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 [Prise] Zainaba Lutyens - Savoir, c'est pouvoir

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Otton Egidio
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MessageSujet: [Prise] Zainaba Lutyens - Savoir, c'est pouvoir   Lun 30 Juil - 12:33


Savoir, c'est pouvoir.



Ambitieuse, impitoyable et infiniment déterminée, Zainaba Lutyens a porté le destin brillant de sa famille à bout de bras, avec son fils Elikia, et a réalisé l'exploit de mettre fin à d'entières générations d'exploitation et de pauvreté. Bien sûr, ce ne fut pas l’œuvre d'un jour, ni de ces histoires idylliques d'ascension sociale dont on aime bercer les bonnes gens d'Excelsa.
Née à la Borée dans une famille ouvrière, dont le père travaille pour l'industrie Shah, Zainaba est fille unique, après la mort prématurée de ses frères et sœurs, et donc le seul espoir et la seule gloire de ses parents. Elle n'est pas envoyée à l'usine mais reçoit une éducation dans une école financée par le Prieuré. Une fois lettrée, l'adolescente rôde dans les rues du District Pharma, à la recherche d'apothicaires qui voudraient bien l'employer à quelques courses, en échange d'une maigre paie et de  précieux enseignements. Dès cette époque fascinée par l'objectivité rigoureuse de la science, l'aspect systématique de sa méthode et son pouvoir, elle planifie de faire carrière dans le domaine médical.
Consciente que cela suppose une transgression sociale inenvisageable pour une pauvre fille qui n'aurait jamais de quoi entrer à l'Apothicariat, elle décide de se rendre utile par tous les moyens aux bonnes personnes, c'est-à-dire à celles dont elle tirerait le plus de bénéfices. Et un bénéfice, pour Zainaba, n'est rien s'il ne prend pas la forme d'une information ou d'une connaissance, car le savoir, c'est le pouvoir.
Elle travaille indépendamment à monter une filiale de trafic d'organes entre la Borée et Pharma, pour le compte d'un chirurgien qui lui apprend les ficelles du métier – surtout par crainte de la voir gâcher la marchandise.

A l'âge de dix-neuf ans, elle rencontre son mari, Ridjal Lutyens, ouvrier à l'usine de son père. Elle ne l'aime pas particulièrement. Il a du bon sens, quoi que peu d'imagination, et cela lui suffit. Elle prévoie surtout d'avoir des enfants, qui hériteront de sa réussite, avant de lancer sa carrière afin de ne pas être embarrassée par des grossesses et de devoir s'occuper de tout petits au pire moment. Elle emménage avec lui au District Domus et conçoit deux enfants : l'aînée, Shazadi, et le cadet, Elikia.

Une fois la question de sa succession assurée, elle s'engage comme « représentante pharmaceutique » auprès d'un chercheur de l'Apothicariat, pour qui elle effectue du démarchage ou des basses œuvres, et dont elle rédige les rapports et mène les expériences les plus pénibles. Spoliée de son propre travail pendant des années, elle imagine secrètement un moyen de renverser les rôles.
En même temps, elle scolarise ses enfants dans une école de qualité, pour laquelle elle doit débourser une bonne partie de son salaire. Si Elikia est un élève sérieux et un fils docile – la prunelle de ses yeux – Shazadi en revanche lui cause du souci, fait l'école buissonnière, fréquente de la canaille et a souvent affaire aux Prieurs. Zainaba finit par la désinscrire et après mûre réflexion, l'envoie travailler à l'usine de son père.
La jeune fille subit malheureusement un grave accident qui la prive d'un bras, et met le feu aux poudres dans le complexe industriel Shah. C'est l'insurrection ouvrière du quarante-cinquième jour de la Saison du Renouveau, qui prend une ampleur exceptionnelle et occasionne une centaine de morts dans le District Domus.

Coup dur pour la famille Lutyens, cet événement les met en difficulté financière et malgré son amertume, Zainaba doit envoyer Elikia travailler à son tour.
Pendant quelques années, elle œuvre à créer une prothèse pour sa fille, avec les moyens concédés par son maître, toujours en échange de ses droits intellectuels. Et elle fait en effet une invention importante dans le domaine : un anti-rejet, capteur d'ions-métalliques qui purifie le sang des greffés, dont le système nerveux est directement mis en contact avec la prothèse (antidote à prendre quotidiennement).
En ce qui concerne la construction de l'appareillage lui-même, le maître apothicaire doit négocier durement une collaboration avec ses collègues de l'Académie, qui envisage toujours très frileusement de partager ses savoirs, y compris avec ses écoles sœurs. Mais Zainaba y met son grain de sel. Aidée par quelques Oisillons de sa connaissance, elle déniche un ingénieur de l'Académie impliqué dans un trafic fort peu recommandable du point de vue de la Maison des Navigateurs, et lui met la main dessus. Elle lui offre généreusement son silence, en échange de son aide, et bon gré, mal gré, l'ingénieur obtient de sa hiérarchie qu'on laisse Zainaba et son maître travailler au Cénacle, où elle dispose d'un matériel de pointe et des conseils et consignes d'experts, pour monter un prototype et affiner ses compétences en matière de mécanique.

