Partagez | 
 

 Pauvre plaie... elle est triste ! [PV Izei]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lyssia Oskario
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 23
Fiche : Par ici
Vice : La Colère
Faction : Prieuré
District : Prioral
Influence : 100

MessageSujet: Pauvre plaie... elle est triste ! [PV Izei]   Sam 11 Aoû - 16:11

Bon… j’avoue… j’ai presque honte de le dire, mais j’en avais bien besoin. J’ai dormi TOUTE la nuit et TOUTE la journée… j’avais plein de trucs vachement plus importants à faire, mais je n’arrive presque pas à culpabiliser. J’me sens vraiment beaucoup mieux maintenant. J’ai toujours super mal, ça c’est pas prêt d’aller mieux de toute façon, mais je me sens mieux de l’intérieur. Plus vive, plus reposée, capable de tout !

Je m’étire précautionneusement en sortant de mon lit, puis je vais faire un brin de toilette. Le seul truc dommage, c’est que j’aurais pu avancer sur mon enquête, même sans forcer physiquement c’est possible ça… j’aurais pu partir directement mener mon enquête sur les lieux du crime aussi… mais Otton veut que je parle avec Izei en premier. Je pense que, tant qu’à être en ville, j’irais poser deux ou trois questions au scientifique qui est inscrit sur la liste aussi… après j’irais.

Je passe un très long moment à m’occuper de la brûlure d’Izei. Alors oui, je sais, c’est sur MON corps qu’elle est, c’est MES côtes qui subissent la douleur de l’infection et tout et tout… mais normalement c’était la blessure d’Izei. J’arrive pas à la voir autrement. Y’a même des moments où je suis presque triste pour elle. T’imagine ? T’es une blessure, et la personne sur laquelle tu te déploie tendrement n’a aucune reconnaissance ? Elle n’arrive même pas à admettre que tu es SA blessure… je sais pas, c’est un peu triste non ? Sur le principe je veux dire… c’pas très gentil en tout cas. J’te jure que je culpabilise à chaque fois que ce genre de pensées me traverse l’esprit. C’est chiant.

Enfin bref… une fois que la brûlure est bien cachée sous un bandage bien serré mais pas trop, je m’habille. Je n’ai rien de spécial à faire ce soir normalement, rien d’officiel en tout cas, du coup je m’habille en civile. Si je sors comme ça dans la rue on va me prendre pour une cinglée, mais ici on est habitué à me voir déambuler dans les couloirs comme ça. Je porte un pantalon bouffant comme pour l’entrainement, et une tunique sans manches toute simple, sans décolleté ni rien. Basique. Rouge… mais basique. Ben oui, comme ça de loin j’ai presque l’air d’être en uniforme. Oui je sais, c’est la nuit… et alors ? J’fais c’que j’veux d’abord !

Je gratte une liste de choses que je ne dois pas oublier avant de partir quand j’aurai parlé à Izei, au scientifique et à deux ou trois autres personnes. De quoi me teindre les cheveux, la garde-robe de mon personnage, des sous… Ben oui, je pense pas vraiment à l’argent moi en temps normal… j’en prends un peu quand je pars en mission pour rapporter des souvenirs à Otton et Izei… sinon, je ne m’en sers pas. A part pour acheter ce qu’il me faut pour mes rôles. Le reste dort sagement sur mon « compte » et sur celui que m’ont laissé mes parents. Ce n’est même pas moi qui suis en charge de la gestion de mon patrimoine financier de toute façon, c’est le Prieuré. Il s’occupe de tout ça depuis la mort de mes parents… et étant donné le peu d’intérêt que je porte à toutes ces choses, je ne vois pas pourquoi je devrais changer quoi que ce soit à la situation. Au contraire… ça m’arrange bien. Donc voilà, faut que je pense à aller demander de l’argent aux Frères qui s’occupent de tout ce bordel de chiffres auquel je ne comprends rien.

