l’imaginer.

En puis les paroles de l’ingénieur sont parfois énigmatiques et me laissent sans voix. J’ai bien trop peur de répondre une ineptie ou de poser une question stupide. D’ailleurs c’est ce que j’ai déjà fait apparemment. Le terme d’artiste ne s’emploie pas à tort et à travers ici et je ne peux que murmurer un :

“Je comprends”

penaud même si je cherche à garder contenance. Je n’avais pas l’intention de le blesser et je ne sais même pas si je l’ai fait mais en tous les cas il me reprends et c’est donc que j’ai dit une bêtise. Par contre, cette histoire de dragons m’inspire autant qu’elle reste mystérieuse. il faudrait que je compose un morceau sur ces dragons et la vie. Des dragons qui vivent dans une forge et créent et créent toujours la vie sous toutes ses formes mais qui restent insatisfaits car ils ne pensent pas toucher à l’art. A partir de là, différents chemins s’ouvrent devant moi et devant les animaux mythologiques et il m’est difficile de savoir lequel sera la plus fertile. Un instant j’imagine la séparation des dragons de part et d’autre de la ligne de crête qu’à mentionnée par Huoyao Hei. Lutteront-ils ou se complèteront-ils?

Avec ses paroles sibyllines et son allure de sage ancien malgré son allure encore jeune j’ai l’impression de me trouver en face d’un magicien et je ne peux réprimer un tressaillement étonné lorsqu’il évoque une possible formule magique. Et puis je me trouve tellement naïve! Ce genre de chose n’existent que dans les mythes anciens. Je me demande s’il a voulu se payer ma tête ou si c’est sa façon de s’exprimer d’Atlasi qui ne m’est pas assez familière. Et tout à coup son verbe me parait plus poétique que ma propre langue. faut-il se poser la question de l’intention pour parler d’art? Je me sens tout à coup une bien piètre élève du Conservatoire. Est-ce qu’il fallait attendre une rencontre avec un forgeron pour se poser toutes ces questions? Il n’y a de toute façon pas de quoi être fière.

Et puis l’artisan semble perdu dans ses pensées et je ne sais ce qui provoque ses digressions auxquelles il ne m’a pas habitués. Cette façon de me parler du temps que le tout lui a pris pourrait paraître prétentieuse et pourtant il énonce tout cela de la façon la plus naturelle du monde. Une nouvelle fois je ne sais que répondre, je ne suis ni experte en linguistique ni en initiée en mathématiques. Les seules que je connaisse sont les divisions des mesures donc globalement par deux, trois quatre, cinq ou sept ou bien ce qui est nécessaire à la pesée et la vente des fruits de la pêche de mon père sur les marchés. Encore une fois je me sens dévalorisée par les interventions de l’ingénieur qui peut sans doute se targuer de bien plus de culture que moi. Il ne dit pas toucher à l’art et pourtant ses paroles ressemblent toujours à de la poésie, poésie dont je me sens incapable. Je sens monter une sorte de colère en moi et pourtant je sens que ce n’est pas volontaire de sa part alors arrive ce qui se passe parfois lorsque je ne peux pas me rebeller contre un autre. Je tourne ma colère contre moi sans pouvoir pour autant l’exprimer. Il est inutile de maudire le destin. Il peut être une excuse mais ma paresse aussi. Je suis sans doute à blâmer de ne pas m’être penchée sur toutes ces questions.

Le test de fermeture de l’arme tombe au bon moment. Au premier essai je sens que l’empêche à la composante de rotation de se faire et la matraque refuse de m'obéir. Voilà ce que c’est d’avoir le cerveau occupé à d’autres pensées! Ce nouvel échec m’oblige à me concentrer sur les indications de l’Atlasi et la finesse de son travail aidant les choses se passe comme par magie, peut être celle invoquée par les dragons. Je réitère la manoeuvre de déploiement- rétractation plusieurs fois. A chaque fois je gagne en fluidité et retrouve mon calme intérieur.

Alors qu’il se dirige vers son bureau je continue en l’accompagnant à tester le mécanisme; Il est impressionnant de finesse alliée à la robustesse. Pas moyen de faire rentrer les section si l’on n’actionne pas les deux petits boutons mais dès qu’ils entrent en action tout se passe comme si elles pouvaient disparaître par le simple poid d’une plume sur l'extrémité de la section la plus étroite.

Je pose le précieux objet sur le bureau tandis que je prend la facture et ses détails qu’il m’a tendue. Tout est en ordre aucune mauvaise surprise et je peux sortir de ma ceinture la somme exigée. C’est un peu long de trouver toute la somme dans les plis, mais une bourse aurait trop attiré l’attention. Mon côté innocent comme dit mon mentor n’est pas complètement naïf. J’ai déjà été confrontée à la fourberie des rue de la cité et je sais que la félonie ne se lit pas sur le visage ou la mise de ceux qui nous croisent…
Je pose le tout sur la facture et je laisse le temps à l‘artisan de vérifier que le compte y est. Il n’y a pas trop de petites monnaie et son habileté en mathématiques lui permet de la mener à bien en moins de temps qu’il faut pour se demander pourquoi la division du Ducat a été faite ainsi.

“Je vous remercie infiniment pour votre patience à mon égard et pour la réalisation de cet objet. Vous mériteriez que votre réputation soit plus grande.”

J’étais venue dans son échoppe avec l’idée que l’inviter à ma prochaine prestation lui ferait peut être plaisir, mais son érudition et la perfection de son artisanat, puisqu’on ne peut pas dire art, me laisse la sensation que je ne serais pas à la hauteur et constamment comparée aux artistes atlasis. Alors je garde le silence, en m’inclinant dans un salut maladroit.
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MessageSujet: Re: Forge du moulin [Forge de Hei Huoyao] [Clos]   Mer 17 Oct - 14:10

Je compte les pièces, tranquillement, par habitude, les vérifiant d’un coup d’œil et d’une simple peser qui les déplace pour les compter. Le geste est rapide, habituer, je bouge des bouts de métal tous les jours et mes mains ont l’habitude, je suis capable de différencier des pièces par leur poids quand mes yeux dans la loupe ne voit pas les contours mais juste un point précis, avant que ces dernier ai pu aller faire le point sur autre chose, ils restent dans la loupe pendant que mes mains travails à ramener la pièce. Le compte est là, elle les sort des plais, aucune bourse pour une si belle somme mais elle était seul et seul dans les rues ce n’est pas une bonne idée, surtout sans arme et armé d’une grande quantité d’argent. C’est une bonne idée pour vous attirer des problèmes en vérité, mais elle n’as pas fait la bêtise. Elle me fait toujours penser à une petite voleuse même si je ne sais pas son métier et qu’elle défendra toujours que ça n’est pas ça ses doigts sont habituer à la précision et ses jambes à danser autant qu’a courir et vivre. Si elle ne l’est pas elle pourrait le devenir bien vite si elle le souhaite.

A vrai dire son énervement ne m’atteins pas, c’est à peine si je le voit, je vois juste une demoiselle qui teste l’arme et mon travail, ni plus ni moins, je suis sans doute un peu aveugle à l’humain surtout quand ce dernier à une arme dans les mains, ou un objet précieux, et d’autant plus quand je l’ai fabriquer. Tant que je ne le cherche pas l’humain n’a aucun sens, mais doit-il en avoir ?

Je prends tout de même le temps de répondre, en vérité je déteste ce moment, il n’as pas de sens, nous savons tous les deux que nous avons fait ce que l’autre attendais, et tant qu’elle restera je ne la mettrais pas dehors car c’est une cliente, mais à quoi bon ? Cependant mon visage ne montre rien de cette pensé, j’en profite pour la regarder, regarder ses longs doigts jouer l’arme, et si les plus joyeux d’entre vous s’attendent probablement à une métaphore filée tellement facile je ne la ferais pas car mon cerveau admire juste la main sans vraiment penser à cela.

"Ce fut un plaisir, vous n’êtes pas difficile à supporter, sans vous mentir je préfère des gens comme vous que certain et certaines clients nobles dont la richesse devrait donner un savoir et une exigence qui n’as pas de sens vue qu’ils n’y connaissent rien …

Si il arrive quoi que ce soit à l’arme passer me voir, ou que vous avez besoin de quelque chose d’autre, n’hésitez pas.

Quand à ma réputation, elle ne m’appartient pas, par définition, nous verrons dans le futur."


Je lui sourit et je la laisse partir, me faisait le dernier plaisir de la regarder, ombre dansante dans la nuit, un pat simple qui ira à merveille avec la petite aumônière qu’elle a la main, qui jouera son rôle, prolongement de mains fines agiles, et de bras à la puissance parfaite pour des assauts rapides et francs, elle pourrait aussi être musicienne.

Ou Muse …
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