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 Sous les plis épais de la pourpre onctueuse La lumière descend molle et voluptueuse [Feriel Kiana]

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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Sous les plis épais de la pourpre onctueuse La lumière descend molle et voluptueuse [Feriel Kiana]   Sam 11 Aoû - 12:07

Chaque fois qu’elle se lançait dans un nouveau sujet, elle le faisait entièrement. C’était comme si elle jouait sa vie à chaque enquête qui occupait presque entièrement ses pensées. Seul son narcissisme, son égoïsme diraient certains, lui sortait le travail de la tête et lui laissait des moments de repos. Mais depuis qu’elle avait publié son article sur l’agression du vicaire, toute mesure avait été dépassée. La visite dont elle avait été victime ne sortait pas de sa tête et son désir d’en venir à bout grandissait de jour en jour. Il ne serait pas dit que le masque aurait le dernier mot. Elle avait décidé qu’elle découvrirait qui se cachait derrière et si elle pouvait œuvrer à mise hors d’état de nuire, son plaisir ne serait que plus grand.

La tâche semblait démesurée tant sa proie était imprévisible, prenait de précautions, et ne laissait aucune trace derrière elle hormis des scènes de violences. C’était un peu comme si elle était partie à la chasse au tigre, même si c’était pour elle trop d’honneur de comparer ce meurtrier à cet animal si fier et si noble.

Il lui fallait trouver en elle les ressources pour arriver à ses fins. Elle avait écrit tout ce qu’elle pouvait, et avait gardé ses notes qu’elle n’avait pu exprimer dans son deuxième article. Elle avait été elle-même surprise de ce qu’elle y avait déniché comme petits détails sur son bourreau. Son portrait se dessinait petit à petit dans son esprit mais restait encore bien trop flou, lui interdisant toute identification. Parfois il lui semblait qu’il lui suffirait de rencontrer cet être d’obscurité et de parler avec lui pour le reconnaître, mais d’autres moments la plongeaient dans le doute et le vide de ses textes. Au lieu de la décourager, la rage la relançait dans sa quête.

Elle avait compris qu’elle devait trouver plus que ce sa rencontre lui avait apporté. Les méfaits du masque lui avaient sans doute attiré les foudres des autorités en particulier celles du prieuré et c’était sans doute dans cette direction qu’elle devait se tourner. En parallèle, elle s’était mise en tête que puisque le secret était l’arme principale de son adversaire, elle devait cultiver à son tour cet atout et ne rien lui livrer qu’elle n’ait accepté de lui donner. C’est pourquoi, lorsqu’elle avait décidé de porter plainte et de se rapprocher de l’enquête des hommes en rouge elle avait décidé de le faire de façon officieuse. Elle se doutait que la décision du prieuré d’accéder à cette demande insolite ne serait pas facile à arracher. L’institution la plus ancienne d’Excelsa n’était pas prompte aux fantaisies et aux innovations.

Elle ne savait pas ce qui avait convaincu et ça lui était pour le moment égal mais elle avait obtenu un rendez-vous aux thermes de la ville, l’Ideal. Elle savait qu’elle avait rendez-vous avec une Sœur, Sœur Feriel Kiana, signe particulier : bandeau sur l’œil. Point de rendez-vous bain à remous de l’établissement. Dans les souvenirs de la journaliste, c’était le bain le moins fréquenté, il massait agréablement sans le désagrément des oreilles indiscrètes des masseurs. Elle irait peut-être ensuite se soumettre à leurs mains expertes si le temps et l’humeur dont elle disposerait le lui permettaient.

Elle arriva en avance et regarda le fronton de l’Idéal presque malgré elle. En ce début de saison des forges, le soleil se faisait brûlant sur sa peau claire malgré le léger hale qu’elle avait fini inévitablement par prendre. Elle avait donc son inséparable ombrelle de coton blanc aux larges festons brodés au lacet. L’atmosphère déjà chaude et sa destination l’avait fait opter pour une tenue légère. Un corsage de mousseline dont les transparences auraient pu paraître impudiques sans les revers de tulle qui masquaient ses petits seins. La jupe taille basse était de la même mousseline légère dont seule la ceinture large et boutonnée sur la hanche reprenait les motifs de broderie du corsage Très évasé dans sa coupe, elle tombait droit en une multitude de plis que sa démarche faisait ondoyer et caresser ses jambes nues chaussé de spartiates de cuir blanc. Sa chevelure remontée en un chignon bouclé d’où s’échappaient de longues mèches le long de l’oreille permettait au vent de lui donner une impression de moindre chaleur et constituait la seule note flamboyante de sa personne.

Elle gravit les quelques marches qui menaient à l’entrée des bains tout en repliant son ombrelle et avec le sourire mais peu de mots, laissa les pièces de son aumônière contre la plaquette d’ivoire qui lui donnerait accès aux bains à remous. Elle ne demanda pas si quelqu’un l’attendait, c’était peu probable que la Prieuse l’ait devancée et elle n’avait pas dû crier sur les toits qu’elle attendait quelqu’un et la journaliste non plus. Les pierres de la construction préservaient la fraîcheur et elle se dirigea par les couloirs et les passages extérieurs vers son objectif. La signalétique des lieux était à la fois fonctionnelle et esthétique. La famille Desyad avait le souci du détail.

Payer les prestations n’était pas excessif, pour une femme qui avait appris à savourer les plaisirs de la vie et garantissait en outre de petites commodités qui n’avaient l’air de rien mais lui permettaient de ne pas se soucier de détails triviaux comme où ranger son ombrelle, car les casiers de rangement étaient assez vastes pour et bien conçus pour accueillir et les vêtements et les accessoires de ce type.

Elle se retrouva bientôt nue enroulée sous les bras dans une serviette numérotée afin de respecter la pudeur des autres usagers. Elle la laissa soigneusement pliée sur la table prévue à cet effet avant de descendre dans le bain où l’eau était agitée par les bulles et les courant créés par des pompes dont fort heureusement on n’entendait pas le fonctionnement, lovées quelque part dans les entrailles du sous-sol C’est en tout cas ce que la rouquine s’imaginait. Elle marcha lentement jusqu’au bord opposé afin d’avoir vue sur l’accès de ce petit atrium et repérer la femme borgne à qui elle devrait sourire en croisant les doigts derrière sa nuque. Elle n’était pas persuadée que ce cérémonial soit le plus sûr mais lorsqu’on complote on n’a pas forcément d’idée lumineuse.

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Feriel Kiana
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MessageSujet: Re: Sous les plis épais de la pourpre onctueuse La lumière descend molle et voluptueuse [Feriel Kiana]   Lun 13 Aoû - 16:02

Ce n’était pas dans les habitudes de Feriel de rencontrer un témoin dans des lieux aussi insolites.

La prieuse avait déjà fréquenté l’Idéal plus d’une fois, elle appréciait l’endroit pour venir s’y détendre après de longues journées de travail, ou pour y retrouver des amis. Mais jamais encore son devoir ne l’y avait amené – Ysoé Desyad arrivait toujours à faire respecter l’ordre et la sérénité au sein de son établissement.

Feriel évitait de mélanger affaires et vie privée, cela lui avait déjà coûté par le passé, aussi prenait elle sa casquette de Sœur enquêtrice ce jour-là, et aucune autre, même si une fois dénudée dans les bains cela n’aurait plus aucune sorte d’importance, elle tenait à se fixer mentalement sur le comportement à adopter.

Elle enfila son pourpoint dans le petit appartement qu’elle occupait au sein du District Sainte Héléna, nouait sans longs cheveux dans cet habituel chignon sévère, qui étirait ses traits de rapace en un masque encore plus austère.

La femme qui l’avait conviée ce jour-là avait réussi à piquer sa curiosité au vif. Si elle évoquait bien le même homme masqué qui s’était rendu coupable d’un meurtre, de l’agression d’un prieur, et d’encore sûrement bien des choses dont les services de la cité n’avaient pas vent, alors toute information était bonne à prendre.

Quelque part, même si cela enlèverait un peu à l’effet de la Sœur, elle se réjouissait d’aller à l’Idéal plutôt que dans un bureau étriqué d’une Caserne, ou du Fort pour mener cette entrevue. Ses vieux os l’en remerciaient également.

Il était impensable de se rendre dans l’établissement armée, mais le travail était ce qu’il était, aussi Feriel glissa-t-elle, pour la forme, son épée à sa ceinture, avant de sortir dans les rues déjà animées dans la torpeur à l’approche de la prochaine Saison.

Finie la maille lourde et oppressante, la prieuse s’était même permis la fantaisie d’un pantalon bouffant de tissu, agrémentée de bottes qui claquaient à un rythme régulier sur les pavés. Il faisait trop chaud pour penser à sa protection quand on allait de toute façon ne plus en avoir aucune dans peu de temps.
Durant le trajet, Feriel s’interrogea sur ce que la femme pouvait bien avoir à lui apprendre, et ce qui l’avait poussée à lui donner rendez-vous dans un lieu si singulier. Avait-elle peur qu’on la voit venir à la Caserne, ou voulait elle demeurer loin de potentielles oreilles indiscrètes ?

L’enquêtrice était déjà assez occupée par les affres de l’affaire qui impliquaient une tentative d’assassinat contre l’Amirale, mais elle n’était pas du genre à la prioriser sous prétexte que cela pouvait apporter du galon, vu la gravité de la situation. Elle préfèrerait simplement renier encore davantage sur son temps libre pour continuer une partie du reste de ses activités : il fallait dire que sa rencontre avec le guignol au fleuret lui laissait un goût amer.

L’échec, alors que deux victimes qu’il avait reçu derrière lui n’avait pas reçue justice. Trop d’éléments encore échappaient à la compréhension du prieuré, tout était bon à prendre pour rectifier le tir.
La réflexion conduisit la Sœur jusqu’au seuil de l’Idéal, où elle prit grand soin de déposer son fourreau auprès du personnel, avant de se diriger vers les cabines pour se dévêtir.

La femme se mira un instant dans les glaces des vestiaires, en défaisant son pourpoint. Ses brûlures, au ventre, et au bras droit, étaient bien visibles malgré les multiples soins des médecins de l’Apothicariat.

Plusieurs éclats s’étaient fichés dans son corps à cause de l’explosion qui avait causé ces mêmes brûlures, de petits points blancs ou rosés, légèrement boursouflés, piquetaient le torse musculeux de Feriel. S’y ajoutaient diverses cicatrices, laissées là par la morsure des lames, et l’impact d’un tir au niveau de la jambe gauche.

Ce spectacle, elle y était relativement habituée, et se félicitait même plutôt de l’air intimidant que ces attributs qu’elle considérait comme des suites logiques de son devoir pouvaient lui conférer.

En dernier lieu, pour des raisons hygiéniques, la Sœur retira son bandeau. L’œil en dessous, le droit, était d’une couleur laiteuse, le brun de l’iris s’y discernait encore légèrement, mais la pupille avait disparu sous l’épaississement conséquent du cristallin.

Feriel ne rougissait pas de ce handicap, mais s’inspecta un peu plus longuement que de raison, comme à chaque fois qu’elle apercevait le globe borgne dans un miroir, le même mot revenait toujours au creux de son crâne « prothèse … ? ».

Ce n’était ni le moment ni le lieu pour avoir ces réflexions, aussi elle se drapa de la serviette, et se dirigea vers le rendez-vous : les bains à remous.

Si elle s’attira quelques regards en traversant les zones communes, elle n’y prêta pas attention, et repéra rapidement une rouquine immergée dans l’eau.

Retirant sa serviette, et la pliant avec une attention maniaque, Feriel s’immergea progressivement dans l’étreinte salvatrice de l’eau, rejoignant la jeune femme, attendant un signe de reconnaissance de sa part pour être sûre que ce soit bien elle.

Même son nom lui était encore relativement inconnu.
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Salwa Hawabazzi
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MessageSujet: Re: Sous les plis épais de la pourpre onctueuse La lumière descend molle et voluptueuse [Feriel Kiana]   Lun 13 Aoû - 19:41

Elle avait horreur d’attendre, mais là elle ne pouvait pas me plaindre. Premièrement, elle n’était pas obligée d’arriver si tôt et deuxièmement et c’était le plus agréable à considérer, l’endroit était tout ce qu’il lui fallait en ce moment. Elle avait beau faire ma crâneuse, la visite du masque chez elle l’avait quelque peu remuée et mis ses nerfs à rude épreuve. Maintenant qu’elle était sortie d’affaire elle ne pensait plus qu’à une chose mettre ce salaud hors d’état de nuire. Conclusion, elle était un peu tendue par rapport à l’accoutumée. Les remous du bain dans lequel elle trempait en attendant son contact lui massaient gentiment le corps et l’atmosphère feutrée malgré les murs et les sols durs la faisait comme passer dans un autre monde, un monde d’abandon qu’on ne devrait jamais quitter.

Mais la réalité ne vous laisse jamais tranquille bien longtemps et elle savait suffisamment pourquoi elle était là pour rester vigilante. Elle ne se voyait pas se faire surprendre en pleine béatitude à l’arrivée de Sœur Feriel. Ce titre avait quelque chose de doux qui ne seyait pas de son point de vue à des gens qui avait la possibilité d’infliger les pires sévices à ceux qu’ils pourchassaient. Elle n’avait jamais eu l’occasion d’assister à ce genre de débordement magique, la presse arrive le plus souvent après que les faits aient eu lieu. Elle aurait bien aimé pourtant se rendre compte des techniques que le prieuré employait. Elle eut un sourire cruel en pensant qu’en plus s’il le faisait sur un certain fleurettiste ce n’en serait que mieux. On dit que certains meurent de trop de douleur ou du retour de blessure…

Elle n’avait que très peu rencontré de prieurs et elle se demandait bien à quel genre de personnage elle aurait aujourd’hui à faire. Elle imaginait quelqu’un de sévère quoique sans uniforme, la sévérité devait être toute relative. Machinalement et presque à son insu elle baissa les yeux pour se contempler, chose presque impossible dans tous ces remous, mais se demanda surtout comment on la voyait dans ce plus simple appareil ? Vêtue elle savait qu’elle avait plutôt une réputation d’élégance même si ses tenues n’était pas d’un prix extravagant, elle ne pouvait pas se le permettre. Elle savait faire en sorte que l’emballage donne envie d’en savoir plus, mais une fois nue, que restait-il de tout cela et que dit de nous notre corps ? Sans doute que la vie avait somme toute gâté la journaliste, pas de cicatrice, pas de stigmates du temps encore à son âge et peu soumise au travail physiquement usant. Sa façon de se tenir devait dire aussi quelque chose, mais quoi ? Son port de tête plutôt fier voire insolent suivant l’expression du visage qui l’accompagnait avait-il la même signification ? Ses épaules bien écartées et la cambrure de ses reins étaient-ils mis sur le compte de la nature ou sur une certaine sensualité qu’elle ne pouvait nier ?

Elle se demanda soudain pourquoi elle se perdait dans ses conjectures parce qu’elle attendait une prieuse. Avait-elle peur de cette confrontation ? Certes non même si l’aura que les membres du prieuré ne pouvaient manquer d’irradier ne serait-ce qu’à cause de leur statut l’intimidait un peu. Pourtant elle n’était pas encore là…

Et puis elle apparut, donnant par là même une partie des réponses qu’elle se posait quelques minutes plus tôt. Le corps disait beaucoup de nous et celui de la femme qui venait de pénétrer dans l’atrium parlait peut-être plus que les autres. Une certaine raideur trahissait la discipline et la gravité de son visage encore accentuée par son œil mutilé faisait écho à ce corps visiblement rompu aux exercices physique. Même de loin on voyait sans distinguer nettement les blessures, qu’elle avait été plusieurs touchée dans sa chair. Au lieu d’amoindrir son impact sur la rouquine à la peau si lisse qu’elle ne racontait rien, elle en imposait encore plus et lui donnait une impression de puissance alors qu’objectivement, elle ne pouvait pas se prévaloir d’une corpulence impressionnante.

Elle regarda presqu’impoliment la femme entrer dans le bain, notant au passage l’absence d’un doigt à sa main gauche et les cicatrices qui se dessinaient à mesure qu’elle s’était approchée d’elle. L’eau allait bientôt masquer presqu’entièrement les marques qui disaient tous les services qu’elle avait rendus à son ordre. La journaliste se demanda quelle force pouvait pousser les gens à se donner à de tels engagements. Elle en oublia presque le signe de reconnaissance mais la voyant se diriger vers elle, elle eut le sourire attendu et croisa les doigts derrière sa nuque. Face à la sévérite et la force de la prieuse, elle ressentit le ridicule de ce cérémonial.

Cependant la femme ne semblait n’en avoir cure et approchait en la fixant de son unique œil. La journaliste combla les derniers mètres qui les séparaient et tendit une main blanche qui contrasta avec l’épiderme si sombre de la nouvelle venue.

« Salwa Habazzi. Feriel Kiana je présume ? Je suis heureuse que vous ayez pu venir. »


Elle sentait que la prieuse n’aurait as de temps à perdre et elles n’allaient pas s’encombrer ni l’une ni l’autre des Salamalecs d’usage lorsqu’on se rencontre régulièrement pour des affaires plus ou moins futiles.

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MessageSujet: Re: Sous les plis épais de la pourpre onctueuse La lumière descend molle et voluptueuse [Feriel Kiana]   

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