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 Vous êtes perdu. [Wilhelm]

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Izei Ingenoc
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MessageSujet: Vous êtes perdu. [Wilhelm]   Mer 9 Mai - 23:15

J'avais le choix entre éplucher un cadavre et surveiller un événement mondain quelconque. J'ai choisi le cadavre direct. Faire le guet à des petites fêtes c'est très pénible, ils y foutent juste un sorcier ou deux pour faire bien parce que c'est des gens riches, voilà. C'est la seule petite pointe de rébellion en mode « ils se font quand même pas chier, ces pourris » que j'ai jamais eu de ma vie, mais c'est parce que ça me touche personnellement. On se fait balader de la bonne nourriture sous le nez toute la soirée et on est enfermé avec plein de monde, même la pire scène de crime est moins oppressante que ça.

Enfin là c'est pas une scène de crime proprement dit, c'est la morgue de la caserne Ouest. On allait pas laisser le cadavre dans le fossé en attendant le légiste, ça fait désordre. Maintenant ça arrive de temps en temps, de demander à un mec de l'Apothicariat de venir voir un mort. C'est tout récent. Quand je suis rentré dans le métier on ne le faisait jamais.

Quelqu'un a demandé à un novice qui traînait là d'aller chercher le Docteur (ils servent à ça). Le macchabée a été trouvé il y a douze heures, mais il a fallu le temps qu'on comprenne que c'était compliqué et important, tout ça. Il a fallu le temps que je vienne, aussi – mais quand on utilise la magie pour se téléporter par petits bonds d'une dizaine de mètres ce n'est pas très long. Je suis allé voir d'abord où le type a été trouvé. Près du chantier naval, dans la fosse pleine de détritus le long des docks. C'est pas là qu'il est mort, il a été déplacé après coup pour nous faire perdre du temps. En réalité il est passé de l'autre coté près de la maison des Navigateurs, la sacoche pleine de registres importants. Qu'il s'est fait fauché, évidemment. Donc voilà, tu auras compris que c'est moins le mec mort que ce qu'il transportait qui nous préoccupe. Tout un planning pour cambrioleur consciencieux, avec l'emplacement de tous les trucs de valeurs qui ont circulé en bateau ces deux derniers mois. C'est embêtant.

Je me suis vite pointé à la morgue, pour le prix d'une brûlure au bras – parce que pour me téléporter je dois avoir mal, c'est le prix à payer, moi aussi j'aimerais bien que ça soit « la magie des rêves et des câlins », mais non ça s'appelle « la magie de la douleur », on est chez des gens sérieux. La morgue ressemble bah... à un endroit pour entreposer les cadavres qui encombrent. C'est à la cave – pour le frais – et il y a des tas de tables. Pas de casier avec des couloirs coulissants – on en est pas à ce genre sophistication. Ça pue les produits chimiques et la mort – la ventilation est d'époque aussi. C'est pas prévu pour les scientifiques, donc il n'y a pas spécialement de matériel adapté. Cette pièce existe à la base parce que des mecs crevés sur la voie publique ça fait crado. C'est en attendant que la famille réclame, si elle daigne venir. Il n'y a pas que les meurtres dans la vie, il y a les suicides, les accidents. On a un beau noyé tout frais péché du jour, dans un coin – c'est surtout lui l'odeur. Un enfant qui semble avoir eu le visage à moitié mangé par un chien. Deux autres qui sont juste bah... morts et pourris de partout. C'est dur à dire au bout d'un moment.

Pour le cadavre qui nous intéresse, il est tout nu sur une table devant moi. Entre deux âges, brun, un peu moisi. On sait même pas comment il est mort. Pas de blessure. Évidemment on fait pas de la science ici, on est des gens vulgaires, mais si il avait eu la bouche tout verte ou un truc comme ça on aurait quand même su quoi dire. Là il est juste mort de rien pile quand il se baladait avec un truc important sur lui.
Et puis ben... j'attends le docteur. Je reste ici parce que ça va me mettre mal à l'aise de remonter avec les autres. Ils me foutent les foies les prieurs normaux. Que les gens du dehors me trouvent bizarre je m'en fiche, mais quand c'est des mecs du même camp c'est dérangeant. Genre s'automutiler c'est aller un peu loin dans le fanatisme religieux. Oh là là. Mais bref. Après un moment à m'ennuyer tout seul au milieu des morts, le docteur arrive.

- Ah euh bonjour monsieur euh... Zolt.

Je lui sers le malaise habituel. Je suis obligé de parler à des gens de temps en temps mais c'est vraiment pas le domaine où j'excelle. J'aimerais plutôt rester dans mon coin au Fort et expliquer la magie à des gens dans le même délire. Je ne me souviens plus si j'ai déjà vu ce docteur là ou pas. J'en croise des tas.

- Le gamin vous a dit d'amener du matériel ? Il n'y a rien ici, à chaque fois on doit faire des aller-et-retour... enfin bref. C'est celui là.

Je lui pointe du doigt le gars. Moi je suis là pour écouter ce qu'il découvre et répondre à ses questions. On m'a pas dit de faire d'exposé au début. J'en fait un ? Il va peut être me répondre qu'il est déjà au courant. D'un ton méprisant.

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Wilhelm Zolt
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MessageSujet: Re: Vous êtes perdu. [Wilhelm]   Jeu 10 Mai - 16:12

Les lueurs du jour épousent l’horizon, nimbant dans un kaléidoscope de rouge, d’orange et de jaune la ligne séparant le ciel de la mer, quelques nuages offrent leurs formes arrondies à ce déluge couleur feu, à l’apparence de ce que certains fous auraient pu nommer « la fin du monde ». Les pavés de la ville sont encore bondés, le début de soirée est une période charnière dans toutes les cités, et le Docteur maudit intérieurement le Prieuré de le faire venir à cette heure : il déteste la foule.

Le novice était arrivé un peu plus tôt, toujours le même charabia pour les mêmes problèmes. On avait trouvé un cadavre, et les signes n’étaient pas suffisamment visibles pour permettre aux membres de cette élite de combattants et de croyants de réussir à poser un diagnostic.

Dit d’une manière moins polie, ces gens sont trop occupés à prier et à s’entraîner pour comprendre les rudiments du fonctionnement de leur propre corps. Un état de fait qui désole le docteur, bien que lui permettant un avantage secondaire plutôt agréable, il a en effet accès à bon nombre des cadavres apparaissant chaque jour dans la cité.

Les Légistes n’étant pas légion, les allers-retours que Zolt effectue entre l’Apothicariat, sa salle de dissection, et les différentes casernes où se trouvent des morgues sont nombreux. Il a d’ailleurs investi dans de nouveaux mocassins récemment, plus confortables, facilitant ainsi la marche sur les pavés de la rue qu’il arpente d’un pas vif, sa mallette fermement tenue dans sa main droite.

Alors que celle-ci percute, dans la précipitation toute relative de sa marche, sa jambe, le Légiste peste une fois de plus intérieurement contre celui qui l’a fait venir. Allons ! Il n’est pas compliqué d’expliquer un meurtre, le corps humain n’est qu’un alliage d’organes, d’os, nerfs et autres tendons, permettant à l’ensemble de tenir debout et de réaliser des projets plus ou moins ambitieux.

Dans cette mallette, le nécessaire du Docteur pour son travail du jour. Scalpels, pinces, ciseaux, écarteurs, scies… Une bagatelle d’outils avec quelques linges propres et une bouteille d’eau. Le tout pèse son poids, à n’en point douter, mais le Légiste apprécie cette charge relativement lourde. Il ne pratique pas d’activité physique comme les soldats et autres mercenaires, mais il doit avouer que toutes ces balades le maintiennent en forme.

Redressant ses lunettes, Wilhelm Zolt arrive au niveau de la caserne Ouest. Rapidement on lui indique le chemin, sa blouse blanche ne laissant guère place au doute. Le médecin s’avance, satisfait de ce petit effet que l’habit offre sur les gens. Il s’accorde un maigre relent d’autosatisfaction personnelle, avant de secouer la tête, arrivant devant les portes de la cave, il a bien évidemment subi les regards interrogateurs de certains, voire craintifs. L’étiquette de l’Apothicariat lui colle à la peau après tout.

Pénétrant dans la morgue, le Docteur repère rapidement le Prieur présent, avant de poser son regard sur les morts exposés dans la salle.

« - Ah euh bonjour monsieur euh... Zolt. »

Le Docteur accorde un signe de tête à l’homme présent, le respect est la base des rapports sociaux semble-t-il. L’uniforme ne trompe pas le légiste sur l’identité de la personne qu’il a en face de lui. Il faudra faire preuve de professionnalisme dans son expertise, et d’une prudence quant aux termes utilisés. Les exécutants sont toujours bas de plafond lorsque l’on parle de science médicale.

« - Le gamin vous a dit d'amener du matériel ? Il n'y a rien ici, à chaque fois on doit faire des aller-et-retour... enfin bref. C'est celui-là. »

Non le gamin n’a rien dit. Mais le Légiste a l’habitude depuis le temps. Dans un geste qui semblerait être théâtral, à raison, il pose sa mallette sur un petit chariot qui traîne dans la pièce, sûrement prévu à cet effet, et l’approche de la table sur laquelle repose le mort.

Au vu de l’état, le décès remonte déjà à plusieurs heures, ce qui arrache au Docteur une moue désapprobatrice. L’étude de cadavre fraîchement découvert… Un exercice rare de nos jours.

Ouvrant sa mallette, le Wilhelm Zolt saisit un scalpel de grande taille, s’approchant d’un homme entre deux-âges, brun. A sa musculature il doit s’agir d’un ouvrier, le tain halé de sa peau laisse présager un paysan ? Ou un homme travaillant au port peut-être ? Qui sait.

-Enchanté mon brave ! Wilhelm Zolt, Légiste de l’Apothicariat. Je suis ici car l’on ne sait pas comment vous êtes mort…

Son ton redescend dans les grave à la fin de sa phrase, comme un reproche silencieux aux instances qui l’ont fait se déplacer ? Ou un mince espoir de curiosité scientifique, espérant peut-être avoir face à lui quelque chose de nouveau… ?

Silence. Le Légiste hausse les épaules, bien évidemment qu’un cadavre ne parle pas, et cette phrase de présentation est tout autant adressée au macchabée qu’au membre du Prieuré face à lui, du moins en apparence. Le visage du Docteur s’illumine d’un grand sourire radieux, alors que la lame plonge et coupe dans un geste ample. La table change de couleur rapidement, alors que le docteur met à nu son simple diagnostique, d’un ton ne souffrant aucun critique.

- Oh. Et bien mon cher, la chute a été dure. 

Saisissant la scie à os présente dans sa mallette, le Légiste commence sa dissection dans la rythmique morbide et sonore d’une lame ripant et coupant une matière dont la vocation est de rester en place, et non d’être torturée de cette manière barbare. La table déborde désormais d’un liquide ressemblant à de la confiture de myrtille bien trop mure, alors que le Légiste, soufflant par le nez sous l’effort, plonge les mains dans un mélange de sang et d’organes transformés en une mixture poisseuse, écartant les os qu’il vient de trancher pour mettre à nue le haut du buste du cadavre.

Pointant la zone de son scalpel.

-Nous avons ici, et là, les restes des poumons semble-t-il… Et là…

Le Docteur plonge la main dans la mixture, dans un bruit de succion ressemblant à s’y méprendre à celui que l’on produit lorsque l’on retire sa botte d’une boue trop grasse.

-Là le cœur. Je pencherai pour un choc parfait. Notre homme est tombé de haut, parfaitement à plat sur le sol. L’enveloppe corporelle n’a pas était dérangée. Comme l’on peut le voir, mais l’intérieur…

Le Légiste pointe la bouillie d’organes et de sang, souriant comme s’il exposait une œuvre de maître. Son ton est morne, presque blasé, mais professionnel, toujours. Les chocs parfaits sont rares, le résultat toujours surprenant, et le médecin se régale toujours autant de l’effet que provoque la mise à nue d’un corps humain sur les spectateurs de son art. Les visages palissent, les yeux tournent, et même parfois, les ventres se soulèvent.

-Étonnant cependant que les os n’aient pas subi le même traitement. C’est une curiosité…

Pour la première fois depuis qu’il est entrée dans cette pièce, le Légiste pose son regard sur l’homme du Prieuré, haussant légèrement les sourcils, les lèvres finement rehaussées en un sourire de circonstance. Wilhelm Zolt se redresse alors, posant la question par laquelle il aurait dû commencer son analyse, celle-ci pouvant tout remettre en cause.

-Vous l’avez trouvé où ?
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MessageSujet: Re: Vous êtes perdu. [Wilhelm]   Mar 12 Juin - 7:22

Le légiste dit bonjour au cadavre, se présente à lui, et commence son petit travail de bricolage. Les scientifiques, tout ça, c'est un peu un autre monde, alors j'imagine que c'est un comportement normal. Ils font des trucs difficiles, faut pas leur en vouloir.
Le mec se met à ouvrir le sternum du cadavre à la tenaille, après avoir fait une belle incision en Y sur son torse. Ce n'est pas la première fois que je vois ça mais mon avis reste le même. C'est dégueu. J'aimerais pas qu'on me profane comme ça, même si j'étais mort. Moi quand je tombe sur un macchabée, au pire je le retourne du bout de la botte, mais ça reste respectueux dans l'approche. Je fais pas de l'épluchage avec des outils pour tailler les haies.

Bon d'accord moi je torture des gens. Mais ils sont vivants, donc utiles. J'ai déjà constaté les effets du trifouillage de charogne, elle nous a déjà aidé pour des trucs, mais je te jure que ça demande une sacrée souplesse mentale au Prieur moyen pour y croire quand même. J'ai quelques connaissances en anatomie mais, comment dire, elles n'ont aucun intérêt d'un point de vue scientifique. C'est plutôt point de vue meurtre et souffrance que ça me parle. Je sais qu'il y a un très très long tuyau dans le bas du ventre qui pue la merde quand on le perce – et souvent ça coule partout. Je sais arrêter de tabasser quelqu'un avant qu'il meurt – avec un petit taux d'échec quand même. Je sais aussi que quand un corps fait une trop longue chute, il a tendance à avoir les bras et les jambes en bordel. Ce qui n'est pas le cas ici.

Je me hausse sur mes orteils pour regarder ce que le médecin fait. Je n'ose pas trop m'approcher. Ils sont très sensibles les scientifiques. Une fois il y en a un qui m'a giflé quand j'étais novice parce que j'ai déplacé un flacon. Un flacon de quoi ? Je ne sais pas, c'était transparent, j'ai dû me dire sur le moment que ça encombrait et que ce n'étais pas grave si on le déplaçait. Enfin j'en ai gardé un respect légèrement saupoudré de terreur. C'était une très bonne gifle. Une main de bonhomme, l'élan bien dosé. Mais bref. Je suis un grand maintenant. J'ai même carrément l'âge d'avoir des trucs comme de l'arthrose ou une prostatite (quoique ça veuille dire). Mais quand même.

Quand même, ce toubib il ne parle que au cadavre et c'est perturbant. Enfin ça me laisse me concentrer pour prendre des notes. Comme j'ai déjà dit, l'alphabétisation c'est arrivé tard dans ma vie et écrire me demande beaucoup de concentration (stade « je tire la langue »). Là, je bloque sur la formulation la plus adéquat pour dire « il est tout en bouillie crado à l'intérieur ». Le toubib donne trop de détail, les détails je m'en fiche (et surtout : l'orthographe des-dits détails est épineuse). En plus y a pas de table. Sois j'écris en appuyant la feuille sur le mur – qui n'est pas régulier – sois sur la table d'examen du gamin qui s'est fait manger par le chien et elle est trop basse pour moi. En plus d'être sale. A chaque fois que je viens ici j'ai toujours le même putain de problème et je pense jamais à descendre une putain de table. Quand je te dis que tout ce qui est à l'extérieur du Fort est oppressant !
Et puis je remarque que le scientifique me regarde avec insistance, les mains enfoncées jusqu'aux poignets dans la cage thoracique d'un être humain.

- Hein ? De quoi ? Moi ? … ah euh pardon comme vous parliez avec euh... enfin, c'était quoi la question ?

Comme mon cerveau s'est mis à automatiquement ignorer les petites remarques qu'il fait au cadavre de temps en temps pour se concentrer sur les vraies problèmes (comme : combien de l et de p dans « enveloppe »?), j'écoutais pas. Voilà. J'enlève mes lunettes pour me masser le coin des yeux avec l'index et le pouce.

- Oui hm... vraiment désolé. Et puis bin en fait on l'a trouvé dans un fossé, mais il lui est probablement arrivé une bricole devant la maison des Navigateurs – parce que c'est de là qu'il venait en fait avant de mourir j'ai oublié de le dire enfin voilà – parce qu'on a retrouvé une de ses grô... enfin chaussures, je veux dire chaussure, et une de ses molaires sur la pelouse devant.

Je suis du genre à pas savoir raconter les blagues, il n'y a pas de raison pour que ça marche mieux avec les meurtres. Mais j'ai pas de complexe à avoir. Je suis avec un éplucheur de cadavre qui parle tout seul. Enfin c'est ce que j'essaye de me dire pour ne pas me tirer une balle dans la bouche immédiatement.

- Je n'ai pas trop compris pourquoi... pourquoi il est dans cet état, quoi.

Il a marmonné un truc genre « choc parfait », et ça ne me parle pas comme cause de la mort. J'ai besoin qu'on m'explique les choses.

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