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 Wilhelm Zolt

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Wilhelm Zolt
Excelsien(ne)

Wilhelm Zolt

Messages : 65
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Vice : Froid, morbide, pragmatique
Faction : Apothicariat
District : Pharma
Influence : 844

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MessageSujet: Wilhelm Zolt   Wilhelm Zolt EmptyVen 13 Avr - 22:55


"La Vie au service de la Cité"



L'origine

Wilhelm Zolt, né d’un père médecin et d’une mère apothicaire, il grandit dans le district pharma, où l’attrait et l’étude du corps humain deviennent rapidement des tâches quotidiennes pour lui. Oublions les jeux de ballons, les courses-poursuite dans les parcs avec les jeunes de son âge, et les escapades au port afin de voir les bateaux, chargé de rêves et de promesses d’aventures pour les jeunes têtes blondes qui observent ces géants d’acier et de vapeur au départ.

De composition frêle et peu endurant, l’enfant est rapidement mis de côté par ses camarades. Cette solitude, forcée sans être subie, permet à Wilhelm d’espionner ses parents lorsque ceux-ci ramènent du travail au domicile familial. Sujet de moqueries et de brimade par les jeunes de son âge lors de ses sorties, le jeune prendra l’habitude de se réfugier dans les parchemins et notes de ses géniteurs.

Formol, organes, schémas du corps, des corps et recette alchimique sont ses distractions. Alors que Wilhelm, encore adolescent, rejoint les bancs de la prestigieuse formation de l’Apothicaria, celui-ci s’isole encore plus de ses contemporains, plongeant le nez dans les livres à la recherche de savoir, motivé par et pour la cité, Wilhelm Zolt s’attire les regards méfiants et la suspicion des autres alors qu’il choisit de se spécialiser dans la mort et l’étude de celle-ci.


La vie

La charrette à bras est tirée par un homme robuste, portant une simple chemise de lin, couverte de transpiration, lui collant à la peau et sculptant par le fait son imposante musculature. Dans le grincement des lourds cercles d’aciers, la carriole s’avance lentement sur la rue couverte de pavés, les roulements de bois peinant à se faire entendre dans le brouhaha des passants à cette heure du jour. Soufflant sous l’effort, le tracteur prend la direction du district Pharma tandis que ses muscles saillants, tendus sous la pression, luisent d’une fine pellicule de sueur.

Son esprit s’agite alors qu’il s’avance, non sans jeter de discrets coups d’œil curieux aux personnes qu’il croise, saluant d’un signe de tête un visage connu, baissant les yeux lorsque les soldats du Prieuré croisent sa route.

Le chariot, recouvert d’un linge sombre, semble être garni de caisses et autres tonneaux, brinquebalant au rythme des aspérités des pavés, dans un bruit sourd. Une odeur de sel, couvrant un relent plus fort se dégage de l’ensemble, tandis que les rayons du soleil de midi cognent contre le tissu, accentuant l’étuve sous celui-ci.

Alors que l’homme est en vue de la faculté de l’Apothicaria, les coups d’œil se font plus insistants sur le cortège. Les rumeurs et les suspicions s’abattent comme une chape de plomb alors que l’homme accélère le pas, franchissant les portes de l’université sous les grondements de certains badauds.

Tandis que les grilles se referment derrière l’homme et son chargement, le silence se fait. Le tracteur avance sur la cour pavées, bordée de discrets jardins à la pelouse entretenue, sur laquelle des groupes d’étudiants s’affairent autour de grimoires et de feuilles couvertes d’encre. Docteurs en blouse blanche et étudiants équipés de leurs livres parcourent les balades au sein de l’enceinte de l’établissement, échangeant données de recherche et astuces mnémotechniques.

Sous un soleil brûlant, aux rayons de plomb, l’homme dont le corps luisant de transpiration trahit l’ardeur de la tâche, titube légèrement alors que qu’il s’approche de son chargement, ayant atteint une porte dérobée à l’arrière de la faculté, aux côtés de laquelle l’imposant travailleur a garé sa charrette.