Mais pour le moment, faut que je parle à Izei. Je ne l’ai pas revu depuis tout ça… je me suis réveillée dans la salle d’entrainement, seule, je me suis trainée jusqu’à ma chambre, soignée comme j’ai pu, j’ai dormi encore… et après je suis allée m’entrainer comme d’habitude, et puis avec Otton. Après ça, le soir, je me suis endormie… et je ne me suis réveillée qu’il y a une heure ou deux.

Je me glisse hors de ma chambre sur la pointe de mes pieds nus, et je pars à la recherche de mon professeur. J’ai de la chance… il est plutôt nocturne, ça doit être l’heure à laquelle il montre le bout de son nez !

Revenir en haut Aller en bas
Izei Ingenoc
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 74
Fiche : La super fiche.
Vice : Lâcheté
Faction : Prieuré
District : Prioral
Influence : 48
Occupation : Vicaire

MessageSujet: Re: Pauvre plaie... elle est triste ! [PV Izei]   Dim 12 Aoû - 10:06

Je suis dans la salle d'entraînement, sur la terrasse, en train de fumer une cigarette. J'ai pas dormi depuis deux jours. J'ai la tête de quelqu'un en train de basculer dans la folie.

Je pensais que j'aurais le droit à une petite tape dans le dos pour mon nouveau pouvoir. Au mieux. En plus je voulais pas frimer, j'ai juste glissé dans la conversation, comme ça, que c'était un atout de plus au combat. Peut être qu'effectivement, j'ai beaucoup cherché la conversation, et que l'information a été glissée au pied de biche. Mais c'était pas indécent.

Un petit « bravo » m'aurait suffit. D'ailleurs je l'ai eu, et j'étais content. Les ennuis sont arrivés après. Un vieux vicaire à qui je ne parle jamais est venu me trouver. Pas un vieux genre sénile dont j'ai déjà parlé, un encore un peu frais. L'étape d'avant si tu veux. Il m'a disputé parce que je n'étais pas venu le trouver, lui ou un autre. Et puis après il m'a expliqué, en gros, que j'allais pas m'en tirer comme ça.

Je devais prouver ma maîtrise aux autres vicaires accomplis, via une cérémonie. Dégueulasse et dangereuse, la cérémonie, évidemment. Et si il n'y avait que ça ! Maintenant il faut que je préside des rituels religieux en plus. Je ne savais pas. Évidemment de ces choses là j'en ai fait plein. Si tu veux un gars qui t'apporte un couteau en or à un pas cadencé, ou qui chante des trucs sur la mort dans un chœur, je suis ton homme. Mais dans ces petites fêtes, tu te souviens du vieux barbu avec un chapeau rigolo qui marmonne des trucs et puis qui sacrifie un gus ? Bah maintenant je suis vieux barbu officiel. Si y en a un qui est malade, crac c'est pour moi.

Bon, la plupart des paroles, des machins, de quand il faut se lever, je connais déjà. Après tout, j'assiste aux cérémonies depuis plusieurs années. C'est comme des chants de noël, ça s'apprend pas vraiment. Mais quand même. Faut potasser certains trucs. Et « certains trucs » c'est compilé dans d'énormes tas de manuscrits anciens. Ils sont depuis toujours à la bibliothèque, je les connais, mais on m'avait dit que je n'avais pas le droit de les ouvrir, à l'époque. Ils étaient pourtant assez attirant vu leur taille immense et tout le doré dessus. Je croyais que c'était pour les conserver plus longtemps !

Je t'ai dit les paroles, le reste, je connais. Mais quand j'ai vu les bouquins, rempli de texte écris en tout petit... je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais avoir tout dans la tête. Ce n'est pas possible d'en savoir autant. Je vais oublier des trucs. Je crois d'ailleurs que j'ai déjà oublié comment on lit. Ça y est, je sais plus rien...

Ça doit être la cigarette. J'avais arrêté depuis très très longtemps, dans les premières années que j'ai passé au Fort. En même temps que l'alcool. C'est mauvais pour la croissance il paraît. Ça ne me manque pas, d'habitude, je n'y pense jamais. Mais là je me sentais sur les nerfs, peut être que je vais mourir très bientôt, alors qu'est ce qu'on en a à foutre... puis j'ai fini de grandir depuis longtemps.

L'effet relaxant est très discutable, ça pue et ça me brûle la gorge. J'avais oublié. Ça tourne un peu la gueule aussi, comme quand on se lève trop vite. C'est débile, mais ça occupe sans trop fatiguer. Ça me laisse le loisir de regarder la mer éclairée par la lune.

… Y a de bonnes chances que je crève pendant ce rituel. Ça expédierai le problème des gros bouquins. Mais si je survis, je vais devoir aller marmonner devant des tas de gens. Je déteste les tas de gens. En plus j'ai pas une tête à chapeau rigolo. Et ils vont me voir me tromper. Mais si je meurs avant ça règle le problème, néanmoins je crois que je veux pas crever. C'est pas gentil. J'aime bien être vivant. Même si c'est pour foirer un truc religieux hyper important devant un public... euh...
J'ai mal au ventre. En plus de ne pas dormir, j'arrête pas d'aller aux toilettes. Si c'est pas la diarrhée c'est des petits pipis trouille. Je veux aller dormir. J'en peux plus.

Et tiens qui voilà, Lyssia.
Je suis tellement tendu que je me mets à grincer des dents quand je ne fais pas attention. C'est pas le moment pour m'approcher sans danger.

- Ah, tu veux encore t'entraîner ?

Je me téléporte devant ma jeune élève, et je lui mets une claque sur le museau. Puis je retourne sur le jardin en terrasse.

- Perdu. Fallait esquiver. Bon on perd du temps là ! On pourrait... AAAAH BORDEL !

Y a un truc gigantesque qui qui a jailli à droite de mon champ de vision. Dans le vide, le long du Fort. Ça poussait des cris monstrueux. J'avais mon flingue posé sur une table, chargé, j'ai tiré dessus.

Et c'est ainsi qu'une mouette est morte, à trois heure du matin, saison du Renouveau. J'ai aussi dégommé deux trois morceaux du chèvrefeuille au passage. La Ville peut dormir tranquille (enfin si l'énorme bruit de coup de feu l'a pas réveillée).

- Je... putain. Bon attends faut que...

Je pose ma cigarette sur la rambarde en pierre, puis je vais vers le couloir. Je passe la tête par la porte. Deux collègues sont déjà en train d'arriver en courant.

- Désolé, c'est parti tout seul. Y a rien. Pardon.

- Oui bah avec ce qui est arrivé à sœur Julia... c'était y a à peine deux semaines vous pourriez faire attention.

- Pardon. Désolé.

- Mais ça va, hein ?

- Oui oui je... j'ai eu un mauvais réflexe. Le coup est parti vers la mer y a même pas besoin de plâtre. Vraiment pardon.

- Bon... bonne nuit.

- Au revoir.

Je referme la porte. C'est bien normal d'aller voir quand on entend un coup de feu. Et puis ben... j'aime pas en parler, ça me met très mal à l'aise mais... bon, vu l'ambiance du coin, disons que les... suicides, arrivent. Parfois. Maintenant qu'on a bien ri on passe à autre chose hein ?

- Bon, Lyssia, on disait quoi. L'entraînement ? Ouais, donc. Je propose, vu que la méditation, la douleur tout ça on se fait chier, on à qu'à aller dégommer des mouettes dehors. Ça va te faire les bras d'escalader, et puis c'est toujours utile les armes à feu.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lyssia Oskario
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 23
Fiche : Par ici
Vice : La Colère
Faction : Prieuré
District : Prioral
Influence : 100

MessageSujet: Re: Pauvre plaie... elle est triste ! [PV Izei]   Dim 12 Aoû - 23:00

Pouf, il apparait devant moi, pouf je me prends une claque, et pouf il disparait… ah ouais… belle entrée en matière. Je suppose qu’au moins, comme ça, je l’ai trouvé facilement finalement… Putain mais aïeuh, merdeuh ! Parfois je me demande ce qui lui passe par la tête… tête de déterré d’ailleurs, la vache ! Je l’ai déjà vu dans des états pas possible avec tout ce qu’il s’inflige parfois, mais là… je sais pas… on dirait qu’il est à deux doigts de se mettre à faire la poule en se téléportant dans tous les coins, en criant que le ciel va nous tomber sur la tête à cause des peupliers bleus qui poussent les nuages dans leurs poches de pantalons… Non j’te jure… il a vraiment une sale gueule. Mais bon… comme je suis polie, je vais probablement sortir un truc vachement moins irrespectueux que « Oh putain, mec ! Mais t’as l’air d’un rat crevé à qui on aurait balancé une mauvaise nouvelle ! ».

- Bonsoir Professeur… vous avez l’air un peu fatigué, avez-vous besoin d’un petit quelque chose pour vous aider à vous endormir ?

T’as vu ? Polie et subtile. Un bon « T’es hideux, va dormir espèce de gros con ! » qui ne fait pas mal. Bah oui… je l’aime bien moi mon professeur de magie de la douleur ! Il a des côtés un peu chelous des fois… souvent… mais il est cool et très doué dans ce qu’il fait surtout.

Je masse distraitement la joue qu’il m’a giflée sans raison valable. Je ne vais pas poser de questions à ce propos, il a sans doute fait ça sur un coup de tête, ou pour m’apprendre un truc qu’il sera déçu de voir que j’ai pas compris. Autant ne rien dire.

Pareil pour l’histoire de la mouette. Il est sans doute un poil nerveux. Peut-être à cause de sa blessure dont il m’a gracieusement fait don sans le vouloir. Mouais… voilà un truc dont je me serais bien passée. Cette merde de plaie me fait un mal de chien même quand je ne bouge pas. C’est super infecté en plus, il a dû s’en occuper à l’arrache au début et c’est parti en couille. Et c’est moi qui en hérite… super… j’suis ravie… et j’espère que tu sens bien l’ironie ABSOLUE dans cette dernière portion de phrase parce que en vrai, j’suis dégoutée. Pas par Izei, non, jamais… mais d’avoir cette saloperie. J’ai même pas pu briller à l’entrainement d’hier alors qu’Otton s’est donné la peine de venir me voir. Et même après, quand on est passé à l’entrainement en privé, j’ai pas pu tout donner. J’étais trop crevée, trop vaseuse et j’avais trop mal. Fait chier !

Quand il commence à me parler d’escalade, je sens la couleur quitter mon visage pour aller se réfugier quelque part de bien caché. Je deviens à peu près aussi pâle que le cul d’une pucelle rousse qui ne va jamais se baigner pendant la saison chaude.


- Euh… l’idée est intéressante, Professeur, mais… euh… Est-ce qu’on pourrait repousser ce genre d’entrainement au moment où VOTRE blessure me fera un peu moins mal ? J’suis pas certaine que forcer sur mes bras et sur les muscles qui y sont reliés soit une bonne chose là, maintenant, tout de suite… Surtout que je peux pas dire que la guérison ait beaucoup avancé en deux jours…

Rien que d’y penser j’ai mal. T’imagine ? Grimper un mur de pierre à la verticale alors que t’as une brûlure surinfectée au niveau des côtes ? Sale ! Douloureux ! Non merci ! Sans lui laisser le temps de répondre, le continue. Sinon je pourrais jamais finir.


- Et euh… en fait ce soir je vous cherchais surtout par rapport à ma nouvelle mission…

Je laisse un petit silence pour le côté théâtral, j’aime bien.


- Je dois enquêter sur ce qu’il s’est passé à Viminal, sur le meurtre des quatre Frères… et vous êtes la première personne sur ma liste.


Je souris, je suis un peu nerveuse à l’idée d’interroger mon propre professeur, mais bon… C’est Otton qui a demandé.

- Du coup, si vous pouviez tout me raconter depuis le début avec vos mots ça serait sympa…

Je sors déjà un calepin et un crayon de ma poche, et je m’installe en tailleur sur la rambarde en pierre, caressant distraitement la roche de mon gros orteil nu.

- Après si vous voulez on pourra s’entrainer… mais doucement… d’accord ?
Revenir en haut Aller en bas
Izei Ingenoc
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 74
Fiche : La super fiche.
Vice : Lâcheté
Faction : Prieuré
District : Prioral
Influence : 48
Occupation : Vicaire

MessageSujet: Re: Pauvre plaie... elle est triste ! [PV Izei]   Mar 14 Aoû - 9:40

- Ah euh.... oui c'est vrai, il y a ça. Bon, tant pis.

Ah oui j'avais oublié la blessure. Maintenant qu'elle n'est plus sur moi... Et pour que Lyssia s'en serve comme excuse pour ne pas s'entraîner, c'est que ça doit salement la faire douiller. D'habitude c'est moi qui doit lui dire non. Je me gratte la tête. Je ne peux pas admettre une erreur devant une élève, lui dire que je suis stressé et que je fais n'importe quoi. Ce n'est pas dans les habitudes de la maison. Ce qu'il me faudrait c'est... c'est des amis j'imagine. Quelque chose du genre. J'irais bien me plaindre à mes frères et tout ça, mais ils sont en dehors du Fort donc inaccessible.

Du coup, pourquoi Lyssia est là ? Hé bien elle est là à propos de ce qui s'est passé à la Fête de la Vie. C'est vrai qu'il y a cette histoire là tiens. Je l'avais plus en tête, mais pourtant c'est un sacré truc.

- Ah c'est toi qui t'occupe de ça ?

Je balance ma cigarette par dessus bord. De toute façon c'est pas bon et ça me donne la nausée. Lyssia vient s'asseoir en tailleur sur la rambarde, elle n'a pas l'air incommodée par le vide dans son dos. Et voilà, c'est reparti, je dois encore raconter des trucs à l'oral. Je sais qu'un rapport écrit c'est pas aussi bien, on ne peut pas poser des questions en direct et tout. Mais, vraiment, dans mon cas, il faudrait une dérogation. Surtout dans des moments comme ça. Je me masse les tempes. Bon, allez, on réfléchit pas (ça donne jamais rien de toute façon), on cherche pas ses phrases, on se lance. La dame a dit « avec vos mots ».

- Ben euh... j'ai pas tout vu, j'étais pas là au début... y a le village de ma famille dans ce coin là et ils avaient besoin d'un truc vite fait... Et j'étais en permission hein ! Enfin bref. Vers euh... le soir, je suis allé à la Chapelle de Viminal.

L'avantage c'est que ça me fait oublier pendant deux minutes mes préoccupations actuelles, pour les remplacer par d'autres, qui me concernent moins spécifiquement mais qui restent terrifiantes.

- Du coup bah... y avait quatre collègues morts. On avait même eu le temps de les pousser dans des buissons à coté comme des chiens crevés. Y a deux civils qui les avaient trouvé, c'est à cause de ça que j'ai pu les repérer. Franchement j'aurais pu passer à coté, il y avait à peine une botte qu'on voyait dépasser depuis le devant...

Je me ronge l'ongle du pouce. C'était quoi déjà son nom à ce con... ?

- Dans les civils, coup de bol, il y avait un légiste. Wilhelm Zolt. Je le connais je l'ai déjà vu travailler. Tu sais, c'est ces espèces de toubib qui épluchent les cadavres pour te dire ce qu'ils ont mangé à midi... enfin à leur dernier repas, quoi. Bon on faisant sans, dans le temps, et on s'en portait pas plus mal mais bref...

OK ça lance des fions, mais je suis un peu rancunier. Il m'a pris à défaut en me faisant vomir de dégoût devant une « autopsie » (ça s'appelle comme ça, j'ai appris le mot). Non mais voilà, on éventre des mecs et on leur arrache le cerveau, et c'est moi qui a un problème ? Non mais allô !
Et bref, c'est bien gentil de rager, mais qu'est ce qu'il disait le toubib ? Qu'est ce que j'ai retenu ? Parce qu'il a expliqué la cause de la mort devant moi. Mais c'était compliqué...

- Il a dit que les mecs avaient été empoisonnés, puis poignardés. Ou l'inverse. C'était très... bizarre. Désolé, j'arrive pas à me rappeler du détail, j'étais pris de court... J'ai juste récupéré leurs armes et puis un uniforme dans la Chapelle parce que j'avais pas mes affaires, évidemment... j'allais pas venir armé à un repas de famille. Et enfin bref... l'autre civile c'était bizarre, y a plein de gens qui avaient l'air de la connaître... Catherine TrucChose. Smirnoff. Molotov. Je ne sais pas. Peut être une prostituée très célèbre ou un truc comme ça. Je suis sûr que tu remets la main sur celle là, tu retrouves tout le monde. Mais moi j'y connais rien à ces trucs là.

Ne me demande pas pourquoi, mais le lien dans ma tête, c'est les cheveux bizarres. J'ai évité bien des situation gênantes avec cette technique. Cheveux et vêtements bizarres, ça veut souvent dire prostitution. Du coup, en repensant à posteriori à cette jeune dame, je me suis dit que ça devait être pour ça que les gens étaient content de la voir. Effectivement elle était habillée normalement. Mais tout le monde a le droit de fêter la Vie tranquillement non ?

- Mais bon bref... là dessus, y a une autre civile qui arrive en gueulant. Y avait l'Amirale dans le coin ! Putain l'horreur. Juste en reparler ça me stresse.

Et Myre sait que j'ai pas besoin de ça.

- Quelqu'un a essayé de la tuer dans les thermes ! Tu te rends compte ? Une femme, inconnue. Mais elle est morte sans réussir, heureusement. Et puis après l'auberge à coté a pris feu. L'Amirale a voulu qu'on aide les gens là dedans au lieu de se tirer vite fait, alors on est resté un peu. Mais j'ai fini par l'escorter à un autre poste avec des collègues vivants, dans un autre village, et puis je suis venu prévenir ici. Voilà. Y a d'autre civils dans le tas que j'ai reconnu, mais je pense pas qu'ils avaient un rapport avec ça.

J'ai beaucoup parlé. J'ai soif. Je me lève pour faire du thé.

- Je sais que je ne raconte pas très bien les histoires. Il faut que je réexplique quel passage ?

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Lyssia Oskario
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 23
Fiche : Par ici
Vice : La Colère
Faction : Prieuré
District : Prioral
Influence : 100

MessageSujet: Re: Pauvre plaie... elle est triste ! [PV Izei]   Dim 19 Aoû - 16:09

Quand on a pour principale activité la récolte d’informations, on a l’habitude d’écrire vite. Alors non, je ne fais pas de longues phrases à rallonge avec des jolies petites fioritures dans tous les sens et des dessins sur les majuscules qui commencent un paragraphe… on en est pas là. En fait, si quelqu’un d’autre que moi met son nez dans mes notes, il ne comprendrait rien. C’est noté en code, en abrégé, y’a des petits signes qui ne veulent dire quelque chose que pour moi… tiens, tu veux un exemple ? Ben trois petits points en triangle au-dessus d’une croix, ça veut dire « incendie »… Tu t’en serais douté toi ? Non ? Eh ben les types qui pourraient potentiellement me buter et piquer mes notes non plus. T’imagine ? Si jamais je récoltais une information de ouf malade et qu’elle tombait entre de mauvaises mains juste parce que je me suis faite buter naïvement ? Ça serait con quand même…

Enfin bref.

J’écris pratiquement tout ce qu’il dit mot pour mot. Quand il a terminé, je me relis vite fait histoire d’être sûre de n’avoir rien oublié… question de professionnalisme. Ce n’est pas parce que ce type est mon professeur et que je le connais depuis un bail que je dois me laisser aller à faire n’importe quoi. Au contraire en fait… C’est justement à cause de tout ça que je dois me montrer plus pro que jamais… les émotions, quelles qu’elles soient, entravent le jugement. Manquerait plus que je passe à côté d’une info super importante juste parce que je l’aime bien. Ça serait con quand même… non ?


- Mmh ?

Je mets une seconde à capter ce qu’il me demande.


- Réexpliquer ? Ah… non, non, c’était très bien ne vous en faites pas. Je vous ai demandé de tout me raconter avec vos mots, c’est ce que vous avez fait, c’est parfait.

Ça surprend souvent, mais j’ai rarement des questions à poser après qu’une personne m’ait raconté son histoire au début. Genre là, je vais devoir recueillir plusieurs témoignages. Je veux avoir toutes les versions « naturelles » avant de commencer à creuser par-ci par-là. Si j’ai des questions supplémentaires, je pourrais toujours les poser à ce moment-là. Je trouve ça plus pratique de cette manière, me demandez pas pourquoi. Mes professeurs m’ont souvent engueulée à cause de ça au début, et quand ils se sont rendu compte que j’étais mille fois plus efficace comme ça, ils m’ont finalement foutu la paix. Ben oui quoi, chacun son style, non ? Bon ben de toute façon c’est comme ça, si t’es pas content j’t’emmerde, c’est tout. C’est MON boulot, je le fais comme JE veux.

Je mets un peu d’ordre dans mes feuilles et je range le tout dans ma poche.


- Je dois encore voir une ou deux personnes pour écouter leurs versions, et après je pars pour Viminal.

J’ai envie de lui dire à qui je vais parler… j’ai envie de lui raconter le personnage que je me suis créé pour aller arpenter le village ni vue ni connue… mais je ne peux pas. Pas parce que je n’ai pas confiance en lui, seulement parce qu’il y a toujours un risque que quelqu’un nous écoute et en prenne note. Je veux dire… quatre frères ont été lâchement assassinés… c’est pas rien comme histoire, quelqu’un s’attaque au Prieuré… ça veut dire que quelqu’un s’attaque à la Ville et à sa sécurité. C’est grave comme affaire… très très grave… je ne peux pas me permettre de mettre en danger ma couverture de fouineuse et gratteuse d’informations. Maintenant moins que jamais !


- Du coup je pense qu’on ne pourra pas s’entrainer avant mon départ, et j’ignore pour combien de temps j’en ai… vous voulez que je vous rapporte un souvenir particulier cette fois ? Que je fasse passer un message à votre famille ? Quelque chose ?
Revenir en haut Aller en bas
Izei Ingenoc
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 74
Fiche : La super fiche.
Vice : Lâcheté
Faction : Prieuré
District : Prioral
Influence : 48
Occupation : Vicaire

MessageSujet: Re: Pauvre plaie... elle est triste ! [PV Izei]   Hier à 8:55

Des fois, je suis un peu curieux de ce que fait Lyssia. Elle a l'air d'occuper ses journées autrement que nous, avec des méthodes qui lui sont particulières. Mais ça ne me regarde pas. Et là maintenant, on est pas dans la configuration où je suis très attentif à autrui. Je suis juste soulagé de ne pas avoir à raconter toute l'histoire une seconde fois. Puis elle me demande si je veux passer un message à ma famille.

- Bah euh... si je suis vivant, non, j'imagine... Tu crois que je vais mourir ?

J'ai eu un ton un peu affolé, parce que pendant une seconde j'ai cru qu'elle avait des informations que je n'ai pas à propos du fameux rituel. Mais non. Elle ne sait même pas en quoi il consiste. Pourquoi elle le saurait ? Il faut que j'arrête de paniquer. J'en peux plus ; je suis crevé.

J'allume le gaz avec un briquet, pour faire chauffer l'eau dans la bouilloire. Ils ont installé ce truc là aussi y a pas longtemps, le gaz. Ça sert à plein de trucs c'est très pratique, même si j'ai mis du temps à me calmer quand on m'a dit que ça pouvait exploser. Quand j'ai compris que ça dispensait de monter du bois jusqu'ici, j'ai revu mon opinion en fait. Pas fou. Peut être que ce nouveau pouvoir c'est la même chose. Là pour l'instant ça me semble pas très marrant, mais quand ça m'aura sauvé la vie une fois... et le rituel c'est un sale passage, comme quand j'ai fait clic clic avec un briquet pour la première fois à coté d'un truc invisible qui pouvait m'exploser à la figure.
Mais... quand même.

- Bon enfin... si je meurs dis leur que je les emmerde, tous. Et tu peux coller une droite à mon père. T'inquiète pas il a plus de quatre vingts ans il se défendra pas.

Oui je crois que c'est un testament qui me convient. Penser à tous ce tas de cons là maintenant ça m'énerve. Ils ont pas les problèmes que j'ai, jamais. Eux le truc c'est de savoir si ils vont arriver à trouver une bière et une clope après avoir grimpé sur un membre de la famille. Bande de connards. Se rendent même pas compte. Enfin si, ils savent que s'éteindre des cigarettes sur le bras c'est le dernier arrêt avant barjot city, et qu'on doit probablement faire un paquet d'orgie pour oublier ça. Ça ils sont sûrs de le savoir. Pour le reste... je peux bien crever ils s'en foutent hein !

- Oui bon oui je suis un peu tendu là... mais demain ou après-demain faut que je fasse une cérémonie devant les vieux... les grands vicaires je veux dire.

Je me rallume une cigarette, alors que c'est pas bon et que ça fout la gerbe. Mais en fait j'ai une furieuse envie de me remplir de gâteaux, et avec ceux que m'a ramené Lyssia j'ai déjà pris un kilo. Ça suffit. Niveau ventre pectoraux tout ça c'est déjà assez le naufrage de la vieillesse, on peut pas se permettre. As tu seulement idée de ce que ça représente de perdre du poids sans perdre de muscle à quarante six ans ? Bah non, parce que tu es probablement un petit enculé dans sa vingtaine qui fait du sport sans effort avec un métabolisme de colibri. Sale connard. Ils sont partout ces gens là, à m'énerver.

- Bon OK OK se brûler se mordre se retourner un ongle tout seul c'est pas rigolo mais on s'y fait, c'est pas grave... là ils veulent m'égorger ces cons. Faut que je me fasse égorger devant tout le monde. Et si j'arrive à refiler ma blessure à un condamné à mort pendant les quelques secondes avant de perdre connaissance... bah j'ai gagné. C'est con comme tout hein ?

Je tire furieusement sur ma cigarette en regardant dans le vide. Puis je tousse. Je la tiens comme un novice, qui a peur de la lâcher ou de se brûler.

- J'avais arrêté... enfin bref. C'est con de perdre un mec à peu près valide à cause d'une cérémonie non ? Même si il a un coup de mou niveau magie en se faisant égorger... ça a dû arriver ça hein ? Y a un des vieux qui m'a dit qu'on avait pas besoin d'un mec qui peut pas gérer l'urgence... c'est quoi cette raison de merde. Non mais un égorgement. Sérieux. De là à là. On m'a demandé si je préférais le faire tout seul ou que quelqu'un m'aide ! Putain de merde !

J'ai imaginé un type arriver dans mon dos, me tirer la tête en arrière et... et vlan. Ce n'était pas une image mentale agréable, et pourtant c'est mon avenir proche. Franchement je pense pas être capable de me suicider cérémonieusement.

- Et puis maintenant je peux pas dire que je préfère ne pas le faire et en rester là où j'en suis... ça marche pas comme ça. Ils ne vont pas me laisser m'en tirer comme ça. Merde merde merde !

Pourquoi je raconte tout ça à Lyssia ? Parce que je n'ai pas dormi depuis deux jours et que je n'ai pas d'ami. J'ai quand même besoin de parler de temps en temps. La dernière fois c'est un pauvre garçon de cuisine qui m'a écouté me plaindre au milieu de la nuit que je devais aller faire du bateau alors que je déteste le bateau. C'est beaucoup trop densément peuplé et j'ai peur que des requins viennent à l'intérieur (je ne suis pas un expert en biologie, effectivement). Là c'est pareil. Avec un égorgement en plus.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pauvre plaie... elle est triste ! [PV Izei]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pauvre plaie... elle est triste ! [PV Izei]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» elle est belle la montagne
» Les OGM, une seconde Révolution Verte. Sera-t-elle aussi meurtrière ?
» Elle dort assise !!
» Elle me boude !
» film "Elle s'appelle Sabine"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: [RP] Excelsa Intérieure :: District Prioral :: Fort-
Sauter vers: