Partagez | 
 

 Zainaba Lutyens

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Zainaba Lutyens
Excelsien(ne)

avatar

Messages : 23
Fiche : consultation
Vice : Contrôle.
Faction : Apothicariat
District : Pharma
Influence : 215
Occupation : :Médecin chercheuse, cheffe du département de bio-ingénierie mécanique.

MessageSujet: Zainaba Lutyens   Ven 10 Aoû - 22:19

Zainaba, savoir, c’est pouvoir.

Les pièces métalliques de l’assemblage cliquent doucement les unes contre les autres à chaque mouvement des outils de précisions, le temps de resserrer le tout. Je m’exécute avec patience, délicatesse et méthode. Le moindre millimètre compte et tout doit être à sa place, je connais la moindre place de chaque partie de ce système. La plupart, dans les mécanismes fins, je ne saurais pas le reproduire, je n’ai pas la technologie pour. J’ai eu beau apprendre les plans par cœur, quand on ne peut pas on ne peut pas. Et c’est bien ça qui me lancine les entrailles depuis trop longtemps maintenant. Un jour j’aurai la main mise sur tout ce service de l’Académie qui manque à mon travail. Je pourrai avec les moyens à la mesure de mon imagination faire avancer la science, et ne pas toujours être stoppé pour un avis, pour une signature, pour un papier. ce dialogue de sourd ne peut pas continuer dans un Cité où tout va pour le Progrès, comment adhérer à un projet commun de progrès quand on jalouse son prochain ; l’Académie et l’Apothicariat de ce point de vue devaient travailler main dans la main ; encore mieux, entre les miennes. Et tout alors, tout comme l’œuvre que je parfais de mes doigts, sera millimétré comme je l’aurai souhaité, sans accroc, dans une harmonie réglée.
Posément, je referme l’ouvrage entre mes doigts.


« Tu peux essayer de faire tes exercices ? »

Shazadi commence par manipuler chacun de ses doigts méticuleusement, les uns après les autres, puis le poignée, le coude ; tout a l’air de fonctionner parfaitement.

« Alors, tu en dis quoi ?
— Elle pèse beaucoup moins sur mon épaule déjà, ça se sent. Et j’ai visiblement moins de gènes avec les greffes nerveuses qu’avant.
— Oui c’est normal. »

Je laisse un temps et regarde ma fille droit dans les yeux, à la fois inquiète et exaltée par ce qui doit suivre ; elle me fixe à son tour, ne comprenant visiblement pas mon émoi. Je lui tends ma main :

« A présent, prends ma main.
— Qu, quoi ? Pourquoi ça ?
— Allez, vas-y. » Je lui réponds avec un sourire des plus maternels.

Intriguée, elle s’exécute. Une fois que nos mains se frôlent, je ressens un frisson parcourir son échine, tandis qu’une indescriptible inspiration vient emplir mes poumons. Elle caresse doucement ma main avec une fascination nouvelle, un effarement innommable habite ses yeux alors que je retiens les miens de pleurer sous l’émotion. La bouche ouverte d’incompréhension, de stupeur, et de joie, Shazadi cherche des mots qui n’arrivent pas à franchir le seuil de ses lèvres :

« Oh merde !... Mais, mais comment as-tu pu faire ça ? »

Le trouble aussi agite ma poitrine et ne trouve pas les mots, je n’ai pas vraiment le même vocabulaire qui me vient. C’est la joie de voir s’accomplir des heures et des nuits de travail. Avec des capteurs placés sur les extrémités des doigts, et jusqu’aux nerfs périphériques, elle est à présent capable de sentir ce qu’elle n’avait pu sentir depuis une dizaine d’année sur ce bras fantôme, si ce n’est des douleurs. Je me lève de ma chaise, caresse la prothèse nouvellement posée sous les yeux de ma fille, et vient la prendre dans mes bras. En guise de réponse, je presse amoureusement l’ovale de sa figure, embrasse profondément sa tempe.