La mort


La salle de dissection est à la réassurance ce que la mort est à la vie. Deux tables sont disposées de part et d’autre de la pièce, éclairée par de simples chandeliers, une unique ampoule à filament étant suspendue au centre de la salle, grésillant de temps à autre dans ce bruit caractéristique, le tout donne à la scène un aspect surréaliste, hors du temps. Un silence pesant, comme opaque, qui semble presque tangible, règne en un maître ne souffrant aucune critique à l’intérieur du laboratoire.

Entre les deux tables se trouve un meuble à roulette, servant de support à un imposant appareil, muni de nombreux boutons et autres molettes, ainsi que d’une simple vitre. La structure métallique de l’appareil est pourvue de six bobines reliées entre elles par des fils de cuivre. De l’appareil s’échappent de nombreux câbles, au bout desquels sont visibles des pinces de gros calibre, ainsi que des tiges de métal, et de nombreuses ventouses.

A l’atmosphère pesante et silencieuse de la salle s’ajoute, à l’approche de cette étrange machine, le goût, la pression ainsi que le grésillement électrique, de même que la désagréable sensation, presque viscérale, que cette machine ne permet et n’a pas pour objectif des analyses et expérimentations dans la logique de la vie.

Le carrelage des tables de dissection, creusé d’une multitude de rigoles, permettant l’évacuation des divers fluides, d’un blanc immaculé, trahit, sinon la nouveauté de celui-ci, un entretien de qualité de la part du propriétaire. Au sommet de chacune se trouve un évier simple ainsi que du savon.

Il se dégage du tout une atmosphère d’étrange professionnalisme. Tout est ici finement entreposé et nettoyé. De nombreux scalpels de tailles différentes sont rangés aux cotés de scies à mains de longueurs variées.

La porte s’ouvre avec fracas alors que le tracteur de la charrette pénètre dans la salle, sa silhouette légèrement voûtée et haletante se dessinant dans la lumière de l’entrebâillement, tandis qu’une fine poussière se dépose sur le pas de l’ouverture. Déballant sa marchandise malodorante, l’homme s’écroule contre un mur, s’épongeant le front grâce au tissu de son haut, couvert de sueur et de terre séchée, alors qu’il pose un regard duquel la vie semble s’échapper sur la salle et les tables, la neutralité de ses traits et la lassitude trahissant une résignation morbide.
Du fond de la salle, le docteur s’avance. Derrière lui l’on peut voir la porte principale de la pièce, verrouillées par un imposant alliage de chaînes, serrures et autres cadenas. Le tout étant solidement cloisonné, l’on peut supposer que le médecin patiente ici depuis déjà de longs moments.

Alors que l’homme auparavant robuste lève ses grands yeux vides sur la silhouette du médecin, nul espoir n’enflamme son regard, de même que l’unique, mais aussi très humaine, étincelle de vie de l’âme. Le travailleur n’offre que résignation et supplique à l’homme en blouse blanche qui s’avance, tractant derrière lui un meuble à roulette sur lequel repose un instrument curieux.

Wilhelm Zolt branche et dépose diverses ventouses sur la peau nue de l’homme au sol, ne prenant guère le temps de le considérer comme un homme, et de lui retirer son haut, avant d’actionner un levier. Un léger grésillement parcours les ampoules présentent dans la pièce, alors qu’après quelques secondes un arc électrique prend forme entre les bobines de cuivre de la machine sur roulettes, laquelle se part d’un léger mais sonore signal résonnant dans la salle à un rythme sporadique.

Alors que le signal diminue en intensité ainsi qu’en vitesse, l’homme au sol pousse de long râles et soupirs, tandis que le Docteur, armé désormais d’un scalpel et d’une pince, fouille dans les livraisons qu’il vient de recevoir, hochant parfois la tête avec enthousiasme, soupirant d’exaspération à d’autres moments, redressant les lunettes sur son nez à de nombreuses reprises, prenant note dans un petit calepin.

« Parfait mon brave ! Grâce à vous et à ces échantillons, mes recherches vont pouvoir avancer ! Bientôt, la vie sera le nouveau carburant de la Cité ! »

Tournant la tête, le silence fut l’unique chose que le médecin perçut, la pièce s’étant vidée de tout son depuis maintenant quelques minutes, le travailleur gisant sur le sol, mort.

« Oh. » Wilhelm remonte ses lunettes, avant de redresser les épaules, saisissant son calepin pour y griffonner en hâte une dernière ligne et de hocher la tête, pointant le cadavre de son stylo.
« Tout à fait d’accord mon cher, mais je vous en prie, appelez-moi Docteur Zolt, entre nous, évitons les mondanités… »
Nom : Zolt  
Prénom : Wilhelm  
Âge: 37 ans, né le 57e jour de la Saison des Vents 1089.  
Genre :Homme
Titre(s)/Métier:Docteur
Faction:Apothicariat
District:District Pharma
Vertu : Obstiné, travailleur, impliqué
Vice : Froid, morbide, pragmatique
Etranger :Non
Pouvoirs :Praticien (Médecine) [++]
Praticien (Alchimie)
Sciences exactes

opinions

Le savoir à tout prix, pour la ville, pour les Excelsiens. Voilà la philosophie de vie de Wilhelm Zolt, une reprise à sa façon des cinq préceptes de la ville et du Prieuré du Glaive de Myre. L’étude et la recherche sur le corps humain est une priorité pour le docteur, celui-ci faisant passer cette cause par-delà sa propre santé, enchaînant parfois les nuits sans sommeil pour terminer une étude ou une recherche. L’analyse des causes des décès depuis plusieurs années l’ont d’ailleurs amené à un constat amer. Les Excelsiens manquent cruellement d’inspiration et d’ambition.

Les études, poussées à l’extrême, ne permettent pas l’intégration sociale, et la création d’un cercle de connaissances proche. Ainsi, Wilhelm Zolt fait partie de ces personnes solitaires, qui s’accommodent très bien de ce manque de relations et d’échanges sociaux. Éprouvettes et bistouris lui apportent plus de réconfort que les bras d’une chère et tendre, tandis que les organes que le médecin manipule ainsi que les corps qu’il étudie lui apportent pleine satisfaction intellectuelle.

Le Légiste de la ville, habitué à vivre et à côtoyer des morts, a développé, suite à des années en contact avec des corps froids, un humour et un pragmatisme glaçants. La vie n’est pour lui qu’une succession de choix et de données, menant à une fin unique, pour tous. La cité réunit ses enfants dans la mort, il en fut ainsi de tout temps, et telle est l’implacable logique de la vie.

Mais qu’est-ce que la vie ? L’industrie donne vie à des machines grâce à la puissance de la vapeur et de l’électricité. La vie ne serait-elle après tout que le carburant de cet amas de chairs sanguinolentes ?

Les fioritures du pouvoir et les machinations politiques lui sont d’ailleurs bien étrangères, bien que le Docteur garde un œil attentif sur les sphères « d’en haut » par simple curiosité morbide, et avec un intérêt tout particulier. L’Apothicaria souffrant une réputation et des questionnements de part et d’autre, si la focale commune peut trouver un autre sujet d’observation, le docteur ne s’en plaindra pas.
 

Descriptions

Les salles de cours du campus contenu dans le district Pharma possèdent cet avantage, et cette chance, de n’être dédiées qu’à l’étude et à la recherche du domaine médical. Les étudiants, désireux de faire progresser la médecine et la science médicale pour les plus investis, ou souhaitant seulement prendre soin de leurs contemporains, se massent derrière des pupitres de bureau simple, sur des chaises tout aussi peu confortables, patientant devant un imposant tableau noir que le professeur décide de commencer son cours.

Les brouhahas et rumeurs vont bon train en ce début d’année chez les nouvelles têtes brunes qui s’amassent avec avidité pour être les plus proches du tableau et ainsi ne rater aucunes miettes de savoir dont les abreuvera avec parcimonie le docteur en charge du cours de ce jour.

