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 Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]

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Sigmund von Einzbern
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MessageSujet: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Lun 6 Aoû - 23:08

Sigmund von Einzbern dormait mal. Très mal. C'était une constante depuis la mort de son père, Friedrich, quelques mois plus tôt. Mais ces dernières semaines, c'était pire. Pourtant, l'alchimiste ne faisait pas face à une vague de pression constante sur son lieu de travail. La période d'examen était finie et ses cours se déroulaient sans accroc. Ses expériences, à défaut d'être proche d'aboutir, n'étaient pas dans une impasse. Seul les mots du Directeur Palmer, sur sa volonté de le voir synthétiser de la magie kéméthie en une formule alchimique le stressait légèrement. Mais ce n'était pas ce qui l'empêchait de dormir.

Depuis plusieurs mois, Sigmund jouait en effet d'une malchance inouïe dans sa vie personnelle. D'abord, il y avait cette soirée dans le district Portuaire, à L'Octo. Il avait été pris dans une bagarre de bar et s'était retrouvé bien malgré lui avec l'arcade ouverte et le corps couvert de bleus. Puis il y avait eu Dagmar, une jeune femme Sigvarite qu'il avait eu le malheur de croiser au mauvais endroit, au mauvais moment. Là encore, il s'était pris de nombreux coups, à plusieurs occasions différentes. Le seul positif à tirer de cette rencontre, c'était qu'il avait appris toute la théorie pour pratiquer des greffes d'organes et de membres. Il n'avait pas eu l'occasion de s'en servir, mais avait accumulé quelques notions via l'observation d'Eidrich Palmer et du Légiste Wilhelm Zolt.

Il avait d'ailleurs retrouvé ce dernier à Viminal, à l'occasion de la Fête de la Vie. Une occasion de changer d'air qui avait tourné au vinaigre lorsque le meurtre de quatre Prieurs, un assassinat avorté contre l'Amirale d'Excelsa et un incendie aux origines inconnues étaient venus ruiner la fête. Sigmund avait alors passé sa soirée et les trois jours suivants à s'occuper des blessés.

Si tout cela lui causait déjà pas mal de cauchemar, l'alchimiste devait en plus composer avec le manque. A la mort de son père, un de ses collègues lui avait prescrit un élixir, qui l'aidait à surmonter sa peine. Sauf qu'avec les semaines passantes, le docteur Olgh avait cessé de fournir l'alchimiste, devenu complètement dépendant de la mixture. Seul dans son bureau, il avait des heures durant tenté de reproduire la formule exacte, sans trop de succès. Il arrivait encore à se fournir en ingrédients de base grâce à Maï, mais les prix pratiqués par cette dernière ne rendait pas l'alternative viable sur le long terme. Ainsi, Sigmund enchaînait sevrage forcé, reprise irrégulière d'un produit incomplet et cela jouait énormément sur son humeur.

Perte de sommeil, stress, paranoïa naissante suite à des événements personnels... le genre d'éléments qui peuvent mener à la décision qu'avait prise Sigmund : s'acheter une arme pour se défendre. Il avait d'abord songé à une dague, ou un poignard, quelque chose de discret qu'il pourrait porter sur lui en permanence. Mais pour se défendre, c'était assez moyen. Il estimait la lame trop courte pour qu'un néophyte comme lui puisse réussir des parades de panique. Toute autre arme blanche avait également été exclue car trop volumineuse.

Le choix de Sigmund s'était donc porté sur une arme à feu. Un petit pistolet, rien de trop gros, il n'était pas un prieur. Il trouvait l'idée meilleure : c'était une arme qui pouvait dissuader les petites frappes. Et à bout portant, il est difficile de louper sa cible. Bien évidemment, le docteur espérait ne jamais avoir à s'en servir. Mais il avait peur, et la peur lui dictait de faire quelque chose pour sa sécurité.

Il s'était donc dirigé vers le district Manufacturier, là où on pouvait quasiment tout trouver. Une entreprise familiale, Mac Alister & Co, s'était spécialisé depuis des années déjà sur la fabrication d'armes à feu. Il espérait donc trouver son bonheur dans leur magasin.

Lorsqu'il poussa la porte, il eut l'impression que tous les regards se tournaient vers lui. Il ne se sentait pas du tout à sa place, comme un poisson hors de son aquarium. D'un air peu assuré, il se dirigea vers le comptoir.

Bonjour, je souhaiterais acquérir une arme... je suis un complet néophyte.

Il avait ajouté ces derniers mots, mais ils étaient quasiment inscrits sur son front. Il espérait donc que quelqu'un saurait l'aider à faire le meilleur choix.

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Elisabeth Mac Alister
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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Mer 5 Sep - 14:34

La jeune femme observa l’arme d’un œil critique. Il y avait de cela encore quelques mois cela n’avait été qu’une simple idée flottant dans son esprit. Elle l’avait ensuite couchée sur le papier, dessinant plan sur plan jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment satisfaite pour en faire un premier concept. Il avait fallut attendre le troisième pour qu’elle l’estime digne de rentrer dans leur catalogue et d’être produit en plus grand nombre… Contrairement à des armes plus « basiques », on ne pouvait pas vraiment parler de production à la chaîne mais ils étaient désormais à même d’en fournir en quantité suffisante pour satisfaire certains clients…

Cela lui faisait toujours un pincement au coeur lorsqu’ils en étaient à ce stade de ses créations. C’était probablement un peu exagéré mais cela lui donnait l’impression d’être une maman oiseau en train de voir ses petits oisillons prendre enfin leur envol. Sauf que le nid était un enchevêtrement de machines et les oisillons étaient bien plus dangereux qu’un petit groupe de rossignols… Lyzie sentait la tension chez les ouvriers qui, eux aussi, la surveillaient d’un œil perçant, attendant le verdict. Allait-elle rejeter des heures et des heures de travail… ? La jeune femme finit par se tourner vers le chef d’équipe, un grand sourire aux lèvres.


-Parfait! C’est exactement comme ça que je le voyais!

Le chef d’équipe partagea son sourire avant de remettre tout son petit monde au travail. Il n’y eut pas d’effusions mais il était évident que les ouvriers étaient satisfaits et fiers de leur travail. La jeune femme pouvait largement les comprendre, elle était elle aussi fière d’eux. Un discret raclement de gorge la fit se retourner pour découvrir l’un des employés habituellement assigné à l’accueil. Il n’était pas rare que l’on vienne la chercher dans les tréfonds de l’usine quand il y avait besoin de présenter leur branche « armes à feu »…

Pas besoin d’échanges de mots, la jeune femme se contenta d’un hochement de tête avant de lui emboîter le pas jusqu’à l’entrée. Un magasin y était installé, évitant ainsi que les clients aient à entrer dans la partie où tout se fabriquait. C’était aussi beaucoup plus confortable pour le commerce quand il était question de clients individuels. Lorsqu’il était question de commandes en masse, la plupart du temps les échanges se faisaient dans le bureau de son père. Ou si le client était particulièrement important… D’un discret chuchotement à son oreille, l’employé lui désigna le nouveau venu avant de retourner vaquer à ses occupations…


Lyzie prit quelques instants afin d’observer ce nouveau client afin de se faire une première idée de qui elle avait à faire… Et la première impression qu’elle avait à son sujet était la nervosité… L’homme était néophyte et pas forcément à l’aise dans ce nouvel environnement. Mais il n’avait pas un air particulièrement patibulaire ou mauvais… En fait… Il lui faisait penser à elle, le visage qu’elle croisait tous les matins dans le miroir depuis qu’elle s’était faite agresser… Elle ne pouvait pas savoir ce qui lui était arrivé et pourquoi il voulait acquérir une arme à feu mais ce n’était pas juste pour frimer dans un cercle social quelconque.