● ● ●

Je regarde par la fenêtre de mon laboratoire le personnel passer, affairé, sans relâche. En bas, je croise des yeux Eidrich Palmer. Un rictus mauvais se crispe sur mon visage. Il y a tant à faire de mieux que -ça. Sortir de la cour des enfants comme un prodige, et jouer et patauger dans le sang, des manières les plus de douteuses. Il y a tant à faire de mieux. Je peux faire mieux, bien mieux que ça. Et pour cela, il me faudra dépasser les possibilités qu’offrent l’Apothicariat, l’Académie, et Excelsa. Ce Palmer serait un début, une première pièce à abattre, pour le bien de mon service, la greffe est un concurrent, puis ses accointances n’ont rien pour arranger Elikia. Puis il y aura l’Apothicariat, et tout le reste. Cette ville, on saura la relever, trouver tout ce qu’elle a comme potentiel à exploiter. Ca se jouera sur deux plans. Celui de ma famille : non seulement pour aider et combler ma fille ; elle a su me donner, difficilement, et aujourd’hui elle est en quelque sorte mon bras droit pour toutes les innovations que je pourrais faire en matière de prothèse ; mais aussi sur mon fils, posé en digne pièce maîtresse sur un échiquier géant, que je protégerai coûte que coûte.
Peu importe, pour eux, et pour le bien commun, j’avancerai.
Nom : Lutyens.  
Prénom : Zainaba.  
Âge : 47 ans, née le 28e jour de la Saison de la Forge, en 1078 .
Genre : Femme.
Titre(s)/Métier :Médecin chercheuse, cheffe du département de bio-ingénierie mécanique (c'est-à-dire à la fois la mécanique de pointe et la médecine chirurgicale).
Faction :Apothicariat.
District :Pharma.
Vertu : Abnégation.
Vice : Le contrôle.
Étranger :Non.
Pouvoirs :
- [Apothicariat] Praticienne [++]
- [Apothicariat] Alchimiste [+]
- Mécanique
- Invention : médicament anti-rejet.

opinions

Venant de très loin et ayant su briser le plafond de verre pour arriver là où elle en est aujourd’hui, pour elle et pour ses enfants, Zainaba n’a pas une haute estime de la politique en général, et surtout pas de l’hégémonie ridicule et militariste du Prieuré. Les grands mérites d’une ville cosmopolite, mouvante, offrant des opportunités à qui veut bien les saisir est une bien belle utopie ; ceux qui sont nés dans la boue finissent souvent par y retomber sans s’y relever. Arrivée relativement haut, et nourrissant bien d’autres ambitions encore, elle a en horreur toutes ces élites qui se perpétuent et s’engraissent de génération en génération ; on aura beau dire et parler des riches qui font faillites sur des coups de bluffs, il faut être sacrément empoté pour rater son coup aussi vite. Il va falloir mettre un coup de pied dans cette fourmilière et dégager la Reine de sa chambre royale, et ça commencera par la séparation des pouvoirs, notamment le judiciaire et l’exécutif.
Zainaba ne défend pas une unité nationale, elle trouve des alliés là où elle peut les trouver, que ce soit à Excelsa ou dans d’autres nations, notamment l’Archipel Florès, où, grâce à son mari, elle a su nouer des liens de confiance, et des arrangements, toujours à l’amiable. Elle pourra commencer à considérer une unité nationale quand tout le monde aura véritablement sa chance, que tout le monde, par la force de la volonté, servira le bien commun ; mais le chemin est long, il faudra pousser le peuple vers le haut, par le biais de l’éducation pour tous, gouverné par des technocrates qui sauront évaluer le droit chemin. A ce moment précis, Excelsa aura besoin d’une législation forte et d’un état solide, basé sur une égalité des chances pour tous.
Néanmoins ce monde rêvé est encore loin, c’est pourquoi elle n’aura aucun scrupule à utiliser tout ce qui est en son pouvoir pour faire avancer les choses, quitte à transgresser les maigres lois qui font foi au gré du vouloir de certains. Disparitions inexpliquées, chantage, manigances, pot de vin, oisillons, tout est bon, tant qu’on n’est pas pris.

