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 Soirée violon au rez de chaussée [Zaira / Sigmund / Izei]

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Sigmund von Einzbern
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MessageSujet: Re: Soirée violon au rez de chaussée [Zaira / Sigmund / Izei]   Ven 11 Mai - 23:26

La serviette légèrement humide sur mon visage me faisait un bien fou. Mes blessures n'étaient pas graves, elles me lançaient seulement régulièrement. Mais au fond, ce ne serait que quelques bleus et une arcade ouverte. Rien qu'un peu d'alcool ne pourrait me faire oublier. Alors que je descendais une nouvelle rasade, je demandais au Prieur de me prêter un peu de son sang. Malheureusement, ma curiosité semblait un poil déplacée, et l'homme en rouge déclina.

Bien sûr, je comprends tout à fait. Désolé d'avoir demandé. M'excusais-je poliment.

L'homme me demandait alors de retirer les éclats de verre qui trônaient dans son dos. Je ne pus retenir un tremblement. J'allais sans aucun doute me couper assez salement si j'y allais à mains nues. De plus, c'était quand même deux gros morceaux de verre, comment ce mec arrivait à rester digne et quasiment impassible avec ça dans le corps ? La tolérance à la douleur des Prieurs était impressionnante ! Finalement, ce fut à mon tour de prendre mon courage à deux mains. Entourant mes mains dans les draps des lits sur lesquels nous étions assis, je saisissais avec précaution les deux morceaux de verre. Je décidais de tirer un coup sec, afin de tout enlever d'un coup, ce qui me semblait être la meilleure façon de procéder. Ainsi fut fait, et je jetais rapidement les deux armes potentielles derrière moi, avant de libérer mes mains.

Vous dîtes que les bastons de bar ne sont pas votre problèmes, que vous ne patrouillez pas... Quelle est votre spécialité ? Vous êtes un haut-gradé ?

De ce que je me rappelais, le Prieur ne donnait pas vraiment l'impression de transpirer l'assurance. Après avoir mis un terme à la rixe, il avait été indécis sur la marche à suivre, et la tenancière du bar l'avait sévèrement malmené, verbalement parlant bien sûr. Mais peut-être cela venait-il tout simplement de la perte de l'habitude. Si ça faisait des années qu'il n'avait pas interrompue une bagarre de bar, les réflexes pouvaient sans doute être un peu rouillés.

Un alchimiste créé des formules, des potions, des élixirs, ce genre de choses. Les compositions possibles sont aussi large que l'éventail des possibilités de nos mixtures. En gros, nous récoltons des ingrédients qui se trouvent dans la nature - les fleurs, les minéraux, où le sang par exemple - et on mélange le tout avec de l'alcool, et d'autres éléments, pour créer des potions aux effets divers et variés.

Je me retins de développer encore plus, car je me sentais capable de disserter pendant encore des heures sur mon occupation professionnelle. L'alcool que je continue d'accumuler dans mon organisme, pendant que la tenancière s'occupait de recoudre Izei, ne m'aidait pas à me taire. Mais je me forçais à ne pas m'étaler.

Excusez-moi, il ne me semble pas que vous ayez donné votre nom ? Demandais-je, indécis, à l'aubergiste. Si je me trompes, j'en suis navré... l'alcool n'aide pas vraiment ma mémoire.

C'est alors qu'un éclair de lucidité vint me frapper. Zaira, la violoniste, elle était restée plus ou moins seule à bord après que l'aubergiste, le Prieur et l'alchimiste se soient éclipsés dans l'arrière boutique. Sans attendre que la première ait terminé de recoudre le second, je me relevais. Titubant légèrement, je perdis l'équilibre une seconde. Mes blessures ne saignaient plus, étaient plus ou moins désinfectées... au fond, est-ce que j'avais vraiment besoin d'être recousu ? Je reprenais donc la direction de la pièce principale, tandis que les notes de violon me parvinrent rapidement. Pour calmer les esprits, la jeune musicienne avait entamé un air gai, et ses pas de dansent enflammaient à nouveau l'Octo de tout son talent. Je restais pour regarder le spectacle, admiratif. Lorsque l'instrument se tût, les applaudissements furent assourdissant. Zaira réclama une boisson.

Vous désirez un autre jus de figue ?

J'avais demandé ça, mais sans attendre la réponse, j'avais pris une initiative qui m'attirerait sans doute des problèmes. J'avais servi un verre de ce fameux jus de figue et l'apportait à la violoniste. Comment la tenancière le prendrait-elle ? Potentiellement mal, mais l'alcool aidant, je n'avais pas vraiment pensé aux conséquences de mon acte. De toutes façons, je comptais bien payer pour ce que je consommais... ou pour le coup pour ce que je servais.