-Bonjour ! On vient de me dire que vous seriez intéressé par un de nos produits?

La jeune femme était toujours en tenue de travail, Sigmund ne pouvant voir qu’un pantalon, une chemise blanche et un large tablier de cuir qui avait plus que servi, mais elle avait attaché ses cheveux en un chignon pour se donner un aspect un peu plus policé. Il y avait encore quelques traces de suie et de graisse sur ses mains mais, dans l’ensemble, elle donnait un étrange air apprêté. Le sourire qu’elle affichait était accueillant mais, surtout, rassurant.

-Dîtes-moi un peu ce que vous en attendez ? Cela nous permettra de vous présenter ce qu’il y a de plus adapté...
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Sigmund von Einzbern
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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Mer 5 Sep - 20:49

Quelques minutes plus tard, quelqu'un vint le trouver dans le but de le renseigner. Une femme, en tenue de travail, à en juger par le tablier usé. Sigmund était très hésitant, son esprit tentant sans cesse de peser le pour et le contre de sa décision. Avait-il raison de prendre cette précaution ? En avait-il réellement besoin ?

Il avait beau tourner le problème dans tous les sens, la réponse restait « oui ». Maï, Dagmar, quiconque se trouvait à Viminal lors de la Fête de la Vie, n'importe quel taré trop alcoolisé qu'il pourrait croiser au mauvais endroit au mauvais moment. C'était autant de personnes potentielles qui pouvaient le battre à mort, ou dans le meilleur des cas lui briser quelques os. Était-ce la bonne solution de se procurer quelque chose qui lui permettrait au mieux de tuer lui-même ces gens ? Le doute était permis... Même si par miracle il y parvenait, d'autre Oisillons ne se presseraient-ils pas à sa porte pour régler une bonne fois pour toute le problème qu'il posait ?

Il ne pouvait en tout cas pas solliciter la protection du Prieuré. Hormis pour l'affaire à Viminal. Car dans les deux autres cas, Sigmund avait trempé dans l'illégalité. Avec Dagmar, il avait promis de participer à des transplantations d'organes clandestines. Quant à Maï, il avait sollicité ses services pour accélérer les délais de production de ses recherches, outrepassant donc les fournisseurs classique. Illégal. Deux fois. Le Prieuré ne serait sans doute pas ravi de l'apprendre.

Restait donc la solution du pistolet, que Sigmund s'apprêtait à exposer à la jeune femme qui venait de s'approcher de lui :

Ce que j'en attends... je ne sais pas vraiment. Qu'il soit fiable, je suppose ? Si je tire, je ne voudrais pas que ça m'explose dans les mains ou quelque chose du genre.

Il ne pouvait pas décemment expliquer les véritables raisons qui le poussait à acquérir un pistolet. L'alchimiste ne pouvait pas avouer deux délits, sa peur, sa paranoïa et le fait que tout ces sentiments l'avaient amenés ici.

Je veux juste un moyen d'assurer ma sécurité. Honnêtement, j'espère ne jamais avoir à m'en servir.

Ce genre de déclaration amènerait probablement un tas de question s'il ne s'agissait pas d'une vendeuse face à lui. Sigmund supposait qu'il n'était pas le seul à acheter une arme à feu pour ces raisons-là. D'autres, riches comme pauvres, devaient sans doute craindre pour leur vie, suffisamment pour s'offrir un petit pistolet. C'était ce qu'il cherchait.

Je veux juste un pistolet assez discret. Et fiable.

Si ça pouvait l'aider à retrouver un peu le sommeil, ce ne serait pas de refus...

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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Sam 15 Sep - 19:13

La jeune femme se permit quelques minutes de plus pour observer son nouveau client, notant sa nervosité… Elle pouvait comprendre, leur principale source de revenus provenait de la vente d'armes… Ce n'était pas vraiment un domaine dans lequel les gens étaient vraiment à l'aise. Il y avait toujours l'implication de la possession d'une arme qui planait au-dessus de leurs têtes. Certains en avaient plus conscience que d'autres, comme certains avaient de meilleurs intentions que d'autres.

La législation actuelle concernant les armes était parfois un peu floue, notamment lorsqu'il était question des armes à feu. Leur arrivée sur le marché était encore suffisamment récente pour que tous les tenants et les aboutissants de leur possession n'aient été correctement soupesées par les dirigeants de la cité. Certes il existait certains interdits, mais ils n'étaient pas encore assez précis pour constituer une réelle entrave à la possession d'une arme à feu. En somme, on en était encore au « pas vu, pas pris »… Le seul réel interdit existant était l'exhibition d'une arme à feu dans un lieu public sans appartenir à une organisation ayant l'autorisation formelle de s'en servir…

En somme, à ce stade, l'entreprise du père de Lyzie pouvait très bien vendre ses armes à feu à qui le voulait. Ce que les acheteurs en faisaient ne les regardaient pas… Certains se contentaient d'en faire collection, cherchant juste à afficher leurs richesses et leur fausse compréhension des mécanismes qui animaient ces petites nouveautés. D'autres, et elle s'en doutait bien, avaient bien compris leur côté pratique. Et tout le monde ne se contentait pas de chasser chez soi ou de pratiquer dans un environnement sécurisé…

Il n'était pas rare que des soins soient apportés dans le cas de blessures par armes à feu alors que les personnes concernées n'étaient pas sensées se promener avec de tels objets. S'il s'agissait parfois d'accidents bêtes, que la jeune femme essayait de prévenir en s'assurant que ses clients partent en sachant ce qu'ils avaient entre les mains, ce n'était pas toujours le cas. Dans ces moments-là, la conscience d'Elisabeth avait tendance à la travailler… Avant que son esprit ne soit à nouveau colonisé par une nouvelle idée qu'elle devait mettre en pratique.

Aujourd'hui, ce nouveau client semblait rentrer dans la catégorie accident imminent. La nervosité qu'il affichait n'avait rien de rassurant… Pour autant il ne lui semblait pas avoir à faire à un criminel notoire. Plus quelqu'un comme elle qui commençait à songer à certaines solutions extrêmes pour pouvoir se sentir un peu plus en sécurité. C'était d'ailleurs ce qu'il annonçait. Un rapide coup d'oeil en direction de l'un des autres représentants sembla confirmer cette première impression…


-C'est la première fois que vous achetez une arme à feu ?

Lyzie afficha un sourire rassurant et, elle l'espérait, inspirant confiance. Selon sa réponse, elle déplacerait leur conversation dans un endroit plus calme où elle pourrait lui montrer une sélection d'armes. Et au passage elle pourrait s'assurer qu'il ne se blesserait pas par inadvertance...
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Sigmund von Einzbern
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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Lun 17 Sep - 20:00

Sigmund tentait de s'empêcher de trembler, et il échouait lamentablement. Il avait à peine réussi à chasser le souvenir de Dagmar que déjà, un autre Oisillon venait hanter ses cauchemars. Il avait fermé les yeux et baissé la tête face à Maï, pourtant il visualisait très bien son air féroce et son poing sur sa pommette. Chaque matin, il était terrifié à l'idée de se réveiller, car il avait peur de la voir, assise sur son lit, avec ses deux molosses. Chaque fois qu'il entrait dans une nouvelle pièce de son appartement, il craignait de la voir saccagée par des hommes de main.