Les rumeurs parlent d’un homme immense, capable de trouver la cause de n’importe quelle mort d’un simple coup d’œil. Les plus extravagants laissent courir le bruit que le docteur serait infiniment vieux, de par le savoir qu’il est supposé posséder. Certains jeunes, plus terre-à-terre, évoquent le Légiste, l’homme appelé lorsque le Prieuré ne réussit pas à deviner la cause d’une mort dans la ville. Ces rumeurs misent bout à bout auréole la venue de l’homme d’un voile de mystère, d’admiration, nimbé de crainte profonde, les objets de recherche du docteur suscitant le doute dans la population.

Alors que l’homme pénètre dans la salle de cours, le silence se fait au sein de la masse d’étudiants présents tel une chape de plomb recouvrant l’atmosphère. Tous les regards se portent sur la silhouette d’un individu dont les cheveux coupés court et la barbe composée de rouflaquettes entretenues de couleur poivre-et-sel laisse supposer une bonne quarantaine d’années. Le savoir et le passage du temps marquent la peau du médecin, dont les pattes d’oies à la commissure des yeux et les quelques rides au niveau du front sont les preuves. Svelte et dans la moyenne des citoyens de la ville, l’homme est somme toute commun, la seule différence réside dans le port d’une longue blouse blanche, preuve de son appartenance à l’Apothicaria.

Le docteur se tient droit dans l’encadrement de la porte, jaugeant de son regard de glace les élèves assemblés dans la salle, un regard dur dans lequel le savoir, la connaissance et une implacable motivation se livre une lutte acharnée.

Sa simple présence inspire le respect, l’admiration et la crainte des jeunes gens. Fier et fort de sa réputation, Wilhelm Zolt, s’autorise l’un des rares sourires, qui rehausse les coins de ses lèvres qui semblent scellées dans une mimique de réflexion perpétuelle. Le docteur s’avance, le bruit de ses mocassins sur le sol troublant à lui seul le silence pesant régnant en maître dans la salle.

Redressant ses lunettes sur son nez, l’homme s’avance dans la salle d’un pas droit et fier, le menton relevé, défiant quiconque présent de remettre en cause les faits qu’il énonce d’une voix grave et sourde, portant loin et résonnant contre les murs de la salle de dissection sans que celui-ci n’ait à élever la voix.

Dirigeant son cou d’une main de maître, comme le chirurgien effectue son opération, le docteur offre son savoir à ses élèves. Ses mains, usées par les années à manipuler divers instruments médicaux, survolent avec une grâce teintée de douceur les plans de travail, pointant d’un doigt accusateur les erreurs et fautes d’inattention.

Sûr de lui, il l’est. Un savoir acquis suite à de longues années d’études ainsi qu’une expertise et des connaissances rares dans la cité sur les corps humains permettent à Wilhelm Zolt de s’accorder, de temps à autre, un élan d’orgueil alors qu’il jauge son contemporain.

Discret, le docteur l’est tout autant. Ses recherches et ses écrits ne font pas partie des ouvrages consultables facilement, celui-ci ne laissant que peu de traces de ses travaux, sinon dans ses salles de dissection. Subissant la notoriété de l’Apothicaria, le médecin se doit de faire profil bas dans les rues de la ville, les recherches sur le corps humain et les méthodes employées créant chez les citoyens lambdas une méfiance somme toute relativement fondée.

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Otton Egidio
Prince Prieur

Otton Egidio

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Fiche : Ici
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Faction : Prieuré
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Influence : 1632
Occupation : Premier Prieur
Disponibilité : Je vis ici

Wilhelm Zolt Empty
MessageSujet: Re: Wilhelm Zolt   Wilhelm Zolt EmptyVen 13 Avr - 23:47

Bonjour et bienvenue !

Une bien belle fiche que voilà. J'ai particulièrement aimé la vision qu'on de lui les étudiants.

Penses bien à mettre ton avatar et toutes les infos dans ton profil.

J'ai une seule remarque : c'est l'Apothicariat et non Apothicaria. A plusieurs reprises, tu as oublié le t ^^

Sinon... bah bon Jeu à toi, je m'en vais te valider :)


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Madame Guillotine !
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Wilhelm Zolt
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