Tandis que sa mère améliore progressivement sa machinerie, Shazadi retourne travailler, aux docks, cette fois-ci, et Elikia revient sur les bancs de l'école. Mûri par ces expériences, le garçon insiste devant le music-hall où on avait l'habitude de le faire jouer, chanter et danser gratuitement, pour être payé. Il commence à discuter sérieusement d'avenir avec sa mère, car il retrouve une notoriété grandissante à la Maison des Sélénites. Ensemble, ils projettent, calculent, rusent et manigancent, et surtout, délibèrent sur la politique de la Ville, très engagés tous les deux pour une législation stricte au service de l'intérêt général.

Bientôt, les desseins de Zainaba se réalisent. Sans avoir accompli d'études au sein de l'institution, elle est promue médecin à l'Apothicariat, après avoir piégé et évincé son maître devant un colloque de grands pontes réunis pour entendre le rapport des recherches qu'elle avait menées en bio-ingénierie mécanique, et qu'il s'était appropriées. Toute la famille déménage de leur taudis du District Domus et s'installe au District Pharma. Les nouveaux revenus de Zainaba les propulsent tous dans une course à l'ascension sociale.
Alors qu'elle perfectionne peu à peu son invention et trouve le moyen d'introduire des dispositifs en métal dans l'organisme de ses patients, Zainaba gagne de l'influence à l'Apothicariat et se met tranquillement en tête d'en atteindre le sommet.

Quant à son mari, après l'achat d'un premier navire, avec une partie des bénéfices qu'elle lui a cédés, il se lance dans une entreprise d'import-export pour lier par voie maritime les fournisseurs excelsiens ou étrangers à leur clientèle. Il emploie Shazadi à la sécurité, et elle réunit peu à peu une milice maritime, à mesure que le commerce prend de l'essor et que leur flotte se développe.
Elikia, enfin, a la destinée qu'on lui connaît, attentif au moindre mot de sa mère et aux préceptes qu'elle lui a inculqués. En 1126, elle le convainc de présenter sa candidature au titre et à la fonction de Prince, pour lesquels il est élu.

Pendant ce temps, plus fière que jamais, mais consciente des efforts, des combats et même (voire surtout) des manigances qu'il leur reste à tramer, Zainaba est devenue directrice de son département à l'Apothicariat et scrute le poste de Directeur, occupé par Eidrich Palmer. Elle a piètre opinion de l'individu, qu'elle juge mené par des sentiments primaires et imbu de sa personne. Surtout, il n'est pas à sa place et indûment considéré par ses pairs : avoir fait ses preuves en chirurgie est insuffisant pour prétendre à sa fonction. Qu'a-t-il réellement accompli pour l'Apothicariat ? Pour la cité ? Mieux, qu'a-t-il accompli pour la science ?
Quant à elle, elle poursuit toujours ses ambitions et ses recherches en collaboration avec l'Académie. Elles se tournent désormais vers les exosquelettes biomécaniques ou motorisés, qui assistent en particulier à l'effort pour les personnes handicapées, mais qu'elle destine aussi aux ouvriers, dockers, manœuvres, etc...
Briguer la place de Directeur est du reste incontournable pour décrocher, un jour, peut-être, à force d'intrigues (et de cadavres accumulés dans ses placards), un poste de Princesse, elle aussi. Pour bâtir un Etat fort, qui réponde à leurs idéaux, les Lutyens ont besoin de s'assurer définitivement la majorité des voix au sein du Conseil... Et Zainaba est prête à beaucoup de sacrifices pour parvenir à leurs fins.


Note sur l'aspect et le fonctionnement du pacemaker :

Il fonctionne sur batterie, avec une pile, plus exactement, qu'il faut réalimenter en ions régulièrement. Le dispositif peut sembler peu pratique, mais Zainaba travaille petit à petit sur une l'amélioration de son autonomie.
Nulle besoin d'opération contraignante pour recharger la batterie : une valve est prévue à cet effet, implantée à quelques centimètres à peine de profondeur, dans l'abdomen (à gauche). Un petit tampon affleure à même la peau pour permettre les recharges, et un autre, plus bas, sert aux vidanges. Le patient est autonome pour effectuer ces manipulations, et ne doit s’acquitter que de visites de contrôle pour vérifier l'état du dispositif. Couplé à l'antidote, ce système évite non seulement les fuites, mais aussi les infections.

Nom : Lutyens.
Prénom : Zainaba.
Âge : 47 ans, née le 28e jour de la Saison de la Forge, en 1078.
Genre : Femme.
Titre(s)/Métier : Médecin chercheuse, cheffe du département de bio-ingénierie mécanique (c'est-à-dire à la fois la mécanique de pointe et la médecine chirurgicale).
Faction : Apothicariat.
District : Pharma.
Vertu : Abnégation.
Vice : Le contrôle.
Etranger : Non.
Pouvoirs :
- [Apothicariat] Praticienne [++]
- [Apothicariat] Alchimiste [+]
- Mécanique
- Invention : médicament anti-rejet qui lui permet d'augmenter la durée de vie des porteurs de prothèses (le lien entre les nerfs et la mécanique entraînant toujours des empoisonnements et maladies du fait de la toxicité des métaux lourds), et d'introduire toute sorte de dispositifs en métal dans l'organisme des malades. Il en suit en particulier le développement de broches qui solidifient le squelette de ses patients, de la greffe de crâne, ou encore du pacemaker.




Source : http://domirine.tumblr.com/post/111025991476/madame-de-fer (Vivienne de Dragon Age)
Autres avatars possibles : https://imgur.com/a/RUqQ1Au

Créateur : Elikia Lutyens

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