De larbin forcé de Dagmar, il était devenu le larbin forcé de Maï. Et contrairement à la Sigvarite, la chef de gang ne disparaitrait pas miraculeusement. Elle le surveillerait, elle le menacerait, elle le frapperait, elle le tuerait. Un jour elle le tuerait, c'était certain. Peut-être pas de ses mains, mais elle sera la cause de sa mort. Comment en douter ? Même s'il faisait tout ce qu'elle disait, elle finirait par le tuer. La sensation qu'il avait ressenti après le départ de l'Oisillon n'avait pas changé : il aurait préféré mourir cette nuit là.

Mais il avait survécu, et désormais il avait peur. Il avait peur et il avait perdu espoir. Il n'y avait plus de lumière au bout du tunnel. Les choses ne s'arrangeraient pas. Pire, elles ne feraient qu'empirer. Même s'il parvenait à faire ce que Maï demandait, les choses finiraient par empirer. Il n'avait aucune échappatoire.

S'acheter une arme à feu, ce n'était pas un échappatoire. Ce n'était pas une forme d'assurance. C'était juste la représentation d'un objet auquel s'accrocher. Il avait besoin d'une dernière bouée de sauvetage, d'un dernier moyen de croire qu'il pourrait s'en sortir.

Lorsque la vendeuse lui demanda si c'était la première fois qu'il achetait une arme, l'alchimiste eut un petit rire. Pas moqueur, pas mauvais, plutôt... ironique. Il n'y avait aucun doute quant au fait que la jeune femme avait déjà réponse à cette question.

Première fois que j'achète une arme tout court. Mais les armes à feu m'intéressent tout particulièrement.

Après tout, la poudre, pour un alchimiste, ça pouvait être intéressant, non ? Si elle posait trop de question, il dirait ça. Ce ne serait pas la raison principale, il avait déjà évoqué ce besoin de se sentir en sécurité. Mais pour une expérience, en-dehors de celles qu'il menait déjà, ça pouvait être intéressant. Utile ? C'était encore difficile à dire. La poudre à canon n'était sûrement pas conçue pour être bien reçue par le corps humain. Mais avec le bon dosage, l'alchimie pouvait bien faire des miracles.

Le sourire de la jeune femme déclencha un léger sourire chez Sigmund. Tout ce qu'il demandait, c'est une arme à feu, et une balle. Une seule, à bout pourtant, il n'aurait pas besoin de plus.

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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Dim 23 Sep - 11:28

Si Lyzie remarqua les tremblements chez Sigmund, elle n’en dit rien. De toute façon, elle pouvait difficilement lui jeter la première pierre dans ces circonstances. Combien de leurs clients s’étaient-ils retrouvés dans la même situation qu’eux ? Venant à regretter de ne pas avoir quelque chose de suffisamment intimidant, ou efficace, pour pouvoir se sentir en sécurité. Une lame pourrait très bien les défendre aussi mais il y avait quelque chose dans les armes à feux qui les rendaient bien plus effectives encore. Surtout aux yeux d’un novice. Probablement à cause de l’effet de nouveauté, il n’y en avait pas tant que ça dans les rues, ou parce que quoi qu’il arrive, cela faisait suffisamment de bruit pour espérer intimider son adversaire.

Dans tous les cas, même si elle ne demandait pas au futur propriétaire d’être un tireur d’élite, elle préférait s’assurer qu’il connaisse au moins les bases. c’était une règle logique qui s’appliquait à tout type d’armes, blanches incluses, mais elle s’y tenait d’autant plus avec ses créations qui pouvaient très vite provoquer de petites catastrophes entre des mains inexpérimentées. Chose que Sigmund avait avoué être. Après une courte réflexion, la jeune femme estima qu’ils seraient probablement plus confortables un peu à l’écart si elle voulait pouvoir discuter avec lui.


-Et bien nous allons voir ce que nous pouvons faire pour vous!

Affichant un sourire rassurant, la jeune femme invita donc son nouveau client à la suivre, non sans avoir fait discrètement signe à l’un des employés de son père. Elle n’allait certainement pas rester seule avec un inconnu, plus depuis sa récente mésaventure. Et, de toute façon, il s’agissait d’une mesure de sécurité basique lorsqu’on manipulait des armes si on voulait éviter les braquages incessants. La jeune femme espérait juste que son client passerait outre sa nervosité naturelle pour accepter de la suivre. Si la situation pouvait être difficile pour elle, cela pouvait aussi l’être pour lui…

La pièce dans laquelle elle le dirigea était relativement spacieuse mais spartiate. Plus longue qu’étroite, il s’agissait clairement d’un endroit destiné à essayer les armes à feu… Les premiers concepts de cette pièce avaient initialement été en extérieur mais les détonations et le « talent » de certains de leurs clients avaient fait qu’ils avaient rapidement rapatrié tout ça en intérieur. Il y avait ainsi moins de risques de plaintes, de crises de paniques ou de blessés. C’était certes plus difficile à supporter pour les oreilles mais c’était un moindre prix à payer toutes proportions gardées.

Une série de ses premières armes à feu étaient à disposition pour des premiers essais, permettant ainsi de juger de la force et de la précision du futur client. Ainsi que de sa dextérité… Certaines armes étaient assez astucieuses mais si on ne parvenait pas à les manipuler, autant s’acheter un gourdin. Elle se permit quelques instants pour ostensiblement observer Sigmund afin de jauger son physique, s’attardant notamment sur ses mains…

Elle finit par jeter son dévolu sur un pistolet à un coup, relativement simple à ses yeux. Elle l’invita à s’approcher alors qu’elle le chargeait. Il s’agissait encore d’un système nécessitant poudre, amorce et une balle unique mais bien lourde. C’était bien moins précis, et léger, que les derniers modèles qu’elle essayait de développer. Une fois l’arme chargée, elle tendit deux morceaux de coton à Sigmund avant d’en prendre elle aussi.


-Pour vos oreilles, lorsque vous allez tirer. Le fait que nous soyons dans un environnement clôt rend l’expérience un peu désagréable… Mais plus sécurisée.

Elle eut un sourire aimable avant de le positionner face à une cible en bout de salle. Se mettant dans son dos, elle lui tendit l’arme avant de lui montrer la position à prendre.

-C’est juste pour avoir un ordre d’idée de ce qui pourrait vous convenir… Mais pour que vous sachiez aussi à quoi vous attendre.

Elle lui expliqua ensuite rapidement comment, en appuyant sur la gâchette, l’arme allait expulser son projectile...
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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Mar 25 Sep - 18:19

La jeune femme faisait tout son possible pour le mettre à l'aise. Affable et souriante, Sigmund lui était gré de sa patience, alors que lui-même transpirait le mal-être et la paranoïa. Au milieu de ce magasin, des idées sombres traversaient son esprit, et il entreprenait de les chasser.

Il la suivit bien volontiers. S'éloigner des autres gens, pour se retrouver seul avec la vendeuse et un autre employé le rassurait énormément. Ça réduisait drastiquement les chances de tomber sur un malade qui allait essayer de le tuer, ou de le forcer à faire des choses illégales. L'endroit ressemblait à un large couloir, mais son esprit parvint, au bout de quelques secondes, à comprendre le fonctionnement de la pièce.

C'était un peu terrifiant de se retrouver dans un espace dédié au tir. Mais, rationnellement, Sigmund fit comme s'il se trouvait dans un laboratoire. Ce n'était pas si différent. Il allait faire une expérience. Sauf qu'au lieu de mélanger des trucs et de verser des liquides dans des fioles, il allait manier un ustensile capable d'ôter une vie. Il se mit à trembler davantage.

Il y avait plusieurs armes, toutes différentes. Pas nécessairement au premier coup d'oeil, après tout l'alchimiste était un complet néophyte. Mais lorsqu'il s'attardait un peu, il pouvait voir que la forme et la taille des pistolets différait d'un modèle à l'autre. Il tentait de calmer sa respiration. De stopper les tremblements. Ce n'est qu'une expérience. Se répète-t-il continuellement.

Une expérience comme il en a mené des dizaines, des centaines peut-être depuis le début de sa carrière à l'Apothicariat. Pourtant, lorsqu'il saisit les deux morceaux de cotons, ses mains continuent à trembler. Il se bouche les oreilles, mais les sons continuent à lui parvenir, étouffés. Il écoute attentivement la jeune femme lui expliquer le fonctionnement de l'arme. Le geste est simple, le mécanisme est complexe. On appuie sur la gâchette, la balle part.

Sigmund laisse la vendeuse le mettre en position. Il veut lever l'arme à une main, mais toute force semble avoir quitté son corps. Il s'aide de son autre main, les deux pieds écartés à largeur d'épaule, le corps tout entier face à la cible. Il tremble, le poids du pistolet au bout de son bras lui paraît aussi important que celui des mains de l'acolyte de Maï sur ses épaules.

Je suppose qu'il faut que je tire, maintenant...

Il n'en a pas vraiment envie. Mais c'est une étape nécessaire. S'il ne sait pas à quoi s'attendre lorsqu'il aura à s'en servir, alors il ne pourra pas faire ce qu'il aura à faire, inévitablement. Il hésite, ses mains tremblent.

Il tire.

La pièce valse devant ses yeux quelques instants. Il voit des étoiles. Il est à terre. Il ne comprend pas. L'alchimiste passe sans doute une bonne minute à tenter de faire sens de tout cela. Les éléments lui reviennent peu à peu. L'explosion. Malgré le coton dans ses oreilles, il a eu la sensation que la ville entière était bombardée. Ses tremblements... il a sans doute manqué la cible d'un bon mètre, peut-être même deux. En plus de ne pas avoir la main sûre, il ne s'était pas préparé à la puissance du pistolet. Comment un objet si petit pouvait générer autant de force ? Le recul l'avait envoyé au sol, dos contre terre. Il cligna deux fois des yeux.

Je... C'était...

Il n'a aucune idée de quoi dire. Il bégaye encore quelques secondes, avant de se redresser en position assise. Le pistolet est toujours dans sa main droite. Le regard de Sigmund se perd dans l'alliage de l'arme à feu.

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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Mer 26 Sep - 23:26

Tout le monde ne réagissait pas de la même manière lors de leur première expérience avec une arme à feu… Après tout, ce n’était pas vraiment quelque chose de naturel. Porter un coup à l’aide de son poing, donner un coup de dague ou d’épée… Voilà des gestes où l’on peut doser sa force, où l’on sent et sait ce qu’il va advenir de son adversaire si l’on parvient à effectuer son geste jusqu’au bout. On est proche des conséquences, on peut les ressentir en partie car l’on est l’extension vivante de l’outil dont on s’est servi. Une arme à feu, d’un autre côté…

L’objet est petit, étrange et ne laisse pas supposer ce dont il est vraiment capable. Il y a le bruit d’abord, une violente explosion qui fait siffler les oreilles du moment que l’on est proche. L’odeur ensuite, de poudre légèrement soufrée, de chaleur, de brûlé. Puis la force du recul, révélant une puissance à laquelle on s’attend rarement. Et c’est sans compter les dégâts occasionnés à la cible… Perforant, chair et sang, contondant, os brisés… Ici, sur le pas de tir improvisé, seule la paille, le bois et le tissu en faisaient les frais, mais la première fois que l’on observait une véritable blessure par balle restait toujours à jamais gravé en mémoire.

Ainsi le premier coup de feu tiré avait toujours tendance à provoquer choc et surprise… Mais après… Certains comprenaient vite et prenaient un certain plaisir à avoir autant de puissance au bout du bras alors que d’autres étaient submergés par de telles responsabilités. Il était tellement plus facile de tuer ou mutiler quelqu’un avec ce genre d’armes…

Lyzie aurait pu empêcher Sigmund de tomber, il lui arrivait de rattraper certains de ses clients surpris eux aussi par la puissance de recul, mais elle opta pour une autre option. D’un, il lui semblait trop nerveux pour supporter un contact physique surprise et prolongé, de deux, elle sentait qu’il avait besoin de vraiment faire la complète expérience du maniement du pistolet. S’il devait s’en servir un jour pour se défendre, il fallait qu’il sache à quoi il devait vraiment s’attendre. Et à la façon dont il regardait l’arme qu’il avait encore en main, il commençait à comprendre…

Sans faire de mouvements brusques, la jeune femme s’accroupit à ses côtés afin de pouvoir lui parler sur un même niveau. Elle ne voulait pas le surplomber de toute sa hauteur, ce qui pouvait être mal interprété voir menaçant, alors qu’elle parlait avec lui. Elle aurait très bien pu chercher à le relever mais elle avait la sensation qu’il avait encore besoin de quelques instants pour se remettre de ses émotions. Et dans ces cas-là, le plancher des vaches était encore ce qu’il y avait de plus stable et rassurant.


-Ca va aller ? La première fois est toujours surprenante… Vous ne vous êtes pas blessé au moins?

La question aurait tout à fait pu être condescendante mais Elisabeth fit de son mieux pour que ce ne soit pas le cas. A aucun moment elle ne jugea l’inexpérience de Sigmund ni ne chercha à le moquer. Les armes à feu étaient nouvelles et il n’y avait rien de plus naturel que de ne pas les connaître. La réaction de choc de son client était aussi tout à fait normale et n’avait rien de risible ou condamnable. Elle avait toujours vu ainsi les choses et n’allait certainement pas changer de comportement aujourd’hui. D’autant plus qu’elle sentait comme une certaine fragilité chez lui et elle ne voulait pas qu’il se sente plus gêné encore ou mal à l’aise…

Et c’était sans compter la législation en cours. Normalement, elle n’aurait même pas dû lui montrer ces armes, encore moins le laisser essayer, puisqu’il n’avait aucune autorisation pour en posséder. Mais, parfois, une démonstration était plus efficace qu’un simple non. Sigmund était venu ici avec la certitude que la réponse à ses problèmes se trouvait au bout d’un canon… S’il persistait ainsi, il risquait de s’attirer plus d’ennuis encore. Il existait d’autres façons de se défendre efficacement…

D’un geste délicat et lent, toujours pour ne pas le prendre par surprise, la jeune femme entreprit de décrisper ses doigts de l’arme pour la récupérer. Ce n’était pas pour rien qu’elle pourvoyait les novices avec un simple « un coup », cela évitait tout accident par la suite. Une fois l’arme récupérée, elle se redressa et tendit une main vers Sigmund, l’invitant ainsi à se relever avec son aide...


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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Sam 29 Sep - 15:43

Sigmund contemple le pistolet dans sa main, les yeux écarquillés. C'est donc ça le nouveau jouet à la mode ? Un canon miniaturisé, à la puissance proportionnellement similaire ? Est-elle vraiment similaire ? Il faudrait faire des calculs, mais il ne pense pas à ça maintenant. Dans l'esprit de l'alchimiste, c'est une véritable arme de destruction massive qu'il tient dans sa main droite. Pour ce qu'il compte en faire, c'est bien plus que ce dont il a besoin.

La puissance du pistolet, combinée à sa propre faiblesse physique, l'a conduit à chuter. Ses oreilles continuaient à bourdonner, son cerveaux était encore brumeux et il avait du mal à formuler une réflexion. D'un côté, posséder un tel objet, ce serait une véritable sécurité. Si la balle touchait, n'importe où pensait l'alchimiste, alors la cible mourrait. Il ne parvenait pas à envisager qu'on puisse survivre à une telle détonation, à une telle puissance. Mais le problème, son problème, c'était que le projectile devait atteindre sa cible. Et ça, à moins de coller le canon sur le front de quelqu'un (ou le sien), il n'y parviendrait pas;

Je... crois. Un peu sonné, c'est tout.

Il n'avait rien pris avant de venir. Ni repas, ni drogue. Complètement à jeun. Vu le choc qu'il venait de subir, vous le stress auquel il était en proie, il aurait bien pu vomir sur la jeune femme, qui venait de s'accroupir à son chevet.

Pour une surprise, il avait été surpris. Habitué au travail de précision, au dosage de fioles et de mixtures, il découvrait seulement maintenant qu'il n'était pas capable de gérer un objet aussi dangereux et meurtrier. Mal préparée, des décoctions alchimiques pouvaient être mortelles... D'autres préparation pouvaient exploser. Mais là, c'était une sensation totalement différente. Dans un laboratoire, ce genre d'erreur, il était capable de les expliquer. Il comprenait ce qu'il avait raté, et avait les connaissances nécessaires pour corriger. Là... il n'avait rien du tout, juste de la peur et une légère douleur au niveau du coccyx.

Est-ce que c'est seulement légal pour un citoyen de posséder une arme comme ça ?

Après en avoir fait l'expérience, Sigmund était intimement persuadé que seul les Prieurs, ou alors les gradés importants comme l'Amirale, devaient avoir accès à des armes à feu. Personne d'autre. C'était sans doute utopique, d'autres riches nobles ou de véreux Oisillons devaient avoir des pistolets... Mais ce n'était pas une bonne idée. Du tout.

Est-ce qu'il voulait réessayer ? Pas vraiment. Pas avec celui-là en tout cas. Mais il ne pouvait pas non plus se réorienter vers autre chose. Une épée, même légère, c'était trop lourd pour lui. Il n'avait pas la force nécessaire pour recharger une arbalète, encore moins pour la porter et viser avec. Que restait-il ? Un petit poignard ? Il avait d'abord écarté l'idée... mais c'était intéressant. Discret, et utilisable dans différents contextes.

Avec un sourire reconnaissant, il accepta la main tendue de la vendeuse. La tête lui tourna un peu lorsqu'il se retrouva à nouveau à la verticale. Il demanda alors.

Vous produisez des poignards ? Ou des petites dagues ? Quelque chose du genre ?

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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Lun 1 Oct - 19:47

Il était difficile de dire ce qu’il était en train de passer dans l’esprit de Sigmund. Pas exactement… Mais la jeune femme sentait bien qu’il était en train de réaliser la puissance de ce qu’il avait entre les mains. Et, bien que cherchant à lutter contre la peur à l’aide d’une arme à feu, il commençait à comprendre que l’on ne pouvait pas vraiment mettre pareille puissance entre les mains de n’importe qui. Même s’il n’était animé que par la volonté de se défendre et qu’il n’en ferait jamais usage sur quelqu’un dans un but malveillant, cela restait terriblement dangereux. Mine de rien, Lyzie était heureuse d’être tombée sur quelqu’un qui avait encore suffisamment de non sens pour réaliser cela.

Poussant sur les jambes, elle aida Sigmund à se relever, plaçant une main derrière lui juste au cas où. Elle ne le touchait pas mais s’il venait à chanceler plus, elle éviterait qu’il ne tombe par terre cette fois-ci. Elisabeth le trouvait d’ailleurs un peu pâle, probablement le contre-coup de ce qu’il venait de se passer, et se demandait s’il n’allait pas finir par tout simplement tourner de l’oeil. Ce qui ne serait pas vraiment terrible pour les affaires. Il y aurait bien au moins quelqu’un pour raconter l’histoire et elle finirait avec une folle rumeur sur les bras, choses dont je n’avais nullement besoin…


-Vous pouvez vous asseoir si vous voulez...

D’un mouvement du menton, elle désigna une simple chaise de bois qui avait été reléguée dans un coin de la pièce. Elle ne le précisa pas mais l’employé qui les avait suivi avait aussi de quoi le requinquer dans une de ses poches. Une petite flasque d’alcool et un ou deux morceaux de sucre. Lyzie avait depuis longtemps remarquer que ce genre de « médication » pouvait parfois faire des miracles sur ceux qui tournaient un peu de l’oeil après une telle expérience. Il s’était d’ailleurs rapproché pour débarrasser la jeune femme de l’arme déchargée, tout en se tenant prêt à l’aider si elle devait soudainement soutenir Sigmund. Elle lui sourit de façon rassurante et ne s’éloigna de lui que lorsqu’elle fut sûre qu’il resterait debout tout seul...

-Bonne question et je pense que vous vous doutez de la réponse. Certains citoyens sont autorisés à posséder et manier les armes à feu mais il faut avoir montré patte blanche auparavant. Cela sous-entend appartenir au Prieuré ou être reconnu comme attendant à la sécurité de l’un des grands de ce monde… Je voulais que vous compreniez pourquoi avant d’essayer de vous réorienter vers quelque chose d’autre.

Et c’était certainement plus efficace encore qu’un simple non. Surtout quand il était question d’un homme intelligent comme Sigmund… La jeune femme l’invita à nouveau à la suivre, toujours accompagnée de son assistant silencieux, préférant sortir du pas de tir pour un endroit plus adéquat pour les autres armes qu’elle pouvait lui montrer. Ils se retrouvèrent rapidement dans une salle plus proche des salles d’armes classiques, présentant un certain nombre d’armes blanches en exposition, accrochées aux murs. Il y en avait de toutes formes et tailles, de quoi satisfaire jusqu’au plus intransigeant.

-Nous avons toutes sortes de lames courtes, de dagues et autres stylets. Vous voulez quelque chose qui puisse se dissimuler facilement sur vous?

Elle avait dû hausser quelque peu la voix, la salle se trouvant un peu plus profondément dans l’usine et les bruits de forge se faisant entendre. La jeune femme s’était arrêtée face à un mur qui présentait une sélection de dagues, classiques, mais aussi de lames très fines et courtes. Toutes avaient l’aire redoutablement efficaces...
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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Sam 6 Oct - 17:49

Ses oreilles bourdonnaient inlassablement, le vacarme du coup de feu résonnant encore dans son cerveau, dans chaque parcelle de son corps. Les choses ne s'arrangèrent pas lorsqu'il se remit debout. Il tituba, quelques secondes, la tête lui tournait, la nausée montait. Il ne savait pas s'il allait vomir, s'écrouler ou les deux. Aussi, il acquiesça et s'affala sur la chaise que lui avait désigné la jeune femme. L'arme n'était plus dans ses mains, mais Sigmund en sentait encore tout le poids, toute la puissance. Les coudes sur les genoux, il posa son visage au creux de ses mains, avant de se masser les tempes.

Bien sûr qu'il était illégal pour lui de posséder un tel objet. Les Prieurs étaient entraînés à manier ces armes, lui ne l'était absolument pas. De par sa nature et ses origines, Sigmund était à peu près sûr qu'il lui faudrait des années, ne serait-ce que pour se faire au recul et au vacarme causé par l'arme. Or, il n'avait pas des années devant lui. Il devait faire vite, le plus vite possible. Mais une arme à feu, ce n'était pas la solution pour lui. Maintenant qu'il avait pressé la détente, il s'en rendait parfaitement compte.

C'était tout de même très pédagogique de la part de la vendeuse, d'avoir accepté de lui montrer l'étendue des dégâts que pouvait faire un pistolet, avant de lui proposer d'autres options. Est-ce qu'elle faisait ça avec tous les clients qui tentaient d'obtenir un de ces nouveaux jouets à la mode ? Ou bien l'alchimiste était-il le seul ignorant à penser pouvoir ce procurer une arme à feu sans faire partie du Prieuré ou d'un groupe de garde du corps ?

Tout est clair, maintenant. Soupira-t-il en relevant la tête vers la vendeuse. Je vous suis.

Avec prudence et sans doute plus de lenteur que nécessaire, Sigmund se redressa, et suivit la jeune femme à travers les coursives de la boutique. Ils s'enfonçaient un peu plus profondément dans le sous-sol, pour finalement déboucher sur une pièce qui ressemblait presque à un râtelier géant. Il y avait toutes sortes d'armes, mais c'est vers les lames courtes que le trio se dirigea, conformément à la demande de von Einzbern.

Il y avait du bruit, un vacarme sourd que Sigmund était incapable d'identifier clairement, qu'il s'agisse de sa nature où de sa provenance. Il contempla pendant de longues secondes les différentes armes qu'il avait sous les yeux. Silencieusement, il détaillait le manche d'une dague, la garde d'une rapière, la lame d'un stylet. Il n'était pas un fin connaisseur, mais ces armes immaculées semblaient dotées d'un certain cachet.

Avait-il vraiment besoin de quelque chose qu'il pouvait dissimuler sur lui ? Non, le but de son achat n'était pas de se balader dans la rue avec une arme. Ceux qui pouvaient lui en vouloir viendraient directement chez lui, il en était conscient. Si un inconnu attentait à sa vie, et bien... il haussa les épaules, désabusé. Ça n'en ferait qu'un de plus sur la liste.

Pas vraiment à dissimuler sur moi. Plutôt chez moi. Il me faudrait quelque chose de petit, facile d'accès. Le genre qu'on peut cacher dans un tiroir.

Quel serait la cachette la plus efficace ? Dans sa table de chevet, à portée de main dans son sommeil ? Ou dans la cuisine, dissimulé dans un tiroir, au milieu des couverts ? Selon ce que lui proposait la jeune femme, il aurait sans doute tout le loisir d'y réfléchir.

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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Ven 12 Oct - 2:10

La jeune femme masqua la légère crispation de sa paupière en entendant la demande de Sigmund, sautant directement aux conclusions sans tout savoir de l’histoire personnelle de son client. Elle s’était faite agressée dans la rue… Elle préférait ne pas imaginer le traumatisme que cela pouvait être de devoir subir cela dans le sanctuaire de sa maison. On devait d’autant plus se sentir violé. C’était bien la pire des choses… Ne pas pouvoir se détendre, ne plus se sentir en sécurité dans l’endroit même où on devrait s’y sentir le plus au monde. Comment pouvait-on se relever de ce genre d’expérience ? En augmentant encore sa sécurité ou en changeant complètement de maison et de style de vie… ?

Au lieu de faire part de ses réflexions, la jeune femme afficha un sourire rassurant avant de se tourner vers les armes présentées. Il lui fallait donc quelque chose de facile à manier, efficace, discret et qui n’éveillerait pas les soupçons une fois « rangé ». Personnellement, elle aurait préféré quelque chose qu’elle pourrait garder discrètement sur elle. Ou qui soit plus facilement accessible que caché dans un tiroir. Rien ne disait qu’il serait à proximité lorsqu’il en aurait besoin… Mais ce n’était pas à elle de prendre ce genre de décisions, son travail était de répondre au mieux aux demandes de son client.


-Alors...

La jeune femme finit par jeter son dévolu sur une lame à mi-chemin entre le stylet et la dague. La lame était relativement longue et fine avec une poignée relativement travaillée. l’arme était parfaitement balancée mais ne donnait pas vraiment l’impression d’être destinée à orner un fourreau, plus une place de choix sans un bureau. En fait, à bien y réfléchir, la personne qui avait dessiné cette arme semblait s’être visiblement inspiré des nombreux coup-papiers que l’on pouvait trouver dans n’importe quel bureau qui se respectait. Seulement, outre son côté pratique, l’équilibre et la lame en elle-même en faisait aussi une arme redoutable au corps-à-corps. Surtout si la personne ne s’y attendait.

-Peut-être celle-ci dans ce cas. Je ne pense pas qu’elle éveille les soupçons dans un tiroir…

Lyzie prit délicatement l’arme de son présentoir sur le mur et la tendit, garde en avant, à Sigmund pour qu’il puisse l’essayer. Contrairement au pas de tir qu’ils venaient tout juste de quitter, il n’y avait pas vraiment de zone de test pour leurs armes blanches. Il y avait certes un mannequin de combat, dans un coin de la salle, si quelqu’un voulait vraiment faire quelques passes d’armes mais c’était bien tout. La plupart du temps, les personnes venant se fournir ici savaient ce qu’ils faisaient et on réalisait très rapidement si une arme convenait ou non...

-Ensuite tout dépend de la pièce où vous voulez la dissimuler… Inutile d’acheter une fine lame si c’est pour la cacher au milieu des couteaux de cuisine… Personnellement, en terme d’armes dissimulées, j’ai deux préférées...

La jeune femme présenta une lame extrêmement courte, de largeur moyenne et ne semblant pas spécialement coupante. La garde était étrange, faisant un peu penser aux ailes d’un oiseau prenant son envol, et particulièrement décorée…

-Je reconnais que celle-ci ne pourra pas vraiment vous convenir...

Pour illustrer son propos, la jeune femme démontra comment l’arme pouvait se dissimuler sur une personne. Et Sigmund comprit rapidement que les « ailes » étaient destinées à passer pour un bijou dans un décolleté de femme, la lame reposant dans le bénitier du diable… Lyzie montra ensuite un chandelier simple dont la base, une fois tirée, se transformait en stylet.