En ce qui concerne la science, et la médecine en particulier, elle les perçoit comme un moyen d’aider le plus grand nombre. Si elle avait la possibilité de supprimer tous les hospices nauséabonds de tous les quartiers pour les remplacer par des centres dédiés gérés par du personnel compétent, elle le ferait. Au début, le sectarisme de l’Académie la laissait un peu réticente à toutes collaborations ; d’autant qu’un travail commun, surtout en matière de chimie, de biologie, ou de médecine, aurait été bénéfique pour les deux camps. Cette tension s’est bien calmée lorsqu’elle a déjoué un membre de l’académie (à coup de chantage) pour obtenir de l’aide sur ses plans de bio-ingénierie, notamment en matière mécanique ; et les circonstances étant largement (et malheureusement) favorables vers 1116, la Princesse Hanae Ibihn a perdu sa jambe, et dès lors, des fonds assez importants ont été versés par le biais de la Princesse aux fonds du département de Zainaba. Très satisfaite de ce revirement de situation, et dans une infaillibilité sans nom, elle essaiera dans la mesure du profitable de contenter la Princesse, non seulement pour le bien de son département, mais aussi dans un intérêt politique ; il est toujours bon d’avoir un tel partenaire.

Rationnelle jusqu’au bout, tout est millimétré dans sa vie dans un élan d’efficacité pour atteindre ses objectifs et rien d’autre. A l’apothéose de l’abnégation, elle donnerait tout pour toucher à son but ; elle saura être froide et calculatrice, frôlant l’utilitarisme pur et dur lorsqu’elle n’est pas personnellement engagée dans le processus. Elle ne l’a jamais véritablement montré à qui que ce soit pour ne pas avoir de déconvenues, mais la limite de ses ambitions n’est autre que ses enfants ; rares sont les choses qui peuvent lui faire perdre le contrôle ; s’il devait leur arriver quelque chose elle deviendrait folle ; et aujourd’hui encore, elle nourrit une haine viscérale envers la famille Shah pour ce qui est arrivé à ses enfants dans leurs usines.

Idéologiquement, pour ce qui est des courants de pensées qui sont en vogue à Excelsa, les idées de Zainaba oscillent entre le socialisme et la cité idéale, toujours sous-poudré de technocratie pour être gouverné au mieux par des personnes compétentes vers un avenir meilleur, via avant tout la science qui permet de régler les problèmes humains, ses possibles faiblesses aussi. On pourrait y voir une certaine accointance avec le culte de la machine, il est vrai, mais Zainaba n’oublie pas sa fascination pour la nature et la biologie pour autant, le corps humain aussi est une horlogerie très sophistiqué, perfectible bien sûr par le progrès, mais il reste tant aussi à découvrir en terme de médecine.

Descriptions

La cheffe du département de bio-ingénierie peut paraître, à bien des égards, froide, distante, intransigeante. Elle peut l’être, mais c’est surtout un masque dans le monde du travail ; si on veut que celui-ci soit bien réalisé, dans les meilleurs délais, il ne faut pas que les autres vous pensent laxistes. Ce n’est pas en étant permissif et en tolérant les erreurs que l’on fait avancer ses projets, c’est en exigeant le meilleur en toutes circonstances. Si une erreur devait survenir, évidemment, il faut régler le tir en conséquence, mais tout doit être millimétré pour que ça n’arrive pas. Elle aime tout contrôler, rien ne doit lui échapper ; depuis les débuts difficiles de sa vie, elle s’est donnée un point d’honneur à tout envisager, prévoir, conjecturer, ce qui l’a rendu au fil du temps fière et quelque peu orgueilleuse. Elle peut être méprisante, mais c’est dans la discrétion, le cynisme, la réserve, sans démonstration de son intelligence ou de ses capacités.

En étant assez proche d’elle, et en enlevant peut-être le cynisme auquel elle a beaucoup recours, on découvre une femme ambitieuse, attachée à ses principes, passionnée par ses activités.
Zainaba est plus grande que la norme des femmes, un bon mètre soixante-dix, ce qui lui procure un port élancé et digne. Pour accompagner cela, une voix chaude, réfléchie, et bon conseil. Son style vestimentaire change en fonction de ses envies et du temps, souvent coloré, drapé, mais elle aura toujours une grande collection de coiffes et foulards pour parer ses cheveux, qui ont presque quelque chose d’intime puisque personne ne les voit jamais vraiment ; il faut qu’ils soient impeccables.

