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 Un Artiste qui aime jouer à Shah [PW Maï]

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Alexander Shah
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MessageSujet: Un Artiste qui aime jouer à Shah [PW Maï]   Mer 25 Avr - 18:19

Le calme nocturne était un véritable havre de paix pour Alexander. 20h, le crépuscule embrasait le ciel d'Excelsa pour encore quelques minutes, tandis que le jeune mercenaire se prélassait sur son lit. Une légère chemise blanche couvrait son torse, tandis qu'il lisait un recueil de poèmes aux thèmes variés. Il avait été rédigé par un ancien maître du Conservatoire.

Quant au rêve d'être un solitaire, je l'ai refait toutes les fois que j'ai cru sentir que la vie était foncièrement mauvaise : c'est dire que je l'ai fait chaque jour.


Alexander referma l'ouvrage. La vie était-elle foncièrement mauvaise ? Il ne pouvait pas vraiment dire ça. Fils de Prince, élevé avec une cuillère d'argent dans la bouche, il avait toujours eu le loisir et la liberté de décider de ses mouvements. Malgré tout, à défaut d'être mauvaise, la vie du jeune Shah était d'un ennui profond. Lorsqu'il quittait la résidence Shah, ce n'était que pour rencontrer des hommes et des femmes tous vêtus de masques, pour assister à des réceptions futiles et des discours hypocrites. Quatre Princes, quarante palais et quatre cent couteaux. Les hauteurs sociales de la Ville étaient le royaume d'une décadence à laquelle Alexander ne voulait plus appartenir.

Alors dans un premier temps, il l'avait quitté. Ce fut si simple, il n'avait eu qu'à refuser les invitations, à ne pas donner suite... à tourner le dos. S'adonner librement à la pratique de son art, retrouver le calme alors que sa famille se trouvait au cœur de la tempête. Aussi dure avait été la perte de Denvis Shah, il restait du positif dans le tourbillon de noirceur. L'influence qu'avait immanquablement perdu son nom, à l'élection d'Elikia Lutyens, redonnait un peu plus de calme à certaines soirées du petit-fils de l'ancien Prince Industriel.

Malgré tout, restait encore sa soeur, Amélia. Cette dernière, contrairement au jeune homme, se nourrissait du jeu politique et en redemandait toujours. Le trône du Prince Compositeur, elle le voulait plus que tout. Jours et nuits, elle fomentait des stratagèmes, nouait des alliances, discutait politique avec ses conseillers. Elle arpentait les soirées mondaines à la recherche de nouveaux soutiens. Manipulatrice, maligne, belle et intelligente... aucun doute, Amélia Shah aurait fait une Princesse parfaite. Mais son agitation constante fatiguait Alexander, désormais privé de repos dans sa propre maison.

Alors il avait de nouveau fallut s'éloigner. Il n'avait guère fallut longtemps au mercenaire pour trouver sa voie. Le Grand Machiniste cherchait un protecteur, il fut sa lame. Sous le masque de L'As, Alexander jouissait d'une liberté différente de celle à laquelle il s'était accoutumé. Sans réel but politique, bien que les croyances de son mécène lui semblaient parfois idylliques, le jeune Shah était devenu un Artiste. Sous son propre masque se révélait sa vraie personnalité : celle d'un bretteur en quête de duels. Au bout de sa lame trônait un pouvoir d'un autre genre. Donner la mort aux bonnes personnes, ou viser au hasard, et observer les conséquences. Voilà un jeu politique auquel L'As voulait bien participer.

Malheureusement, ses missions auprès d'Incus ne se cantonnaient qu'à la bête protection. Et les plans du Grand Machiniste ne l'exposait pas encore à un danger de tous les instants. Loin de ses rêves et de ses objectifs, Alexander sentait les griffes de l'ennui caresser à nouveau ses épaules. Alors il avait chercher de nouvelles pistes. Du temps, beaucoup de temps investi pour trouver le candidat parfait. Celui qui saurait lui offrir le frisson d'adrénaline qu'il recherche. Le monde des Oisillons était vaste, mais il avait finit par trouver la perle rare. Maï, chef de gang. Elle avait le potentiel pour être celle qu'il cherchait. Il lui avait fallu énormément de temps pour identifier sa demeure, dans le district de la Borée. De l'extérieur, l'opulence inhérente à un Oisillon en vue n'est clairement pas de mise, mais ce n'est sans doute qu'une façade. Des rideaux de soies et des colonnes de marbre seraient sans doute mal vues dans son quartier.

Il fallait soigner la première impression. C'était primordial. Toujours dans sa chambre, Alexander laissa tomber sa chemise au sol, pour se diriger vers sa penderie. Derrière ses costumes et tout ces vêtements qu'il ne mettait quasiment plus, il trouva ce qu'il cherchait. Des bottes montant jusqu'à ses tibias, cachées par un ample pantalon noir. Un haut qui n'entravait pas ses mouvements, et une veste à capuche ample. C'était l'attirail classique de l'As. Restait désormais à choisir la pièce maîtresse : le masque. Alexander en possédait des dizaines, qu'il passa minutieusement en revue. Il hésita longuement, mais son choix se porta sur la sobriété. Un masque entièrement blanc, hormis quelques dessins stylisés, noirs, autour de l’œil gauche. Il le déposa délicatement sur son visage, avant de se munir de son fleuret de mercenaire. Il ne pouvait pas décemment se promener dans cet accoutrement avec sa lame sertie de pierre précieuse et marquée de ses initiales ! Alors il avait fait l'acquisition d'un nouveau fleuret. D'aspect moins riche, il n'en conservait pas moins une véritable prestance. La coque, fine, était encore quasiment immaculée. La lame, triangulaire, avait été parfaitement poncée. La garde, enfin, était constituée d'une peu commune poignée droite, ainsi que de deux tiges métalliques, directement reliées à la coque, et qui offraient une plus grande amplitude à la parade. Contrairement à la coutume des gentilshommes, Alexander ne noua pas sa lame à sa ceinture. Un harnais prévu à cet effet attendait le fleuret sur son épaule droite. Avec un seul point de fixation, il suffisait au jeune Shah d'effectuer un subtil mouvement de balancier pour que son arme glisse directement dans sa main.

Le masque:
 

La nuit était désormais là. Il était temps. Sorti par la fenêtre de sa chambre, avec une discrétion forgée par des années de pratique, Alexander prit la direction de la Borée par les toits. Telle une ombre, il lui fallut toutefois une bonne heure pour rejoindre son but. Il n'était pas pressé, et les étoiles dans le ciel d'Excelsa appelaient à certaines pauses contemplatives dont l'As ne s'était pas privé. Finalement, c'était par une petite fenêtre dérobée que le jeune Shah c'était introduit dans la demeure de l'Oisillon. Maï gardait-elle des hommes stationnés chez elle toute la nuit ? En tout cas, personne ne gardait sa porte. La pièce dans laquelle il se trouvait était un petit bureau, assez exiguë. En cas de visiteur qui ne serait pas celui souhaité, son fleuret était un peu long pour être efficace. Fort heureusement, dans la doublure de la veste d'Alexander était dissimulé un court poignard. S'il n'était pas aussi à l'aise avec ce genre d'armes, qu'il qualifiait de "lame de pleutre", l'élément de surprise devrait jouer en sa faveur.

Forcément, personne ne semblait l'avoir entendu arriver. Il fallait provoquer la rencontre, sans quoi la totalité de la visite du jeune homme aurait été obsolète. D'un coup sec, Alexander frappa le bureau du plat de la main. Un bruit suspect, bien évidemment, qui ne manquerait pas d'attirer l'attention. Si Maï elle-même daignait se montrer, la discussion pourrait commencer. Si un sbire faisait son entrée... et bien, L'As pourrait à la fois s'échauffer et en quelques sortes prouver sa valeur...
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Maï
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MessageSujet: Re: Un Artiste qui aime jouer à Shah [PW Maï]   Lun 13 Aoû - 0:52

Mais quelle soirée de merde… c’est terrible quand les bordels s’accumulent comment ça et vous pètent d’un coup sec sur le coin de la gueule, sans prévenir… Déjà, la journée avait plutôt mal commencé, mais là, on atteint de sacrés sommets, je suis obligée de l’admettre. Déjà, dès le début, ça partait mal. En fin d’après-midi, j’ai reçu la visite d’un type qui me cherchait, et qui avait eu des renseignements par un client à moi. Déjà j’apprécie moyennement qu’on donne des infos sur moi, mais comme en plus le type voulait me voir pour me buter, et même pas pour des histoires de fric, ça m’a tout de suite mise de mauvaise humeur. J’ai horreur des types qui veulent me tuer… d’abord c’est pas bon pour ma réputation, parce qu’au plus il en vient, au plus il en viendra, ne serait-ce que pour le challenge, ensuite parce qu’un mec qui vient pour me tuer, ben ça fait tâche, c’est pas super pro quand même. J’avais un client avec moi, il est parti avant même qu’on ait fini de parler des termes de son contrat. Heureusement que j’avais eu la brillante idée de le forcer à signer avant, sinon j’aurais perdu un client en prime.

Enfin bref. Dans tous les cas, quand un type vient pour me tuer, faut qu’il serve d’exemple. Je suis pas une combattante qui aime taillader les chairs de son prochain, c’est pas comme ça que je me suis imposée dans le milieu… enfin si, deux fois… mais c’était pas vraiment fait exprès ! Donc non, je n’accepte pas les défis. Et si l’intrus insiste, ben quelqu’un d’autre le bute pour moi. Ben oui quoi, à quoi ça sert d’avoir des hommes de main si je dois me les salir moi-même hein ? Je ne fais pas partie de ces petites natures qui tombent dans les pommes dès qu’elles voient une goutte de sang, mais ça veut pas dire pour autant que j’aime en avoir plein les mains. C’est chiant à faire partir, surtout si ça a le temps de sécher un peu. Et puis ça pue, ça sent le vieux métal chaud… c’est une odeur qui soulève un peu le cœur quand y’en a beaucoup… et quand on fait un exemple, y’en a toujours beaucoup.

Donc déjà, j’ai dû m’occuper d’organiser la fin de vie de ce monsieur. C’est pas forcément le truc que je préfère faire au monde. Ensuite il a fallu que j’aille chercher mon client jusqu’à chez-lui pour qu’on finisse notre petite conversation sur la table de sa cuisine. Sa femme et son fils m’ont fait des petits gâteaux pour aller avec mon thé, et j’ai dû faire semblant de les trouver très bons. C’est triste quand même de voir ce que certaines personnes peuvent faire avec des ingrédients qui, à la base, ont l’air comestibles… Et ça a pris des HEURES ! Ils ont tenu à m’inviter à leur table pour le dîner… super… j’ai fini par accepter pour leur faire plaisir… et c’était pas une bonne idée.

La bouffe était aussi dégueulasse que les petits gâteaux, j’ai cru que j’allais vomir. C’est pas facile de rester polie dans ce genre de situation, mais j’ai tenu bon ! Les bonnes manières ont vaincu !

Après ça je suis rentrée. J’ai voulu aller jeter un œil à l’opération « Adieu la Vie » de mon challenger. Du coup je suis descendue à la cave, tranquillement, sans me poser de question… et j’ai glissé. Bêtement. Il y avait tellement de sang par terre que je me suis rétamée comme une grosse merde bien liquide… j’en ai PARTOUT. J’ai du sang sur mes fringues, dans les cheveux, sur la joue droite… on dirait que je viens de lacérer quelqu’un à mort en jubilant et en éclatant d’un rire démoniaque tout en continuant à le trouer dans tous les sens alors qu’il est déjà mort…

Du coup j’ai passé quinze bonnes minutes à engueuler mes hommes pour rien, après tout ça n’est pas vraiment de leur faute, ils se sont contentés de m’obéir, mais bon tant pis. Fallait que ça sorte, c’est tombé sur eux… de toute façon ils ont l’habitude. A un moment, pendant que je remontais l’escalier de la cave, toujours lancée dans une tirade pleine de haine et de menaces en l’air, j’ai entendu un claquement. J’ai fait silence pendant un instant, mais comme ça n’a pas eu l’air d’affoler plus que ça les hommes postés à l’étage, j’ai continué de cracher ma frustration un moment, et puis je suis remontée en claquant la porte. J’ai même pas vérifié si le type était mort finalement… tant pis. De toute façon, même s’il ne l’est pas, ça va pas tarder. J’ai une bonne quantité de son fluide vital sur moi qui le prouve. Beurk.

Du coup, je retourne ENFIN dans mon bureau. Là-bas j’ai de quoi me changer, et quelqu’un m’apportera de quoi me laver le visage. Je sors mon flingue de ma ceinture pour m’assurer qu’il n’a pas été endommagé par ma chute, et j’ouvre la porte.

Et il y a déjà quelqu’un qui est là. J’avoue… j’ai sursauté. Je ne m’y attendais pas du tout. Je reprends rapidement une contenance en braquant mon révolver sur l’intrus.


- C’est un peu tard pour venir sans rendez-vous…

Putain fait chier ! Nuit de merde !!! Je veux juste rentrer chez moi, compter mon pognon et dormir dedans ! C’est trop demandé ?
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Alexander Shah
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MessageSujet: Re: Un Artiste qui aime jouer à Shah [PW Maï]   Lun 13 Aoû - 1:27

Ce n'était pas vraiment comme ça qu'il avait envisagé sa première rencontre avec Maï. Vu l'heure, il s'était attendu à la voir débarquer en pyjama, quelque chose du genre. Pas à moitié endormie, quand on menait ce genre de vie on ne dormait jamais vraiment sur ses deux oreilles. Mais pour le coup, il ne s'attendait pas à voir débarquer la jeune femme couverte de sang, un revolver à la main. En tout cas, ça donnait bien le ton concernant ce dont elle était capable.

Elle sursauta. L'As avait avisé le pistolet et amorcé un pas de recul. Il valait mieux ne pas trop déconner avec ces jouets là. Une seule balle et c'était terminé. Il avait beau porter un masque, ça ne le sauverait pas du tout. Et évidemment, ce n'était pas dans ses projets du soir d'assassiner la célèbre Maï.

Après la surprise vient la réaction, défensive. Elle braque le revolver sur le mercenaire. Ce dernier n'hésita pas et se jette à couvert derrière le bureau. Ce n'est ni avec un fleuret, ni avec un petit poignard qu'il arrêtera les balles. Son avantage par contre, c'est que ces machins chauffent vite. Un ou deux coups, et ils deviennent inutilisables.

Je vis la nuit. Se justifia-t-il d'une voix calme. J'ai pas trouvé la secrétaire pour prendre un ticket.

Forcément, à minuit passé, il ne devait pas rester grand monde sur le pont. Mais ce n'était pas important. Maintenant qu'Alexander avait attiré la chef de gang à lui, il allait devoir apaiser un peu la tension, afin de procéder à une discussion posée.

Loin de moi l'envie de vous dire ce que vous devez faire, mais je tirerais pas si j'étais vous. Vous réveilleriez toute la rue, en plus d'abîmer votre joli bureau. C'est du bois vernis ?

L'As avait fait ses devoirs. Maï officiait dans à peu près tout ce qui touchait à l'argent. C'était son leitmotiv principal, unique peut-être. Certains disait qu'elle était prête à tout pour amasser les ducats, y compris vendre son corps. Mais ce genre de rumeur, Alexander n'y faisait pas attention. Après tout, les mêmes circulaient sur sa sœur, et à sa connaissance, elles étaient complètement infondées.

J'viens pas causer de problèmes. Au contraire, j'viens pour les régler.

Même devant une illustre inconnu, qui n'avait jamais croisé la route d'Alexander Shah, c'était important de garder le personnage. La contraction des mots, le ton étouffé du masque, la manière de prononcer les phrases, il valait mieux laisser l'impression de ne pas venir des beaux quartiers. Simple question de brouiller les pites en toutes circonstances.

C'est pas super pratique de discuter comme ça. C'que j'vous propose, c'est que je vais lever les mains, bien en vues et désarmées. Et vous, z'allez pas tirer dessus.

Lentement, L'As s'exécuta, ses mains gantées passant par dessus le bureau. Il les fit tourner légèrement, de manière à montrer d'abord le dos, puis la paume, et prouver qu'il n'était pas en mesure d'être dangereux à la seconde où il sortirait de sa couverture.

Maintenant, j'vais me redresser et vous faire face. J'ai un fleuret dans l'dos, faites pas gaffe. Si possible, j'aimerais qu'on reste civilisés.

Et tout aussi lentement, Alexander pivota sur ses talons et se redressa. D'abord il risqua un œil, histoire de constater si oui ou non, Maï avait toujours son revolver pointé sur lui. A partir du moment où il constata qu'il était encore vivant, il se releva totalement. Il avisa la silhouette de la jeune femme, couverte de sang.

J'pensais pas que cette semaine du mois pouvait être aussi violente...

C'était exceptionnellement raffiné, ça. Alexander se dégoûtait un peu d'oser sortir de telles phrases... mais le personnage. C'était important de garder le personnage.
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Maï
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MessageSujet: Re: Un Artiste qui aime jouer à Shah [PW Maï]   Mar 11 Sep - 22:09

Ouah… quel homme plein de couilles et de courage ! J’ai même pas vraiment le temps de le viser qu’il a déjà bondit derrière mon bureau. Fait chier… pour une fois que j’avais l’humeur qu’il faut pour buter quelqu’un de sang-froid… En plus j’avais une bonne raison : Le mec a débarqué chez-moi sans prévenir, sans se faire annoncer, et sans apporter de fleurs. Non, franchement, les bonnes manières se perdent. Et oui, j’aime que les hommes soient bien élevés, c’est pas parce qu’on dirige une association à but lucratif pas forcément légale qu’on doit avoir des manières de sagouin !

J’écoute ce qu’il dit. Encore un type qui aime s’écouter parler, c’est bien ma veine… je demande pas la lune pourtant… une fois, juste une fois, je voudrais que tout se passe à la perfection, comme ça je pourrai rentrer au Planquais avant la nuit, nager dans ma thune et me coucher tôt avec un bon bouquin. Pas un de ces romans d’aventures avec plein de bons sentiments qui dégoulinent de partout et qui suintent la mièvrerie, c’est pas trop mon style. J’en ai déjà lu quelques-uns, mais je finis toujours pas m’ennuyer ferme bien avant la fin. Non, actuellement, mon livre de chevet c’est un traité d’économie, rédigé par un génie il y a des années et des années de cela. Fascinant, palpitant, plein de rebondissements… bref, un chef d’œuvre dans lequel j’adore me plonger.


- BOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOB !!!!

J’ai pris mon ton de « bouge ton cul putain », il devrait rappliquer rapidement.

- Alors. Pour commencer, sachez que j’ai horreur qu’on me prenne par surprise. Si je fonctionne avec une prise de rendez-vous, c’est pas pour faire joli, c’est parce que j’ai autre chose à foutre que d’accueillir chaleureusement tous les glandus qui ont des insomnies ou des aigreurs. Alors la prochaine fois, si « prochaine fois » il y a, vous serez gentil de passer par le parcours normal, celui que doivent se taper tous mes clients et partenaires.

Je baisse mon arme sans pour autant la ranger. On ne sait jamais. J’ai déjà vu des gens sortir plein de choses tout à fait surprenantes de leurs manches, de leurs poches, de leurs sous-vêtements et d’autres emplacements trop étranges pour en parler ici. Dans mon milieu, c’est monnaie courante.

Bob arrive, portant une bassine d’argent pleine d’une eau parfaitement claire. Il se fige en voyant mon visiteur et prend son air de « je peux te tuer avec mon petit doigt ».


- Ah, Bob. Parfait. Tu vas emmener Monsieur dans la pièce d’à côté pour le désarmer comme il se doit. Une bonne fouille hein, oublie pas les chaussettes comme la dernière fois. Ensuite, il pourra attendre, avec toi, jusqu’à ce que j’ouvre. Aller hop !

Bob pose la bassine sur mon bureau, attrape le bras de l’intrus et le traine derrière lui comme si c’était une vache morte. Je pourrais lui dire d’y aller doucement… je pourrais… mais je déteste être surprise. Vengeance. Na.

Je referme la porte derrière moi, prends le temps de faire une petite crise cardiaque sans témoins en m’appuyant contre mon bureau et en tremblant comme une feuille, puis je me reprends et je me déshabille. Je jette mes vêtements ensanglantés dans la poubelle, je demanderai à Bob de les brûler tout à l’heure. Je me lave soigneusement, aussi bien le corps que les cheveux. Ça prend du temps, tant pis, rien à foutre, fallait pas me surprendre. Je m’observe dans le miroir sous toutes les coutures… parfait. Et l’entrainement que m’impose Bob depuis quelques mois porte ses fruits… j’ai toujours été plutôt mince, mais là en plus je suis ferme. Il faudra que je montre ça à Xin. Une fois satisfaite, je prends des vêtements de rechange dans mon armoire. Il y en a toujours plein, on ne sait jamais ! Là j’enfile mon uniforme habituel : une jupe courte, un haut avec décolleté assez plongeant pour que la plupart des hommes oublient de me regarder dans les yeux, et un collier qui a l’air simple mais qui coûte une véritable fortune. J’adore ce collier. Je reste pieds nus parce que j’aime ça et voilà… je suis prête.

J’ouvre la porte, je m’installe dans mon fauteuil HYPER confortable, je pose mes pieds sur mon bureau d’un air nonchalant, je glisse mon révolver dans les plis de ma jupe, et je fais celle qui s’ennuie à crever.


- BOOOOOOOOOB !!! C’est bon !

Il me ramène le « visiteur » en le trainant à nouveau par le bras, le pousse sur une chaise en face de moi, et prend sa place habituelle : debout devant la porte fermée comme s’il n’était qu’une énorme armoire à glace. Ça lui va parfaitement.


- Bien… je vous… attendez. Bob ! Du thé ! Pourquoi j’ai pas de thé ?!

Il ouvre la porte, braille un truc et referme. On va m’apporter du thé dans un instant, parfait. J’adore le thé.

- Donc, je vous écoute. Et vous avez intérêt à ce que la raison de votre venue me plaise, sinon vous allez passer une nuit assez peu agréable je dois dire…
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Alexander Shah
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MessageSujet: Re: Un Artiste qui aime jouer à Shah [PW Maï]   Mer 12 Sep - 18:52

Maï n'a pas tiré, il n'est pas encore mort. La partie "rester civilisé" est donc, pour l'instant, relativement bien partie. Ce n'est que lorsque la jeune femme hurle à la mort pour appeler un certain "Bob" que la main de L'As se pose sur la garde du fleuret dans son dos. Il dégainerait bien, mais c'est franchement pas une bonne idée. Espace restreint, lame un peu trop longue, deux contre un, elle a un flingue. Ça fait quatre bonne raison de se tenir tranquille. Cinq si on compte le fait qu'elle ne l'a pas abattu à l'instant où il s'est redressé.

L'Oisillon n'est pas vraiment ravi de voir le fleurettiste masqué se pointer dans son bureau sans rendez-vous. Compréhensible, on ne monte pas un business florissant en laissant tout le monde faire comme il veut. C'est important d'instaurer des règles. Bon, Alexander ne les a pas vraiment suivies, mais il a une excuse.

J'suis pas très pote avec les gus qui font la paperasse, en général. Mais j'f'rais un effort.

Le personnage, c'est important aussi. Mieux vaut passer pour un mec pauvre. Techniquement, entre Oisillon, ça se fait pas trop de se balancer au Prieuré, mais on n'est jamais trop prudent. Si jamais Maï venait à apprendre qui se cachait vraiment sous le masque, elle aurait un puissant levier pour le faire chanter. Ce qui était, pour Alexander, un gros problème.

Le "Bob" arrive. Il est très grand, très musclé et il a pas l'air bien commode. Il porte une bassine d'eau, ce qui empêche L'As de déceler tout de suite si lui aussi est armé. Mais il n'a pas trop envie de tester pour voir. Son fleuret a beau être parfaitement aiguisé, ça en fait de la masse à perforer. À nouveau, le bon sens exige de rester calme. Il laisse l'homme venir à lui et le chopper par le bras.

Hé frère ! J'peux marcher tout... Il est déjà hors de la pièce et dans une autre pièce, où il est projeté sans ménagement. Seul. Nan sérieux frère, c'est chiant, recommence pas.

Bob n'a pas l'air très réceptif. Il entame la fouille. Pour la partie "civilisée", on repassera, mais vu le personnage qu'Alexander a choisi d'incarner, il évite de trop s'offusquer. Un mec des bas quartiers, ça sait encaisser les coups.

Le fleuret est confisqué, le petit poignard caché aussi. Il lui fait enlever sa veste, soulever son haut, retrousser ses manches, il tâte consciencieusement ses jambes, et même les chaussettes, comme recommandée par la maîtresse des lieux. Mais lorsqu'il veut vérifier sous le masque, Alexander a un mouvement de recul. Surtout. Pas. Le. Masque.

C'est pas qu'j'veux pas, frère, mais c'est collé. Soudé. C'est pareil. Bref, tu peux pas l'enlever sans prendre toute ma gueule avec. Mais j'peux te montrer le bas. Faut bien soulever un peu pour bouffer.

Après quelques minutes supplémentaires de protestation et de négociations, Alexander finit par obtenir gain de cause. L'attente fut ensuite longue, c'est qu'elle prenait bien son temps la propriétaire. Prenant son mal en patience, après tout il avait toute la nuit, Alexander s'assit et attendit. Il s'abstint de faire la conversation avec Bob, qui ne lui semblait pas très porté sur le dialogue.

Lorsque enfin il fut rappeler, le mercenaire reçut le même traitement qu'à l'aller. Tiré, planté, vissé sur le siège, aucun ménagement. Alexander protesta à nouveau, à grand coups de « Frère » et de « Je sais marcher ». Toujours aucune réponse. Et désormais, il était de retour dans la petite pièce exiguë. Résultat des courses : inenvisageable d'aller provoquer l'autre grand dadet. En plus ses armes étaient restée à côté. Alors il se contenta de lancer un regard noir, et de noter mentalement le nom de « Bob » sur sa liste de gens à tuer.

J'viens régler un problème. Aussi simple que ça. J'me fais chier, j'cherche du taf, j'tue des gens. Ou je leur fait très mal, si c'est votre truc. Contre quelques ducats, j'peux faire d'aut' choses aussi, mais j'suis moins bon.

Droit au but, puisqu'elle ne semblait pas vouloir perdre plus de temps. Alexander était un mercenaire, il se présentait comme tel. Le personnage issu des très bas quartiers faisait sans doute un peu forcé, mais le discours était crédible. Un mercenaire, avec des bouches à nourrir, prêt à tout pour quelques ducats. Restait à savoir si ça fonctionnerait ou non, mais dans le second cas, il restait toujours l'option de la fuite stratégique. Ce serait très chiant d'y laisser son fleuret, mais il avait largement les moyens de s'en payer un autre, si jamais il devait parvenir à de telles extrémités.
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Maï
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MessageSujet: Re: Un Artiste qui aime jouer à Shah [PW Maï]   Ven 14 Sep - 5:53

Je le regarde un instant avec de grands yeux ronds… avant d’éclater de rire. La fatigue, peut-être.

- Et vous vous êtes dit, le plus naturellement du monde, que vous alliez venir voir une femme à la tête d’une organisation criminelle pour lui proposer vos services en tant qu’indépendant ? T’as entendu ça Bob ?

Je continue de rire un moment, Bob reste parfaitement impassible. Il n’a pas vraiment le sens de l’humour.

- Ça ne vous a pas traversé l’esprit que si j’en suis là aujourd’hui, c’est parce que j’ai déjà largement assez de personnel pour m’occuper de ce genre de choses à ma place ?

C’est quand même extraordinaire, je salue le culot du gars. Respect. Il faut un certain nombre de kilos de burnes pour venir me proposer une chose pareille. Comme si j’étais en galère de tueurs… la simple présence de Bob et de ses mains de la taille d’une grosse poêle à frire aurait déjà dû le mettre sur la voie. Quand j’ai besoin de la mort de quelqu’un, je ne cours pas partout dans toute la ville en suppliant les gens d’aller assassiner quelqu’un moyennant finances… Quelle idée saugrenue.

Je le détaille à la dérobée tout en essayant de calmer mon fou-rire. Il joue très bien les types de basse extraction. Il en fait trop, mais si on ne se penche pas trop trop sur la question, il fait parfaitement illusion. Moi je vois ce genre de choses parce que j’ai l’habitude des gens qui essayent de me gruger. Et ça marche dans les deux sens : des gens sans le sous qui essayent de se faire passer pour des riches afin que j’accède à leurs demandes, des riches qui se font passer pour des pauvres histoire d’avoir droit à une ristourne… bref, quand on fait mon métier, on est obligé d’apprendre à « lire » les gens, c’est une nécessité vitale. En plus, il porte un masque. Quand on couvre son visage, c’est qu’on a quelque chose à cacher ou quelque chose à perdre… quand on est désespéré au point de souhaiter devenir un assassin professionnel, en général c’est qu’on a plus rien à perdre justement. Lui si. Je me demande bien quoi… mais ça ne serait pas poli de ma part de le forcer à me dévoiler son identité. Ça ne me regarde pas.

Et puis si j’ai vraiment envie de savoir, je pourrais toujours trouver un moyen d’avoir mon information sans avoir besoin de lui arracher son masque. Ça ferait très désordonné.


- Enfin bon… donc non, je n’ai pas besoin de vous employer et de vous donner de l’argent pour que vous assassiniez mes ennemis ou mes mauvais payeurs, j’ai des hommes pour ça qui sont tous très doués dans ce qu’ils font, pas de soucis là-dessus.

On frappe à la porte. Bob va ouvrir, échange quelques mots en chuchotant avec la personne de l’autre côté, puis referme et vient déposer devant moi un plateau avec une théière fumante, deux tasses et un thé noir fumé à la bergamote extrêmement savoureux. J’ouvre un tiroir et en sors deux cuillères et un sucrier.

- Vous voulez une tasse de thé ? Il est très bon. Je le commande tous spécialement celui-là.


Sans attendre de réponse, je verse des feuilles dans la théière en remuant doucement, un carré de sucre dans ma tasse, et je laisse tout ça infuser tranquillement.

- Et puis je dois avouer que, quand on vient me parler affaires, je préfère les propositions susceptibles de me faire gagner de l’argent, et non en perdre ou en donner. Mais je salue l’initiative… C'est d'ailleurs pour ça que je vais vous demander d'expliquer à Bob comment vous contacter. Comme ça, si jamais j'ai un boulot potentiel pour vous et que j'ai envie de voir ce que vous valez, je vous le ferai savoir. Sachez, néanmoins, que le premier emploi que je donne est rarement bien payé étant donné qu'il sert de test.

Je lui adresse un regard entendu et un sourire amusé.

- Mais je doute que ce soit l'argent qui vous motive réellement, n'est ce pas ? Ce n'est pas simple de tuer l'ennui dans un milieu où tous les amusements possibles et imaginables sont déjà pratiquement tous à portée de main...
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Alexander Shah
Fleurettiste Masqué

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Vice : Cruauté
Faction : Oisillons
District : Manufacturier
Influence : 651
Occupation : Gosse de riche / Mercenaire

MessageSujet: Re: Un Artiste qui aime jouer à Shah [PW Maï]   Sam 15 Sep - 15:14

Il ne s'attendait pas vraiment au fou rire qui suivit sa proposition. Un « non » ferme et cassant, il l'avait bien sûr envisagé. Un « oui », il l'avait espéré, tout en l'imaginant incertain. Quoi de plus de normal, il débarquait à une heure très tardive pour offrir ses services à une chef de gang renommée dans son milieu. Mais au fond, c'était assez logique qu'elle ne le prenne pas au sérieux. Comme elle l'explique, vu l'importance de ses affaires, elle a largement de quoi s'occuper de ce genre de petits soucis. Et même si elle n'avait pas tout le nécessaire sous la main, elle avait largement les fonds nécessaires pour trouver quelqu'un capable de s'occuper de ces affaires.

J'propose ma lame partout, m'dame. Pas trop le choix.

Il reste bien dans son personnage de pauvre. C'est un truc qu'il a appris à maîtriser sans porter le masque. Pas le fait d'être pauvre, mais le baratin, ça, Alexander Shah savait faire. Forcément, ça devait sonner un peu faux, parce qu'il n'avait jamais eu besoin de se faire passer pour un gueux jusqu'ici. Mais le jeune Shah savait se montrer convaincant.

Lorsque enfin Maï fut calmée, elle refusa plus formellement son offre. Tant pis, le frisson de l'adrénaline ne le transcenderait pas cette nuit. C'était sans doute une erreur de stratégie de sa part de viser tout de suite la collaboration avec une importante chef de gang. Mieux valait d'abord se faire un nom comme mercenaire au sein du Culte. D'abord parce que les fidèles ne le connaissaient pour l'heure que comme un garde du corps, mais aussi parce que certains fidèles étaient des gens importants, avec des amis importants. Et ces amis importants trainaient parfois dans des combines louches. Bref, pour L'As, mieux valait se baser sur le bouche à oreille plutôt que d'essayer de se vendre dans tous les sens.

Non merci, pas de thé. Déclina-t-il poliment. Il avait forcé un peu sur la formule de politesse, pour continuer à passer pour un pauvre qui n'avait pas vraiment l'habitude de bien tourner ses phrases. J'l'expliquais à Bob, c'est douloureux quand je l'soulève.

Il tapota son masque du bout de l'index. Un léger sourire se forme, sans que personne ne puisse évidemment s'en rendre compte. Au moins, il n'aurait pas totalement perdu sa nuit. Un boulot futur, peut-être. Est-ce que c'était une simple manière de lui laisser espérer une future mission ou une véritable possibilité qu'elle envisageait, seul l'avenir le lui dirait. Mais il acquiesça. Il donnerait à ce cher Bob une adresse dans le district Manufacturier. Ce n'était pas le bastion principal du Culte de la Machine, mais ce n'était pas très loin. Une petite maison ouvrière comme il en existe des dizaines et des dizaines semblables. Pas de locataire, et Shah s'était arrangé pour que ça reste ainsi. C'était un point de chute si jamais la nuit se faisait trop longue, et c'était aussi là que les fidèles pouvaient venir le trouver.

Son sourire s'effaça et ses sourcils se froncèrent à la phrase suivante. Il n'était pas sûr de bien saisir ce qu'impliquait ce regard. Que voulait-elle dire ? Ne croyait-elle pas son baratin au point de s'imaginer qu'il était de la haute. Si tel était le cheminement de sa pensée... et bien elle avait raison. Mais il était impossible qu'elle en soit certaine. L'avantage du masque, c'était que son interlocuteur ne pouvait pas voir qu'il avait été décontenancé. Sans quitter son personnage, il rétorqua.

Bah si, c'est l'argent, quoi d'autre ? Il prononça ces mots comme si c'était l'évidence même. J'comprends qu'vous vouliez pas faire des dépenses foireuses, j'l'accepte hein. Mais j'serais pas là si j'avais pas b'soin d'thunes.
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Un Artiste qui aime jouer à Shah [PW Maï]
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