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Izei Ingenoc
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MessageSujet: Re: Soirée violon au rez de chaussée [Zaira / Sigmund / Izei]   Jeu 14 Juin - 13:17

Je fais superbement bien semblant de ne pas avoir mal. Ça s'apprend. Comment ? Par ego mal placé, bien sûr. Je triche sur les signaux de la douleur. J'arrive à ne pas grimacer et à garder une respiration calme. On ne peut pas mentir avec la dilatation des pupilles, mais personne ne viendra chercher le détail à ce point là.
La bouteille d'alcool (quel genre ? Aucune idée) m'est aussi d'un grand secours – je tape une gorgée quand l'aiguille est dehors. Je ne réponds pas quand la patronne me dit que je vais ressortir d'ici en titubant, que c'est de la boisson d'homme et tout, parce que c'est beaucoup trop gênant. Je ne sais pas répondre à ce genre de petits discours rigolos. Faut improviser. Parler distinctement. Avoir charisme quoi. Je sais qu'il y a toute une mythologie autour de l'alcool, que ça fait du mal mais qu'il faut affronter le danger, tout ça, mais je n'ai pas les armes pour faire des prêches de troisième mi-temps. Surtout face à une pareille bonne femme.

- Jamais tu coagules toi ?

- Pardon.

Je ne vois pas bien ce que je peux y faire, je m'excuse machinalement parce qu'on m'a reproché quelque chose. On m'enfonce une aiguille dans la couenne, alors j'ai une furieuse envie de faire de la magie. De me téléporter jusqu'à chez moi ou faire du mal à Winifred. C'est pas personnel. C'est un réflexe. C'est pour ça que d'habitude je suis défoncé quand on me soigne. Je me ronge l'ongle du pouce. J'ai un peu la tête qui tourne, l'alcool ou le manque de sang, je sais pas trop. C'est ridicule que deux morceaux de verre me mettent dans cet état. J'essaye de suivre ce qu'on me dit. Des questions sur le boulot. Ça me distrait de mettre mes faibles capacités d'élocution à l'épreuve.

- Bah euh... je suis un Vicaire quoi. Souvent je reste au Fort et j'apprends la magie à d'autres gens. Le truc où j'apparais partout. La magie de la douleur quoi. C'est la vraie magie d'ici. Il y en a moins maintenant, c'est sûr...

Oui, oui, je sais, au Conservatoire ils font je sais pas quoi. Des observateurs ont qualifié ça de magie. On m'a expliqué. Bon, écoute. J'ai pas passé ma vie à m'éteindre des cigarettes sur le bras pour apprendre que finalement des marioles avec des pinceaux font dans l'occulte aussi. Je peux pas intégrer un truc pareil. C'est une question de santé mentale. Et les métèques ils font tous des tours de forain. Ok ?
Pendant que je suis occupé à rager mentalement sur les illusionnistes qui se font passer pour des vrais, Sigmund raconte son métier, et ça confirme mes soupçons : c'est un scientifique. Comme je vais de toute façon rien comprendre de ce qu'il raconte je passe en écouter sélective afin de chercher la force de ne pas crier. C'est très long de se faire recoudre sans anesthésie. On dirait pas hein ? J'avoue que j'ai basculé sur les techniques de dernier recours pour supporter la douleur stoïquement. Serrer et desserrer les poings. Agiter les orteils dans les bottes. Grogner un peu (mais de façon pudique et virile). Bon là je m'en sers pas, mais la méthode de dernier recours que j'ai pour sauver les meubles c'est de taper du poing sur le mur ou le lit ou n'importe quoi en disant des gros mots. Bon quand même ça aide de se faire raconter une histoire en même temps, l'alchimiste est bien serviable. Mais lui aussi finit par partir.

Le son du violon s'élève tandis que le bruit des conversations disparaît. Je l'ai dit je n'y connais rien en musique mais je trouve ça joli. Mon problème c'est les endroits fermés avec une foule silencieuse et attentive. Ça me rend malade. Heureusement je me trouve avec une seule personne dans un dortoir. C'est une de ces rares occasions dans la vie où je peux presque assister à un concert. L'alcool sur estomac vide me réchauffe agréablement à l'intérieur. J'ai un petit instant de relâchement.

Je n'ai pas que le pouvoir de me téléporter. Je peux aussi prendre la douleur que je ressens et l'envoyer amplifiée dans le corps de quelqu'un d'autre. Sans faire exprès, pendant une seconde, j'utilise la magie sur Winifred. C'est aussi facile qu'éternuer. Elle est juste à coté de moi. Évidemment ce n'est pas très agréable pour elle. Pas du tout même.

- Oh pardon ! Par Myre je n'en ai pas fait exprès !

C'est la panique. Je n'ai pas le droit de torturer des civils au petit bonheur, même si ils m'énervent, même si c'est rigolo. En l'occurrence, c'était accidentel, mais qu'est ce que ça change ? Faire de la magie par négligence, c'est un peu gênant comme se pisser dessus. Un manque de maîtrise de soi élémentaire. Je me téléporte debout face à Winifred (parce que pourquoi utiliser ses muscles comme un idiot). L'aiguille pendouille bêtement au bout de son fil dans mon dos.

Et puis je me rassois tout de suite parce que j'ai la tête qui tourne de m'être mis debout trop vite. Je m'enfuirai en m'excusant quand je me sentirais mieux, d'une seconde à l'autre.

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