-Celui-ci devient peu à peu obsolète avec l’arrivée de l’électricité dans nos maisons mais il avait le mérite de permettre de se déplacer avec une arme chez soi sans éveiller l’attention de quiconque… Et il convient à toutes les pièces… Peut-être pourriez-vous vous orienter vers une arme de ce type, à dissimuler dans un objet décoratif ou utilitaire de votre maison… ?
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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Lun 15 Oct - 15:31

La jeune femme n'émettait pas le moindre jugement, du moins pas à voix haute. Elle se contentait de le guider dans ses démarches, avec gentillesse et professionnalisme. Sigmund lui en était gré. Il n'avait vraiment pas envie de s'épancher sur tous ses problèmes, sur ses pensées, sur ce qu'il comptait faire avec son arme. Il avait juste besoin de quelque chose. Depuis que Maï avait débarqué chez lui en pleine nuit, l'alchimiste vérifiait chaque recoins de sa maison en rentrant chez lui, de peur de voir l'Oisillon ou l'un de ses sbires l'attendre, avec leur air mauvais.

Il n'avait pas besoin de se promener partout en Ville avec une petite lame. C'était terrible à dire, mais il n'en aurait besoin nulle part ailleurs que chez lui. Parce que tout ceux qui peuvent le tuer savent déjà où Sigmund vit. À l'heure actuelle, l'Apothicariat était le seul lieu à Excelsa au sein duquel von Einzbern pouvait se sentir en sécurité. Il allongeait ses horaires au maximum, redoutait toujours le moment où il devrait rentrer chez lui. Il vivait dans la peur depuis si longtemps...

La vendeuse lui tendit un premier modèle. La lame était assez longue, sans doute plus que ce dont il avait réellement besoin. Toutefois, elle demeurait assez fine pour être dissimuler dans un des tiroirs de la cuisine. Son manche ouvragé permettrait à Sigmund de faire la différence avec le reste de l'argenterie. Quoi que, dans la panique, il ne ferait sans doute pas attention à l'outil dont il se saisirait face à Maï ou ses sbires. Dans le tiroir de sa table de chevet, ça fonctionnerait tout autant. Il pourrait toujours garder la lame sur lui quand il se trouverait dans sa demeure.

Le poids de l'arme le surprend un peu. C'est évidemment bien plus léger que le pistolet, mais c'est tout de même plus lourd qu'une fiole. L'alchimiste soupèse la lame, la contemple, la prend en main, sans se montrer réellement serein. Il n'a aucune expérience en matière d'armement, la jeune femme pourrait lui vendre une arme factice qu'il ne s'en rendrait pas compte. Il approche la pointe de l'arme de la paume de sa main, pique légèrement. La douleur arrive vite, au même titre qu'une petite goutte de sang.

Celle-ci pourrait convenir... Supposa-t-il à voix haute.

C'était une vraie arme, il en était certain. Est-ce que c'était celle qu'il lui fallait, il n'en avait aucune idée. Déjà, la vendeuse lui montrait de nouveaux modèles. À la vue du premier, l'alchimiste fut déstabilisé. Ses yeux s'attardèrent sur la poitrine de la jeune femme, bien après que la courte lame eut quitté son vêtement. Quant à la seconde, elle ne parvint pas à le convaincre. Sigmund n'utilisait pas vraiment de chandelier, et la situation dans laquelle il se trouvait n'exigeait aucune forme de subtilité.

Je... n'aurais pas besoin de cacher la lame outre-mesure. Explique l'alchimiste, encore légèrement troublé par le corps de la vendeuse. C'est pour cela que la première m'a bien plu. Elle aura sa place dans n'importe quel tiroir, et reste assez discrète pour que je puisse la garder sur moi lorsque je suis chez moi.

Est-ce que c'est ce qu'il lui faut ? Cet outil entre la dague et le stylet sera-t-il le symbole de son salut ? Peut-être y avait-il mieux ?

Peut-être toutefois que vous avez à disposition un modèle plus... polyvalent ? Quelque chose que je puisse dissimuler facilement sur moi, mais aussi dans un tiroir, ou sous mon oreiller, quelque chose dans ce genre ?

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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Dim 28 Oct - 12:32

Si Lyzie avait rapidement estimé que Sigmund ne devait pas avoir beaucoup d’expérience en terme d’armes, elle ne s’était pas non plus attendue à faire face à un parfait néophyte. La façon dont il prit la lame en main lui révéla rapidement cet élément mais elle conserva son attitude professionnelle… Pourtant, intérieurement, la jeune femme ne pouvait s’empêchait de grimacer, se retenant de corriger son client en repositionnant ses doigts par exemple. Ou en l’empêchant de tester l’affûtage de l’arme sur sa propre personne… Quelqu’un de plus expérimenté aurait probablement cherché à tester son équilibre, si elle la tenait suffisamment bien en main pour se permettre certains mouvements du poignet. Si elle était facilement accessible…

Malheureusement, ce n’était pas non plus son rôle d’enseigner à Sigmund tout ce qu’il avait à savoir sur les armes… Si elle était bien plus précautionneuse avec les armes à feu, elle estimait qu’elle pouvait se permettre plus de largesses avec les armes blanches. Après tout, il était déjà plus difficile de se tuer accidentellement avec celles-ci. Accessoirement, tout le monde avait au moins un couteau chez soit et elle estimait qu’à partir de là, tout le monde savait au moins par quel bout prendre une lame et ce qu’il ne fallait pas faire avec. De toute façon, elle voyait mal son client courir avec dans les escaliers…

La jeune femme répondit d’abord à ses questions avec un simple hochement de tête agrémenté d’un sourire. Quelques instants plus tard elle lui présentait la même arme que précédemment, la lame étant juste un peu plus courte. Plus légère, elle était plus facile à dissimuler et à manier… Là encore, il n’aurait aucun mal à la placer dans n’importe quel tiroir de sa maison sans éveiller le moindre soupçon… Le fait qu’elle soit plus courte lui permettrait aussi de plus facilement la placer sous son oreiller sans crainte de se blesser ou qu’elle ne dépasse par inadvertance.


Celle-ci est un peu plus courte et devrait mieux vous convenir… Elle passera aussi plus facilement sous votre oreiller. Par contre, si vous comptez la garder là, je vous conseille tout de même de prévoir un fourreau. Au moins pour les premières nuits, pour vous y habituer...

Elle cacha sa légère gêne avec un rapide toussotement avant d’aller chercher un fourreau simple de cuir qui pourrait correspondre à ses attentes. Elle n’allait pas non plus lui demander s’il bougeait beaucoup dans son sommeil ou si ses compagnons de chambrée, quels qu’ils soient, ne risquaient pas de se retrouver nez à nez avec une surprise piquante. Ce n’était pas ses affaires mais elle espérait que Sigmund avait comprit ce qu’elle avait cherché à dire. Dormir avec une arme sous son oreiller n’était pas vraiment très prudent, à moins d’en avoir l’habitude. Faire ses premières nuits avec un fourreau lui éviterait de s’embrocher par mégarde, au moins le temps de pleinement s’habituer à sa présence. Après, le corps serait suffisamment habituée pour qu’il n’y ait plus vraiment à craindre un accident.

-Et je vous assure qu’elle ne choquera pas dans un tiroir. Vous ne devriez pas avoir de difficultés à l’identifier au simple toucher si vous voulez vous en emparer sans regarder...

Après tout, même si l’arme était simple, la garde était suffisamment élaborée pour qu’on ne la confonde pas avec un simple couteau de cuisine ou un stylo… Lyzie attendait patiemment l’avis de Sigmund sur cette nouvelle arme, prête à en chercher une nouvelle si elle ne convenait toujours pas à ses attentes. Mais elle était à peu près sûre que ce serait ce qu’il lui conviendrait le mieux, du moins tant qu’il n’aurait pas un peu plus d’expérience...
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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Sam 3 Nov - 19:28

Les recherches touchaient à leur fin. La lame qui Sigmund tenait en main, maladroitement bien sûr, était quasiment parfaite. Cependant, la jeune vendeuse, très professionnelle, répondit parfaitement à son ultime demande, en apportant une nouvelle arme, à la lame plus courte que la précédente. Elle lui expliqua que s'il comptait réellement dormir avec une arme cachée sous son oreiller, celle-ci serait plus adaptée. Elle nota aussi qu'un fourreau serait nécessaire, et en proposa un tout simple, en cuir.

Oui, vous avez raison. Acquiesça Sigmund. Techniquement, il n'en savait rien, mais ça lui semblait logique. De plus, la jeune femme était une professionnelle, donc ses conseils étaient sans doute excellent. Jusqu'ici, elle avait répondu à toutes ses attentes. Ce fourreau me semble parfait.

L'étui avait l'air banal au possible, et ça convenait parfaitement à l'alchimiste. Il n'avait pas besoin de quoi que ce soit de rutilant, serti de diamant, qu'il pourrait exhiber dans n'importe quelle situation. Il avait besoin de simplicité et d'efficacité. Cette lame et ce fourreau répondaient parfaitement à ses attentes. Aussi adressa-t-il un sourire à la jeune femme, sincère.

C'est parfait. Vraiment. Je ne sais pas encore si je vais vraiment dormir avec sous mon oreiller. Mais je vais prendre cette arme et ce fourreau, s'il vous plaît.

Pour l'Apothicaire, restait désormais à savoir s'il allait devoir se servir de cette arme. Dans son esprit, ça ne faisait aucun doute. Maï finirait par revenir, Dagmar finirait par revenir, il se retrouverait à nouveau dans la merde, d'une façon ou d'une autre. La véritable question, au fond, ce n'était pas de savoir s'il allait devoir se servir d'une arme. C'était quand.

L'autre question qui le tarauderait, aussi longtemps que la courte lame serait dans un de ses tiroirs ou sous son oreiller, c'était comment il se servirait de sa lame. Dagmar se déplaçait seule, mais elle lui avait fait comprendre, sans détours, que si elle mourrait, d'autre viendrait la remplacer dans ce rôle de terreur qu'elle exerçait sur Sigmund. Mais Maï... elle avait une escorte, des gros bras pour faire le sale boulot à sa place. L'atteindre elle, c'était quasiment impossible. Atteindre un de ses hommes, ce serait un miracle. Et même s'il y parvenait, il y en aurait un ou deux autres pour lui briser les os. Sans compter, évidemment, le fait qu'il ne savait pas se servir d'une arme et qu'un coup qu'il pourrait porter aurait peu de chances d'être létal.

Alors s'il ne lui reste que ça... à quoi bon chercher à blesser quelqu'un d'autre, alors que l'issue restera la même quoi qu'il arrive ? Peut-être que Sigmund sera sa propre victime. Après tout, dans la solitude de son appartement, qui l'en empêcherait ? Qui serait marqué par sa mort ? Personne.

Il observait l'arme d'un air absent, alors qu'il suivait, machinalement, la jeune femme vers la pièce principale du magasin. Il régla ce qu'il devait, sans broncher. Il remercia une dernière fois la jeune femme, et demanda :

Au fait... je ne vous ai jamais demandé votre nom. Et je ne vous ai jamais dit le mien. Je suis Sigmund, enchanté.

C'était un bonjour et un adieu en même temps. Les chemins de Sigmund et d'Elisabeth ne se recroiseraient probablement plus.

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MessageSujet: Re: Un gros flingue, pas pour compenser [PW Elisabeth]   Dim 25 Nov - 12:22

Visiblement ils étaient finalement parvenus à trouver chaussure à son pied. Si c’était toujours satisfaisant pour elle, la jeune femme espérait tout de même que Sigmund n’aurait jamais vraiment à s’en servir. Ce n’était pas parce qu’elle avait le don de créer des armes de mort qu’elle était dénuée de coeur… Et elle ne souhaitait à personne de devoir se voir poussé à de telles extrémités. Elle ne savait pas ce qu’avait vécu son client pour chercher aussi désespérément quelque chose pour se défendre mais elle sentait comme un écho de sa propre expérience.

Pour autant, même s’ils étaient sur le point de se séparer, ce n’était pas un sujet qu’elle allait aborder ainsi. Au lieu de cela elle afficha un sourire ravi et professionnel… La partie financière de la transaction serait prise en charge par l’un de leurs employés bien plus habitué à cet aspect de la question qu’elle. Cela lui permettrait de rapidement retrouver la relative solitude de son atelier et de reprendre ses projets en cours. Cette petite interlude aura eu le mérite de lui changer suffisamment les idées pour qu’elle retrouve un nouveau souffle.


-Je suis heureuse que vous ayez trouvé ce dont vous aviez besoin…

En temps normal elle aurait déjà passé la main au vendeur qui attendait de conclure la vente mais elle se surprit à traîner encore quelques instants avec l’alchimiste. Rien qui ne puisse éveiller les soupçons ou troubler ceux qui la connaissait bien...

-J’espère tout de même qu’elle n’aura jamais à quitter son fourreau...

La jeune femme accompagna une dernière fois Sigmund, le guidant vers ce qui leur tenait lieu de magasin pour pouvoir le laisser entre les mains expertes de celui qu’ils avaient embauché comme vendeur… Ce dernier annonça le prix de la lame ainsi que du fourreau, s’occupant entièrement de l’aspect financier pendant que la jeune femme notait dans un carnet ce qui venait de quitter leurs ateliers. Il faudrait qu’ils investissent dans de nouvelles lames, ce format semblant convenir à beaucoup de novices cherchant une arme discrète et facile à manier pour la défense.

Elle s’apprêtait à saluer une dernière fois Sigmund et à partir vers les forges pour leur faire passer le mot lorsqu’il s’adressa une dernière fois à elle. Il n’y avait que lorsqu’il était question d’armes à feu qu’elle demandait précisément l’identité de son client, lois obligent, afin qu’ils puissent garder trace de la transaction et vérifier s’il était bien autorisé à faire une telle acquisition… Mais il était très rare qu’elle mette un nom sur le visage des autres clients. Cela ne l’empêcha pas de sourire et de masquer sa surprise...


-Echantée Sigmund. Je m’appelle Elisabeth… Si vous avez à nouveau besoin de moi, ce sera un plaisir de pouvoir vous aider.

Et c’était sincère. La jeune armurière ne donna pas son patronyme… Après tout, c’était inutile de préciser qu’elle était la fille du patron dans ce contexte et si vraiment il cherchait à la recontacter, son simple prénom suffirait. Mais il y avait effectivement de grandes chances que leurs routes ne se croisent plus jamais… Mais qui savait vraiment? Sur un hasard ? Ou si Sigmund venait à chercher à mieux se défendre ou ressentait le besoin d’expliquer pourquoi il avait cherché à acheter une arme qu’il ne maîtrisait pas encore… C’était un bonjour et un adieu mais aussi une porte laissait ouverte au besoin...
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