Même si l’âge commence à se faire sentir sur son visage, il y a, à travers ses sourcils épais, sa bouche un peu pulpeuse et souvent marquée de noir, un je-ne-sais-quoi de doux dans ses traits, de maternel qui se voit dans son front et ses pommettes hautes qui lui conferent dignité et décence. Ses yeux sont un peu à son image, ils n’ont rien de grands et d’obnubilés, ils sont fins, calculateurs, quelque chose qui touche à la séduction onctueuse et à l’enchantement, à un sortilège secret et profond, souligné de noirs et de mystères. Elle aura souvent des bijoux, boucles d’oreilles ou bien colliers et bracelets.

Ses premières années de vie difficiles, liées au travail et à l’acharnement de vouloir réussir, n’ont pas maintenu son niveau de santé au meilleur de sa forme ; néanmoins, et ce depuis de nombreuses années, elle essaie de se remettre en condition, elle côtoie notamment dès qu’elle en a l’occasion les thermes de l’Idéal où elle profite pleinement de l’équipement sportif ; il n’est pas rare non plus qu’elle fasse des sessions de natation.

- Invention : médicament anti-rejet qui lui permet d'augmenter la durée de vie des porteurs de prothèses (le lien entre les nerfs et la mécanique entraînant toujours des empoisonnements et maladies du fait de la toxicité des métaux lourds), et d'introduire toute sorte de dispositifs en métal dans l'organisme des malades. Il en suit en particulier le développement de broches qui solidifient le squelette de ses patients, de la greffe de crâne, ou encore du pacemaker.


Dernière édition par Zainaba Lutyens le Sam 11 Aoû - 0:19, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Otton Egidio
Prince Prieur

avatar

Messages : 621
Fiche : Ici
Vice : Luxure
Faction : Prieuré
District : Prioral
Influence : 1289
Occupation : Premier Prieur
Disponibilité : Je vis ici

MessageSujet: Re: Zainaba Lutyens   Ven 10 Aoû - 23:53

Bonsoir et, officiellement, bienvenue !

La fiche me paraît correcte, deux-trois petites fautes, rien de bien grave.

Je propose de déplacer la description de l'invention dans l'histoire (ou les futurs dossiers personnels), histoire d'alléger le cadre ici.

Sinon, je pense pouvoir te valider sans trop de mal, une fois qu'Elikia sera passé pour dire que c'est ok. Si mes souvenirs sont bons, la relation avec Hanae a été arrangée au préalable.

Donc à très bientôt :D

_________________
Madame Guillotine !
Revenir en haut Aller en bas
Elikia Lutyens
Prince Compositeur

avatar

Messages : 297
Fiche : Stay Focused & Extra Sparkly ★
Vice : Acharnement & Intransigeance
Faction : Conservatoire
District : Balnéaire
Influence : 746
Occupation : Prince Compositeur. Premier Maître du Conservatoire et sorcier de la Cabale.

MessageSujet: Re: Zainaba Lutyens   Sam 11 Aoû - 0:23

Alors j'ai lu ce qui n'était pas passé sous mon regard à la rédaction, pardon d'avoir légèrement tardé ! J'ai aucune objection à faire, c'est une très jolie fiche 023 Son passé est mystérieux mais je suppose que les curieux pourront aller lire la fiche du prédéf :)
Alors maintenant...

Revenir en haut Aller en bas
Otton Egidio
Prince Prieur

avatar

Messages : 621
Fiche : Ici
Vice : Luxure
Faction : Prieuré
District : Prioral
Influence : 1289
Occupation : Premier Prieur
Disponibilité : Je vis ici

MessageSujet: Re: Zainaba Lutyens   Sam 11 Aoû - 8:03

Oui, dans la mesure où la description du prédéfini de base est deux fois plus longue que l'histoire dans la fiche, ce serait dur de tout faire entrer dedans... Soit alors.

Les formalités sont en ordre, on valide o/

Bienvenue et bon Jeu !

_________________
Madame Guillotine !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Zainaba Lutyens   

Revenir en haut Aller en bas
 
Zainaba Lutyens
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Administration :: Registre de la Population :: Validées-
Sauter vers: